Problématique de l’emploi, de l’inflation et des salaires en Algérie

Alger.
Alger.

On ne peut comprendre la politique salariale et par là de l'emploi sans analyser l'évolution de la population algérienne qui a évolué d'une manière significative de l’indépendance à 2017, la pression démographique étant la variable-clef., je livre une contribution cruciale pour l'avenir du pays, à savoir problématique de l'emploi, de l’inflation et des salaires posant la problématique de l'urgence de réorienter toute la politique économique et sociale actuelle.

1.- Evolution des salaires et des revenus des indépendants 2001-2015

La masse salariale à prix courants a évolué de manière constante 2001 à 2015. En 2001 elle a été de 970 milliards de dinars, 2002 de 1 048 milliards de dinars, 2003 de 1 138 milliards de dinars, 2004 de 1278 milliards de dinars, 2005 de 1 364 milliards de dinars, 2006 de 1 498 milliards de dinars, 2007 de 1 722 milliards de dinars, 2008 de 2 134 milliards de dinars, 2009 de 2 355 milliards de dinars, 2010 de 2 907 milliards de dinars, 2011 de 3 863 milliards de dinars, 2012 de 4 287 milliards de dinars, 2013 de 4391 milliards de dinars, 2014 de 4 674 milliards de dinars et en 2015 de 4 928 milliards de dinars.

Quant au produit intérieur brut (PIB), toujours à prix courants, il a évolué ainsi de 2001 à 2015. En 2001, 4 227 milliards de dinars, 4 523 milliards de dinars en 2002, 5 252 milliards de dinars en 2003, 6 149 milliards de dinars en 2004, 7 562 milliards de dinars en 2005, 8 502 milliards de dinars en 2006, 9 353 milliards de dinars en 2007, 11 044 milliards de dinars en 2008, 9 968 milliards de dinars en 2009 (effets de la crise), 11 191 milliards de dinars en 2010, 14 588 milliards de dinars en 2011, 16 208 milliards de dinars en 2012, 16 550 milliards de dinars en 2013, 17 242 milliards de dinars en 2014 et 16 952 milliards de dinars en 2015 alors que paradoxalement certaines données officielles donnent un taux de chômage en baisse alors que la croissance en valeur est en baisse. Nous aurons le ratio masse salariale sur le PIB suivant :

2001…………………22,94%

2005…………………18,03%

2010…………………25,97%

2011…………………26,48%

2012…………………26,44%

2013…………………26,53%

2014…………………27,11%

2015…………………2970%

Alors que le revenu des indépendants par rapport au PIB est passé de 27,15% en 2001 à 22,12% en 2005, 27,24% en 2010 à 31,90% en 2015.

Quant aux revenus des indépendants, ils s’accroissent à travers le temps, et ce, en milliards de dinars. - 2001 - 1 148 milliards de dinars - 2002 - 1 206 milliards de dinars - 2003 - 1 356 milliards de dinars - 2004 - 1 527 milliards de dinars - 2005 - 1 673 milliards de dinars - 2006 - 1 862 milliards de dinars - 2007 - 2017 milliards de dinars - 2008 - 2 340 milliards de dinars - 2009 -2 743 milliards de dinars - 2010 - 3 049 milliards de dinars – 2011 - 3 487 milliards de dinars - 2012 - 40 07 milliards de dinars - 2013 - 4 569 milliards de dinars - 2014 - 4 955 milliards de dinars - 2015 - 5 293 milliards de dinars.

Par structure économique pour les salaires nous avons par grandes périodes, le secteur économique représente en 2001, 47,5% de la masse salariale, en 2005, 47,8%, en 2010 39,8% et en 2015 36,5% montrant une dé-salarisation de l’économie. L’administration représente en 2001 46,7%, en 2005, 46,5%, en 2010 56,0% et en 2015 59,3% montrant la fonctionnarisation de l’économie. Quant à la masse salariale dans l’agriculture, elle représente 5,0% en 2001, 5,7% en 2005, 4,3% en 2010 et en 2015 4,2%. Quant aux indépendants, la structure des revenus est la suivante. Le secteur économique représente 67,2%, en 2005, 68,2%, en 2010, 69,7% et en 2015 66,1%. Les affaires immobilières représentent en 2001, 30,6%, 29,7% en 2005, 28,9% en 2010 et en 2015, 32,4%. L’agriculture dominée par la sphère informelle représente 2,2% en 2001, 2,1% en 2005, 1,4% en 2010 et en 2015, 1,5%.

2. Revenu moyen et revenu medium

Le revenu par tête d’habitant, taux global, voile la concentration du revenu national. En 2001, le revenu par tête d’habitant est de 136 892 DA, en 2002, 114 235 DA, en 2003, 164 918 DA, en 2004, 189 998 DA, en 2005, 229 805 DA, en 2006, 253 924 DA, en 2007, 274 310 DA, en 2008, 319 265 DA, en 2009, 282 636 DA, en 2010, 333 302 DA, en 2011, 397 323 DA, en 2012, 432 289 DA, en 2013, 434 764 DA, en 2014, 440 828 DA et en 2015, 415 180 DA.

Selon l’ONS, fin 2015, le salaire net moyen mensuel a été de 37 800 DA, sachant que le salaire net moyen est composé du salaire brut diminué des différentes retenues (IRG, sécurité sociale et retraite). Au niveau national, le salaire de base représente en moyenne 60% et les primes et indemnités 40% dela rémunération brute totale. Le salaire net moyen mensuel a été globalement de 39 200 DA en 2015 à raison de 54 700 DA dans le secteur public contre 32 100 DA dans le privé avec des écarts des salaires selon la qualification et les secteurs d'activité assez élevés dans les activités liées aux hydrocarbures et les banques par rapport à la moyenne nationale. Pourtant, le salaire moyen a peu de signification voilant d’importantes disparités salariales. Le salaire medium permet de mieux cerner la concentration. Selon une enquête de l’ONS, la seule que j’au obtenir, pour 2011, globalement, la dispersion selon les tranches de salaire met en évidence que 51.8 % des salariés ont le salaire inférieur ou égal à 25 000 DA et que 15,6 % des salariés perçoivent un salaire en dessous du SNMG par activité. Les salariés en 2011, qui ont une rémunération relativement basse, inférieure à 15 000 DA représentent 15,6% de l’effectif global dont 93,1% sont des agents d’exécution La répartition des effectifs de salariés en décile permet d’affiner encore plus l’analyse des disparités salariales où décile correspond à une tranche de salaire mensuel moyen et représente 10% de l’effectif total des salariés, la décile(D1) correspondant à la tranche de salaire mensuel la plus basse et le décile (D10) à la tranche la plus élevée. Les 10% des salariés, les moins rémunérés, touchent moins de 14 308 DA alors que les 10% les plus rémunérés (Décile 10) touchent plus de 49 799 DA. Ce qui revient à dire que 90% des salariés touchent moins de 49 800 DA.

Par ailleurs, le salaire net mensuel médian (qui correspond au 5ème décile) est estimé à 24 468 DA. Ce qui signifie que la moitié des salariés, du moins pour 2011 ont un niveau de salaire inférieur à 24 468 DA Le salaire net moyen mensuel varie de 10 608 DA chez les salariés du premier décile (D1) à 72 024 DA chez ceux du dixième décile (D10). Le rapport entre les salaires mensuels moyens des deux déciles extrêmes (D10/D1) est de 6,78. Ce qui signifie que les 10% des salariés les mieux payés, ont un salaire mensuel moyen de presque 7 fois plus élevé que les 10% les moins bien rémunérés. La série des écarts types par déciles montre que les salaires sont très dispersés chez les salariés du décile 10 et un degré moindre chez ceux des déciles 1 et 9. Dans l’ensemble, les salaires moyens mensuels dans les déciles intermédiaires sont beaucoup plus homogènes.

L’âge a un impact plus ou moins fort sur les disparités salariales et par qualification, il est souvent corrélé à l’expérience professionnelle, le salaire augmentant par qualification avec un écart de salaire presque homogène. La courbe de Lorentz qui illustre la relation entre les proportions des salaires et celle des salariés, fait apparaître des inégalités plus ou moins importantes dans l’évolution des salaires moyens. L’Indice de Gini calculé par l’ONS pour 2011 qui permet de mesurer les inégalités des salaires au sein de la population salariée, s’est élevé à 0.305517, mais cet indice relativement faible, doit être interprété avec prudence car pouvant voler l’importance de la concentration si l’on avait pris en compte de la sphère informelle.

2.- Evolution du taux de change et inflation

Mais pour avoir une vision objective du salaire réel qui détermine le pouvoir d’achat, il faut déflater le salaire nominal par l’évolution du taux d’inflation. Tout en précisant, idem pour le taux de croissance et le calcul du taux de chômage que le taux d’inflation se calcule par rapport à la période précédente. Ainsi, et un taux d’inflation faible par rapport à un taux d’inflation de la période précédente donne un taux cumulé élevé. Le taux d’inflation officiel entre 1989 et août 2016 a été le suivant : 17 87% en 1989 ; 25 88% en 1991 ; un pic de 31,68% en 1992 ; 21,9% en 1995 ; 5% en 1998. En 1999 : 4/2% ; en 2000 : 2% ; 2001 et 2002 : 3% ; en 2003 : 3,5% ; en 2004 : 3,1% ; en 2005 1,9% ; en 2006 : 3% ; en 2007 : 3,5% ; en 2008 : 4,5% en 2009, 5,7% en 2010, 5% ; en 2011, 4,5%, en 2012, 8,9%, en 2013, 3,3%, en 2014, 2,9%, en 2015, 4,8% et fin 2016, plus de 6,4% qui risque de s‘accélérer courant 2017. Sans les subventions, mal ciblées et mal gérées, le plus pauvre bénéficiant autant que le riche, et facilitant le trafic aux frontières, grâce aux hydrocarbures, les transferts sociaux, le taux d’inflation serait beaucoup plus élevé que le taux officiel. La perception de l’inflation est différente d’un ménage qui perçoit le SNMG consacrant plus de 70% de son modeste revenu aux produits de première nécessité que celui qui perçoit 500 000 DA net par mois. L’inflation accélère la concentration excessive du revenu national au profit d’une minorité rentière au détriment des profits productifs et des revenus fixes avec la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité pouvant conduire, non maîtrisée, à une déflagration sociale et politique. Car il faut se méfier d’un indice global. L’analyse objective de l’inflation doit relier le processus d’accumulation, la répartition du revenu et le modèle de consommation par couches sociales afin de déterminer la politique salariale protégeant les plus démunis, mais en évitant un nivellement par le bas, facteur de démobilisation. Aussi, une interrogation s’impose : comment est-ce qu’un Algérien, qui vit au SNMG (200-250 euros par mois alors que le kilo de viande est de 10 euros) fait face aux dépenses incontournables : alimentation, transport, santé, éducation ? La cellule familiale, paradoxalement, avec la crise du logement (même marmite, même charges) et la sphère informelle jouent comme soupape de sécurité temporairement. Du fait que 70% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées proviennent de l’extérieur ayant un impact inflationniste, il est utile d’analyser l’évolution du taux de change de la Banque d’Algérie. Il a évolué ainsi de 2001 à 2016. En 2001-77,29 dinars un dollar – 2002 - 79,68 dinars un dollar – 2003 - 77,39 dinars un dollar – 2004 - 72,66 dinars un dollar – 2005 - 73,35 dinar un dollar – 2006 - 72,64 dinars un dollar – 2007 - 69,37 dinars un dollar - 2008 - 64,58 dinars un dollar – 2009 - 72,63 dinars un dollar – 2010 - 74,39 dinars un dollar – 2011 - 72,85 dinars un dollar – 2012 -77,55 dinars un dollar -2013 -79,38 dinars un dollar - 2014 - 80,52 dinars un dollar - 2015 -100,46 dinars un dollar et le 23 janvier 2017 109,45 dinars un dollar. Avec des réserves de change entre 10/20 milliards de dollars, le cours s’établirait à environ 200 dinars un dollar, d’où l’importance entre- temps d’aller vers un endettement extérieur ciblé qui ne concernera que les secteurs productifs.

3.- Structure de l’emploi

La population algérienne est passée de 12 millions en 1965, de 34 591 000 le 1er juillet 2008, à 37,5 millions d'habitants en 2010, 39,5 millions d'habitants au 1er janvier 2015, et 41,2 millions d’habitants au 1er janvier 2017. L’augmentation du volume de la population résidente totale s’explique par un accroissement relativement important du volume des naissances vivantes qui a atteint 1,014 million en 2014. En outre, l’indice de fécondité a connu une hausse en passant de 2,93 enfants par femme en 2013 à 3,03 enfants en 2014. Selon l’ONS s’agissant de l’espérance de vie, elle est passée à 77,2 ans en 2014 contre 66,9 ans en 1990, soit un gain de 10 ans et 3 mois. Les critères de la Banque mondiale pour la population active qui comprend les personnes âgées de 15 ans et plus et qui correspondent à la définition de l’Organisation internationale du travail : toutes personnes qui fournissent du travail pour la production de biens et services au cours d’une période donnée comprenant à la fois les travailleurs et les demandeurs d’emplois. Dans une étude publiée par l’ONS fin 2015, la population active, selon l’ONS, est de 9,493 millions d’habitants en 2005, 10,862 en 2010, 10, 661 millions d’habitants en 2011 (une baisse), 11,423 en 2012, 11,964 en 2013, et une population active en 2015 d’environ 11,932 millions d’habitants. La population en chômage pour la même période, toujours selon l’ONS, est de 15,3% en 2005, en 2011 10%, 11% en 2012, 9,8% en 2012/2013, 10,6% en 2014 et 11,2% en 2015 avec un taux de chômage des jeunes de 29,9%, un taux de chômage toujours en 2015 pour le sexe masculin de 9,9% et pour le sexe féminin (dont le taux d’activité retenu est inférieur) de 16,6%.

Selon l’enquête de 2013 de l’ONS, la structure de l’emploi, selon le secteur d’activité, fait ressortir un secteur tertiaire (commerce et services) en progression, ce dernier absorbe 59,8% de la main-d’œuvre totale, suivi par le BTP (16,6%), l’industrie (13,0%) et enfin l’agriculture (10,6%). La ventilation, selon le secteur juridique, fait ressortir une dominance du secteur privé ou mixte, soit une part relative de 58,8% de l’emploi total, incluant la sphère informelle qui, selon le ministère du Travail, occuperait entre 25/30% de la population. Le salariat constitue la forme d’emploi dominante avec 65,3% tant au niveau du secteur privé formel qu’au niveau du secteur public mais avec d’importantes disparités salariales et également d’importantes disparités sont observées selon le sexe. L’emploi féminin se caractérise par une plus grande concentration dans le secteur public (61,2% de l’emploi total).

Par ailleurs, selon la direction générale de la Fonction publique, le nombre de fonctionnaires au 1er janvier 2015 est de 20 020 172 fonctionnaires dont 1 608 964 à temps plein (79,64%) et 411 208 agents contractuels (20,30%). Les administrations centrales de l’Etat représentent 313.171 agents, soit 15,50%, les services déconcentrés de l’Etat 813 725 agents, soit 41,57%, l’administration territoriale 312 009 agents, soit 15,4%, les établissements publics à caractère administratif 449 268 agents, soit 22,24%, et les établissements publics à caractère scientifique et technologique 105 999 agents, soit 5,25%. Il y a lieu de relever la jeunesse car les moins de 30 ans représentent 274 074 agents, les 30/40 ans 735 756 agents, les 41/50 ans 668 725 agents, les 50/59 ans 92 580 et les plus de 60 ans seulement 20 944 agents. Par grands secteurs, l’intérieur et les collectivités locales représentent 29,22%, l’éducation nationale 29,34% avec un effectif féminin de 297 394 sur un total de 592 831 agents, la santé publique 13,19% avec un effectif féminin de 138 581 sur un total de 266 525 agents, l’enseignement supérieur 8,50% avec un effectif féminin de 95 118 sur un total de 171 761 agents, les finances 4,15%, la formation professionnelle 2,80%, la justice 2,16% et les autres secteurs 10,64%.

4.- Pour une nouvelle politique de l’emploi et des salaires

Concernant l’aspect macroéconomique global, il existe une loi universelle, le taux d’emploi est fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité relevant d’entreprises compétitives à valeur ajoutée. L’on ne crée pas des emplois par décret, la solution de facilité étant la création d’emplois dans l’administration. Le taux de chômage officiel de 11% est fortement biaisé incluant les sureffectifs tant des administrations que des entreprises publiques, des emplois temporaires fictifs (5 mois non créateurs de valeur ajoutée comme par exemple pour faire et refaire des trottoirs) et les emplois dans la sphère informelle. Paradoxalement, du fait de l’allocation sectorielle d’investissement via la dépense publique, fortement biaisée privilégiant les emplois à très faibles qualifications comme le BTPH (70% de la dépense publique), les diplômés ont plus de chance d’être chômeurs expliquant le faible taux de croissance et de productivité. Il faudra créer entre 300 000/400 000 postes de travail par an entre 2017-2020, qui s’ajoutent au taux actuel du chômage, sous-estimé du fait de la pression démographique, de l’entrée sur le marché du travail de la population féminine sous-estimée dans les statistiques, afin de résoudre le lancinant problème du chômage. Que deviendront les 2 millions d’étudiants sortis des universités entre 2018-2020 ? D’une manière générale, les réserves de change ne sont qu'un signe monétaire permettant de stabiliser la monnaie par rapport au dollar et à l'euro et non signe de développement. Méditons les expériences du syndrome hollandais (aisance financière et corruption généralisée) et la Roumanie de l'ère communiste avec une dette extérieure égale à zéro mais une économie en ruine. L’inflation et le chômage que l’on comprime artificiellement en Algérie par le canal de la rente des hydrocarbures sont les conséquences de la maladie du corps social, c'est-à-dire des incohérences des politiques socioéconomiques. Sans les subventions généralisées, non ciblées, combinées au dérapage du dinar, en cas de non-accroissement de la production et de la productivité réelle, de la baisse des réserves de change qui tiennent la valeur du dinar à 70%, le taux d’inflation pourrait, dans les années à venir, atteindre les deux chiffres avec d’inévitables tensions sociales. Avec la baisse des recettes des hydrocarbures, cette situation des subventions généralisées, des avantages fiscaux et les intérêts bonifiés accordés à maints secteurs sans analyse d’impacts, est intenable. Sans les emplois improductifs et en plus en cas de réduction de la dépense publique, le taux de croissance étant tiré à 70/80% directement et indirectement par la dépense publique via les hydrocarbures, dont le BTPH, avec le risque d’une bulle immobilière, avec la baisse du pouvoir d’achat, le taux de chômage dépasserait largement le taux officiel. Gouverner étant de prévoir, il s’agira, en fonction des résultats quantifiés et datés, de mettre en place des stratégies d’adaptation tant sur le plan économique que social et politique solidaires, supposant un large front national, par la prise en compte des différentes sensibilités( la tolérance) tenant compte, des nouvelles mutations locales et internationales, étant à l’aube de la quatrième révolution économique mondiale avec de profonds bouleversements géostratégiques (1).

Dr Abderrahmane Mebtoul, Professeur des Universités, expert international

(1) Audit réalisé sous la direction du Professeur Abderrahmane Mebtoul avec une équipe pluridisciplinaire composée d’experts algériens de différentes spécialités – "Quelle politique de l’emploi et des salaires pour l’Algérie?" (Présidence de la République, 8 volumes 2008-2009) toujours d’une brûlante actualité.

L’Algérie étant en 2017 une économie rentière voir nos conférences au parlement européen - Bruxelles, au Sénat et au parlement français sur l’Algérie face à la transition énergétique.(2014/2015 www.google.coml) Le professeur Abderrahmane Mebtoul expert international (Algérie) a été convié par le président exécutif de l’Institut de la Méditerranée localisée à Barcelone pour participer par une contribution qui sera contenue dans la quatrième édition de l’annuaire IEMed de la méditerranée 2017. Cet annuaire à diffusion mondiale, en arabe-anglais-français-espagnol- abordera avec 60 éminentes personnalités internationales, anciens et actuels ministres, experts en sciences politiques, militaires, économiques, juristes, historiens, sociologues, écrivains) des deux rives de la Méditerranée, des sujets, intéressant la méditerranée et l’Afrique, géopolitiques, culturels, sociaux et économiques. Le professeur Abderrahmane Mebtoul étant par ailleurs membre du conseil scientifique du Forum Mondial du Développement Durable qui tiendra son 15e Forum à Paris le 13 mars 2017 où il abordera le thème "Face à la 4e révolution économique mondiale, les axes de la transition énergétique de l’Algérie".

Voir également Interview du professeur Abderrahmane Mebtoul à l’agence européenne- Bruxelles Copyright Agence Europe © le 18/01/2017 "Algérie : agenda de rentrée chargé et perspectives d’une coopération densifiée".

Plus d'articles de : Analyse

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
oziris dzeus

pour régler ce problème, il faudra changer de mentalité et voir les choses autrement

donc plus jamais d'emploi, et plus jamais de salaire,

tout métier doit devenir une profession libérale,

travailler à son compte est la solution à tous ces problèmes de chômage d'emploi, de salaires, ne plus travailler que pour soit, celui qui fait un travail le facture et ensuite il paye ses impôts à l'état et cotise selon ses revenus déclarés, évidement c'est inadmissible, c'est idiot même, mais y a les sociétés qui sous traitent des salariés et font des bénéfices énormes, sur le dos des salariés, chacun doit devenir le patron de lui même il négocie ses prestations signe un contrat dans ce sens, l'entreprise aura moins de charges, et chacun sera libre pour ses assurances,

un monde sans bulletin de paye, la relation de travail devenant une relation commerciale, ça serait bien moins de tracas et moins de blabla, mais évidement c'est du délire,