Un ancien terroriste et ses frères assassinent un voisin à coups de machette

La cour criminelle d'Alger
La cour criminelle d'Alger

Apparemment ceux qui ont semé l'horreur durant toute une décennie, qui ont essayé de nous imposer par le feu et le fer un mode de vie inspiré du Moyen Âge, sévissent encore dans nos villes et villages. Ces gens qui ne cachent guère leur hostilité au qualificatif de "repentis", car ils croient dur comme fer, qu'ils n'étaient ni des égarés ni des terroristes pour revenir au droit chemin, mais qu'ils étaient sur le sentier divin. À présent, beaucoup d'entre eux s'autodéclarent prédicants et même police des mœurs.

C'est l'un de ces hommes qui ne connaissent que le langage de la violence et ses frères qui, selon El Chourouk, ont commis l'irréparable sur l'un de leurs jeunes voisins.

C'est le tribunal criminel de la capitale qui a traité ce dossier qui porte le sang et l'horreur. La scène du crime remonte au 17 avril 2014 à Climat-de-France sur les hauteurs d'Alger. Ce jour fatal, l'ami de la victime aux initiales "R. M.", dénommé aussi "Lakma", était en état d'ivresse après avoir pris de l'alcool et des psychotropes.

Dans cet état second, ce jeune prononçait des mots indécents en discutant au téléphone et c'est à cet instant que l'un des accusés est passé par là. Ce dernier lui a demandé de se taire avant de s'acharner sur lui en le tabassant et c'est à ce moment que la victime, un jeune d'une vingtaine d'années et ami de l'agressé aux initiales "K. Laid", est intervenu pour mettre fin à cette fureur afin de protéger son ami. Malheureusement, cette intervention s'est transformée en une bagarre durant laquelle le jeune Laid a été poignardé à la cuisse et au visage. Blessé, la victime s'est enfuie à l'intérieur du bâtiment de sa résidence, mais cette fuite ne lui a pas été salutaire, car il a été poursuivi par son agresseur, son fils et ses deux frères, tous armés de couteaux et d'une machette avec laquelle, ils ont fracassé le crâne du jeune Laid sous les yeux de sa mère qui a essayé de le protéger avec ses mains, mais en vain.

C'est suite à ses blessures que la victime a rendu l'âme à l'hôpital Maillot de Bab El-Oued, lequel a alerté les services de sécurité.

La cour criminelle d'Alger a accusé cette fratrie d'homicide volontaire avec préméditation. Les accusés de leur part ont nié les effets, l'un d'eux a déclaré que des personnes inconnues ont profité de la scène pour se venger de la victime à cause d'un ancien conflit.

Rachid Mouaci

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Jafnouhou

Terroristes un jour, terroristes toujours.

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khelaf hellal

Pas de Rahma à attendre de la part de ceux qui ont bénéficié de impunité de la Rahma politicienne du système.