Qui parlera aux Algériens au cas où… ?

Abdelaziz Bouteflika ne s'adresse plus aux Algériens depuis son AVC d'avril 2013.
Abdelaziz Bouteflika ne s'adresse plus aux Algériens depuis son AVC d'avril 2013.

Si beaucoup d’Algériens croient dur comme fer que le pays fonce droit dans le mur, personne en revanche ne semble être en mesure d’avancer le nom de celui qui s’adressera aux citoyens au moment de l’impact.

Théoriquement, c’est le chef de l’Etat qui s’adressera aux Algériens en cas de coup dur, comme le prévoit la Constitution. Seulement voilà, l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika étant ce qu’il est, cette hypothèse tombe donc automatiquement et ouvre la voie à une autre qui pourrait attiser le feu, au lieu de le combattre.

Après les émeutes de ces derniers jours dans quelques wilayas, tout le monde avait en effet suivi les interventions du premier ministre, Abdelmalek Sellal, et du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui. Des interventions pour le moins lamentables. Il y a des gouvernants comme ça, qui continuent à afficher un flegme ou d’user de blagues de mauvais goût, même quand la situation est explosive.

Certains de nos gouvernants n’ont de politique que celle de l’autruche. Ils croient peut-être qu’il suffit d’apparaître quelques minutes à la télévision, de dire quelques insanités, comme par exemple accuser des parties sans les identifier, et le tour est joué.

Ces gouvernants vivent physiquement en Algérie, mais sont totalement déconnectés de la réalité algérienne. Ah s’ils marchaient seulement dans la rue, entraient dans les cafés ou dans les salons de coiffure ! Là, ils auraient immanquablement une idée assez précise des rêves des Algériens.

Lors des sanglants événements d’octobre 1988, c’est le défunt président Chadli Bendjedid en personne qui était apparu à la télévision pour parler aux Algériens, en écrasant une larme. En janvier 2017, c’est Abdelmalek Sellal qui l’a fait en usant d’ironie. Et demain, qui ira au charbon ?

Lire les messages du chef de l’Etat ou manœuvrer subtilement en coulisses est une chose, affronter les Algériens, les yeux dans les yeux, en est une autre.

Ahcène Bettahar

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Commentaires (7) | Réagir ?

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Ahmed Umeri

Pour rester au pouvoir pendant de longues années, sans être inquiété, cela veut dire, que le Système est très puissant, il s'en est sorti haut la main a chaque grand événement, a la mort de Boumediene, au départ de Chadli, de Zeroual, de l'assassinat de Boudiaf, de la maladie de Bouteflika. Quoi qu'il arrive, les arrières du clan Bouteflika sont assurés, grâce a un scénario mis en place, il y a bien longtemps. On mobilisera l'armée et tous les services de sécurité, on jouera sur les cordes sensibles des algériens, l' unité nationale, le danger extérieur, le terrorisme, le patriotisme etc... et tout rentrera dans l'ordre.

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Mourad BENKALFATE

A quel titre la quantité négligeable de SIDI SAÏD loge au Club des Pins?

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Caton L'ancien 11/01/2017 17:11:51

Vous connaissez bien le principe de la horde, de la meute, de la troupe,... ceux qui en font partie bouffent tous au même râtelier.

C'est le principe de ; " je te tiens, tu me tiens par la barbichette ".

En termes clairs, cette personne est l'alibi démocratique du clan dans les négociations avec ses employés (ceux du clan), vous ne verrez jamais dans ce pays une tripartite tenue avec d'autres représentants de travailleurs que l'UGTA.

En mode métaphorique, c'est l'anneau qui retient la laisse enroulée autour du cou de la populace.

Il faut donc bien qu'il soit admis en "Principauté".

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