Pyromanes hier, pompiers aujourd’hui (I)

Nourreddine Bedoui, ministre de l'Intérieur.
Nourreddine Bedoui, ministre de l'Intérieur.

Depuis le début des légères émeutes dans la région de Bejaia, on entend des voix qui s’élèvent un peu partout en Algérie et à l’étranger contre la "fitna", les jeunes écervelés qui s’adonnent à la casse à la solde d’un clan au pouvoir.

D’autres sont allés plus loin dans leurs analyses pour spéculer que l’Algérie avec un matelas de 122 milliards de dollars, elle ne peut craindre une implosion du moins sur le court terme. Cela voudra t-il dire qu’à long terme si ? Le hic, est que ces nombreux échos étaient tout au long de la péripétie de la loi de finances pour 2017 en empressement de préparer les citoyens d’une façon intensive pour rejeter les termes dans le fond et dans la forme du contenu de ces contraignantes prescriptions pour la gestion de l’année en cours. Même la chaine de télévision qui émet de Londres s’y est mise pour dire halte à la violence alors qu’elle est aux ordres de ceux qui l’ont initiée dans les années 1990. Tout au long de l’année, cette chaine n’a pas arrêté de critiquer toutes les actions du gouvernement en donnant la parole à ceux qui vivent à l’étranger pour justement se limiter aux insuffisances de la démarche de l’exécutif sans pour autant en proposer des solutions alternatives crédibles. Il est clair et tout le monde l’aura compris, quand on est en dehors du terrain il est très facile de diriger le jeu. Pourtant, les mesures prises dans cette loi font réellement mal à la poche des citoyens et la poussée de la bureaucratie entrave l’évolution des affaires. C’est pour cela que les jeunes s’énervent et les commerçants en font autant Peut être que dans ces perturbation qu’on connu certaines régions du pays, il y a de la manipulation, mais on ne peut pas nier non plus qu’il n’ait pas une part de vérité pour certaines catégories de la population. Seulement on ne peut pas faire une omelette sans casser les œufs.

Il a fallu attendre une telle grogne pour que le ministre de l’Intérieur nous apprenne à partir de Guelma et au nom du président de république que de nombreux promoteurs détiennent des assiettes de terrains considérables sans entamer leurs projets et que maintenant il va falloir les leur enlever pour les mettre à la disposition à de vrais projets. Pourquoi ceci n’a pas été fait depuis longtemps alors que voilà plus de trois décennies qu’on distribue à travers les wilayas du pays des terrains dans zones industrielles sans les voir s’ériger en unités concrètes productives pour la collectivité. Les petites unités se multiplient un peu partout dans des terrains privés souvent à l’intérieur des agglomérations au sein même des cités dortoirs pour fuir le contrôle fiscal qui leur semble injuste et inéquitable.

Ces terrains comme le confirme le ministre de l’intérieur et c’est bien de le rappeler qu’ils soient d’utilité industrielle ou agricole ou concession ou en session sont vendus d’une main à une autre sans changer de nature. C'est-à-dire gonflent les poches des acquéreurs au détriment de l’intérêt général. Il faut dire que ces pratiques sont connues, parfois même avec la complicité de l’intérieur du sérail. Il faut peut être noter d’emblée pour mémoire que le choix qui s’offrait à l’exécutif reste limité à deux variantes : soit continuer à se renvoyer la responsabilité sur ceux qui ont mené le pays la ou il est actuellement. Auquel cas, on aboutirait à pédaler à vide qui se terminera par une violence souvent incontrôlable. Il en sera ainsi parce qu’on aura perdu beaucoup de temps sans avancer et on ne pourra entretenir les conséquences néfastes qui en découlent. Ou bien il faut aller vers des reformes audacieuses, quitte à assumer ses effets secondaires. La loi de finances qui a touché à l’enveloppe des subventions et le pouvoir d’achat est venue avec un retard considérable de préparation. En effet, la fuite fiscale, l’affairisme institutionnel qui mène droit vers la corruption, l’équité à tous les niveaux doivent être assainis en premier lieu pour faire accepter l’austérité à un peuple avide de la justice sociale. Qu’en est-il exactement si on prend du recule et ne pas faire des analyses à chaud ? (Lire la suite»)

Rabah Reghis, consultant

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Bonjour Monsieur REGHIS et Bonne Année 2017 et surtout beaucoup d'argents et une Très Bonne santé. Votre analyse est bien fondée sur la réalité de notre patrie. Simplement que le fln est responsable du désastre de notre pays = 62/92, en suite les généraux qui ont pillés notre pays avec les assassinats de citoyens et favorisé l'intégrisme avec : madani, belhadj, kebir, zitouni, mezrag et d'autres criminels du genre, plus l'assassina d'Un Momument de la Révolution Le Président BOUDIAF. Depuis le printemps 99 à ce jour l'Algérie est colonisé par le fln et rnd et comme chef du clan un certain voleur nommé bouteflika ?. Ce triculent personnage à ramené la corruption et le vol organisé par lui et son voleur de frère saïd qui nomme et dégomme les ministres et les généraux à 2 dinars algériens ?. Voila le malheur de notre pays et de son peuple moutons ?.

Bonne journée à vous et encore merci pour vos contributions justes et intelligentes.