Emeutes de Bejaia : les sièges de l'Académie et de BNP Paribas saccagés

Pneus brûlés, barricades, Bejaia dans les émeutes.
Pneus brûlés, barricades, Bejaia dans les émeutes.

Nous avons appris ce soir, de sources locales, que le nouveau siège de l'Académie et celui de la banque française BNP Paribas ont été saccagés par les manifestants.

Récapitulatif de la situation

Une grève a été lancée sur les réseaux sociaux pour manifester contre la loi des finances. Les commerçants ont largement suivi l'appel. Mais, il s’est avéré que les transporteurs ont travaillé ce matin. La plupart des transporteurs privés ont commencé à suivre l'ordre de grève quand ils se sont rendu compte que c'était finalement sérieux.

Cependant, les bus de l'ETUB ainsi que quelques transporteurs privés ont continué à travailler. Ce qui a provoqué la colère des jeunes manifestants qui ont procédé à la fermeture des routes, et le saccage de quelques minibus, en ville.

Vers midi, des barricades, des pneus brûlés ont été installés sur la route, près du siège de la wilaya de Béjaia. Les forces de l’ordre ont vite cerné le périmètre. Des affrontements se sont déclenchés avec les services de l'ordre suite à la fermeture des routes au centre-ville de Bejaia, à l'intersection de Tala Khaled (rentrée d’Aokas), à l'intersection de Baccaro, et à l'intersection de Sidi-Aich. Ils se sont soldés par des dérapages, indique-t-on. Un bus brûlé, un camion de CRS renversé et des blessés parmi les manifestants et les agents de CRS. Le bilan n’ayant pas encore établi, nous ignorons le nombre de blessés. Aucun mort n’a été heureusement déploré, selon nos dernières informations.

Outre ces émeutes au chef-lieu de la wilaya, il y a lieu de souligner que la grève a été largement suivie et "aucun signe de violence dans les chefs-lieux de dairas et communes sur tout le territoire de la wilaya", fait-on savoir.

On enregistre la cessation des action de violence au niveau des intersections de Borj-Mira, Aokas (Tala Khaled) et Baccaro. Cela après l’arrêt de travail annoncé par les transporteurs et le retrait des brigades anti-émeutes.

M. Outemzabt

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