"Le livre noir de la condition des femmes"

La femme, ce souffre-douleur de l'homme.
La femme, ce souffre-douleur de l'homme.

Une fois les déesses assassinées, la moitié de l’humanité bascule vers la "condition". "Un mâle sinistré", affirme Aristote.

Dans la Grèce antique, berceau de la civilisation dominante, la femme est aussi présente dans la philosophie, les mathématiques, la biologie qu’une sauterelle. Si le monde repose sur la femme, l’homme est condamné tôt ou tard à prier le Dieu Unique de lui fabriquer une Eve plus évoluée. Sous la menace écologique, l’ONU cède aux descendants des Peaux rouges en reconnaissant la déesse Terre à côté du dieu Soleil. Cette reconnaissance vaut ce que vaut le "Machin"». Lorsqu’on sait que ce n’est qu’en 1993 et 2005 que l’Organisation s’aperçoit qu’il y a un problème et qu’il faut ériger des lois pour la préservation du sexe faible. Pendant que dans la foulée, quelques "sorcières", qu’on a oublié de brûler, se mettent à noircir "Le Livre Noir" (1)

"Elles manquent", s’alarment les démographes. Elles sont absentes des statistiques. Leur nombre ne cesse de diminuer avec l’avortement sélectif. Seul le garçon a le droit de naitre. Elles manquent au Pakistan, en Inde, au Bangladesh, en Chine... 100 millions manquent à l’appel dans ces 4 pays. Selon l’Unicef, quand elles échappent à la sélection utérine, une sur dix finit par mourir parce qu’on ne veut pas d’elle chez les trois premiers. Trois facteurs déclenchent cette sélection anti naturelle : la misère, la tradition et la religion. C’est si fragile un bébé… Quant à la Chine «athée», première économie mondiale, la politique de l’enfant unique élimine l’œuf femelle. Dans certaines régions, l’avortement sexiste a pris une telle ampleur que le gouvernement autorise la venue d’un autre enfant si le premier est une fille.

En Inde, dans le Tamil Nadu, 45 % des décès sont des infanticides. En vain, le gouvernement fait campagne avec le thème : "Ne tuez pas les petites filles, abandonnez-les plutôt." Le sexe faible manque dans tous les continents sauf dans les pays privilégiés vieillissants où avorte qui veut. Là où la fille est égale au garçon tout en ayant le privilège de participer à un concours de beauté et jouer à la poupée Barbie. Là où, quand on interroge les femmes qui viennent d’avorter, 70 % d’entre elles affirment : "Si j’avais su que le fœtus était un garçon, j’aurai hésité."

En Amérique centrale, face au nombre croissant de jeunes femmes assassinées, on invente le mot "féminicide". Dans le monde arabe, si on n’enterre plus la fille vivante à sa naissance, on a 1001 façons subtiles de s’en débarrasser. En Arabie saoudite, l’espérance de vie des femmes tend à égaler celle des hommes si elle ne lui est pas inferieure faisant fi des lois de la nature. Mais les Saoudiens restent confiants. Contrairement aux Chinois, ils ont la possibilité d’importer légalement épouses concubines et bonnes. Quant à l’Afrique, de Dakar à Djibouti en passant par l’Egypte, la quasi-totalité des fillettes sont mutilées. Si elle échappe à la mort, leur vie est quasiment détruite après l’excision. Avant la chute de Kadhafi, les opposants invités à Paris avaient promis, une fois débarrassés du Guide, de faire de la Libye le premier pays arabe laïc. Après que les avions françaises aient fait le boulot, ils proclament hallal le harem. Quel impact à la polygamie sur la santé mentale et physique des femmes ? On n’a aucun chiffre, mais on a le mot arabe "doura", celle qui fait mal : la coépouse.

Le diable est vraiment dans les détails dans le nouveau Code algérien notamment dans le cas où l’épouse délaissée refuse le partage si on le lui demande. Sacrée Algérie qui invente le terrorisme de masse et l’esclavage sexuel sans djihad et sans intervention militaire extérieure. Normalement, les Algériennes doivent manquer à l’appel, mais heureusement l’émigration masculine légale et clandestine inverse la tendance. Quant au crime d’honneur, on se débrouille grâce à un accord tacite et rentable. Les mains de l’homme restent propres. De gré ou de force, la pécheresse se retrouve dans la rue. Le proxénète algérien n’a même pas besoin de la kidnapper pour s’enrichir. On estime à 36 ans, l’espérance de vie d’une prostituée aux USA. L’espérance de vie d’une femme lambda est de 58 ans au Pakistan, pays des talibans et numéro 1 pour les crimes d’honneur. On peut donc en conclure que dans n’importe quel bled, la prostitution est la première cause de mortalité du sexe faible.

Le plus vieux métier au monde ne connait aucune crise au contraire, il s’en gave. Récemment, à la radio officielle algérienne lors de la prêche du vendredi, l’imam met au même degré de nocivité le responsable qui vide les caisses de l’Etat et la femme dévoilée. Avec la chute du prix du pétrole, il faut bien trouver une autre manne pour apaiser les hordes parasites qui gravitent autour du Cercle "magique". Qui mieux que la femme peut jouer l’os jeté aux chiens ? On l’a vu après octobre 1988 et le séisme de 2003. Saddam Hossein menacé en 1991 par l’Oncle Sam, promet l’immunité à ceux qui tuent mère, sœurs, épouses pour l’honneur. Quand la presse américaine, la plus libre au monde, révèle le scandale de la prison d’Abou Ghraîb, elle omet sciemment de parler des prisonnières. "A la fin de l’année 2003, une lettre "signée" des prisonnières d’Abou Ghraîb circulait dans les milieux de la guérilla sunnite. Les auteures…supplient les moudjahiddines d’attaquer la prison, afin "qu’elles puissent mourir"... A la morgue centrale de Bagdad, le docteur Qaiss Hassan explique comment il repère un crime d’honneur : "…Les corps sont retrouvés le plus souvent nus, lacérés, notamment sur le ventre et les seins, et ils ont la caractéristique d’être tous amputés, en général d’une main que l’on ne retrouve jamais. La main coupée constitue la preuve donnée par la famille…que l’honneur du clan a ainsi été préservé." Dans d’autres pays plus "civilisés", on préfère réparer le crime en obligeant la victime à épouser le coupable. On se souvient de ce fait divers qui contraint les autorités marocaines à revoir leur législation : le suicide d’une victime refusant le mariage avec son violeur.

En 2004, l’Iran condamne à mort par lapidation une fillette de 13 ans enceinte de son frère âgé de 15 ans qui bénéficie d’un verdict plus clément : 50 coups de fouet. Elle échappe à la mort grâce à la mobilisation de la communauté internationale. En Inde, la fatwa d’un imam oblige une femme à épouser son beau-père qui l’a violée et mise enceinte faisant ainsi de l’ex-mari un fils etc. En Palestine, les ONG témoignent des violences inouïes subies par la femme. "Durant la première Intifada (1987- 1993), elle a connu une forme d’émancipation en participant au soulèvement populaire… Aujourd’hui,… l’homme…bat son épouse, l’épouse bat ses enfants et les enfants se battent entre eux."(2) "Confinés à la maison…les hommes, jeunes et moins jeunes, passent beaucoup de temps devant la télé. Ce qu’ils voient leur donne des idées et ensuite ils passent à l’acte en prenant ce qu’ils ont "sous la main", leur fille ou leur sœur." (3) Le porno que déverse l’internet sur une telle société ne peut mener qu’au désastre : "Officiellement, 36 femmes ont été tuées dans le cadre de crimes d’honneur ces 18 derniers mois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Mais on peut penser qu’en réalité il y en a eu 3 fois plus. Sur les cas avérés, moins de 10 étaient des prostituées. Les autres ont été tuées alors qu’elles avaient perdu leur virginité ou qu’elles s’étaient trouvées enceintes à la suite d’incestes." (4)

De l’avis des spécialistes, partout, l’industrie du sexe est responsable de la violence envers le sexe faible. Les trois industries les plus rentables au monde se dopent mutuellement : celle des armes, de la drogue et du sexe. Dans la guerre, si la fille n’est pas un soldat, elle est "soldate" obligée d’assurer le "repos du guerrier". "Combien de femmes tombées à Verdun ?", s’interroge Alain Soral. Rassurons-le, elles tombent, mais du mauvais côté : sans honneur. Forcément sans comptabilité. Dans une guerre, idéologique économique politique ou les trois à la fois, du Vietnam à la Syrie, le bordel reste la meilleure base-arrière de l’armée… Le classement mondial sur la Condition des femmes annonce ses résultats sans surprise. En 2012, sur 135 pays regroupant 90 % de la population mondiale, l’Islande occupe la première place. Elle est suivie comme d’habitude de la Finlande de la Norvège et la Suède. Le Yémen, où les hommes se séparent rarement de leur arme blanche, occupe la dernière place. Il se laisse distancer par le Pakistan, la Syrie, le Tchad et l’Arabie saoudite. L’Algérie se classe 120e grâce à la politique du quota des femmes élues. Quant on sait comment fonctionne la politique algérienne et notamment les élections, on peut élire des bœufs et des vaches sans faire sourciller un hindouiste accro à l’émission "30 millions d’amis". Et l’Algérien lambda de s’interroger : "De quoi se plaint la femme algérienne ? Comme l’Européenne, elle est ministre, députée, sénatrice." Avec la même logique du troupeau, l’intéressée réplique : "De quoi se plaint l’homme algérien ? Comme l’Européen, il est ministre, député, sénateur et de surcroît Rais." C’est avec ce scenario simple et efficace que le pouvoir entretient la fracture dans chaque famille en consolidant la sienne.

Exemple en France, le "mariage pour tous" n’a pas rendu les homos plus heureux, au contraire. Idem pour les beurs avec SOS-Racisme, les juifs avec l’antisémitisme, les enfants avec la famille composée recomposée… D’où vient l’erreur ? Elle vient d’un monde en crise déstabilisé par des dirigeants incompétents et lâches qui trouvent dans le sexe faible le bouc émissaire idéal. Ce n’est pas un hasard si c’est à partir des années 1980, période de l’échec de la bonne gouvernance et du succès du capitalisme maffieux que les démographes constatent le manque de femmes dans leurs tableaux. Il est temps de s’interroger en plagiant Simone de Beauvoir : Si on ne nait pas violeur, mais on le devient ? Si on ne nait pas tueur en série, mais on le devient ? Si on ne nait pas proxénète, mais on le devient ? Si on ne nait pas terroriste, mais on le devient ? Si on ne nait pas tyran, mais on le devient ? Si on ne nait pas esclave, mais on le devient ? Si on ne nait pas misogyne, mais on le devient ? Si on ne nait pas maboul, mais le devient ?... Si on ne trouve pas des réponses, les femmes ne tiendront pas le coup. Comme les abeilles et les espèces fragiles et précieuses à la fois, elles finiront par disparaitre ou muteront vers autre chose... Simone de Beauvoir explique l’impossible révolte des femmes : "Elles n’ont pas de passé, d’histoire, de religion qui leur soit propre ; et elles n’ont pas comme les prolétaires une solidarité de travail et d’intérêts ; il n’y a même pas entre elles une promiscuité spatiale qui fait les Noirs d’Amérique, des juifs des ghettos, des ouvriers de Saint-Denis ou des usines Renault une communauté." Car les femmes vivent avec les hommes, précise le Livre Noir. Elles risquent leur vie en les mettant au monde et meurent en les servant.

On ne sait pas quelle est l’utilité de la femme derrière chaque grand homme. Par contre, il est impossible qu’un homme ne soit pas derrière chaque grande femme. Car, si elle est vivante, la femme n’existe pas aux yeux du plus fort. C’est pour cela que son assassinat est si facile. Il y a près de deux siècles, un homme invente le mot "féminisme". Surréaliste 100 ans avant Apollinaire, écologiste avant l’écologie, psychologue avant Freud,… Charles Marie François Fourier, petit voyageur commerçant, décide de changer le monde à cause du prix d’une pomme : "Je sortais d’un pays où des pommes égales et même supérieures se payaient un demi-liard…Je fus si frappé par cette différence de prix…que je commençai à soupçonner un désordre fondamental…On pourra compter 4 pommes célèbres : celle d’Adam et celle de Pâris ; et deux par les services qu’elles ont rendus : celle de Newton et la mienne." Plus d’un siècle avant la première crise mondiale, il prophétise : "Par l’avilissement de la femme, l’homme a mené le monde aux antipodes de sa destinée…, il est le premier puni d’avoir dégradé et perverti la femme, entravé et faussé l’enfant." (5)

Mimi Massiva

Renvoi

  1. "Le Livre Noir de la condition des femmes", dirigé par Christine Ockrent
  2. "Le Livre Noir" (ONG et Médecins du Monde)
  3. "Le Livre Noir" ( Shaden Bustami, directrice, directrice de l’Association de la défense de la famille ADF)
  4. "Le Livre Noir" (Eskandar Anton, assistant social à l’hôpital de la Sainte-Famille à Bethléem)
  5. "Le Féminisme au Masculin" (Benoîte Groult)

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Ahmed Umeri

Triste époque, triste bilan d'un pouvoir corrompu, livre noir des femmes battues, répudiées, sans droits, livre noir des enfants Kidnappés, violés, assassinés, livre noir de la jeunesse drogués, jetée a la mer, laisser pour compte, livre noir pour nos intellectuels, poussés dehors, livre noir de nos politiques, incapables, de s' unir, pour un changement démocratique, livre noir pour notre armée qui se bat et se laisse menée par le bout du nez., sans réagir, face a un minable, qui traite les magistrats et les enquêteurs de menteurs.

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salam benzzedine

D'accord pour que les femmes aient absolument les mêmes droits que les hommes... mais pourquoi diable s'acharne t-on à vouloir en faire des hommes. Il faut admettre une différence naturelle qui font que chacun des deux genres a ses spécificités, et peut etre meme une programmation psychologique et culturelle au moins complémentaire