Rédha Malek ou la confusion des mémoires !

Le mensonge d'"El Moudjahid"
Le mensonge d'"El Moudjahid"

Le journal El Watan du 20 février 2016 titre en première page une déclaration de M. Redha Malek : "Abane Ramdane était un rassembleur." Dans la page 2, il y va encore plus fort : "Abane fut un combattant indomptable de l’indépendance nationale, un artisan génial de l’unité nationale, un concepteur majeur de du Congrès de la Soummam qui donna à la révolution une stratégie".

On peut se demander : le pense-t-il vraiment ou bien ce n’est que de la tchache politicienne. Pourquoi ? Il faut souligner que nos hommes politiques aiment surfer sur les vagues et ramer avec les courants. Rares ceux qui tiennent, chevillés, à leurs convictions politiques.

Revenons maintenant en arrière au sujet de ce même Abane Ramdane. Attiré au Maroc dans un guet-apens monté par ses faux frères au sein du FLN algérien, Abane Ramdane est convoque à Tétouan au Maroc le 26 décembre 1957 où il fut assassiné.

Quelques jours après, le journal "El Moudjahid" titre en huit colonnes à la une : "Abane Ramdane mort au champ d’honneur". Le journal ajoute encore que celui-ci est mort sur le sol national des suites de graves blessures reçus au cours d'un accrochage entre une compagnie de l'Armée de Libération Nationale chargée de sa protection et un groupe motorisé de l'armée française.

Qui était le directeur de ce journal à l’époque jusqu’en 1963. Tenez-vous bien, ce même Redha Malek !

Que faut-il croire alors ?

Abdelkader Benarbia

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Commentaires (8) | Réagir ?

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Mohand Assam

Je vous rappel que, Abbane Ramedane, était le big-boss, de la révolution Algérienne, et qu'a ce titre, le Président Bourguiba, ne pouvait rien, aucune emprise sur cet homme hors normes et au tempérament bien trempé.

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Mohand Assam

mohand Assam

Ce que ne dis pas Mr. Réda Malek, et il ne peu pas y avoir d'omission et cela au regard de la gravité de cet

acte, c'est que se sont deux hommes exceptionnels qui devaient passer à la trappe. En effet, Abbane Ramedane et son conseiller et ami, Ahmed Boumendjel, la matière grise du GPRA, lequel doit son

salut au Président Bouguiba, lequel donnera ordre aux services de sécurité Tunisiens d'empêcher Ahmed

Boumendjel d'accéder a l'avion dans lequel avait déjà

pris place Abbane Ramedane. Il est important de souligner, que ces deux hommes savaient pertinemment les risques encourus et, c'est là, que l'on retrouve le tempérament de ces deux hommes

exceptionnels réunis par des convictions inébranlables, face a des hommes aux multiples

facettes. Ils nous ont quitté dans l'honneur et la dignité, nous ne pouvons pas les oublier.

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urfane

je vous cite : "En effet, Abbane Ramedane et son conseiller et ami, Ahmed Boumendjel, la matière grise du GPRA, lequel doit son

salut au Président Bouguiba, lequel donnera ordre aux services de sécurité Tunisiens d'empêcher Ahmed Boumendjel d'accéder a l'avion dans lequel avait déjà

pris place Abbane Ramedane. " Si cela s'avère être vrai, une question s'impose : Bourguiba, sachant l'issue du voyage, pourquoi avoir protégé Boumendjel et pas Abane? Il en est de même pour les services Français et Egypchiens, qui filtraient les frontières tunisiennes comme si c'étaient les leurs (ex : détournement de l'avion des six chefs historiques) pourquoi ont-ils fermé les yeux sur cet épisode? Boussouf, n'est qu'un petit exécutant des ales besognes dictées par les puissances régnantes du moment. Quant à Reda Malek, ça ne mérite même pas de commentaire.

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Je disais donc que, Abbane Ramedane en sa qualité de

Big-Boss de la révolution ne pouvait en aucun cas recevoir, des instructions du Président Bourguiba.

Il on été de même pour tous les autres dirigeants du

GPRA. A la différence, que les autorités Tunisiennes exercées pleinement leur souveraineté dans leur Pays. C'est ce qui explique l'interdiction faite a feu Ahmed Boumendjel d'accéder a bord de l'appareil dans lequel Abbane Ramedane, avait déjà pris place.

Les relations entre les autorités Tunisiennes et les autorités Algériennes étaient souvent émaillées d'incidents. Ahmed Boumendjel, homme aux qualités exceptionnelles était l'interface entre les deux parties pour précisément régler tous les différents, pour ne pas dire, les débordements des Algériens. Ces deux

hommes de lois, le Président Bourguiba, et Ahmed Boumendjel ont tissés des relations d'amitiés bien avant (1954), tous deux étaient étudiant a Paris, ils

avaient pour ami entre autre, Léopol Seda Senghor,

Georges Pompidou etc...

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