Dépassements graves à Sonatrach : un cadre en appelle au président de la république

La gestion de la Sonatrach pointée du doigt
La gestion de la Sonatrach pointée du doigt

Son Excellence Monsieur le Président de la République

Il n’y a pas de si dur que de se sentir les droits bafoués et la dignité piétinée.

Je saisis cette occasion, mon Président, pour vous souhaiter un prompt rétablissement et dans les meilleures conditions, afin que vous puissiez continuer à assumer votre lourde responsabilité durant ce mandat, avec l’espérance de résultats excellents pour notre pays si cher à la mémoire de ces femmes et de ces hommes qui sont morts pour leur patrie, pour une cause juste, et qui seront également, durablement profitables pour les générations à venir. Et comme l’a confirmé le directeur de votre campagne électorale Monsieur le Premier Ministre :"Le temps de l’injustice est révolu. C’est fini la hogra en Algérie".

Monsieur le Président,

A la Sonatrach, dans l’Activité/Amont, actuellement Activité Exploration-Production

Piétinement de la réglementation, pratiques non réglementaires qui affectent l’échelle des valeurs, non respect des dispositifs administratifs de gestion et de la procédure disciplinaire, abus de fonction, dépassement des prérogatives dans la signature des décisions, fausse exploitation de la note de Mr l’Inspecteur Général du Ministère de l’Energie, nomination par une fausse décision et sans aucun diplôme universitaire à un poste de l’encadrement supérieur, promotion de cadres ayant commis de fautes graves et lourdes qui ne méritent que sanction, absence décidée de la prise en charge de mes doléances, silence complice des désignés responsables, prise de position et soutien des pratiques non réglementaires, complicité et complaisance et des décisions injustes qui ne profitent qu’à des intérêts personnels, transmission à la hiérarchie de fausses informations et de fausses interprétations des réalités et des faits, décidant intentionnellement de duper lecteurs et décideurs pour me montrer blâmable, report de contre-vérités renfermant des informations erronées ou purement inventées, falsification, faux et l’usage de faux, fausse déclaration, vol, combine, complot et accusation à tort, marginalisation, privation………

Comment espérer alors le meilleur quand on cultive ainsi (ou s’en accommodant) le pire ? ! C’est à la faveur du silence que prospèrent tous les maux ! Tous ces faits et pratiques, faisant rage, n’expriment et ne conduisent qu’à la médiocrité, favorisant la naissance d’un Management handicapé, et portent atteinte au statut de cadre supérieur et à l’image de l’entreprise et altèrent sa bonne marche.

Non seulement c’est un droit de signaler des faits/pratiques pareils, aussi c’est un devoir. On veut faire taire mes convictions et mon devoir de servir mon entreprise et mon pays ! Je suis ce que je dois, et je ne vais jamais être ce qu’on désire ! On veut qu’on les laisse faire, donc subir et se taire. Impossible, c’est de l’aberration ! Et c’est contraire, à la réglementation, contraire au code de conduite de Sonatrach, et aux pratiques managériales établies par l’Entreprise.

Monsieur le Président,

Je vous invite à méditer sur ces pratiques rétrogrades, non professionnelles et non humaines, non seulement farfelues, mais excentriques jusqu’aux limites pour chavirer dans l’inadmissible ! Pour me briser la carrière et psychologiquement me détruire, on a utilisé tous les moyens pour me damner, me tyranniser, me faire souffrir et me faire endurer ! Les conditions non professionnelles de la situation dans laquelle je me trouve, où je vis un calvaire, un rétrécissement, me sapent le moral et influent négativement sur mon état d'esprit. Les pratiques de ces désignés responsables me démoralisent et portent atteinte à mon honneur et affecteront toute compétence, toute personne honnête et intègre. Elles constituent une usurpation de la dignité et une déchéance avérée des valeurs humaines.

Monsieur le Président,

Je vais pouvoir vous exposer globalement et dans les détails ce pourquoi je vous écris, et compte tenu de l’urgence et de la gravité et le sérieux de ma situation et de l’importance que revêt pour moi cette requête je me permets de vous l’adresser par la presse électronique.

Monsieur le Président,

Comment se fait-il que dans notre grande Sonatrach et notre grande Algérie existe encore une des formes les plus cruelles d’exclusion où il se trouve que des hommes de qualité, des hommes intègres, honnêtes et compétents, livrés à un état d’abandon, d’abus et de marginalisation, inqualifiable sans précédent où la méchanceté a en partie détruit.

Monsieur le Président,

Depuis 2011, je vis une profonde blessure ; régulièrement acculée, agressé, harcelé, mis en état d’infériorité ; j’ai frappé à toutes les portes de mes responsables hiérarchiques, mais en vain. Humilié et touché dans l’âme, il ne me reste aujourd’hui que votre excellence.

Monsieur le Président,

Ces pratiques arbitraires montrent bien que, (abusant de leurs prérogatives professionnelles et se cachant derrière un dysfonctionnement organisationnel) il s’agit d’une véritable cabale qui vise à me saper, m'atteindre dans ma dignité, briser mon identité et me contraindre à quitter l’entreprise. Cette campagne (actes, actions et décisions de sanctions) est l’illustration vivante de cette volonté d’étouffer dans l’œuf toute voix qui pourrait s’élever contre toute pratique non réglementaire, toute injustice et l’abus de pouvoirs répétés.

Monsieur le Président,

Ces pratiques injustes vont contrairement aux réalisations et aux acquis de vos trois mandats et s’opposent à votre engagement de poursuivre le processus de développement socioéconomique et les réformes politiques entamées depuis votre élection à la tête du pays en 1999. Et personnellement je m’inspire de votre parcours dans la poursuite du combat.

Monsieur le Président,

Me sentant méprisé et rabaissé, alors je me suis dit qu’il ne fallait pas laisser passer ces agissements sous silence, car avant tout c’est une entreprise de la République Algérienne et que vous l’avez rappelé solennellement qu’il faut dénoncer l’injustice. Excellence Monsieur le président de la république je m’adresse à vous pour me protéger contre des aléas dont je souffre car je suis convaincu que mes droits ne seront jamais usurpés tant que vous êtes notre président.

Monsieur le président,

Pour réclamer et défendre mes droits je n’ai que mes compétences et ma foi en les institutions de mon pays et ma croyance en Dieu qui a dit dans le hadith El Qudsi «Ô Mes Serviteurs ! Je Me suis interdit l’injustice et Je vous déclare que Je vous l’interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres».

Monsieur le Président,

L’amour pour ma patrie, la force de mes convictions et le degré de patriotisme qui m’animent ont vaincu jusque là le sentiment de révolte et m’ont incité à la sagesse, c’est pourquoi, j’ai choisi cette forme d’action et d’expression pacifique et réglementaire pour défendre ma dignité et revendiquer mes droits.

Monsieur le Président,

C'est en désespoir de cause que je m'adresse à votre haute autorité pour dénoncer une situation d'abus de droit et de déni de justice caractérisés, ne doutant pas qu’en votre qualité de premier magistrat du pays, vous prendrez les résolutions qui s'imposent pour y mettre fin.

Monsieur le Président,

- La Constitution Algérienne garantit à tout citoyen le droit de vivre d’une manière conforme à la dignité humaine. Et je suis fier d’être Algérien.

- L’Algérie a ratifié toutes les conventions internationales relatives aux droits des travailleurs. Et par le biais de cette lettre je lance un appel de sagesse exprimant une détresse que j’adresse à vous Mon Président de la république.

Monsieur le Président,

La bourse de l’emploi : la Sonatrach par la mise en place de ce dispositif cherchait l’introduction de plus de transparence, de clarté, d’équité et de justice dans le choix des meilleurs candidats, des meilleurs managers; par l’implication des cadres dans le développement de leur propre carrière et permettre à l’entreprise une connaissance approfondie de ses potentiels humains.

Et Monsieur l’ex-Directeur Exécutif des Ressources Humaines de la SH l’a indiqué en confirmant que la bourse de l'emploi œuvre à valoriser les capacités et la bonne gestion des postes d'emploi et les carrières professionnelles au sein de Sonatrach. Mais lorsque l'on institue une procédure, on a à s'y conformer; et c’est ce que permet la consolidation de la relation travailleur/entreprise. Mais la réalité a été autre, et elle est devenue bourse de l’emploi des personnes privilégiées.

Monsieur le président,

En 2011, me sentant lésé par la non-transparence et l’iniquité des résultats de l’entretien d’évaluation dans le cadre de cette bourse, qui étaient manifestement injustes, j’ai écrit, s/c de la voie hiérarchique, à de Monsieur le PDG de la Sonatrach. Et durant cette période, au lieu de se conformer aux textes régissant le fonctionnement de cette bourse on a procédé par la nomination directe, et sans passer par ce dispositif, des cadres dans leur majorité issus de la Division RHM (Région de HMD) à des postes d’encadrement. Et dans les mêmes circonstances et de la même manière (sans passer par cette bourse), Mr le Chef de Division RHM/Hassi-R’Mel (après une période de sa mise à l’écart à HMD de 2005 à 2011 !) Et de surcroît avec un profil non conforme, ne possédant aucun diplôme universitaire, (première exigence fondamentale permettant une candidature à la bourse pour le pourvoi de ce poste), a été nommé à Hassi-R’Mel ! Nommé pour mission.

Il est à noter que pour l’accès à des postes de simples cadres ou chef de service, la Sonatrach exige une licence ou un ingéniorat. Et vu que pour le cas de ce Chef de Division RHM, aucun diplôme universitaire n’a été exigé, quelles seraient les conséquences de la gestion et de management ? !

Monsieur le président,

On dit, parfois: "La fin justifie les moyens", mais cela ne peut être toléré que dans le cas où la fin serait plus importante que les moyens. Et dans ce cas précis, tyranniser, opprimer ce cadre qui a écrit à Monsieur le PDG, est-il plus important que le développement des Ressources Humaines dans la région de HRM, en transgressant les textes et pratiques réglementaires et nommant un Chef de Division Ressources Humaines ne disposant d’aucun diplôme universitaire (il s’agit d’un poste de cadre supérieur ET dans les Ressources Humaines !!! ).

Monsieur le président,

Un chef de Division Personnel/RHM est normalement et réglementairement le garant du suivi juridique de la situation du personnel et de l’application juste de la réglementation. Et parce que j’ai écrit à M. le PDG de l’entreprise au sujet de la bourse de l’emploi, la mission d’harcèlement, de l’abus de fonction, de la marginalisation et de l’atteinte à ma dignité, de la part de ce Chef de Division RHM, soutenu par l’ex DRH Amont a repris (puisque j’ai vu des vertes et des pas mûres depuis mon recrutement en 1997 jusqu’en 2005 lorsqu’il était mon responsable hiérarchique).

Armé de son statut de Chef de Division RHM et comme effet de sa nomination, on vit avec lui, depuis sa prise de fonction, des nouveautés dans le management : la désorganisation dans la gestion et l’option d’inversion dans l’échelle des valeurs en confiant, durant ses congés et ses absences, l’intérim de la Division RHM à un des cadres de niveaux (N-2 et N-3), en la présence de ses collaborateurs directs (des cadres N-1). Acte non réglementaire, qui altére toute relation hiérarchique et organisationnelle et ne conduit qu’à l’anarchie. Acte qui ne trouve son fondement dans aucun style de management.

Cette inversion dans l’échelle des valeurs, ce désordre hiérarchique n’ont jamais existé et n’existent et ne peuvent exister ailleurs dans les structures de la Sonatrach ou toute autre entreprise. Cela ne se produit exclusivement qu’au niveau de la Division RHM de la région de Hassi R’mel. Cette manière de gérer (qui sape le moral), cause des conflits internes dans la structure et par là, sources de graves conséquences possibles dans le management dans la Direction Régionale, et, si élargie aux autres régions, constituera une plaie pour l’entreprise et tout l’édifice managérial de la Sonatrach s’écroulerait.

Monsieur le président,

On veut mélanger le réglementaire et le non réglementaire, l’ordre et le désordre, le juste et le faux ; jusqu’à ne plus permettre de distinguer l’un de l’autre, puisqu’on s’y trouve, vu qu’on est le chef où, dans toutes les situations, mêmes contradictoires, on peut tirer son épingle.

Monsieur le président,

Je sais où me positionner lorsque la bonté et la médiocrité se bousculent. J’avais à choisir entre une subordination aveugle et l’application de la réglementation, je me suis conformé à cette dernière.nJ’avais à choisir entre mes intérêts personnels, l’évolution de ma carrière professionnelle et les intérêts de l’entreprise, l’application de la réglementation seul outil d’organisation correcte, juste et favorable au travail), j’ai choisi ces derniers. Et je me trouve livré au sort du Satan dans la règle «tu ris je te mange, tu pleures je te mange».

Monsieur le président,

Ce n’est ni de mes convictions ni de mes principes, ni de mon éducation de subir le harcèlement en silence et étant de Groupe Sanguin (Algérien Rhésus +) j’ai choisi les pleurs, me concentrant sur mes maux pour moins sentir les effets des dents ! Blessante, méprisante et révoltante cette pratique (confier l’intérim à un cadre de Niveau N-2 ou N-3 en la présence de collaborateurs directs), Mr le Chef de Division RHM, verbalement et par écrit, j’ai essayé d’attirer son attention que cette pratique est non réglementaire, mais en vain et sa réponse était catégorique : «je fais ce que je veux».

On voit qu’on a toujours raison, et ce sont ceux qui protestent qui ont tort. C’est ce qui me rappelle le règne de la méthode des pharaons où ceux qui ne sont pas contents, on les jette aux crocodiles. Réagissant à ma protestation, en voici le mauvais concours de circonstances que je subis:

- Retrait du véhicule de service (sans aucun motif).

- Sanction arbitraire (non motivée).

- Dépossédé, sans aucun motif, de tous les moyens de travail.

- Mis à l’écart depuis mars 2013.

- La non prise en considération de mes notes signalant l’absence d’un cadre favori au Chef de Division RHM .

-Combine avec ce même cadre pour m’accuser à tort, où on est allé jusqu’à la signature par l’ex DRH Amont d’une décision arbitraire de mise à pied de trois jours à mon encontre. Décision, qui n’a été juste ni dans le fond ni dans la forme et les procédures, administrative et disciplinaire, n’ont été respectées dans toutes les étapes.

A vous signaler que l’ex DRH Amont n’ayant aucune délégation de pouvoir et ne pouvait signer ce genre de décision.

- Pratiques injustes dans l’évaluation annuelle pour promotion et Augmentation Individuelle.

- Opérant un retenu de deux jours sur mon salaire (alors que je me trouvais dans mon bureau).

- Me renvoyant et me forçant à partir en congé et le passer à Hassi R’mel (alors que je suis mis au repos forcé dans mon bureau depuis longtemps) en programmant abusivement, sans me consulter et sans m’informer, tous mes Congés Annuel et de Récupération (Sans IZCV) alors que je suis soumis au régime familles. Et ce n’était pas le cas pour les autres cadres qui cumulent plus de reliquats et lui-même, le Chef de Division RHM cumule plus de 80 jours de reliquats alors qu’il exerce en régime célibataire 4X4, qui ne lui permet pas de cumul de reliquats.

Le comble, c’est qu’on m’a établi un titre de congé à partir du 24/03/2014 que j’ai reçu la veille à 15 H 43, alors que je suis convoqué pour me présenter (injustement) devant la Commission de discipline le 25/03/2014. Et le deuxième titre de congé de récupération m’a été transmis le 26/05 pour partir en congé le 25/05/2014 !!!

Ces pratiques non réglementaires de harcèlement, méritent-elles encouragement, approbation, consentement, SILENCE!!! Et c’est la réalité qui m’est imposée !!! Avec ce genre de pratiques, on détruit toute compétence, on enterre toute bonne volonté, et par notre silence on encourage la médiocrité dans la gestion, on instaure un climat de travail mal sain aux conséquences menaçantes.

Monsieur le président,

Portant atteinte à ma dignité, à mon honneur, me blessant dans mon état physique et moral, usant de tous les moyens et techniques (de harcèlement moral et de rétrécissement) dans le but de me rabaisser et me faire retourner sur mes principes et mes convictions, et puisque je suis ce que je dois, j’ai utilisé (dés le premier acte de harcèlement) les moyens réglementaires de réclamation dans le respect de la voie hiérarchique. On veut que je me taise ! Mais je ne demande pas la charité ou une faveur ! Je réclame mes droits, conteste des pratiques non réglementaires où je me suis adressé à toute ma hiérarchie jusqu’à M le Président Directeur Général, mais en vain. Ce qui m’a contraint de m’orienter à des niveaux supérieurs de la Hiérarchie en adressant deux lettres ouvertes, l’une à Mr Le Ministre de l’Energie et la deuxième au Premier Ministre.

M’attendant à une intervention de leurs services (soit du Ministre soit du Premier Ministre), la réaction a été du côté du harceleur, en m’adressant une demande de sanction de 3ème degré pour le motif prétexté et abstrait (non justifié) suivant : "porter atteinte à l’autorité de la hiérarchie", demande de sanction qui n’est juste ni dans la forme ni dans le fond ; alors que le Règlement Intérieur ne concerne et ne s’applique qu’aux fautes professionnelles commises à l’intérieur de l’entreprise.

Suite à cette demande de sanction (et admettant qu’il y a faute), j’ai demandé qu’on me précise à quel niveau de la hiérarchie on me reproche d’avoir porté atteinte à l’autorité et que justifie cela dans mes écrits, puisque ce ne sont que des vérités et des réalités que j’ai rapportées, defendant ma cause. Et malheureusement ma demande de clarification a été considérée comme réponse à leur demande de sanction. Et on m’a fait passer injustement devant la commission de discipline de Hassi-R’Mel (alors que je suis Chef des Services) et on m’a infligé arbitrairement une mise à pied de huit jours.

Et pour me faire passer illégalement devant la commission de discipline (de base) à Hassi-r’mel, la deuxième réaction (et c’est l’une des deux propositions qui m’ont été faites le 25/11/2013 à Alger), on m’a remis une décision par laquelle on a mis arbitrairement fin à mes fonctions de Chef des Services Adm/Moyens et réglementairement Monsieur le Président on ne peut retirer une promotion acquise depuis 2008 après une période d’essai d’une année (2007) (sans aucune cause ni justification) et me convertir en Cadre RHU.

Décision qui ne se base sur aucun fond règlementaire organisant et régissant les relations de travail. Cette décision signée par l’ex DRH/Amont le 04/09/2014, alléguant une note du 03/09/2014 émanant de la Division Production où l’ex Directeur de la Division Production Par Intérim a faussement exploité la note reçue de Mr l’Inspecteur Général du Ministère de l’énergie. A vous signaler que l’ex DRH Amont n’ayant aucune délégation de pouvoir et ne pouvait signer ce genre de décision.

Décision au sujet de laquelle j’ai fait, dans les délais, un recours à Mr l’ex Directeur Exécutif Ressources Humaines de la Sonatrach qui est resté sans suite ! ! ! On m’a passé injustement devant la commission de discipline à Hassi R’Mel, et ce n’était que du formalisme où tout était préparé et décidé (avant même de me notifier la convocation). Et ni la procédure administrative ni celle disciplinaire n’ont été respectées dans toutes leurs étapes.

Et suite à mon recours à la commission supérieure de discipline, qui m’a auditionné où le motif infondé de l’«Atteinte à l’autorité de la hiérarchie» a été remplacé par le motif «pourquoi je me suis adressé à la presse» motif qui n’existe pas dans les natures des sanctions de la Convention Collective de l’Entreprise.

A ce motif «pourquoi je me suis adressé à la presse» ma réponse a été claire que j’ai écrit, sans suite, à tous les niveaux de la hiérarchie, du Chef de Division RHM Hassi R’Mel à Mr le PDG de l’entreprise (On a adopté une stratégie d’alliés contre ma personne), ce qui m’a contraint de faire entendre ma voix par le biais de la presse.

Monsieur le Président,

Et pour avoir adressé le 02/11/2015 une lettre à toute ma hiérarchie, à tous les niveaux y compris Mr le Président Directeur Général réclamant mes droits à la dignité, je me trouve infligé le 10/12/2015 une sanction de 08 jours de mise à pied pour le même prétexte abstrait «Atteinte à l’autorité de la hiérarchie», et le 07/02/2016, sans aucune cause ni raison, a été établie, signée une décision arbitraire non réglementaire de ma mutation à Gassi Touil et prend effet le même jour. C’est de la jungle, c’est de l’aberration ! Ce qui peut être déduit c’est que ma présence physique à Hassi R’Mel est pour eux un fait, un prétexte pour le motif à chaque fois invoqué «porter atteinte à l’autorité de la hiérarchie» !

Monsieur le Président,

Chose est certaine c’est que depuis mon recrutement, j’ai toujours été positif, je n’ai commis aucune faute, ni administrative, ni professionnelle ni managériale. Peut être qu’on me reproche mon honnêteté, ma fidélité, mon intégrité, ma franchise, mes compétences, ma capacité de découvrir le mensonge dans toutes ses formes et le dévoiler. On blame ma volonté de protestation contre toute décision, tout acte et toute pratique non réglementaires.

Monsieur le président,

Avec le silence de tout ceux qui ont le devoir d’intervenir pour rendre justice, je vis l’enfer de l’abus d’autorité, l’abus de fonction et de harcèlement continu, la frustration, l’arbitraire, l’injustice et la tyrannie. Cette situation, d’après ce qu’on nous a relaté, ressemble à celle qu’ont vécue nos parents (martyrs et Moudjahidine, qui méritent reconnaissance et hommage) durant la période coloniale où ils n’avaient exclusivement comme droit et devoir que l’obligation de la soumission aveugle. Mais moi je suis dans l’Algérie indépendante, et j’attends l’intervention de l’homme fort (qui aime cette entreprise et ce Grand pays et ne ménage aucun effort pour défendre leurs intérets) pour déraciner ce cauchemar et le chasser.

On veut que je conjugue le verbe se taire au présent du subjonctif alors que vu que je suis de groupe sanguin (Algérien Rhésus positif) je ne peux le conjuguer que dans une phrase au conditionnel. Pour moi c’est honteux de se taire lorsqu’il s’agit de dire la vérité et rapporter des réalités d’injustice et de mauvaises pratiques, d’abus et des décisions arbitraires.

Monsieur le Président,

Avec les changements opérés récemment au niveau de l’encadrement des Ressources Humaines, nous avons beaucoup espéré, mais hélas, sur le plan traitement des travailleurs rien n’a changé, les pratiques non règlementaires n’ont pas totalement disparu et nous vivons confirmée une volonté de leur continuité, et les mésaventures des travailleurs ayant subi l’injustice et qui continuent à le vivre illustrent à merveille à quel point le sort de ces travailleurs reste leur dernier souci en se dérobant de toute responsabilité. J’ai écrit à Messieurs le Ministre de l’énergie et le PDG actuels et l’acharnement continue ! Il serait, en effet, impensable que la Direction de l’entreprise se voulant l’incarnation de la volonté et les espoirs de ses travailleurs ne se saisissait pas de leurs revendications !

Monsieur le Président,

Je sais que professionnellement pour être utile, il faut réfléchir Travail, raisonner Entreprise, penser Nation/Pays et songer Génération future. Et la réussite passe par la nationalisation du management.

Monsieur le Président,

Je suis engagé par mon entreprise pour apporter ma contribution professionnelle, et rétribué pour faire correctement mon travail, convertir mes connaissances, mes qualifications et mes compétences professionnelles et managériales en actions et actes pour et envers mes collaborateurs, et non de me trouver mis à l’écart et de m’occuper à me défendre contre des pratiques injustes et non réglementaires. Car c’est déjà acquis, nous avons un cadre réglementaire et nous n’avons qu’à nous conformer à ses textes et proposer leur correction s’ils présentent de carences.

Je vois que nous devons nous donner une nouvelle impulsion et développer une intelligence positive. Nous ne devons penser qu’à une concurrence professionnelle droite et saine, avec des règles transparentes et des objectifs constructifs et clairs pour une meilleure contribution, au lieu de développer une intelligence négative pour briser les bonnes initiatives, les compétences et les bonnes volontés et détruire les carrières professionnelles de ses collaborateurs. Puisque c’est pour l’intérêt de notre grande Sonatrach et l’intérêt de notre Chère Algérie que nous œuvrons.

Monsieur le président,

Analysons ces pratiques arbitraires d’harcèlement sur deux volets :

1-Santé et Sécurité au travail :

Toutes les entreprises y compris la Sonatrach ont intégré dans leur système global de management un système de management de la santé et sécurité au travail. Et les spécialistes et experts connaissent et confirment que la réussite d’un tel système nécessite la bonne volonté de l’Employeur (et le succès dépend de ce dernier) afin de mieux maitriser les risques et dangers au travail pour enfin assurer la pérennité de l’entreprise.

Que dire si l’employeur même agit et crée, par ses pratiques et ses actes non réglementaires et abusifs, une situation qui nuit à la santé et sécurité au travail ? Je pense qu’on agit contre son entreprise !

2- Code de conduite de la sonatrach, signé le 03/11/2010, à lire :

- "…..ceux qui assument des responsabilités doivent :

- Etre irréprochable, de par leur intégrité et leur comportement et être pour leurs subordonnés des exemples de respect de ce code

- Soutenir les employés qui relèvent et signalent les infractions à ses dispositions

- veiller au plus grand respect de l’éthique au sein de leurs structures respectives et au sein de la sonatrach»

Sur le plan des valeurs fondamentales, on relève :

- «Sonatrach récompense et reconnait la loyauté de ses employés. C’est un engagement moral exigeant fidélité et respect

-Sonatrach instaure un climat de travail sain, serein, stimulant et favorable à l’épanouissement professionnel et au développement d’une culture d’entreprise fondée sur la reconnaissance des compétences et des performances.

- Sonatrach respecte ses employés, les traite avec dignité, leur fait confiance, leur témoigne de la reconnaissance, préserve leur santé, assure leur sécurité et les protège dans leur travail.»

Sur le plan des valeurs d’entreprise, on relève :

- "Sonatrach respecte les droits et la dignité de tous.

- toutes les formes d’harcèlement, moral ou physique, y compris le harcèlement sexuel, à l’encontre du personnel et des tiers sont condamnées par l’entreprise. Ces agissements n’ont pas de place au sein de sonatrach, ils sont illégaux et sont sévèrement punis". La question qui se pose, qu’on est-il de mon cas ?

Monsieur le président,

A la Direction Ressources Humaines de l’Activité Amont de la Sonatrach, nous sommes arrivés jusqu’à un point où (bénéficiant de leur statut de cadre supérieur offert par l’entreprise et abusant de leur fonction, on offense et on tyrannise (avec les moyens de l’entreprise) un cadre honnête, intègre, juste, fidèle et tout le monde atteste de ses compétences, pour avoir dit non aux pratiques non réglementaires et non aux aberrations managériales (ma position est encouragée par la politique et de la Sonatrach et du pays). Ces aberrations qui portent atteinte à ma dignité et ternissent l’image de marque de la Sonatrach.

Monsieur le président,

Nous connaissons tous que la vie n’a qu’une seule fin ; et pour moi, vivre dans la dignité ou périr pour elle. Je continue (par tous les moyens et procédures réglementaires) et je réaffirme ma détermination à réclamer et défendre tous mes droits à la justice, à la dignité, au respect et à l’honneur (en tant que travailleur, en tant que cadre, qui n’a ménagé aucun effort et n’a jamais failli à ses obligations et ses responsabilités envers son entreprise et son pays) et qui n’a, à aucun moment, privilégié ses intérêts personnels au détriment des intérêts de son entreprise et qui n’a jamais utilisé les moyens de l’entreprise pour des aberrations managériales, et je n’arrêterai qu’avec la satisfaction de mon combat et mon rétablissement dans tous mes droits. Inchallah.

Monsieur le président,

On peut prendre intentionnellement une fausse décision (incorrecte). On peut se tromper dans une prise de décision, mais notre sens de bon management est dans notre raisonnement juste pour la révision de cette décision que de la laisser causer plus de dégâts et de préjudices.

Votre excellence, je m'en remets à vous, pour que cesse cette descente aux enfers.

Cette requête constitue pour moi un ultime recours auprès de votre haute personnalité en votre qualité de premier magistrat de pays, après le silence absolu de toute ma hiérarchie. Je vous souhaite, encore une fois, Monsieur le Président, un prompt rétablissement comme j’espère une suite positive qui réglera mes problèmes sus- cités Et en attendant un écho favorable à ma doléance, veuillez croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma très haute considération et de mon profond respect.

Ben Said Ahmed Toufik

Sonatrach/DP

Direction Régionale Hassi R’mel

BP 64 Hassi-R’Mel Wilaya Laghouat

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Commentaires (5) | Réagir ?

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deradji nair

il n'y a qu'un seul mot qui a bien retenu mon intention dans cette phrase où vous dites"m'atteindre dans ma dignité, briser mon identité". Là je m'arrete un peu pour méditer tout en me posant cette question ; "qui est ce bon gars, un étranger ou un algérien ? de quelle identité il parle s'il parle de lui comme algérien? Où alors dans ce pays y a t-il plusieurs identité qu'algérien". Mais mon veille me dit qu'il s'agit bien d'un kabyle car eux seules essayent de sentir la hogra dans ce pays alors qu'ils occupent les plus hauts postes dans cette entreprise principalement. Votre Identité ne peut-etre qu'algérienne comme tous les algériens et ce lapsus que vous avez glisser n'en fait de vous qu'une différence des algériens. Salut et si j'étais président j'aurais juste eu le temps en lisant ce mot de jeter votre messive dans une poubelle.

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Meziane AMLIKHCHI

je n'ai rien à ajouter aux deux précédentes réactions.

Mais je vous conseille d'aller vous soigner! C'est urgent!! et celui que vous interpelez est sans vie!

(La hayata li men tounadi)

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