Rachid Boudjedra - Boualem Sansal : nazisme et polémiques endémiques

Boualem Sansal.
Boualem Sansal.

S’il y a des sorties déroutantes, celles que l’esprit se refuse obstinément à encaisser, surtout quand elles sont le fait de personnes éclairées, la dernière chronique, servie sous forme de critique acerbe par Rachid Boudjedra à l’endroit de Boualem Sansal, atteint un niveau d’agressivité singulier effroyablement déconcertant.

Quand des hommes politiques s’adonnent à une surenchère d’altercations ignominieuses, cela n’étonne plus personne, car cela fait partie d’un jeu de tapageurs aguerris dans lequel la violence verbale spontanée, si elle n’est pas conjuguée à l’agression physique, l’emporte souvent sur l’argumentaire réfléchi. Un jeu auquel nous sommes habitués depuis que l’on s’acharne, en haut lieu, à écrire l’Histoire de la révolution algérienne pour associer à la libération du pays un seul et unique moudjahid, le vénéré, l’unique «habib-Allah» encore en vie, le révéré, l’auguste «fakhamat raïs» Bouteflika. Une histoire allégrement détournée dès les premiers manuels scolaires. Une façon infaillible de l’inoculer dans les cerveaux vierges de nos petits chérubins afin qu’elle soit perçue comme une vérité absolue, scellée et non négociable, au même titre que les autres fausses constantes de la nation, facétieusement resservies dans la nouvelle constitution.

Les exemples d’affronts envers le peuple sont nombreux :

- Quand Bouteflika énonce, toute honte bue, que «le peuple algérien ne s’est pas battu pour son indépendance, nous lui avons offert l’indépendance», cela relève de l’offense grossière à l’endroit du demi-million de combattants qui ont donné leurs vies, et par la même sacrifié celles de leurs familles, pour que soit libéré le pays.

- Quand Amara Benyounes verse dans un langage de voyou, avec des «an3al eddine li ma ihabnach» injurieux envers l’écrasante majorité du peuple qui ne porte pas les hommes d’un pouvoir illégitime dans leurs cœurs, cela représente une signature de bassesse sur laquelle il est préférable de ne pas trop s’épancher.

- Quand Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, en poste depuis quasiment 20 ans, emboite le pas d’un ton impénitent, en usant de la même formule de gredins«an3el eddine yemat yemahoum», autant ne pas y prêter la moindre attention.

- Quand Abdellah Djabellah monte au créneau pour dénoncer la petite miette constitutionnelle accordée à l’officialisation de Tamazight, cela relève de l’outrage à un peuple auquel il ne s’identifie point ; son attracteur de vie et de mort, son unique lien de terre et de sang, étant situé dans le désert d’Arabie. À telle bévue, il est préférable de ne prêter qu’une sourde oreille, de préférence la gauche, la préférée de Satan et ses susurres.

-Quand Khaled Nezzar se permet de remettre en cause la parole de Hocine Aït Ahmed, tout en brandissant les habituelles simagrées agressives, autant fermer les yeux pour oublier ces faciès d’épouvantails, à l’origine du désastre dans lequel le pays s’est s’engouffré.

- Quand le journal El-Moudjahid pointe du doigt la légèreté d’El-Watan sur une analyse qui concerne des documents secrets, lesquels relèguent Zohra Drif et Yacef Saadi à des rangs de traitres, cela n’étonne point. Les titres de presse étant devenus des arènes de combats sans merci entre les clans qui se disputent la rente et le butin de guerre.

- Quand Nourredine Aït-Hamouda use et abuse de l’aura du colonel Amirouche, son père ce héros, pour se croire tout permis, autant faire l’autruche ou se terrer ailleurs pour un panorama meilleur.

Autant d’offenses et de coups portés à un moral groggy par une valse de supercheries qui ne semble point s’estomper et qui, au contraire, s’amplifie à mesure que les années passent et que le personnel en charge du destin de ce pays ne donne pas le moindre signe d’essoufflement pour lâcher prise et admettre le déphasage flagrant qui le décale du citoyen qu’il est censé représenter pour le mener à bon port.

Mais quand Rachid Boudjedra -l’homme qui nous a fait tant rêver par sa prestation magique sur Ennahar-TV dans laquelle il assume publiquement son athéisme - énonce, dans une récente contribution* "Boualem Sansal a donc menti pour se faire plaindre et salir l’Algérie qu’il ne cesse de dénigrer dans des livres douteux, tels «Le village de l’Allemand» qui fait du peuple algérien un peuple nazi", cela vous submerge de sensations bizarres, lesquelles vous plongent rapidement dans un tourbillon de malaise profond impossible à contenir. Car si les hommes politiques désenchantent par leur inélégante incurie, il y a toujours eu cette satisfaction subtile de voir nos intellectuels porter l’étendard à un niveau supérieur. Ce qui ne peut que rassurer les désorientés que nous sommes ; spectateurs impuissants face aux remous de bêtise humaine que le vent du temps ne fait que renforcer.

Nos intellectuels célèbres ont de tout temps servi de refuge pour déclencher en nous une petite étincelle d’espoir. Ce fut le cas de Kateb Yacine, le premier, dans un testament visuel adressé à l’humanité entière, à nous avoir averti contre les effets pervers de la religion. C’est toujours le cas de Boualem Sansal, lui qui n’hésite jamais à pointer du doigt les risques que font courir à nos civilisations les idéologies extrémistes, en premier lieu l’Islamisme, en ce début du IIIe millénaire. Ce fut aussi le cas pour Rachid Boudjedra, lui que Kateb Yacine aurait remercié, au début de sa carrière, par une simple phrase qui en dit long «Je ne me sens plus seul». Une phrase que le même Boudjedra aurait prononcée à l’endroit de Boualem Sansal, le dernier embarqué au club des mécréants assumés et contestataires, seul club digne de reconnaissance et d’admiration.

Alors, pourquoi soudainement tant d’irritation de la part d’un intellectuel que nous adulons pour ses positions courageuses à l’endroit d’un autre intellectuel qui ne fait que consolider des positions courageuses chaque fois qu’il se retrouve dans des studios radio ou télé étrangères, à défaut d’une audience sérieuse dans son propre pays?

Jalousie ? Envie ? Caprice ? Les trois à la fois ? Allahou a3llam !

Par contre, au-delà de ces incertitudes, affirmer que «Le village de l’Allemand» fait du peuple algérien un peuple nazi est d’une légèreté qui ne prête pas à la moindre méprise. Attester cela avec assurance, prouve que Monsieur Boudjedra n’a jamais lu «Le village de l’Allemand» ! Car comment oserait-on supposer que telle affirmation puisse provenir d’un lecteur de la stature de Boudjedra et la relier au fait qu’il n’y a rien compris ? Abadane ! Moustahil ! On ne peut pas avoir lu «Le village de l’Allemand» et en déduire qu’il est question d’associer le peuple algérien au nazisme!

Résumé en une phrase, «Le Village de l’Allemand» est une torture intellectuelle imposée à une descendance (2 fils) qui cherche à comprendre comment diable un père si affectif, si amène, si délicat, puisse avoir des antécédents liés à la Shoah ! Ce livre, quand on le lit, on ne le pose pas sans l’avoir au préalable feuilleté pour s’imprégner des questionnements qu’il déclenche, tant les raisons du basculement de l’être humain dans l’horreur vous torturent les méninges pendant longtemps. Dresser tout parallèle entre le nazisme et le peuple algérien dans «Le village de l’Allemand» est d’une insanité à vous couper l’envie d’en rajouter. Et au-delà de l’histoire de Hans Schiller, le père, ce livre pose une question fondamentale : Un fils peut-il vivre une vie normale quand il découvre qu’il est le produit génétique d’un monstre ? Les enfants Nezzar ne devraient-ils d’ailleurs pas se poser telle question au lieu de perpétuer l’arrogance, les profits faciles et les incivilités de leur géniteur ?

L’Histoire de Hans Schiller, telle que reconstituée par l’un des fils, démontre qu’il peut arriver qu’à une étape de sa vie, l’être humain, qu’il soit Chrétien, juif, musulman, blanc, jaune, noir, etc., peut se retrouver dans une position critique où il peut basculer tout autant dans l’horreur que dans la félicité, selon l’environnement dans lequel il évolue, surtout quand les contours de la bêtise humaine se retrouvent au pouvoir, avec des hommes non dotés du moindre iota de scrupule et de discernement. Pour autant, le fardeau de l’horreur n’est pas toujours facile à porter par les épaules d’une descendance digne et cultivée! Allez donc expliquer tout cela aux enfants Madani, Mezrag, Belhadj ou Nezzar.

Quelle drôle de sortie donc que celle d’accuser Boualem Sansal de comparer les Algériens à des nazis, lui dont l’unique cauchemar est celui de cet islamisme aveugle qui se donne comme objectif ultime celui de conquérir la planète entière avec la bénédiction d’un créateur qui aurait donné le feu vert et ordonné à ses serviteurs de tuer et détruire toute trace de génie impie sur Terre. La drôlerie est d’autant plus indigeste que le même Rachid Boudjedra se revendique athée. Une position qui n’a pour unique corollaire logique que celui du refus de cet extrémisme insidieux qui vibre aux sons des cloches et des postulats des cieux. Des cieux pourtant bien vides, faut-il le rappeler ?

Allez donc démêler cette "khalota" intellectuelle servie par Rachid Boudjedra !

À moins que tout ce méli-mélo ne soit en fait qu’un clin d’œil au Clan d’El-Mouradia pour quémander un siège parmi les sièges vides du sénat, laissés à l’arbitrage de Bouteflika !? Osons espérer que non. Non, pas toi Rachid Boudjedra ! Surtout pas sur le dos et le sacrifice de celui que nous considérons comme ton seul et unique alter-égo, ton cohéritier du message universel de l’eternel Keblouti, celui qui voulait consacrer sa vie pour éveiller la conscience collective de son pays ! En son nom, nous te pardonnons, mais stp, ne nous déçois plus Rachid Boudjedra !

Kacem Madani

(*) Boualem Sansal censuré en Algérie, tsa du 21/01/2016.

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Commentaires (22) | Réagir ?

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Boudjedra récidive ! Maintenant c’est Kamel Daoud qui est dans son collimateur ! Et Camus bien entendu ! Même si je n’ai aucune envie de réduire ses propos à leur plus simple expression et quand Boudjedra caricature volontairement à l’extrême. Boudjedra n’a pas tout faut, il travesti la vérité !

« Dans un article paru récemment dans El Watan, Kamel Daoud nous explique ce qu’est l’Histoire, lui qui a commis une grosse bévue sur la lecture de cette histoire d’Albert Camus et sur sa propre histoire, on ne l’accablera pas. Mais sur la contre-enquête de Mersault, nous voudrions y revenir d’autant plus que le Centre diocésain des Glycines d’Alger vient de consacrer une journée d’étude à Albert Camus.

Une de plus ! Un non-sens et un contresens de plus. Un mensonge, encore. »- Lire l’histoire et Camus

10:07 lundi 25 janvier 2016 | Par Rachid Boudjedra | Actualité

Je ne discuterai pas l’Algérianité de Camus, je m’en tape ! Il n’était pas pour l’indépendance de l’Algérie. Quant au fait de le considérer comme écrivain algérien ou non je ne sais en vérité si c’est un compliment ou un reproche. Pour moi la littérature est universelle ipicitou !

D’autres ont été contre l’indépendance de l’Algérie, et assimilationniste à donf avant de rejoindre le FLN, faut-il rappeler ces mots de Ferhat Abbas ?

“Si j'avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste, et je n'en rougirais pas comme d'un crime. Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés. Ma vie ne vaut pas plus que la leur. Et cependant, je ne mourrai pas pour la patrie algérienne, parce que cette patrie n'existe pas. Je ne l'ai pas découverte. J'ai interrogé l'histoire, j'ai interrogé les vivants et les morts, j'ai visité les cimetières, personne ne m'en a parlé... On ne bâtit pas sur du vent. Nous avons écarté, une fois pour toute, les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l'œuvre française dans ce pays... ”

Et Même Benbadis qui sur le plan culturel et cultuel ne veut pas que l’Algérie soit française, ou la France, n’est pas plus indépendantistes que Ferhat Abbas : «. Nous disons ensuite que cette nation algérienne n'est pas la France, ne peut être la France et ne veut pas être la France. Il est impossible qu'elle soit la France, MEME SI ELLE VEUT L'ASSIMILATION. Elle a son territoire déterminé qui est l'Algérie avec ses limites actuelles.

"Cha3bou ldjazaïri mouslimou wa illa l3ouroubati yentassib", ça lui suffisait.

Si Camus avait été pour l’indépendance il serait un grand écrivain sinon c’en est un mauvais ?

Maintenant sur tout un autre plan, je n’ai pas été contre Sartre quand il disait que Camus est un philosophe pour lycéen ni contre ceux qui le traitent d’écrivain pour collégiens.

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Kacem Madani

Je crois que, tout compte fait, Rachid Boudjedra, a décidé, comme nous, de servir sa part ous’erwath et de t’menyik, à sa façon ! Voilà tout !

Et si Camus est considéré comme un écrivain pour Lycéens par Sartre, alors autant rester Lycéen ad-vitam-aeternam et laisser perpétuer le rêve de sa petite Lycéenne!

Allaaaah santé !

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Nighak ammi 3zizène, semhass kène i-Hend ay itskharif.

« iKfer ikech’mith ledjhel

L’khatris iveddel

yedda avridh i leh’fa

Armi ichav ig dellel

Ay th-iffegh le3qel

Qessam gh’ress id-yesthoufa. » (semhagh kane a Si Mohend) .

Monsieur, Je ne vous ferai pas l’offense de vous apporter la contradiction mais, si vous le permettez, Tahta himayatikoum contre ce vieux grigou malfaisant de Hend Uqaci, je verserai bien un peu d’eau au moulin de la connerie.

Même si ma pudeur m’interdit, de vous suivre, pour dire comme vous que Boudjedra "il tmenyek".

Alors que Kamel Daoud, dont l’apport à la philosophie est incontestable, contribue à la complétude de l’œuvre de Camus, comme Magritte à la pipologie, ce vieux grigou de Hend, ose affirmer, qu’il ne s’agit que d’un mauvais polar. Comme si Kamel Daoud aurait osé situer à ce niveau le champ immense de son approche ontologique ! Et cela même si en toute humilité camus lui même ne se considère pas comme un philosophe « Pourquoi suis-je un artiste et non un philosophe ? C’est que je pense selon les mots et non selon les idées ».

Si certains ont considéré « L’Etranger » comme la quintessence de ce que la philosophie de l’absurde a produit, ce n’est pas l’avis, de nombreux algériens qui le considèrent à peine comme une brimade.

Ce vieux renégat, grincheux, envieux et aigri de Hend Uqaci qui n'en est pas à sa dernière forfaiture n’a fait que rejoindre la meute de cette gauche stalinienne gangrenée par la gauchite : cette maladie infantile, du communisme. Pour venir, toute honte bue, nous rappeler de vielles rancœurs et les temps où la chasse aux sorcières était le loisir le plus couru.

Ne me regarde pas quand je dis « chasse aux sorcières », A Hend n’Djihnama !

En ces temps là, rappelez-vous. Que dis-je ? tu es si jeune. Il s’agit d’un temps que tu ne pouvais pas connaitre ammi.

Donc, en ces temps là, le marxisme était une philosophie indépassable, et Camus qui n’était désespéré de l’existentialisme, s’en alla lambiner du coté de l’absurde pour se constituer une zawiya.

Et comme vous deviez le savoir ou, du moins, vous n'êtes pas sensé l’ignorer, ce ne sont pas les dévots qui manquaient en ces temps messianiques.

Ni aujourd'hui!

Camus , en fondant sa zawiya de l’absurde, a vu, tout les charbonniers à la foi facile pour qui l’existentialisme était impénétrable, embarquer afwadjène, fi falfassatouhou. C’est pour cela qu’il a été traité de « philosophe indigent » et d’écrivain pour instituteurs.

Mais...

Pardon ! Mêêêê !

Il me semble qu’on ne saurait réduire les propos de Boudjedra sur Sansal et Kamel Daoud au domaine impénétrable de la tmenyicologie.

Car connaissant son courage et sa célérité à manger son chapeau et à se renier, il abdique dès l’entame, de sa diatribe contre Camus, Sansal, et Daoud.

Boudjedra, n’est pas un novice : il sait ou il tape,. Il sait où sont les poux, où sont les lézards, et où sont les anguilles. Sauf qu’il n’a pas le courage intellectuel d’allez jusqu’au bout de sa logique : alors, il botte en touche où il sait qu’il sera suivi.

Ou, est-ce parce que la balle y était déjà, en touche, avant sa sortie ?

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Karim Belghanem

Boudjedra a encore raté une occasion de se taire. Son article paru sur TSA intitulé : «Boualem Sansal censuré en Algérie !» est malvenue. Cela nous rappelle la diatribe Sévère à l’encontre de Kamel Daoud, à qui il a reproché de se tromper de cible, allant même jusqu’à qualifier son dernier roman «Meursault contre-enquête » de livre médiocre, « il n’y a rien dans ce livre, c’est une œuvre mineure. Toute cette affaire est une histoire de complexe». En réalité Boudjedra est un récidiviste. N’a-t’il pas déjà traité Rachid Mimouni «d’écrivain de discours»? Toujours égale à lui-même et sans doute persuadé du manque d’impact qu’a eu sa première estocade, lorsqu’il a prédit au livre de Daoud un piètre succès, mais qu'à son grand dam, celui-ci continue de recevoir les éloges. Après avoir gagné le Goncourt du premier Roman 2014 ; ce magnifique récit raflera plusieurs autres titres. Alors il décide cette fois d’aller encore plus loin dans l’invective, il passe à la vitesse supérieure. En sortant l’arme de destruction massive, il livre carrément son confrère Boualem Sansal à la vindicte de la horde intégriste, en déclarant : «Quand j’ai appris qu’il avait été en Israël, j’ai été choqué, mais quand j’ai su qu’il avait prié sur le mur des lamentations, je l’ai trouvé lamentable » le péché suprême, oh, sacrilège! Il accuse carrément Sansal de s’acoquiner avec Israël. Lancer une telle calomnie, après avoir lui-même fait face aux insultes et menaces en clamant, haut et fort sur un plateau de télévision son athéisme témoigne d’un certain masochisme intellectuel. À moins que ça soit un acte de repentance, une tentative d’attirer la sympathie des islamistes après les avoir offensés, allez savoir quelle vilaine mouche l'a piqué? Souvent ce qu’on reproche à nos semblables, c’est ce qui nous colle à la face et au dos.

Au crépuscule de sa vie littéraire, il aurait pu se choisir un autre rôle. La publication d’un roman d’un confrère devrait le remplir de joie. En ses temps de disette, saluer toute nouvelle œuvre littéraire devrait être au premier rang de ses préoccupations. Renoncer à ce reflexe primaire de cracher sur tout ce qu’on a de meilleurs, alors que le pire nous guette est une question de vie ou de mort, au-delà du symbole, il y va de la crédibilité de l’écrivain.

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Lorsque on est habitué à léché les assiettes avec les doigts, on peut avoir que ce raisonnement, d'un larbin.

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