Arabie saoudite : la fuite en avant dans la barbarie

La monarchie d'Arabie saoudite a inauguré l'année avec l'horreur des exécutions.
La monarchie d'Arabie saoudite a inauguré l'année avec l'horreur des exécutions.

L’horreur sanglante n’a jamais fait reculer un royaume qui s’enfonce aujourd’hui, de plus en plus, dans son impasse meurtrière. Au journal télévisé de ce pays sorti de nulle part et qui se dirige vers l’abîme du diable, un présentateur cite, un à un, les noms des condamnés à mort et exécutés le jour même.

Comme la barbarie de la situation ne suffisait pas, chaque nom est illustré par la photographie de celui qui a trouvé la mort. Plus encore dans l’innommable, chaque photographie est numérotée et s’égraine aux yeux des téléspectateurs, comme un concours de bestiaux à vendre. Quarante-sept visages et noms numérotés ont défilés sur l’écran, il ne manquait que le son du tambour.

Le royaume saoudien, la pire représentation que pouvait avoir le monde musulman, déjà si marquée par ses lourds handicaps de régimes politiques peu enviables, vient de creuser encore plus le fossé qui le sépare de l’humanité.

La fuite en avant s’accélère et on ne voit pas comment ce royaume de cauchemar évitera à la région un autre bain de sang, dans une déflagration qui risque de nous entraîner, cette fois-ci, dans une escalade avec l’Iran. Car il ne s’agit pas seulement de l’exécution d’islamistes terroristes (ce qui ne justifie jamais la peine de mort) mais également d’un leader de l’opposition chiite, comme une insulte et une violente provocation envers une partie importante de la population du pays. Ce n’est pas seulement une faute mais un drame considérable et l’Arabie Saoudite est prête à préserver son régime féodal au prix de centaines de milliers de morts et d’une catastrophe régionale encore pire que celle que nous connaissons actuellement.

Ce régime s’est toujours comporté comme la pire image que l’humanité peut donner au côté obscur des hommes. Des milliers d’années de barbarie de l’homme et des sociétés guerrières sont résumées, sous nos yeux, en un seul exemple.

Ce pays a financé la dérive islamiste, participé à toutes les manœuvres de déstabilisation régionale, enterré les femmes dans un statut d’esclaves, coupé la tête à des milliers de citoyens et, comble de la barbarie, en public.

Les milliards de dollars amassés par la famille royale n’ont pas préparé d’un iota un quelconque début de préparation à un avenir prometteur et moderne. Tout a été calculé, préparé et organisé afin de maintenir une féodalité bestiale qui n’honore pas seulement les pays arabes mais l’espèce humaine.

Aujourd’hui, ce pays voit avec crainte le sang de la bête se tarir suite à une baisse considérable de ses revenus pétroliers. Sa population est au bord du déchirement et de la guerre civile, ses opposants de plus nombreux et son armée à l’image de son royaume d’opérette.

Voila ce qui se passe lorsqu’on ferme les yeux pendant des décennies sur une monarchie qui s’est comporté de la sorte pour des revenus pétroliers, aujourd’hui disparus.

Et ce sont les gardiens des lieux saints !

Sid Lakhdar Boumédiene

Enseignant

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Commentaires (5) | Réagir ?

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elvez Elbaz

L Arabie un daesh qui a pignon sur rue à l ONU!!!!!!!

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Kichi Duoduma

A tous ceux qui croient trouver un sens symbolique à toute la violence

du Coran et de la Bible, ceci vient prouver le contraire. Quand ces

livres « sacrés » parlent de massacres et de tueries, il n’y a rien

d’allégorique dedans. Quand Moïse, notre cher Sidna Moussa, dit qu’il

faut tuer l’enfant désobéissant par l’épée, c’est exactement ce qu’il

veut dire, il faut lui couper la tête avec une épée. Et quand Mohamed

dit qu’il faut couper la main du voleur, il s’agit bien de la lui couper

avec une épée. Seuls les croyants modernes essayent de trouver des sens

symboliques à ces coutumes d’un autre temps. Les Saoudis sont là pour

prouver ce que je dis.

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