Batna : la troupe du Théâtre régional de Oum El-Bouaghi entre en scène

la troupe du théâtre régionale de Oum El-Bouaghi
la troupe du théâtre régionale de Oum El-Bouaghi

Dans la soirée de lundi, la pièce théâtrale intitulée "Azguen igarrou", présentée pour la 1re fois par la troupe du Théâtre régional de Oum-El-Bouaghi, est entrée en compétition de la septième édition du festival national du théâtre amazigh.

Cette pièce de théâtre est tirée d’une œuvre dramatique écrite par Tarek Acheba, mise en scène par Zaafoune Kaddour et Mourad Bouchehir. Elle a été interprétée sur scène par deux comédiens Younes Jouani et Nadjib Zeroual. Ce dernier a campé un rôle très drôle durant toute la pièce, comme secrétaire du docteur et spécialiste en criminologie. La pièce raconte l’histoire de Yahia, docteur et à la fois, chercheur dans les sciences en criminologies. Le docteur Yahia vit depuis son très jeune âge avec un complexe de culpabilité et un dédoublement de personnalité, c'est-à-dire troubles psychiques. Dans la pièce, Yahia a gardé dans sa mémoire de petit garçon, le crime commis par son propre père sur sa propre mère pour une raison d'infidélité ; il croit qu’il était issu probablement d'une autre personne, du moins ce que raconte cette histoire. Le docteur Yahia a tenté de reproduire un autre crime en utilisant comme acteur de crime une étudiante stagiaire, celle-ci l'aimait follement au point d'exécuter à la lettre tout ce qu'il lui a demandé.

Un jour, Yahia, tira de son tiroir un pistolet et le confia à la jeune étudiante amoureuse de lui. Il lui a demandé de commettre un vol chez une personne dans un appartement qui se trouve à deux pâtés de son bureau. Aveuglée par son amour, la jeune étudiante en arme n'hésita une seule fois, elle s'est introduite dans l'appartement. Surprise par la propriétaire, une dispute s’engagea entre elles. Un coup de pistolet parti et blessa grièvement la propriétaire. Paniquée, la jeune femme se rendit au bureau du docteur Yahia. La jeune fille s'est vue reniée et ignorée par Yahia, voulant le tuer, brusquement le secrétaire et la femme de Yahia sont entrés après avoir tout entendu derrière la porte. La jeune femme a été emprisonnée dans un hôpital psychiatrique, Yahia perdit sa femme et tout. Il croyait qu’en réalisant cette expérience, il allait se débarrasser de ce complexe, mais bien au contraire, finalement celui-ci l'avait culpabilisé à tout jamais.

La Gossra nostra de Mihoubi Latreche du Théâtre de Bejaia

Mouhoubi Latrech, l’un des pionniers du théâtre kabyle depuis une quarantaine d’années, a écrit plusieurs textes en plus de la poésie, comme les Sinistrés, Sidney, Mohand Ouchaabane, Muh Ouyahya . Il a participé au festival national du théâtre amazigh avec sa pièce de théâtre La Gossra Nostra tirée de Muh Terri de Mohya, tirée d’une œuvre écrite et mise en scène par lui-même. La troupe théâtrale de Bejaia a offert un spectacle très drôle (beaucoup d’humours) au public Batnéen, notamment les familles kabyles venues de toute la région. La pièce raconte l’histoire d’un jeune homme qui ne se retrouve nulle part en plus d’être rejeté de la société. Le jeune Muh Terri, est originaire d’un petit village kabyle, orphelin dès son plus jeune âge, n’ayant ni père ni mère et pas même un toit, il passe tout son temps à trainer dans le village saoul. La nuit venue, il se réfugie dans le cimetière. Et ceci dure depuis très longtemps. Les gens du village ne le respectent plus et se comportent mal avec lui. Ils le considèrent comme l’idiot parfait du petit village. La famille Borof, aisée, est la seule à lui porter une aide, du moins pour manger en échange de petits menus services effectués par Muh Terri.

Un moment donné, Muh Terri, fatigué et ne pouvant plus supporté les humiliations et la misère décide de quitter le village pour Tizi-Ouzou, afin de travailler et réussir dans sa vie. Muh Terri plonge alors dans des pratiques douteuses, notamment le vol et autres avec une bande de malfrats. Arrêté, il a emprisonné. Quelque temps plus tard, le jeune Muh est libéré, il décide de rejoindre son village. En revenant parmi les siens, il devient une personne respectée. Le mouvement Imazighen qui avait durant son absence a chamboulé les villageois. Il devient une opportunité pour Muh Terri, alors il décide de s’engager dans le mouvement Imazighen, afin de se venger de tous ces villageois et leurs humiliations. Hélas, quelque temps plus tard, Muh a été à nouveau arrêté, seulement cette fois-ci par des personnes que l’auteur appelle dans le texte de la pièce le Généraux-Majors. Moh fut exécuté dans une prison, il laissa une feuille de papier signée Zéro. Le metteur en scène avoue que cette pièce a été tirée d’une histoire dont le texte a été écrit durant les années de braises.

Abdelmadjid Benyahia

Plus d'articles de : Culture

Commentaires (0) | Réagir ?