Le pétrole confirme un timide rebond en clôture

Le pétrole toujours en dessous des 40 dollars.
Le pétrole toujours en dessous des 40 dollars.

Les cours du pétrole ont confirmé mardi le rebond amorcé la veille dans un contexte restant cependant prudent à la veille d'une probable hausse des taux d'intérêt aux Etats-Unis.

Le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en janvier a gagné 1,04 dollar à 37,35 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). La plus grande partie de cette remontée est due aux gens qui couvrent les paris qu'ils avaient pris sur la baisse des cours la semaine dernière, a noté Bob Yawger, chez Mizuho Securities USA.

Matt Smith, chez ClipperData, a mentionné pour sa part des déclarations du ministre nigérian du Pétrole Emmanuel Kachikwu, qui aurait plaidé pour une réunion très urgente de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole si jamais les cours restaient à des niveaux très bas d'ici février.

La chute des cours, qui ont atteint des niveaux qu'on n'avait plus vus depuis février 2009, s'était accentuée après une réunion de l'Opep le 4 décembre lors de laquelle l'organisation a renoncé à rabaisser et même à fixer ses objectifs de production, ce qui aurait pu laisser entrevoir un terme à la crise actuelle de surproduction.

Mardi, les investisseurs ont tenu à limiter la prise de risque à la veille d'une décision de la Réserve fédérale qui devrait, selon la plupart des investisseurs, remonter ses taux pour la première fois depuis près de dix ans.

Dans ce cas, le dollar a des chances de se renforcer, ce qui habituellement pèse sur les cours du pétrole, car cela pénalise les acheteurs de brut munis d'autres devises.

Mais au delà de la hausse des taux, Mike Dragosits, chez TD Securities, a assuré que les investisseurs suivraient de très près les explications des responsables de la Fed. La question, selon lui, est de savoir si elle va se montrer plus positive sur l'économie américaine, ce qui pourrait être rassurer les investisseurs sur le niveau de la demande en pétrole, alors que le marché croule sous les excédents.

Enfin, dernier facteur guetté avec appréhension par les investisseurs, l'état des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis. Une première estimation fournie par l'association professionnelle API était attendue en soirée, avant que le ministère de l'Energie ne publie les chiffres officiels mercredi à 15h30 GMT.

M. Yawger a indiqué qu'il tablait sur un recul des stocks de brut, mais une forte hausse des stocks de produits distillés, les températures exceptionnellement clémentes de l'automne nord-américain pesant sur la consommation du fioul de chauffage.

AFP

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