Ali Benflis plaide pour la rupture avec la gouvernance archaïque

Ali Benflis
Ali Benflis

Nous reproduisons la déclaration d'Ali Benflis rendue publique aujourd'hui mardi.

Je suis toujours très heureux de vous rencontrer et de pouvoir discuter et partager avec vous quelques réflexions sur la situation prévalant dans notre pays et sur les principaux centres d’intérêts ou de préoccupation pour nos concitoyennes et nos concitoyens. Notre dernière rencontre remonte au mois de juin dernier et je me dois de reconnaître devant vous que vous m’avez manqué. Je vous remercie, donc, d’avoir aimablement répondu à notre invitation et de me donner le plaisir de reprendre avec vous le fil du dialogue et du débat fructueux et fécond pour moi et, je l’espère, pour vous également.

Nous nous retrouvons dans des circonstances particulièrement heureuses pour les militantes et les militants de Talaie El Hourriyet et pour tous ceux qui, dans notre pays, ont fait du libre exercice des droits politiques une cause juste et un combat de tous les instants.

En effet, et comme vous le savez déjà, Talaie El Hourriyet a obtenu, enfin, un agrément pour agir comme nouvelle formation politique après un très long parcours de quatorze longs mois qui aura été jalonné d’obstacles succédant aux obstacles et d’entraves faisant suite aux entraves. Vous avez été les premiers témoins privilégiés et assidus de tous les développements nombreux et divers qui ont marqué ce parcours. Vous en avez tenu nos concitoyennes et nos concitoyens régulièrement informés avec rigueur et objectivité. Rien dans ce parcours n’a échappé à votre vigilance et à votre témoignage. Je vous en remercie bien sincèrement comme doivent aussi vous remercier, en ces moments, tous ceux qui, grâce à vous, ont pu jouir de leur droit d’être informé sur un sujet qui a incontestablement retenu leur intérêt et leur attention.

La création de Talaie El Hourriyet n’a pas été une sinécure ; elle n’a pas été une promenade de santé ; elle n’a pas été une randonnée tranquille dans une prairie paisible. Elle a été un parcours du combattant ; elle a été un saut d’obstacles continu dont on se demandait souvent s’il avait une fin ; elle a été une suite de montagnes à gravir et que nos militantes et nos militants ont gravi les unes après les autres sans jamais rien perdre de leur foi, de leur constance et de leur détermination : la foi en leur cause car c’en est une ; la constance dans leurs convictions qui ont fini par prévaloir sur toutes les contrariétés et toutes les adversités ; et la détermination sans laquelle même les causes les plus justes et les plus nobles s’essoufflent ; s’épuisent et puis s’éteignent.

Malheureusement, dans notre pays et au XXIe siècle l’exercice des droits politiques n’est pas encore un acquis irrévocable et intransgressible. Il relève toujours des humeurs ; des caprices et du bon vouloir du régime politique en place. Or ce régime n’a aucune espèce de conviction démocratique ; il n’a que peu de respect pour les droits et pour les libertés ; il ne peut s’accommoder d’une citoyenneté épanouie et heureuse ; et peu lui chaut d’être assis sur une légitimité branlante et douteuse tant est grand son mépris pour la volonté et la souveraineté populaires.

En prononçant ces mots, je pense naturellement à toutes nos concitoyennes et nos concitoyens qui luttent toujours pour pouvoir exercer leurs droits politiques et donc pour disposer d’un cadre politique dans lequel ils défendraient leurs convictions, militeraient pour la propagation de leurs idées et proposeraient leurs visions et leurs projets pour notre pays. Ces concitoyennes et ces concitoyens, où qu’ils se trouvent ont pour eux la Constitution et les lois de la République. Leur cause est juste. Leur combat mérite notre solidarité. Celle de Talaie El Hourriyet leur est totalement acquise. Qu’ils sachent qu’ils trouveront toujours dans notre parti des femmes et des hommes à leurs côtés pour leur dire : ne désespérez pas, ne perdez pas patience, n’abandonnez pas votre combat légitime car les aspirations démocratique réduites au silence ne sont, au fond, que des luttes politiques qui n’auront pas été menées jusqu’au bout.

Mesdames et Messieurs ;

Pour Talaie El Hourriyet aujourd’hui est un autre jour. Une étape s’achève, une autre commence. Je n’ai aucun doute que cette nouvelle étape sera plus exigeante, plus déterminante et plus chargée de lourdes responsabilités.

Permettez-moi de tenter de lire dans vos pensées et au risque de me tromper et d’être corrigé par vous, d’en retirer les questions que vous devez vous poser et que doivent certainement se poser avec vous nos concitoyennes et nos concitoyens au sujet des priorités de notre parti dans cette nouvelle étape. Ces questions me semblent être les suivantes :

  • Premièrement, comment Talaie El Hourriyet comptent-elles mobiliser autour de leur projet dans un contexte de discrédit généralisé du politique et de la politique dans notre pays ?
  • Deuxièment, quel est l’apport nouveau ou additionnel de Talaie El Hourriyet dans le paysage politique national ?
  • Troisièmement, Talaie El Hourriyet disposent-elles de capacités de mobilisation, quelles sont-elles et comment en feront-elles usage ?
  • Quatrièmement, quels sont les axes de déploiement de Talaie El Hourriyet à court et moyens termes ?

Je m’attacherai à répondre à l’ensemble de ces interrogations sans en esquiver aucune et sans voiler indûment quelque sujet que ce soit.

Au sujet de la première question j’entends et je lis comme vous tous que l’algérienne et l’algérien ne croient plus ni au politique ni en la politique. Tout récemment, j’ai pris connaissance d’une étude d’un Centre de recherche Sud-africain en sociologie politique qui classait nos concitoyennes et nos concitoyens parmi les moins concernés ou intéressés par la chose politique sur le continent africain. J’ai eu toujours personnellement de sérieuses réserves quant à l’exactitude ou à la validité de ce prétendu constat. Pour moi l’algérienne ou l’algérien ne sont ni plus ni moins suspicieux que les autres populations dans le monde à l’égard du politique ou de la politique.

L’Algérien ne croit pas le politique lorsqu’il s’érige de lui-même en homme providentiel alors que la matrice d’une telle prétention n’est faite de rien d’autre que d’une appétence pour l’autoritarisme et l’autocratie ; l’Algérien ne croit pas le politique lorsqu’il prétend être un homme d’Etat alors qu’il n’est qu’un homme de pouvoir ; et l’Algérien ne croit pas l’homme politique dès qu’il cesse d’être un homme de devoir et de mission pour devenir un homme de carrière et d’intérêts étroits. Voilà le politique en lequel les algériennes et les algériens ne croient pas. Par contre ils croient en l’homme politique dès lors que celui-ci donne pour ne rien prendre, sert sans attendre de récompense et œuvre au bien commun avec intégrité et honnêteté, sans prétentions et sans égo démesuré.

Quant à la politique qui rend les Algériennes et les Algériens rétifs ou réfractaires à son endroit, c’est celle du double langage, des promesses non tenues, de substitution d’intérêts catégoriels à l’intérêt général et de l’accaparement de la richesse nationale par des minorités clientélistes auxquelles est conférée une sorte de supra- citoyenneté au détriment du plus grand nombres réduit quant à lui à une forme d’infra- citoyenneté que l’on ne cache même plus. Voilà la politique en laquelle les algériennes et les algériens ne croient pas. Par contre, ils sont demandeurs d’une politique qui fait de l’Etat, l’Etat de tous, des lois, des lois au-dessus de tous, des institutions, des institutions au service de tous et de la richesse nationale, une richesse qui est la propriété de tous.

Parce qu’elles participent d’une entreprise de réhabilitation du politique et de la politique, Talaie El Hourriyet offrent une alternative et ouvrent de nouvelles perspectives à l’action politique et au militantisme politique.

Quant à la seconde question relative à l’apport nouveau ou additionnel de Talaie El Hourriyet dans le paysage politique national, j’y répondrai en disant que cet apport réside dans le véritable projet de société que nous proposons à notre peuple. Je dis un véritable projet de société en pesant soigneusement mes mots et en mesurant la complexité du concept lui-même car c’est bel et bien de cela qu’il s’agit.

Mon programme pour le Renouveau National développé lors des dernières élections présidentielles a posé les fondements de ce projet de société en termes de visions, de stratégies, de politiques, de mesures et d’échéanciers.

Talaie El Hourriyet ont repris à leur compte le programme pour le Renouveau National et l’ont développé en projet politique, économique et social cohérent et global. Ceux qui auront pris la peine de lire ce projet adopté par le Congrès Constitutif du parti ainsi que les 10 résolutions sectorielles stratégiques qui l’ont accompagné savent que c’est effectivement d’un projet de société qu’il s’agit.

Les maîtres mots de ce projet sont : la modernisation de notre système politique, la rénovation économique par l’adoption franche et univoque d’un modèle de développement économique et social dont notre pays attend toujours d’être doté et des réformes sociales permettant l’épanouissement d’une société revitalisée, dynamique, rassemblée autour d’ambitions partagées, tolérante et ouverte sur le monde et sur son temps.

La modernisation de notre système politique devra nécessairement passer par la relégitimation de l’ensemble des institutions, de l’ouverture du vaste chantier de l’édification de l’Etat de droit et la clôture définitive des chapitres honteux et indigne de notre pays de toutes les formes de dépossession et de confiscation des droits et des libertés. Le socle commun à toutes ces entreprises n’est pas à chercher ailleurs que dans la restauration pleine et entière de la citoyenneté et du retour effectif à la souveraineté populaire comme source unique de légitimation de l’exercice de tout pouvoir.

Quant à la rénovation économique de notre pays, elle imposera nécessairement une sortie de l’ère de l’ambivalence, de l’opacité et des non-choix. Sortir d’une telle ère signifie l’abandon de la posture du «Ni-Ni» qui a causé tant de ravages au tissu économique national : Ni économie étatique, ni économie libérale, comme si une telle posture irrésolue suffisait et qu’elle rendait superflue l’édification d’un système économique cohérent et performant.

Le résultat de ce manque de courage politique, de cette paresse intellectuelle et de cette vision économique indigente est que notre pays ne dispose toujours pas d’un modèle de développement économique et social digne de ce nom.

Talaie El Hourriyet apportent ce modèle au pays. Ce modèle est celui d’une économie de marché mondialisée dans laquelle l’Etat restera toujours le stratège, le régulateur vigilant, le garant de la juste redistribution de la richesse nationale et le protecteur puissant de la justice et de l’inclusion sociales. Seul un tel modèle pourra dé-bureaucratiser la sphère économique, la désenclaver et l’ouvrir sur son environnement mondial, vider toutes les niches de la prédation et de la corruption, éliminer les rentes de situations concédées par le régime en place à des fins clientélistes, libérer les initiatives et diversifier les sources et les moyens de création de la richesse nationales.

Le choix d’un modèle de développement économique et social est un toujours un acte politique fort et fondateur. Cet acte a été accompli par Talaie El Hourriyet et il est désormais soumis à l’appréciation et au jugement du peuple algérien lui-même.

S’agissant des réformes sociales, elles devront être larges et profondes. La société algérienne est aujourd’hui dévitalisée. Elle a perdu ses valeurs référentielles et ses repères moraux. Elle se caractérise par la rupture du contrat de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Elle ne se reconnaît plus dans son propre Etat qui a été mis au service de coteries et de factions. Elle est en panne de projet national qui la motive, la mobilise et la rassemble. Elle n’a pas perdu tout espoir mais elle désespère surement de l’incurie, de l’impéritie et de l’indigence politique de ceux qui sont censés concevoir une grande ambition nationale pour elle, lui fixer des horizons à atteindre et lui montrer la voie pour y parvenir. Elle s’est refermée sur elle-même et a cédé au «chacun pour soi» dans lequel la recherche du salut individuel balaie de son chemin l’indispensable quête du salut collectif.

Talaie El Hourriyet sont entrées dans le vif de ce sujet des réformes sociales. Elles lui ont consacré une vaste réflexion. Elles identifient avec précision et rigueur l’ensemble de ces réformes sociales nécessaires pour donner un sens à la construction d’un Etat moderne et au développement d’une Nation qui ne décourage ni l’adversité des temps présents ni les défis des temps à venir.

Il y a, Mesdames Et Messieurs, la troisième question qui concerne les capacités de mobilisation de Talaie El Hourriyet et l’usage qu’il en fera. Je ne sais pas qu’elles sont les informations précises dont chacune et chacun d’entre vous dispose à ce sujet. Je peux vous dire par contre, que tous les rapports qui me parviennent de tous les bureaux territoriaux et de tous les bureaux communaux du parti font état d’un engouement exceptionnel de nos concitoyennes et nos concitoyens. Cet engouement n’a jamais faibli. Il s’est manifesté avec force dès l’annonce du projet de création du parti. Il n’a pas faibli alors même que tardait abusivement à venir l’autorisation de réunion de son congrès constitutif.

La tenue de ce congrès constitutif est venue amplifier l’attractivité de notre parti. Je peux vous dire, aujourd’hui, qu’après l’agrément obtenu par le parti, cet engouement est déjà passé à une vitesse supérieure que nous ne soupçonnions même pas.

J’ajouterai à votre attention que nous comptons actuellement 30.000 militants. Nous projetons –comme hypothèse minimale- de doubler ce chiffre, soit 60.000 militants, d’ici la fin de l’année courante. Cet objectif est parfaitement réaliste ; il est à notre portée ; et je peux déjà vous dire qu’il sera atteint. Le moment venu, je vous fais la promesse de vous inviter à venir en vérifier avec moi la réalité et le bien fondé.

Nos capacités de mobilisation sont visibles de tous. Elles résident dans le fait qu’un nombre toujours plus grand de nos concitoyennes et de nos concitoyens réalisent que Talaie El Hourriyet est le parti de l’avenir ; qu’il et un parti porteur d’un projet réaliste, praticable et crédible ; qu’il est un parti qui propose une véritable alternative politique, économique et sociale ; qu’il est un parti qui offre une gouvernance nouvelle aux antipodes de l’ancienne ; et qu’il est un parti qui entend rompre avec les archaïsmes politiques par la modernité politique, qui indique au pays la voie de sortie de la régression par le progrès, économique et social et qui offre à la Nation les moyens de rompre avec le défaitisme et le fatalisme ambiants par le redressement et le renouveau.

Les capacités de mobilisation de Talaie El Hourriyet résident aussi dans la personnalité des femmes et des hommes qu’elles rassemblent. Ces femmes et ces hommes sont imbus du sens de l’Etat, de la culture de l’Etat et du service de l’Etat : c’est leur honneur et leur servitude. Ces femmes et ces hommes se sont volontairement positionnés là où ils sont, par conviction et en conscience pour donner et non pour prendre, pour servir et non pour se servir ou servir des proches, des clans ou des clientèles, pour se sacrifier et non pour se lancer dans une quête éperdue d’un surcroit de faveurs indues de privilèges immérités, ou de vains titres de gloire.

Quant aux principaux axes de déploiement de notre parti dans l’avenir proche, c'est-à-dire d’ici la fin de l’année, ils seront les suivants :

  • Le premier axe, certainement le plus important, concerne le travail politique de proximité. C’est le passage obligé de toute forme de militantisme politique. Maintenant que le parti a obtenu son agrément, les membres de son Bureau politique et de son Comité Central vont pouvoir se déployer sur le terrain politique et participer à l’animation de l’action des représentations de Talaie El Hourriyet à tous les niveaux locaux. Je projette quant à moi de participer à des rassemblements régionaux qui me permettront de présenter le projet politique de notre parti à nos concitoyennes et à nos concitoyens. A toutes ces fins, un programme de travail couvrant le dernier trimestre de l’année en cours est dans sa phase de finalisation et il sera soumis pour décision au Bureau politique du parti à sa prochaine réunion le 3 octobre prochain.
  • Le second axe de déploiement à court terme de notre parti concerne les opérations d’adhésion des militantes et des militants. Nous élaborerons un plan de travail précis qui servira de guide à l’ensemble des représentations du parti à l’échelle des communes, des dairates, des wilayates et des 13 circonscriptions de la Wilaya d’Alger. Ce plan de travail servira d’encadrement aux opérations d’adhésions dont l’objectif est, je le rappelle, de parvenir au doublement des nombres de nos militantes et de nos militants à l’échéance de l’année courante.
  • Le troisième axe du déploiement du parti portera sur la structuration permanente de toutes ses représentations locales. Comme vous le savez, le parti ne dispose à l’heure actuelle que de représentations provisoires coordonnées par des responsables désignés. Maintenant que le parti est agrée, il est désormais possible d’entamer l’entreprise de structuration permanente de ses représentations locales et de permettre au principe démocratique par excellence – c'est-à-dire au principe électif- de reprendre ses droits. C’est le principe électif- et lui seul- qui déterminera l’accès aux fonctions dirigeantes du parti à tous les échelons locaux. La structuration locale permanente du parti est une opération de grande ampleur. Elle nécessite un échéancier qui est en cours d’élaboration et qui couvrira la période allant de novembre 2015 à l’été 2016.
  • Le quatrième axe de déploiement du parti concernera l’installation de son Secrétariat national. Le Congrès Constitutif de notre parti a approuvé la création de ce Secrétariat National pour en faire véritablement le pôle de réflexion et la force de proposition de Talaie El Hourriyet.

Ce Secrétariat National rassemble un très large éventail d’expertises et de spécialités.

Il sera composé de 35 personnalités à l’expertise avérée et reconnue dans leurs domaines d’attribution. Les consultations en vue de la répartition des tâches entre les membres du Secrétariat National sont achevées et l’installation de cette instance du parti interviendra au cours de la première semaine du mois d’octobre. Vous y serez bien cordialement conviés.

Les missions des Secrétaires Nationaux sont essentiellement au nombre de quatre :

  • La première mission des Secrétaires Nationaux est d’assurer le suivi des activités des institutions du pays et de produire à leur sujet toute réflexion, analyse, propositions ou recommandations qui leur sembleront utiles pour l’action politique du parti ;
  • La seconde mission des Secrétaires Nationaux est de réaliser à la demande du Président du parti ou du Bureau politique des notes d’analyses ou d’information sur des sujets d’intérêt spécifique. C’est ainsi qu’ils auront à élaborer des dossiers sur les sujets inscrits à l’ordre du jour du Bureau Politique et bien évidemment du Comité Central ;
  • La troisième mission des Secrétaires Nationaux est d’être les portes parole du parti dans leur domaine d’attribution ;
  • Enfin, la quatrième mission des Secrétaires Nationaux est d’organiser périodiquement des cycles de formation politique destinés aux militants du parti.
  • Le cinquième axe du déploiement du parti à très court terme concerne la création d’un Centre d’Etudes Politiques, Economiques et Sociales.

Ce centre fonctionnera parallèlement au Secrétariat National. Il sera le Think Tank du parti. Je suis heureux de pouvoir dire que Talaie El Hourriyet deviendra ainsi la première formation politique algérienne disposant d’une telle structure de réflexion, d’analyse et de prospective.

Ce centre aura pour tâche permanente de produire trimestriellement un rapport sur l’évolution de la situation politique, économique et sociale du pays. Il produira aussi des études sectorielles - sur des sujets nationaux, régionaux ou internationaux conformément au plan de charge que déterminera son conseil d’administration. Tous ces rapports et études sont destinés à être rendus publics.

Mesdames et Messieurs ;

J’ai tenu à consacrer cette déclaration liminaire exclusivement à notre parti et aux perspectives que son agrément ouvrent à l’avenir de son action politique. J’ai tenté de vous fournir l’image la plus fidèle possible sur ce que nous comptions entreprendre et sur ce que nous espérons apporter à la vie politique nationale. Notre ambition est claire : elle est de bâtir un parti moderne s’inscrivant dans la trajectoire de l’impérative modernisation politique, économique et sociale du pays. Notre objectif est sans ambigüité : il est de convaincre nos concitoyennes et nos concitoyens que la dynamique de l’échec n’est pas une fatalité et que le cercle vicieux entretenu par un système politique qui alimente lui-même tous nos autres échecs peut être rompu et amené à céder la place au cercle vertueux de la modernité et du progrès. Nos priorités sont sans équivoque : elles convergent toutes vers notre peuple auquel nous entendons dire que désormais un nouveau projet politique lui est soumis et que c’est à lui qu’il revient de le juger.

Ali Benflis

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