La poésie amazighe féminine s’exprime à Khenchela

L'affiche
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Dans le cadre de la célébration du mois du patrimoine, la maison de culture de Khenchela ; Ali Souaï a abrité samedi la première édition de "la journée de la poésie amazighe féminine".

Cette journée vient après le colloque de "la poésie amazighe" organisé le mois de mars dernier, et s’inscrit dans la politique de la Maison de culture de Khenchela qui entend insuffler une nouvelle dynamique à la culture chaouie loin des sentiers battus de la folklorisation.

Une pléthore de poétesses venues de plusieurs régions du pays chaoui ont animé deux séances : une matinale, l’autre vespérale. Yemmas n-wewras, Zerfa Sahraoui, Faïza Aïchi, Fatma Bey, Yemmas n-Hamz, Djamila Fellah, Nawel Ghanmi, Hanane Khenneb et Rabia Dridi se sont relayées sur la scène pour déclamer leur plus beaux poèmes .

Hommage à deux grandes femmes chaouies

Cette rencontre a été dédiée à la mémoire de la chahida Ziza Massika, la fille du Bellezma qui a abandonné sa classe à l’école primaire de Merouana (Batna) par une matinée hivernale de l’année 1956 pour rejoindre l’ALN en tant qu’infirmière. Elle est tombée au champ d’honneur le 29 août 1959 près de Collo lors d’un bombardement de l’armée française de son hôpital de campagne.

La mémoire d’une autre Auressienne a été également honorée en la personne de Naziha Hamouda la fille du chahid Si El Houes disparue en 1989. Ethnologue de formation, elle est l’auteure d’une étude sur la femme chaouie et la poésie intitulée : "Les femmes rurales de l’Aurès et la production poétique".

Dans leurs recommandations, les participantes ont préconisée l’officialisation de cette activité les 20, 21 et 22 mai de chaque année sous le nom "des journées de Ziza Massika pour la poésie amazighe féminine". Elles ont également plaidées en faveur de la promotion de la culture amazighe dans l’Aurès sous ses diverses formes en associant les établissements scolaires et les médias publics.

Jugurtha Hanachi

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Massinissa Umerri

Parmis les Chawis, les Auressiens, sont ceux qui ont echappe' a Bururu. Les autres, me semblent avoir tous ete' pique' par tsetse'...