Des élus de Beni-Saf dressent un bilan sans concession de leur APC

Vue de Beni-Saf.
Vue de Beni-Saf.

Désormais, une première dans les traditions et règles de la commune de Beni-Saf et de son APC ou un bilan morale d’une échéance donnée traduit par un petit groupe d’élus à travers l’interposition de la presse nationale.

Nous tenons avant tout à présenter suivant des constats de faits réels basés sur des situations concrètes et factuelles afin de ne pas nous emballer dans le débinage, ni dans la médisance, encore moins dans la calomnie.

Chaque fait présenté est lié administrativement à une règle de l’art et du principe de droit que nous nous référons à juste titre (PV : de délibération de commission des finances et des marchés), et le fait relevé est aussi justifié par un document réel officiel et authentique quand il est question de véracité de fait.

C’est une communication nouvelle de proximité et de transparence en faveur du citoyen Beni-Safien occasionné pendant ce mandat conformément aux dispositions des articles 11, 12 et 14 du code communal. Les habitants de Beni-Saf, du moins ceux qui ont Beni-Saf dans leur cœur et dans leur tête, n’ont assisté que très rarement aux assemblées générales de l’APC de Beni-Saf et ce conformément aux dispositions de l’article26 du code communal, une façon de s’enquérir ou plutôt se renseigner sur les domaines (économiques, sociaux, culturels, sportifs) sur l’état, la situation et la conjoncture de leur ville.

L’APC n’a pas su et ne pourra innover dans la concertation constructive, en créant les conditions d’une participation élargie (habitants, usagers, commerçants, salariés, jeunes, femmes…) portant sur le diagnostic d’un projet de cadre de vie adéquat, en élaborant un cahier de concertation regroupant les attentes des habitants en matière d’usage de la ville en ce qui concerne à priori et en priorité:

Une couverture générale et convenable de l’éclairage public sachant que ce créneau consomme la part du lion du budget communal en autofinancement de l’exercice 2013 et 2014 soit 08 opérations d’une valeur approximative de 27.600.000DA, ajouter les opérations inscrites aux Plans de développement communal( PCD) et aux plans sectoriels de développement (PSD) et aux fonds communs des collectivités locales( FCCL). Malheureusement les habitants de Beni-Saf, tout quartier confondu s’apitoient surtout auprès de certains membres de l’APC, les doléances ne sont prises en considération par l’administration communale. Ce manque d’éclairage est dû à plusieurs facteurs entre autre la défectuosité du réseau, de la qualité des lampes et surtout du manque flagrant de l’entretien du réseau E-P. Il est utile de mentionner la forte densité de l’humidité qui a un effet néfaste mais cela n’empêche pas la commune de mener une gestion simple et adéquate pour remédier à ces défaillances. L’exemple le moins frappant est celui du nouveau réseau éclairage public (E.P) financé dans le cadre du PSD de la plage du puits, certains poteaux électriques présentant des anomalies ont été complètement déracinés, le boulevard de l’abattoir menant à la plage du puits n’est pas digne de voir, ni de le décrire coté E.P et autres carences, les autres quartiers sans aucune exception sont exposés au laxisme de la commune que le PAPC, l’exécutif et l’APC refusent de voir devant les faits accomplis, avant même la réception définitive du projet les anomalies constatées ne sont pas prises en considération...

La réfection des trottoirs : 06 opérations inscrites au budget communale pour une valeur approximative de 34.000.000DA, certains quartiers souffrent de ce manque de support de cadre de vie, d’autres ne font que patienter. Il est regrettable de voir les difformités de certains trottoirs accusé par qui de droit, au quartier de Ghar El Baroud, la plage du puits, sagla ou encore à la Zhun. La plage du puits trop gâtée en a bénéficié de trois opérations pour un même aménagement de trottoirs pour dire que la qualité des ces travaux n’ont pas une durée normalisée alors des segments de trottoirs de bonne qualité, et d’œuvre d’art datent du temps des colonies.

Des aménagements (12 opérations pour un montant approximative de 29.279.836 DA) portant en globalité la construction de mur de soutènement, il est à noter la remarque suivante qui a été posée au niveau de la commission des finances le pourquoi d’une partie de ces opérations faisables par la commune ont été concédées aux entreprises ? Des murs construits (03) ont subi des effondrements sans que la responsabilité ne soit mise en exerce pour expliquer les malfaçons, le trop de pardon favorise le laxisme et le laxisme est l’œuvre des médiocres.

L’assainissement a également bénéficié de 06 opérations budgétaires avec un montant approximative globale de 17.658.123DA ces opérations portaient sur les saignées ( genre de rigoles recouvertes de grilles traversant la route). Ce genre de saignées ne sont pas efficaces devant les avaloires et leurs couts sont trop excessives( études à envisager) ; la preuve est flagrante la journée du 26 septembre2014, la pluie a montré que les saignées étaient inefficaces, la majorité des saignées n’ont pas fait l’objet d’écurage et donc ne pouvait jouer le rôle dévolu. La totalité des saignées mises en œuvre ne sont plus fonctionnelles, ceux de l’abattoir, de la plage et de la Zhun à titre d’exemple, le constat amère vous indique bien la chose mal faite.

 Par conséquent, des projets faciles dans leurs réalisations très rentables pour l’entreprise mais couteux pour la collectivité publique, leur utilité est moindres, leurs usages très limité et le manque d’entretien lui ôte sa valeur d’usage pour devenir inutile ceci efface l’opportunité de l’opération. L’existence des entités économiques (EPIC) à savoir ADE-ONA-CET ne sont sollicitées pour mieux prendre en charges la nature des besoins de la population Beni-Safienne à savoir les malfaçons des branchements d’eau, des fuites, des affaissements de terrain, des non remises en état… de même pour l’assainissement ou le débordement se fait en surface et des ruissellements sur rigoles des rues provoquant des désagrément et même plus coté hygiénique.

L’absence de conventions avec ces EPICs n’arrange pas certains intérêts ou les marchés s’imposent au détriment du cadre de vie de la population. Le code des marchés ne peut être en contradiction avec les missions de ces EPICs.

Ce sont apparemment les grandes et importantes opérations prises en charge par l’autofinancement, des acquisitions de matériels et équipements, matériels de transports et outillages et autres fournitures présentent des incohérences graves en termes de prix ou le prix du moins disant est irréel ? …

Dans «l’annexe 18» le récapitulatif des opérations d’autofinancement, les en cours, ceux non lancées, les annulées, en évaluation, clôturées, en engagement, en études, en rattachement sont au nombre de 78 projets portant sur les exercices 2012-2013-2014 et avant même 2012.Leurs suivis en terme de qualité par les membres de l’APC ? Sinon par la commission respective ne sont pas pris en considération et ils ignorent même les travaux qui en principe ont un impact positif du cadre de vie de la population sans pour cela indiquer l’argent jeté par la fenêtre( nettoiement de la falaise de Boukourdan- peinture des poteaux de la plage- d’autres marchés dont la faisabilité par les agents de la commune est recommandée…).

L’impact des dépenses courantes et d’équipements entrant dans le cadre des autofinancement- les fonds communs des collectivités locales, des plans de développement local, des plans sectoriels de développement, les résultats sont en deca des attentes de la population (doléances écrites-orales-pétitions- discutions…) à titre d’exemple, l’ex mairie et le marché couvert n’ont pas été remis en état selon les normes des règles de l’art, l’horloge Historique (patrimoine de Beni-Saf) ne fonctionne toujours pas alors que l’article de la convention consacre à sa remise en l’état une cagnotte de 400.000 DA.

APC de Beni-Saf

L’administration communale ne fait aucun effort devant l’indolence, le lymphatisme et la passivité de l’exécutif. Il faut dire que l’APC de Beni-Saf s’est réunie en vase clos, 13 fois en session ordinaire. La majorité des délibérations sont restées comme une lettre morte, d’autant plus aucun bilan à ce jour, n’a été présenté aux membres de l’APC malgré l’ insistance mais en vain. La majorité des membres (05 de l’exécutif + 11de l’APC) ont bénéficié d’une rémunération conséquente en qualité de délégués et président de commission, le pécule en vaut plus que la peine de faire une pression pour que la majorité l’emporte en dehors du vrai, du bien, du juste, de utile et l’agréable n’est pas dans cet agenda:

  • le maintien quotidien de l’hygiène : un ramassage hors norme est devenu une corvée, le service reste à désirer et la saleté n’est pas propre.
  • la lutte contre l’informel est à l’oubliette.
  • les constructions illicites, l’ampleur des dégâts nécessite une enquête pour voir si complicité existe, le responsable des travaux porte l’entière responsabilité de même que la commission des travaux.
  • la mise en place d’un plan de circulation intégré pour mettre un peu d’ordre dans la ville.
  • l’entretien de la voierie est inexistant.
  • le parent misérable : la promotion des activités culturelles, le premier responsable de la commission de l’activité culturelle préfère aller réparer l’E.P car voiture et essence aux frais de la princesses pardi !
  • la gestion des espaces verts ces gens-là ne savent pas ce que c’est. Le responsable de l’environnement n’a pas encore fait son choix entre les égouts, les fleurs, les sachets bleus et la détente du cadre de vie, les forêts récréatives que Beni-Saf possèd, sont devenues des dépotoirs d’ordures ainsi que toutes les falaises Beni-Safiennes.

Tous ces premiers points que nous vous présentons n’ont pas été prises en considération, ils ont été marginalisés. Le problème crucial est bien le quartier SAGLA, population vivant dans une favela, certains ont eu ce privilège d’avoir un logement social, leur cambuse n’a pas été détruite entièrement ce qui fait une aubaine pour un nouveau demandeur, en plus de la saleté, ce quartier vit dans une situation les plus catastrophique, c’est aussi un réservoir de voix (élections) pour ceux dont les promesses, les font rêver.

Par conséquent, et de façon générale penser pour un développement durable en qualité de mandataire de la population, nécessite la construction d’un pôle économique qui ne pourra jamais voir le jour si ce minimum de cadre de vie reste en deca. Tout cela est dû en grande partie au niveau d’organisation de l’Administration communale qui ne donne pas de résultats satisfaisants, le contexte est inadapté et insensé. Les nuisances en termes d’environnement ne sont pas prises en considérations, réparer une nuisance d’ordre matériel nécessite un marché pour aménagement, une nuisance réglementaire ca les dépasse de loin.

Cette inadaptation entre les missions de service publics déjà énumérés et les ressources mises à la disposition de la commune ont un impact négatif pour tout développement économique, social et culturel local qui en principe d’intelligence prendront en charge les besoins de la population et du patrimoine de la ville.

 L’APC de Beni-Saf ne sait faire à ce jour que des raccordements de crédits, ou approbation de marchés, les plus importantes approbations régie -.l’inventaire du patrimoine- le fichier foncier- récupération du patrimoine de la commune (cinéma- salle de soin-….)-assainissement de l’environnement de la ville (squattage des rues, des parking, les points suscités ci-dessus…).

Le mode de gestion reste défaillant ; tout se fait par concession, même le ramassage des ordures des plages, une concession de toutes les activités de la commune serait peut-être meilleure !

En été, alors que l’effectif humain suffisant et matériel que les finances permettent, avec la mise en œuvre d’un schéma directeur de gestion des déchets adéquat existe, la saleté ne devrait pas avoir lieu. Il faudrait certes des hommes intègres, probes et scrupuleux qui savent équilibrer le poids de leurs missions s et les ressources communales tout en imposant une obligation réglementaire et un contrôle rigoureux de la tutelle, une rationalisation dans les dépenses publiques face à la réalité amère du terrain.

Une nouvelle organisation de l’administration est devenue plus qu’une nécessité que le ministre de l’intérieur devrait par concertation prendre en charge avec implication des citoyens (construction de la citoyenneté via des associations) et c’est cela la démocratie participative que nous vous présentant une partie de ca en tant qu’élus de la ville et commune de Beni-Saf (art 12).

Cette démarche spirituelle renforcera le lien entre le citoyen et son portefeuille ou l’impôt est puisé, en ce sens le citoyen verra bien la qualité des services entrant dans son cadre de vie de sa ville, il demandera par tous moyens et à qui de droit des comptes aux élus. Nous savons que les prérogatives d’une telle implication du citoyen dans la gestion est nécessaire, un pouvoir plus vaste de décision et de gestion pour l’administration communale( décentralisation), et enfin une transparence pour que la recevabilité soit effective.

Notre APC de Beni-Saf n’a ni l’esprit, ni initiative d’entreprendre, elle n’écoute plus les doléances de la population ou ne sait pas écouter, ne voit plus la dégradation de la ville et de son environnement alors, dites- vous ou dites-nous : ceux qui ne voient pas et qui n’écoutent dans le même temps, que peuvent-ils faire ?

Mais le choix du mandataire pour la gestion de la ville appartient à la population. Nous (petit groupe) ne faisons que l’effort demandé face à une majorité d’élus de l’APC de Beni-Saf qui dit oui aux fausses délibérations et dit non aux vrais Beni-Safiens. Beni-Saf appartient aux Beni-Safiens, pensez-y à prendre soin de cette merveilleuse ville.

Les élus de l’APC de Beni-Saf :

- Benykhlef Kouider

- Benallal Mohamed

- Abdallah Ahmed

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Commentaires (1) | Réagir ?

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klouzazna klouzazna

Trés bonne initiative de communcation et de transparence à encourager et à étendre aux restes des administrations et institutions...