L'ancien colonel du DRS, Chabane Boudemagh, soutient Zeroual

Chabane Boudemagh
Chabane Boudemagh

L’ancien colonel du DRS Chabane Boudemagh nous a fait parvenir sa réaction suite à la lettre de Liamine Zeroual aux Algériens.

Le 19 mars 2014, jour de commémoration d'une date historique du processus de recouvrement de l'indépendance nationale, le Président de la République, Liamine Zeroual, unique Président élu de son peuple sans aucun équivoque, s'est résolu à se défaire de son obligation de réserve, s'obligeant à s'adresser à son peuple sous le saut de l'urgence par la crainte de voir s'effondrer les fondements de la République, et l'accaparement de la souveraineté de la Nation, payés au prix de lourds sacrifices, et par le sang des loyaux et des justes avec lequel s'écrivait jadis et s'écrit encore aujourd'hui le parchemin de l'histoire d'un Peuple digne d'avoir en tous temps lutté pour sa liberté.

Nous accueillons l'Appel du Président Liamine Zeroual avec beaucoup de déférence, et partageons entièrement son analyse de la situation dangereuse qui engage le devenir de la Nation, et assimilons sans ombrages le signal fort qu'il prodigue à l'adresse des nombreux Algériens patriotes qui ne se dispenseront d'aucun effort et d'aucun sacrifice aux fins de concourir à la sauvegarde de l'indépendance nationale et à la construction de l'édifice républicain.

En effet, tout Algérien patriote, authentique, conscient des conspirations ourdies contre l'Algérie, ici et ailleurs, se doit de considérer sa pleine responsabilité en tant que membre de la Nation, et de se hisser à la hauteur du message d'alerte donné par le Président Liamine Zeroual qui ne manque pas de mettre en exergue les menaces qui pèsent sur la pérennité de la Nation dans un contexte électoral où toutes sortes de graves dérives pourraient avoir pour conséquences la confiscation de la souveraineté du peuple au profit de groupes d'intérêts qui sont à peu de lieues de détourner l'oeuvre d'indépendance nationale, s'accaparer la propriété du peuple, privatiser l'Etat, et ce, par la conclusion définitive d'une dynamique déjà en cours, mise sous le sceau de la providence et de la continuité.

L'argument de stabilité avancé par ceux là même qui invitent les puissances du monde à s'ingérer à chaque échéance capitale aux fins de crédibiliser, de l'extérieur, leur propre choix au détriment du choix souverain du peuple, est un prétexte fallacieux dont le seul objectif est de dispenser l'Algérie de s'inscrire sur la voie du nécessaire redressement positif et celui du progrès.

Les Algériens patriotes et authentiques, savent que le réel facteur d'instabilité et d'insécurité est le refus de l'alternance et du changement. Nul changement dans la continuité, et nul progrès sans changement. La sécurité et la stabilité nationales ont pour conditions nécessaires l'alternance au pouvoir et le le redressement par le changement. 

C'est par les élections que devraient se consacrer la volonté du peuple et se renforcer dans le socle républicain, à condition que celles-ci soient garantes du respect de sa volonté. Or nous vivons une situation sans précédant, où le Pouvoir s'approprie l'Etat, ses institutions et les mécanismes même de contrôle de son action par le Peuple souverain.

Une élection capitale qui se déroule dans les dénis du Droit et du respect du peuple ne peut en aucun cas être considérée porteuse des aspirations populaires mais des appétits voraces d'une oligarchie déterminée à se perpétuer. 

Le premier déni, était le viol manifeste de la Constitution, Loi fondamentale de tout un peuple, qui a fait d'un homme une providence qui ne l'est pas.

Le second déni, étant le mutisme de ceux investis de la charge d'apprécier en leurs âmes et consciences les conditions auxquelles doivent satisfaire les prétendants à exercer une la charge suprême de Président de la République.

Le troisième déni est l'asservissement de l'Etat, émanation du Peuple, par ceux qui se résolvent à en détourner la mission à leur service exclusif, autour de la campagne d'un homme dont les capacités ne lui permettent même pas de mener campagne lui même.

Enfin, le devoir de mémoire de l'oeuvre d'indépendance nationale, disait le Président Liamine Zeroual, constitue, aujourd'hui plus que jamais, la source qui doit inspirer les Algériens patriotes et authentiques à considérer le présent contexte à sa juste mesure, et à assimiler pleinement les dangers qui guettent le devenir de la Nation. 

C'est aujourd'hui et à ce titre que doit culminer le sens de la responsabilité et du devoir. Et ce, pour que Vive l'Algérie. 

Colonel Chabane Boudemagh

Organisation des Patriotes Algériens

20 Mars 2014

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Commentaires (3) | Réagir ?

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timi momo

bJR. c'est ce colonel qui fabrique certaines bieres en Algerie c'est l'ami de zenir mouloudia pas tres recommandable.

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Kacem Madani

Tout compte fait, c’est bien que tout ce beau monde sorte de son mutisme! Car l’un après l’autre ils nous débitent des perles si rares qu’elles précipiteraient vers la faillite, si elles venaient à circuler sur le marché international, l’ensemble des joailliers de la place Vendôme et d'ailleurs!

« Or nous vivons une situation sans précédant, où le Pouvoir s'approprie l'Etat, ses institutions et les mécanismes même de contrôle de son action par le Peuple souverain » ! ?

Ah bon ? Sous Benbella, sous Boumediene, et sous Chadli, le peuple était donc souverain?

Nous devions certainement vivre dans un monde parallèle au vôtre pour ne pas nous en être aperçu!

A d’autres Colonel !

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