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Boom des crédits à la consommation : les banques inquiètes des risques de surendettement des ménages

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L’explosion les crédit à la consommation, distribués aux ménages algériens sans contrôle, ni encadrement, inquiète, à juste titre, la communauté bancaire qui demande la mise en place par la Banque d'Algérie d'une Centrale des risques des ménages afin de mieux contrôler ces prêts et de s'éviter les effets d'un surendettement de leurs bénéficiaires. Le délégué général de l'Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, qui s'est fait l'écho de cette requête lors d'une conférence-débat au forum d'El Moudjahid, a cité les crédits à la consommation (crédit-automobile, crédit-électroménagers...) comme l'un des produits bancaires les plus demandé en Algérie, atteignant un montant de 63 milliards de DA à fin 2006. Le boom de la consommation à crédit, dans une conjoncture où le pouvoir d’achat de la population est en constante dégradation, fait courir un réel risque de surendettement aux ménages. Les organismes de crédits étrangers entrés en force sur le marché bancaire algérien ont beau jeu de minimiser le danger et d’avancer qu’ils « soutiennent le marché », ils sont les heureux bénéficiaires de cet envol sans précédent de la consommation.

Société Générale, Al Baraka Bank, BNP Paribas El Djazaïr particulier sont ceux qui ont raflé la mise. Ils profitent de la frénésie de consommation automobile qu'ils alimentent en même temps. Ainsi, en quelques années, l’Algérie qui compte 3, 5 millions de véhicules, est devenue le plus grand parc automobile du Maghreb. Le concessionnaire exclusif de Chevrolet ne cache pas qu’il vend entre 60 à 70 % de ses voitures à crédit, quant à ce responsable commercial d’une autre grande marque automobile, il avoue " En entrée de gamme, trois véhicules sur quatre sont commercialisés grâce à un crédit à la consommation ". On comprend aisément pourquoi Cetelem Algérie, arrivée en mars 2006, s’est félicitée de son installation en Algérie. La filiale de BNP Paribas spécialisée dans le crédit à la consommation, qui se réjouit du bon démarrage de son activité, a fait des émules dans l’Hexagone. Le Groupe Société Générale attend l'agrément de la Banque d'Algérie pour installer officiellement une nouvelle filiale, baptisée Crédal (Crédit d'Algérie), dédiée elle aussi au crédit à la consommation. Quand on vous disait que le créneau était rentable…

 Postez un commentaire Réactions (1 poste(s))

  • Posté par rym imsat, 10 Octobre, 2007 13:03:55
    Permettez-moi d'attirer l'attention des lecteurs sur deux points, à mon sens importants. Le premier point concerne Abderrahmane Benkhalfa le secrétaire général de l'ABEF (association des banques). Cet individu est en poste depuis plus de 10 ans ! c'est l'exemple même de l'inamovibilité et de l'obsolescence !. Benkhalfa est par ailleurs un démagogue invétéré. Il a toujours dit du bien du système bancaire y compris durant la période des scandales des années 2004-2005 dont il a minimisé, toute honte bue, la portée et les implications. Sur les créances douteuses des banques publiques, Benkhalfa reste de marbre; il les considére presque comme normales (???). Benkhalfa est aux finances ce que Benbouzid est à l'éducation nationale, c'est-à-dire le symbole de l'inertie, de la stupidité et de la flagornerie ! Le second point de mon intervention a trait au créneau des crédits à la consommation dont il faut rappeler que c'est le seul créneau d'intervention des filiales des banques étrangères installées en Algérie. Je veux aussi préciser que même la stratégie du repreneur français du CPA reposera exclusivement sur les crédits à la consommation. C'est un créneau sans risque, financé et soutenu par les réserves de change algériennes. Le repreneur français du CPA raflera trés vite de grosses parts de marché, mais ne bougera pas d'un iota pour financer l'investissement productif. Une véritable aubaine qui viendra s'ajouter aux superprofits que la banque française réalisera à partir de l'enveloppe devises du CPA (financement des importations). l'Algérie n'obtiendra en retour aucune réelle contrepartie ! Rym Imsat
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