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Liberté syndicale : Rassemblement de soutien à Paris aux syndicaux autonomes
le 14 Février, 2008 16:03:00 | 1467 lecture(s) | Voir Réactions
Une cinquantaine de personnes ont manifesté mardi devant le consulat d’Algérie à Paris, devant des banderoles affichant « liberté syndicale en Algérie ». Les slogans, « à bas la répression en Algérie » ont été scandés notamment par des syndicalistes français, comme le collectif Solidaires ou la Fédération syndicale unitaire (FSU), ainsi que d’autres organisations comme la CNT, l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) et l’association Pluri-elles. Selon ce collectif, « le pouvoir multiplie les tentatives de corruption de ses membres et crée des syndicats « clones » afin de se discréditer dans l’opinion ». Rachid Malaoui, représentant du SNAPAP, qui a fait le déplacement, a détaillé les événements du 12 février à Alger en évoquant les heurts entre la police et les délégués syndicaux avant même qu’ils n’arrivent devant le Palais du gouvernement. Evoquant l’interdiction des rassemblements et de la loi sur l’Etat d’urgence, il a affirmé vouloir «casser le mur de la peur» et a dénoncé les intimidations subies par les contractuels, menacés de non- renouvellement de leur contrat. Jean-Paul Léne et porte- parole du FSU, principal syndicat de l’enseignement français, est venu afficher son soutien à la lutte de ses homologues algériens. Pour lui, le soutien venu de l’extérieur donne d’autant plus de légitimité et de poids au mouvement : «Il faut que le gouvernement algérien sache que nous sommes en contact avec eux, et que nous les soutenons », at- il déclaré. Quant à Annick Coupé, représentante du syndicat Sud-Solidaires, elle s’est rendue en Algérie en 2006 : « nous avons vu la condition des syndicats autonomes, le harcèlement qu’ils subissent, les procès, les mises à pied, et la répression. L’Algérie est un pays riche : pour moi ce sont les syndicalistes qui ont les moyens de créer plus d’égalité sociale. Ce sont eux qui se battent et qui sont susceptibles de représenter un espoir pour la majorité de la population algérienne ». Une délégation a demandé à être reçue par le consul général, mais elle a été refusée.
Paris, Sara Doublier

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