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Le Monde : "Le pouvoir algérien n'a rien réglé"
le 12 Décembre, 2007 16:20:00 | 6132 lecture(s) | Voir Réactions
Al-Qaida au Maghreb islamique a revendiqué les deux attentats perpétrés mardi 11 décembre à Alger "contre les croisés et les apostats". Huit mois après les attentats du 11 avril contre le palais du gouvernement et un commissariat de police dans cette même ville, les djihadistes ont attaqué deux nouvelles cibles dans la capitale algérienne : le Conseil constitutionnel et la Cour suprême, et une cible internationale, la plus symbolique qu'ils pouvaient viser, l'ONU.
"Nous annonçons à la nation musulmane la bonne nouvelle : le succès de deux opérations martyres perpétrées par deux héros à Alger pour défendre la nation de l'islam et humilier les croisés et leurs agents, les esclaves des Etats-Unis et les fils de France", écrit Al-Qaida au Maghreb islamique, l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien. "Choc, indignation et colère", a réagi Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, dénonçant "une attaque lâche et abjecte".
Ces attentats spectaculaires et meurtriers démontrent, d'une part, que le pouvoir algérien est loin d'avoir réglé la question de l'islamisme armé, et, d'autre part, qu'Al-Qaida continue de gagner en influence. Après la perte de son sanctuaire afghan en 2001, Al-Qaida ne peut que se satisfaire des succès de ses branches irakienne depuis 2003 (dont le premier attentat spectaculaire fut l'attaque contre le siège de l'ONU à Bagdad) et algérienne depuis 2007, sans compter son retour, aux côtés des talibans, sur les fronts afghan et pakistanais.
En Algérie, la "sale guerre" civile s'est transformée, pour les islamistes les plus radicaux, en un combat inspiré par Oussama Ben Laden. Une nouvelle génération apparaît, avec de nouvelles méthodes. Les auteurs des attentats de 2007 n'ont pas connu les maquis du Front islamique du salut (FIS) des années 1990. Ils sont de la génération d'Al-Jazira et d'Internet, nourris d'images de Palestine, des guerres américaines en Afghanistan et en Irak, du conflit qui a opposé Israël au Hezbollah libanais. Ils s'opposent à la fois au pouvoir algérien et aux Etats-Unis, à Israël et à la France, l'ex-puissance coloniale. Ils pratiquent l'attentat-suicide - pour tuer aveuglément.
Après avoir fait allégeance à Oussama Ben Laden en septembre 2006, le GSPC a hérité du label "Al-Qaida" en janvier 2007. Du 11-Avril au 11-Décembre, en huit mois parsemés d'autres attentats et d'une tentative d'assassinat du président Bouteflika, il ne lui aura pas fallu longtemps pour suivre la ligne tracée par Ben Laden. Le défi que pose le GSPC est multiple. En Algérie, ce sont à la fois des assauts contre le pouvoir et contre les Occidentaux ; hors d'Algérie, ce sont des attentats en France, réclamés dans chaque communiqué par les chefs d'Al-Qaida.
"Nous annonçons à la nation musulmane la bonne nouvelle : le succès de deux opérations martyres perpétrées par deux héros à Alger pour défendre la nation de l'islam et humilier les croisés et leurs agents, les esclaves des Etats-Unis et les fils de France", écrit Al-Qaida au Maghreb islamique, l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien. "Choc, indignation et colère", a réagi Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, dénonçant "une attaque lâche et abjecte".
Ces attentats spectaculaires et meurtriers démontrent, d'une part, que le pouvoir algérien est loin d'avoir réglé la question de l'islamisme armé, et, d'autre part, qu'Al-Qaida continue de gagner en influence. Après la perte de son sanctuaire afghan en 2001, Al-Qaida ne peut que se satisfaire des succès de ses branches irakienne depuis 2003 (dont le premier attentat spectaculaire fut l'attaque contre le siège de l'ONU à Bagdad) et algérienne depuis 2007, sans compter son retour, aux côtés des talibans, sur les fronts afghan et pakistanais.
En Algérie, la "sale guerre" civile s'est transformée, pour les islamistes les plus radicaux, en un combat inspiré par Oussama Ben Laden. Une nouvelle génération apparaît, avec de nouvelles méthodes. Les auteurs des attentats de 2007 n'ont pas connu les maquis du Front islamique du salut (FIS) des années 1990. Ils sont de la génération d'Al-Jazira et d'Internet, nourris d'images de Palestine, des guerres américaines en Afghanistan et en Irak, du conflit qui a opposé Israël au Hezbollah libanais. Ils s'opposent à la fois au pouvoir algérien et aux Etats-Unis, à Israël et à la France, l'ex-puissance coloniale. Ils pratiquent l'attentat-suicide - pour tuer aveuglément.
Après avoir fait allégeance à Oussama Ben Laden en septembre 2006, le GSPC a hérité du label "Al-Qaida" en janvier 2007. Du 11-Avril au 11-Décembre, en huit mois parsemés d'autres attentats et d'une tentative d'assassinat du président Bouteflika, il ne lui aura pas fallu longtemps pour suivre la ligne tracée par Ben Laden. Le défi que pose le GSPC est multiple. En Algérie, ce sont à la fois des assauts contre le pouvoir et contre les Occidentaux ; hors d'Algérie, ce sont des attentats en France, réclamés dans chaque communiqué par les chefs d'Al-Qaida.
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Réactions (4 poste(s))
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Posté par ferhati lekfrim, 13 Décembre, 2007 13:54:48je crois que la lacheté continue à sévir.c'est normal puisqu'elle est bien nourrie.nourrie par la haine des uns,l'indifference des autres et enfin la peur du reste.ce qui fait que nous en sommes tous responsables.que peut on éspèrer d'un pourvoir indifferent dont le seul projet est sa survie et dont le seul programme est la sauvegarde de ses interets et des interets de son clan et des vautours qui l'entourent.que peut on espèrer de ce meme pouvoir qui a légalisé la corruption et l'assassinat en libérant des criminels sanguinaires de prison.rien,absolument rien. que peut on éspérer des ces criminels qui n'ont d'autre projet que celui de tuer le maximum d'innocents croyant que cela leur ouvrirait les portes du paradis.que peut on éspèrer de ces laches qui s'attaquent aux innocents en épargant les bourreaux.peut on éspèrer d'eux quelque chose de bon.non absolument pas.ils disent qu'ils combattent les americains et les français ainsi que leurs alliés au pouvoir alors que ce sont de simples citoyens innocents et non coupables qui meurent.droles d'animaux.s'ils veulent combattre les américains,pourquoi n'iront-ils pas en irak défendre leurs frères arabo-musulmans.mais cela demande beaucoup de courage,et le courage c'est ce qui leur manque justement.pauvres laches qui ne sont bons qu'à alimenter les flammes de l'enfer.pauvres buches. que peut-on éspèrer d'un peuple qui pleure ,aujourd'hui,de toutes les larmes de ses yeux et qui rit le lendemain à pleines dents.un peuple qui n'a aucune mémoire et qui,en l'éspace d'une nuit,peut tout oublier.que peut-on éspèrer d'un peuple qu'on n'arrete pas blesser mais qui oublie aussitot que la blessure commence à se cicatriser et qui s'apprete à recevoir d'autres blessures sans jamais essayer de les éviter.quelques soient les raisons de son silence,ce peuple a tort.quelques soient les raisons deson inaction,ce peuple a tort.le pouvoir ne pensera jamais à nous.il n'est pas des notres.il ne se reconnait pas en nous et nous sommes loin de nous reconnaitre en lui. nous en sommes tous coupables mais à des degrés differents.nous formons un trio de bourreau,complice et témoin muet.à vous de vous situer.moi,je sais ou est ma place.monsieur benchicou,je vous envie.vous au moins,vous avez sauvé votre conscience.
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Posté par Dyhia Tadzayrit, 13 Décembre, 2007 10:00:07Avec la réconciliation de Boutef, les choses se passent de la façon suivante: A chaque fois que les terroriste éliminent 60 Algériens, on a un repenti qui se rend aux services de sécurités et 10 à 20 nouveaux apprentis terroristes qui le remplace au maquis. Donc on faisant le calcul, pour 500 repentis on aura totalisé 30000 victimes au sein de la population civile et entre 5000 et 10000 nouveaux terroristes. Voila le résumé arithmétique de la réconciliation macabre prônée par Boutef, le mollah Belkhadem et l?assassin Zerhouni. On ne se réconcilie pas avec les démons de la mort messieurs les ignares crasseux, la mort on la combat.
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Posté par avroche boubnider, 13 Décembre, 2007 09:54:56moi je pense que boutef et compagnie "islamo-conservateurs" ce sont eux les responsable de tous les malheurs de l'algerie et méme le terrorisme.et maintenant que la situation les dépasse ils n'arrivent plus a la contrôler
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Posté par Viw Belajout, 13 Décembre, 2007 09:48:56Ceci est une narration superficielle, loin d'etre une analyse de ce qu'a evolue depuis 1991. Je dirais qu'apres l'annualtion des legislatives de 91 materialisees par le coup d'Etat militaire, la junt au pouvoir n'a pas su trouver uen solution au probleme au dela de la mise en place d'un Etat d'Urgence. Ceci n'a pas ete une alternative salutaire! Le probleme aurait pu etre resolu par le feu Boudiaf, que Dieu ait son ame. Mlaheureusement ce qui est d'interet au pouvoir n'est pas en accord avec l'interet de la Nation. Helas! le peuple algerien, pris dans ce "triangle politique" faux et vicieux a la fois: Armee-Islamisme-Democratie n'a autre salut que de voire couler l'Algerie, atteindre le fond pour enfin remonter, si espoir il y a...avec la grace de Dieu! Une gouvernance dans beaucoup de pays du tiers-monde obeit aux lois dictatoriales; malencentreusement, l'Algerie n'echappe pas a ces memes lois. Il appartient encore uen fois a cette meme junte du pouvoir de croire en les limites des galons et aussi en la volonte de depasser leur frustrations en sortant de leur coquille et voire le monde que nous entoure sous un angle plus grand. L'Algerie avant tout, c'est aussi croire en le changement. Bouteflika, de la marmite du FLN des temps de Boumediene DOIT ceder le passage a un leader qui n'a pas PAS PEUR de L'UNIVERSALITE et CAPABLE de DICERNER le filament si fin soit-il entre HARRAGAS et TERRORISTES.

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