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Privatisation du CPA : les Américains auraient-ils supplanté les Français ?

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Au lendemain du gel de la privatisation de la banque publique CPA par le gouvernement algérien, deux jours avant la remise des offres techniques, le site web toutsurlalgerie.com avait conclu que le Crédit Agricole pourrait être le grand bénéficiaire de cette décision. La banque verte ayant de fait demandé un report de la date de dépôt des offres. Quelques jours après la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algerie, revenant sur les raisons de ce gel avancées par les algériens à leurs partenaires français et le scepticisme affiché par ces derniers, toutsurlAlgerie.com propose une nouvelle lecture du geste algérien. Selon ses sources, la crise des "subprime" n'y est pour rien, c'est l'américain Citibank qui aurait fait échouer l'opération (lire l'article)

Algérie : comment l’américain Citibank a fait échouer la privatisation du CPA

Par sonia lyes. La semaine dernière, lors de la visite du président Sarkozy en Algérie, le sujet avait figuré en bonne position dans les discussions entre les deux délégations. La patronne du Medef, Laurence Parisot, a cherché auprès de ses interlocuteurs algériens à connaître les vraies raisons qui ont poussé le ministère des Finances à annuler, samedi 24 novembre, la privatisation du CPA. Car la version officielle – la crise des subprime- n’a pas vraiment convaincu les Français. La visite de Sarkozy n’y a rien changé : les milieux d’affaires français restent sceptiques sur les vraies raisons de cette annulation.

En réalité, selon nos informations, le gouvernement algérien a pris cette décision pour répondre à une demande la banque américaine Citibank. Cette dernière, en pleine restructuration et qui venait d’accueillir au sein de son capital un nouveau fonds souverain, émirati, avait d’autres urgences à gérer. Elle n’était pas en mesure de formuler une offre sur le CPA. Or, la banque américaine était le grand favori pour remporter cette privatisation. « C’est une décision politique. La Citibank a été la première grande banque occidentale à s’implanter en Algérie dès les années 1990, en plein terrorisme. Le gouvernement voulait en quelque sorte la récompenser », explique notre source. Les Algériens avaient également une préférence pour la Citibank pour une autre raison : ils souhaitent rééquilibrer le marché, actuellement dominé par les banques françaises.

Les quatre banques françaises – BNP Paribias, Société Générale, Crédit Agricole et Banques Populaires- étaient prêtes à formuler des offres, même si le Crédit Agricole avait émis quelques réserves. Mais, selon notre source, une délégation du Crédit Agricole, accompagnée de conseillers de la Deutsche Bank, a pris l’avion pour Alger dimanche 25 novembre. « Le voyage n’avait pas été annulé malgré l’annonce, la veille de la suspension de la privatisation du CPA car, vendredi soir, aucune des quatre banques n’a été informée de l’annulation du projet», souligne notre source. Le lundi matin, les délégations des quatre banques françaises étaient à Alger, avec dans leurs bagages des offres techniques. Qui n’ont jamais été remises au gouvernement algérien…

http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-cpa-citibank-banques-1957.html

 Postez un commentaire Réactions (2 poste(s))

  • Posté par omar cheriet, 14 Décembre, 2007 12:45:37
    Voici un article ou plutot une info qui fera plaisir à Rym Imsat parue sur le site internet de Jeune Afrique: L?ancien ministre des Finances Abdelatif Benachenhou a refusé le poste de PDG d?Air Algérie, vacant depuis le décès, en août, de Mohamed Taïeb Benouis. Ce proche du président Bouteflika, grand argentier du pays de 1999 à 2005, rejoint le Crédit agricole, où il sera chargé de suivre la privatisation du Crédit populaire algérien. L?ancien député et patron de Cosider, Ouahid Bouabdellah, est désormais pressenti à la tête d?Air Algérie. Et pares on s etonne que l'Algerie va mal......
  • Posté par rym imsat, 13 Décembre, 2007 13:54:48
    Désolé de devoir le dire, mais l'article de Tout sur l'Algérie ne contient que des contre vérités ! Citibank n'a jamais contribué au financement bancaire de l'économie algérienne. Je suis en mesure d'affirmer, compte tenu de ma pratique des opérations extérieures, que l'intervention de cette banque dans l'accompagenement aux investissements en Algérie a toujours été et reste quasiment nulle. De même, la participation de cette banque aux emprunts levés par l'Algérie entre 1985 et 1992, sur les marchés internationaux, a été des plus insignifiantes. Par conséquent, il est faux de prétendre que cette institution a aidé notre pays au moment où il en avait besoin. S'agissant particulièrement des causes à l'origine du gel de la privatisation du CPA, je préfèrerais renvoyer aux nombreux textes publiés sur ce thème dans le blog Benchicou puis dans Le Matin en ligne. Ces articles (dont j'ai signés quelques-uns)contiennent des éléments d'appréciation et d'analyse qui renseignent suffisamment sur les dessous de l'affaire. Si l'on devait résumer les raisons du blocage, on pourrait dire qu'un certain nombre de paramètres (qui n'ont rien à voir avec la crise des subprimes)ont émergé, via certains canaux, pour leur traitement réactualisé par les services compétents. Le tout renvoie à des considérations de sécurité financière et de risque sur les leviers financiers de la souveraineté, ce qui a incité les décideurs à faire marche arrière. Point barre ! Rym IMSAT
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