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Tunisie : grève de la faim contre le président Ben Ali
le 05 Octobre, 2007 16:24:00 | 3472 lecture(s) | Voir Réactions
Un rassemblement de solidarité avec les démocrates tunisiens est organisé demain samedi 6 octobre 2007
a 15 heures à Paris (Métro Couronnes)
Une nouvelle fois, la grève de la faim illimitée est utilisée par les démocrates tunisiens, comme dernier recours inévitable contre les exactions de la dictature du régime tunisien. Une grève de la faim illimitée a été déclenchée en Tunisie le 20 septembre 2007, par Mme Maya Jribi secrétaire générale du parti démocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed Néjib Chebbi directeur de son journal, pour protester contre l’intervention des autorités tunisiennes, sa police politique et l’appareil judiciaire en vue de fermer le local central du PDP et ses locaux régionaux ainsi que l’arrêt de la diffusion du journal « Al Mawqef » et du site du PDP.
L’offensive sécuritaire visant à la fermeture des locaux du PDP fait partie d’une politique délibérée du pouvoir tunisien qui vise tous les partis politiques et associations indépendantes. Il cherche à empêcher les militants-es démocrates de s’exprimer.
Le lundi 1er octobre 2007, le tribunal de première instance de Tunis a annulé le bail datant de plus de treize ans et a ordonné l’expulsion immédiate du PDP ;
Le comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les libertés politiques et d’association en Tunisie :
1) Proclame son soutien total aux deux grévistes de la faim et au droit du PDP, des autres partis d’opposition et associations indépendantes d’exercer leurs activités dans des locaux et dans les espaces publics.
2) Soutient la liberté d’association et d’organisation pour tous les partis politiques et organismes non reconnus.
3) Demande la libération immédiate des prisonniers politiques, dont les deux derniers sont : Mohammed Yassine Jlassi et Abdessalem Laarayedh, membres de la jeunesse du PDP et la promulgation d’une loi d’amnistie générale en Tunisie.
4) Invite les partis, les associations, les organes de presse et les amis-es du peuple tunisien : canadiens, québécois, français, européens et partout dans tout le monde à se mobiliser rapidement et fortement pour dénoncer la politique répressive et sécuritaire des autorités tunisiennes. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de mettre fin au silence complice entourant les atteintes systématiques aux droits de l’homme, aux libertés et à la démocratie en Tunisie.
COMITE DE SOUTIEN A MAYA JRIBI ET NEJIB CHEBBI POUR LES LIBERTES POLITIQUES ET D’ASSOCIATION EN TUNISIE : Premiers signataires : CRLDHT - SOLIDARITE TUNISIENNE - FTCR - UTIT PIDF - VOIX LIBRE - ATF PARIS - VERITE ACTION - ACHR - AMF - ATMF - FMVJ France - ASDHOM - FIDH - LDH - MRAP - ENNAHDHA - FDTL - PCOT - PDP - CPR - COLLECTIF 18 OCTOBRE PARIS - PCF - LES VERTS ...
Paris le 2 octobre 2007-10-02
Source : http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2670
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Réactions (9 poste(s))
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Posté par khaledinfo, 10 Octobre, 2007 12:04:40TUNISIE : GREVE DE LA FAIM POUR LA LIBERTE D?ORGANISATION RASSEMBLEMENT LE JEUDI 11 OCTOBRE 2007 AU PARVIS DE MONTPARNASSE, EN FACE DE LA GARE (Métro 4, 6, 12,13) DE 18H A 20H Une nouvelle fois, la grève de la faim illimitée est utilisée par les démocrates tunisiens,comme dernier recours inévitable contre les exactions de la dictature du régime tunisien. Une grève de la faim illimitée a été déclenchée en Tunisie le 20 septembre 2007, par Mme Maya Jribi secrétaire générale du parti démocrate progressiste (PDP) et M. Ahmed Néjib Chebbi directeur de son journal, pour protester contre l?intervention des autorités tunisiennes, sa police politique et l?appareil judiciaire en vue de fermer le local central du PDP et ses locaux régionaux ainsi que l?arrêt de la diffusion du journal « Al Mawqef » et du site du PDP. L?offensive sécuritaire visant à la fermeture des locaux du PDP fait partie d?une politique délibérée du pouvoir tunisien qui vise tous les partis politiques et associations indépendantes. Il cherche à empêcher les militants-es démocrates de s?exprimer. Le lundi 1er octobre 2007, le tribunal de première instance de Tunis a annulé le bail datant de plus de treize ans et a ordonné l?expulsion immédiate du PDP ; Le comité de soutien à Maya Jribi et Néjib Chebbi pour les libertés politiques et d?association en Tunisie : 1) Proclame son soutien total aux deux grévistes de la faim et au droit du PDP, des autres partis d?opposition et associations indépendantes d?exercer leurs activités dans des locaux et dans les espaces publics. 2)Soutient la liberté d?association et d?organisation pour tous les partis politiques et organismes non reconnus. 3)Demande la libération immédiate des prisonniers politiques, dont le dernier est Mohammed Yassine Jlassi, membre de la jeunesse du PDP et la promulgation d?une loi d?amnistie générale en Tunisie. 4) Exprime sa vive inquiétude pour la dégradation de l?état de santé des deux grévistes de la faim et tient le régime tunisien pour seul responsable de cette impasse politique qui pourrait être dramatique pour la vie et l?intégrité physique des deux imminents dirigeants de l?opposition pacifique tunisienne 5) Invite les partis, les associations, les organes de presse et les amis-es du peuple tunisien : Maghrébins, français, européens et partout dans tout le monde à se mobiliser rapidement et fortement pour dénoncer la politique répressive et sécuritaire des autorités tunisiennes. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin de mettre fin au silence complice entourant les atteintes systématiques aux droits de l?homme, aux libertés et à la démocratie en Tunisie. COMITE DE SOUTIEN A MAYA JRIBI ET NEJIB CHEBBI POUR LES LIBERTES POLITIQUES ET D?ASSOCIATION EN TUNISIE : Premiers signataires : CRLDHT ? SOLIDARITE TUNISIENNE ? FTCR ? UTIT PIDF ? VOIX LIBRE ? ATF PARIS ? VERITE ACTION ? ACHR ? AMF ? ATMF ? FMVJ France - ASDHOM ? FIDH ? LDH ? MRAP ? ENNAHDHA ? FDTL ? PCOT ? PDP ? CPR ? COLLECTIF 18 OCTOBRE PARIS ? PCF ? LES VERTS- PARTI SOCIALISTE
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Posté par djamel rouani, 10 Octobre, 2007 12:03:14C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l?Homme en Tunisie membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l?Homme 21ter rue Voltaire ? FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34 contact@crldht.org / www.crldht.org Nous n?avons pas le droit de nous taire Le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l?Homme en Tunisie (CRLDHT) qui participe activement au Comité de Soutien à MAYA JRIBI et NEJIB CHEBBI pour les libertés politiques et d?association en Tunisie, réitère sa solidarité indéfectible avec nos amis grévistes de la faim depuis le 20 septembre 2007. 1) Alerté par le dernier communiqué médical, le CRLDHT exprime ses vives inquiétudes quant aux dangers et risques qu?encourent ceux-ci et qui peuvent porter préjudice à la santé et à la vie de deux acteurs majeurs de l?opposition démocratique tunisienne. 2) Lance un appel urgent à ses partenaires français, européens et dans la région arabe pour intensifier la mobilisation de leurs opinions publiques, faire pression sur leurs gouvernants respectifs et attirer l?attention des différentes institutions onusiennes et internationales afin qu?elles assument leurs responsabilités. 3) Invite, à l?instar de toutes les composantes du Comité de soutien de Paris, à la participation en nombre au rassemblement de Montparnasse, à Paris, le jeudi 11 octobre 2007 18h. Paris le 8 Octobre 2007
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Posté par djamel rouani, 07 Octobre, 2007 22:54:36Observatoire Lyonnais pour la Défense des Libertés Fondamentales en Tunisie c/o LDH 69 5, place Bellecour 69002 Lyon ___________________ Pour plus d?informations, contact : Abdelaziz Agoubi ? LDH 06 77 31 77 39 saidacharf@hotmail.com ____________________ Communiqué de Presse - Soutien aux grévistes de la faim Maya Jribi et Néjib Chebbi ?Non à la persécution de la société civile tunisienne? L'Observatoire Lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie, apporte son soutien à l?action de Madame Maya Jribi et de Maître Ahmed Néjib Chebbi, leaders du Parti Démocrate Progressiste Tunisien, qui observent une grève de la faim illimitée depuis le 20 septembre dernier. visant à protester contre la menace de délocalisation du siège du parti suite à des pressions exercées par le pouvoir sur le bailleur des locaux. Nous rappelons que ce type de persécutions politiques a déjà affecté d'autres partis et associations d'opposition tunisiennes, comme le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, le parti Tajdid, RAID attac-Tunisie, etc. Situation régulièrement confirmée et dénoncée par des rapports d'ONG, entre autres. En effet, après avoir exclu d'accès aux médias publics et privés toute voix dissidente, l'espace vital où pourrait s'exercer l'activité associative ou partisane s'est réduit comme une peau de chagrin. Même des réunions de quelques personnes dans un local sont accompagnées par d'impressionnantes démonstrations de présences policières. Les hôteliers refusent ou décommandent à la dernière minute les réunions publiques de la société civile ou d'opposants sur intervention des autorités locales. Cet étouffement quasi total de la voix de la société civile est très inquiétant en ce qu'elle constitue un facteur favorisant la violence et l'extrémisme politique ou religieux. C'est pourquoi l'Observatoire lance un appel pressant à l'opinion publique française pour qu'elle se mobilise en faveur des grévistes de la faim et leur apporte un soutien à la hauteur de l'enjeu et des menaces. Elle appelle le Parlement Européen à inscrire à l'ordre du jour la question des Droits de l'homme en Tunisie et à interpeller la Commission européenne sur l'application de l'article 2 de l'accord d'association avec la Tunisie. -------------------------------------------------------------------------------- Rappel : Depuis plusieurs années, l?Observatoire lyonnais pour la défense des libertés fondamentales en Tunisie (collectif d?associations rassemblées autour de Tunisie-Liberté, LDH-Rhône, attac-Rhône, RAID attac-Tunisie, ..), avec le soutien d?Agir Ensemble pour les Droits de l?homme, s?est fixé pour objectif de veiller à la situation et à l?évolution du respect des droits de l?homme, de la liberté d?expression et d?association, en Tunisie.
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Posté par khaledinfo, 07 Octobre, 2007 22:54:36Edito de « Mouwatinoun » Dérives Mustapha Benjâafar Un avocat opposant voit son cabinet incendié,? les responsables d?un parti politique se mettent en grève de la faim pour protester contre leur expulsion programmée du siège de leur parti,? un climat de tension générale entre les autorités et la plupart des composantes de la société civile qui peuvent encore jouir d?une certaine marge d?indépendance, le dernier trimestre de 2007 ne s?annonce pas sous les meilleurs auspices. Pourtant, l?équipe au pouvoir se prépare fébrilement à fêter, en grandes pompes, les vingt ans de règne de son mentor et à annoncer très probablement sa candidature pour un cinquième mandat présidentiel. Chacun, en prélude à ces fêtes, attendait ou, plutôt, espérait des mesures de détente ; or c?est tout le contraire qui se produit, comme si les tenants de l?autorité, sourds à tous les appels venus de l?intérieur comme de l?extérieur, s?enfermaient dans leur logique unanimiste voulant tout contrôler, par tous les moyens, tirant sur tout ce qui bouge. Se vantant d?une « stabilité » acquise au prix des libertés, ils ignorent les clignotants qui virent au rouge : malaise dans le champ politique en raison du verrouillage des libertés d?expression et d?organisation , tensions sociales en raison de la dégradation, de plus en plus mal supportée, du pouvoir d?achat des classes moyennes, développement du chômage qui a atteint un seuil alarmant chez les diplômés, conflits sans fin entre le gouvernement et de larges secteurs syndicaux de tous les niveaux de l?enseignement, de la santé, du textile?Le malaise n?épargne pas le milieu des affaires, croulant sous le poids de la corruption galopante et du marché parallèle , déboussolé par l?absence de règles du jeu stables et transparentes. Face à cela, le pouvoir contre toute évidence affirme que les cas d?agression ou de harcèlement des opposants relèvent de la seule justice qui fait son travail en toute indépendance, et continue à affirmer que tout va bien, contre toute évidence. Le dernier exemple significatif, risible s?il n?était pas dramatique, concerne notre système éducatif : selon une récente enquête de l?OCDE testant des élèves âgés de quinze ans, portant sur une quarantaine de pays, dont sept pays émergeants, notre enseignement se situerait en dernière place. Or, face à cela, et en quête de satisfecits venus d?ailleurs, la une des journaux affiche un article dithyrambique tiré d?un journal américain, donc le top du top !, louant les extraordinaires performances de notre système éducatif. Il s?avère que cet article, sensé être l?étude d?un journal international, serait en fait, selon certaines « mauvaises langues » bien informées, la copie manipulée d?une publicité commandée par la propagande officielle? Qui veut on tromper ? Le temps n?est il pas arrivé pour voir la vérité en face et se décider à mettre tout en ?uvre au service de l?intérêt national qui commande d?urgence des mesures de redressement ? Ou bien est il déjà trop tard parce que des intérêts autrement supérieurs et que nous ignorons sont en jeu ? En tout état de cause, l?opposition démocratique a l?impérieux devoir de prendre ses responsabilités, car la conception et la défense de l?intérêt national ne sont pas du seul ressort des gouvernants. (Source : « Mouwatinoun » (Hebdomadaire d?opposition ? Tunis),N° 30 du 3 octobre 2007)
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Posté par khaledinfo, 06 Octobre, 2007 22:57:10Tunis le 05 Octobre 2007 COMMUNIQUE MEDICAL Mme Maya Jribi et Mre Nejib Chebbi ont entamé une grève de la faim depuis le 20 Septembre 2007. Au seizième jour on assiste à une détérioration grave et la situation médicale prend une tournure dangereuse. Mre Nejib Chebbi Agé de 63 ans, ayant des antécédents cardiovasculaires et soumis à un traitement chronique modifié à l'occasion de la restriction alimentaire et ajusté en fonction des paramètres de suivi ; son état s'est particulièrement détérioré ces derniers jours. L'amaigrissement continu mais maintenant à un rythme plus lent avec aspect de muscles plats, la pression artérielle est à la baisse et l'asthénie est plus marquée. Bien que le dernier enregistrement électrocardiographique ne montre pas de variations avec le dernier ECG ; mais le dernier bilan biologique, pratiqué ce jour est malheureusement très inquiétant. Malgré la correction apportée à l'hypokaliémie le taux de potassium demeure dangereusement bas ce qu'on craignait le plus. Il existe aussi des signes de dysfonctionnement hépatique voire hépato-biliaire. Aussi, dès le lendemain il sera perfusé et des explorations complémentaires seront réalisées (échographie et bilan biologique). Une hospitalisation sera absolument nécessaire au cas où les perturbations biologiques persistent au-delà de 48H. Mme Maya Jeribi L'altération de l'état général est toujours rapide et particulièrement inquiétante. La dyspnée s'aggrave, la fatigabilité est extrême avec toujours une hypotension orthostatique, des douleurs diffuses et des troubles cognitifs. Le dernier bilan biologique, pratiqué ce jour est aussi source de la plus haute préoccupation. Malgré le traitement prescrit, sa kaliémie (taux de potassium) a de nouveau baissé avec d'autres perturbations ioniques et métaboliques. Elle sera aussi perfusé dès lendemain et éventuellement hospitalisée dans les 48H. Au total La situation médicale est très préoccupante et prend une tournure grave. Le risque de complication sévère est élevé pouvant même mettre le pronostic vital en jeux pour les deux grévistes. Avec cette nouvelle situation, la prise en charge ne pourra plus se faire que dans un cadre médical approprié et outillé pour gérer ces risques. Vu ces conditions, et après consultation avec d'autres confrères, nous estimons d'un point de vue médical qu'il est urgent de cesser la grève de la faim et de reprendre l'alimentation afin d'éviter des conséquences dramatiques et en raison des événements imprévisibles. Dr Fethi TOUZRI
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Posté par ?L?islamisme émerge à cause de Ben Ali?, 06 Octobre, 2007 20:53:36?L?islamisme émerge à cause de Ben Ali? La politique de répression du président tunisien Ben Ali favorise l?émergence de l?islamisme radical. La journaliste Sihem Bensedrine témoigne. La journaliste Sihem Bensedrine est l?une des grandes figures de la défense des libertés en Tunisie. Invitée à Bruxelles par Front Line, la fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits de l?homme, elle dresse un bilan alarmant de la situation dans son pays. Vingt ans après l?arrivée au pouvoir de Ben Ali, où en est la Tunisie en matière de droits de l?homme? Les droits de l?homme en Tunisie sont une rhétorique de propagande, mais pas une réalité. Chaque jour, on se dit qu?on était mieux avant. Nous n?avons jamais connu le niveau d?asphyxie des libertés auquel nous sommes parvenus. Il y a 20 ans, les ONG indépendantes pouvaient encore tenir des réunions plus ou moins publiques, ce qui est exclu aujourd?hui. La bataille des locaux est devenue un enjeu majeur pour la société civile tunisienne. Le pouvoir nous fait déguerpir un à un de nos propres locaux et fait pression sur les propriétaires pour qu?ils ne nous louent pas de bâtiment. Il y a quelques jours, le local du Conseil des libertés auquel j?appartiens a été encerclé par une cinquantaine de policiers en civil. Ils ont interdit à tout le monde d?entrer parce qu?on devait tenir une réunion de notre bureau directeur. Chaque jour, un petit morceau de nos libertés s?en va. La répression atteint des proportions inimaginables et alarmantes. Le régime vous a-t-il menacée? Aucun défenseur des droits de l?homme n?y échappe. Pendant 4 à 5 ans, mon mari et moi avons été interdits de travail. Ils ont fermé ma maison d?édition. Ils ont mis mon mari en résidence surveillé pour qu?il ne puisse pas s?occuper de son exploitation. Ils nous ont affamés. La persécution économique touche de nombreux défenseurs des libertés. Redoutez-vous que la situation s?aggrave à l?approche de la présidentielle de 2009? Le président Ben Ali brigue un 5e mandat. Sa campagne a déjà démarré et le jeu est totalement fermé. Personne ne peut se porter candidat sauf lui et les gens qu?il désigne lui-même comme ses pseudo-concurrents. En interdisant à l?opposition toute activité, il crée un vide total, une désertification de l?espace de débat public où s?engouffre l?islamisme radical. Des mouvements salafistes voient le jour, ce que n?existait pas chez nous auparavant. Le désespoir jette les jeunes Tunisiens dans les bras des extrémistes. Sont-ils aussi persécutés? Bien sûr. Ils sont arrêtés, torturés, jetés en prison. Nous suivons ces affaires en tant qu?observateurs et l?on mesure avec effroi leur détermination. Ils nous disent que notre combat ne mène à rien, que la voie pacifiste conduit à l?impasse et que le seul langage que comprend ce régime, c?est la violence. Comment expliquez-vous le silence de l?UE? L?UE ne fait rien ou ne veut rien faire parce que les questions sécuritaires sont prioritaires. C?est la politique de compromission de la France qui s?impose. Mais cette approche est contreproductive. Maintenant, nous avons notre lot d?extrémistes et le pays est réellement menacé. La Tunisie, qui avait tous les atouts pour être un pays démocratique, se trouve dans un état de régression générale par le fait d?un dictateur. Ben Ali a décidé de prendre en otage ce pays désormais exposé à des risques extrêmes qui n?existaient pas avant. Catherine DEHAY (Source : « Vers l?Avenir », (Quotidien ? Belgique), le 1er octobre 2007)
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Posté par khaledinfo, 06 Octobre, 2007 11:55:09De: KELabidi@aol. com Date: Thu, 4 Oct 2007 20:19:01 EDT Objet: Lettre ouverte au président tunisien À: KELabidi@aol. com Chers amis, Des militants tunisiens des droits humains réfugiés au Canada m'ont demandé de soumettre à votre aimable attention un appel au Président Ben Ali (ci-joint). En cas de signature de cet appel, merci de bien vouloir envoyer vos signatures avant le 9 octobre directement a Jamel Jani, responsable de l'Association des droits de la personne au Maghreb (ADPM): jameljani@hotmail. com Merci pour votre solidarité Kamel Monsieur Zine El Abidine Ben Ali Président de la République Tunisienne Tunis Monsieur le Président, La décision de la secrétaire générale du Parti démocrate progressiste (PDP), Madame Maya Jribi, et du directeur du journal Al Mawquef., Monsieur Ahmed Nejib Chebbi, d?entreprendre une grève de la faim, le 20 septembre dernier, est un signal inquiétant qui nous préoccupe au plus haut point: celui qui conduit des Tunisiens à recourir à cette méthode désespérée pour se faire entendre de vous-même et de vos institutions. Nous saluons le courage et la détermination de Madame Jribi et de Monsieur Chebbi qui, tous deux, mettent leur santé en danger pour attirer votre attention sur une injustice qui menace les libertés et le pluralisme en Tunisie. Au cours des années et tout récemment encore, vous avez réitéré votre volonté d?assurer aux associations de la société civile tunisienne et les partis politiques de l?opposition, la liberté d?organisation, de réunion et d?expression. Or, les institutions judiciaires et policières, créées pour protéger les citoyens et leurs libertés fondamentales, persistent à faire démentir vos promesses. Par la poursuite de leur grève de la faim, les responsables du PDP et du journal Al Mawquef demandent que cessent l?instrumentalisation de la justice qui, le 1er octobre 2007, vient d?annuler le bail de location vieux de plus de treize ans et demander l?expulsion immédiate du PDP et du journal AL Mawquef. Le prétendu différend entre eux et le propriétaire des locaux n?est pas un simple contentieux civil immobilier. Prétendre le contraire serait une insulte à l?intelligence. Par leur geste désespéré, Madame Jribi et Monsieur Chebbi demandent que le PDP et le journal Al Mawquef ainsi que tous les partis et toutes les associations en Tunisie puissent exercer leurs activités dans leurs locaux et avoir la liberté d?accès aux espaces publics. Nous vous demandons respectueusement, en votre qualité de Président de la République et dans le cadre de vos prérogatives d?intervenir afin que les libertés civiles et politiques fondamentales soient effectivement traduites dans la réalité, conformément à vos déclarations et aux conventions internationales pertinentes ratifiées par la Tunisie. Nous signataires, amis du peuple tunisien, syndicats, ONG, élus-es et citoyens, de la région arabe, Européenne, et Nord-américaine, vous adressons cet appel urgent en espérant que vous y donnerez une suite favorable. Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l?assurance de notre haute considération.
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Posté par khaledinfo, 06 Octobre, 2007 02:25:52Lettre de Ahmed Fouad NAJM à Housni Mbarek في عيد ميلادك الكام وسبعين كل سنة وأنت طيب واحنا مش طيبين كل سنة وأنت حاكم واحنا محكومين واحنا مظلومين واحنا متهانين ويا ترى يا حبيب الملايين فاكرنا ولا احنا خلاص منسيين فاكر المعتقلين فاكر الجعانين فاكر المشردين فاكر اللي ماتو محروقين فاكر الغرقانين الله يكون في عونك - هاتفتكر مين وللا مين في عيد ميلادك الكام وسبعين بقول لك كلمتين الأوله شيلتنا طين وهل تعلم أن النيل بقى رشاح والجو أصبح بيئة والعيشة ولعة والشرفا قلوبهم عالبلد والعة وانت عاملهم مذبحة ولا بتاعة القلعة والاقتصاد سداح والسرقة بقت كفاح ومصر متاحة بس للسياح وعرض البلد بقى مستباح والتانية ورتنا الويل دا الخطوة في عهدك بقت ميل والضحك بقى نواح وعويل والكوسة عارف الكوسة ممكن أقولك فيها موواويل والجامعة بقت يا إما كباريه أو دار مسنين والشباب معظمهم من غير خمرة سكرانين والعلم عز على المتعلمين والأساتذة بقم دجالين والقادة بقم طبالين واديني في الهايف يا حبيب الملايين والتالتة عارف اليابانيين زمان في سنة اتنين وخمسين كان عندنا تروماي وكان عندنا علم ومتعلمين وثقافة ومثقفين وأدبا وعلما وفنانين وكانو اليابانيين بالنووي لسة مضروبين وللصدقة مستحقين دلوقتي إحنا فين وهما فين هما فوق واحنا في أسفل سافلين والرابعة أمن البلد بقى تنين والمحاكم اتملت مظالم والعدالة بقت كمالة وكلمة الحق في الزبالة وأصحابها في الزنازين والخامسة القطاع العام?. عام والفساد?. ساد وفي جتة بلدنا بيرعى أفتكر لجنابك إيه وللا إيه وكل ذكرى ليك بدمعة آآآآآآآآه آآآآآآآآه أنا كنت حالف ميت يمين أكملهم لك تمنية وسبعين بس هاكفيهم ورق منين وكل سنة وأنت واحنا طيبين
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Posté par khaledinfo, 05 Octobre, 2007 23:53:12ASSOCIATION DE LUTTE CONTRE LA TORTURE EN TUNISIE *********************** Zied Fakraoui en grève de la faim Zied fakraoui, 28 ans, détenu depuis avril 2005 dans le cadre de la loi dite « anti-terroriste », a entamé une grève de la faim, à la prison de Borj El Amri, le 10 septembre dernier pour protester contre le refus du parquet de Tunis d?ouvrir une enquête sur les actes de torture qu?il avait subis au ministère de l?intérieur durant treize jours. Ayant gardé des séquelles physiques graves au niveau des parties génitales, il revendique des soins et une expertise médicale. Zied Fakraoui demande également à être isolé, son état de santé psychologique ne lui permettant plus de vivre dans la même cellule que d?anciens agents de la police, de la garde nationale et des militaires condamnés dans des procès de droit commun. Ni l?autorité judiciaire, ni l?administration pénitentiaire ne se sont, jusque là, souciées de l?état de santé de Fakraoui pourtant très affaibli par cette grève et souffrant depuis son arrestation d?un problème sérieux au niveau des reins. Rappelons que Fakraoui avait déjà observé plusieurs grèves de la faim pour les mêmes motifs, la dernière étant celle de plus de quarante jours qu?il avait entamée le 21 Mars 2007. Rappelons aussi qu?il avait été arrêté la nuit du 18 au 19 Avril 2005 chez lui et qu?il avait passé 13 jours dans les locaux du ministère de l?intérieur au cours desquels il avait subi plusieurs formes de torture : suspendu des mains au plafond, il recevait des coups sur toutes les parties du corps. Des agents lui enfonçaient des matraques au bas du ventre au point de lui avoir occasionné des séquelles extrêmement graves au niveau des parties génitales. Au cours de l?audience du 19 mars 2007 de la quatrième chambre criminelle en charge de son dossier, Fakraoui avait notamment dénoncé le chef des tortionnaires, Abderrahmane Guesmi, alias « Bocassa », qui lui écrasait les testicules jusqu?à l?évanouissement. Ce dernier et son équipe lui ont brûlé les poils des parties génitales. Ensuite, pour l?obliger à leur montrer le domicile de Ezeddine Abdellaoui, détenu actuellement dans la même affaire, les agents l?ont emmené, tard dans la nuit, à Carthage (banlieue de Tunis) et l?ont torturé dans les rues d?un quartier desertique. « Ta tête nous servira de ballon ! » lui ont-ils déclaré avant de le jeter à terre et de le rouer de coups sur toutes les parties du corps en axant sur la tête. Malgré la gravité des séquelles physiques et psychologiques dont il risque de souffrir toute sa vie, Zied Fakraoui, n?a jamais bénéficié des soins nécessaires et ses tortionnaires n?ont jamais été inquiétés. L?Association de lute contre la torture : * Rappelle que plusieurs grévistes de la faim sont morts, ces dernières années, dans les prisons tunisiennes en raison de l?absence d?un suivi médical, le dernier cas célèbre étant celui de Abdelwahab Boussâa. * Condamne l?indifférence dont ont fait preuve l?autorité judiciaire et l?administration pénitentiaire face aux problèmes de santé dont souffre Ziad Fakraoui * Dénonce l?impunité dont jouissent les agents de la police et qui ne fait qu?encourager la pratique de la torture en Tunisie. * Exige que Ziad Fakraoui soit suivi médicalement au cours de cette phase critique de sa grève de la faim et qu?il bénéficie d?une expertise médicale qui déterminera les séquelles des tortures qu?il a subies. * Exige que sa plainte déposée au Parquet, à Tunis, depuis le 13 avril 2007 sous le N° 7021177 / 2007 soit instruite immédiatement et que les responsables des sévices subis par Fakraoui soient traduits en justice, conformément aux dispositions du code pénal tunisien et de la convention contre la torture et autre peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ratifiée par la Tunisie depuis l?année 1988. Fait à Tunis le 05 octobre 2007 Pour l?Association La présidente Radhia Nasraoui

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