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Médias algériens : le rapport accablant de RSF
le 17 Octobre, 2007 00:16:00 | 4135 lecture(s) | Voir Réactions
Les autorités ont soufflé le chaud et le froid sur les médias algériens en 2006. La mesure d’amnistie, décrétée par le chef de l’Etat, pour les journalistes condamnés pour des délits de presse et la libération, en début d’année, de plusieurs journalistes incarcérés n’ont pas été accompagnées d’une réforme, très attendue, du code de la presse.
La décision du président Abdelaziz Bouteflika, le 5 juillet 2006, de gracier les professionnels de l’information condamnés pour "diffamation" et "outrage à institution et corps constitués" a certes libéré de nombreux journalistes du carcan judicaire auquel ils étaient soumis. Mais cette mesure n’a pas mis fin à la répression de la presse algérienne. Les médias n’ont pas échappé, en 2006, à des poursuites judiciaires et la peur de voir un nouveau quotidien fermé, comme ce fut le cas deux années auparavant pour le quotidien Le Matin, est présente chez de nombreux directeurs de publication. Au moins cinq journalistes ont été interpellés pendant l’année.
Alors que le code de la presse prévoit toujours des peines de prison - notamment pour toute "mise en cause du président de la République dans des termes injurieux, insultants ou diffamatoires" - , une nouvelle ordonnance, votée en février 2006, portant sur la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, se révèle tout aussi dangereuse pour les professionnels des médias. Ce texte, qui peut donner lieu à de multiples interprétations, prévoit des peines de cinq ans de prison et des amendes pour tout individu qui "par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale, pour porter atteinte aux institutions de la République algérienne démocratique et populaire, nuire à l’honorabilité de ses agents qui l’ont dignement servie, ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international".
Une instrumentalisation de la justice
Les procès qui se sont ouverts cette année sont particulièrement représentatifs de l’instrumentalisation de la justice par les autorités algériennes. Les sanctions qui sont déjà tombées en première instance marquent le début d’un nouveau feuilleton politico-judiciaire dont l’issue semble jouée d’avance. Plusieurs journalistes ont confié à Reporters sans frontières ne pas avoir reçu de convocation à leur propre procès. C’est ainsi que le tribunal d’Hussein-Dey dans la banlieue est d’Alger a condamné, le 31 octobre, le directeur du quotidien Ech-Chourouk Ali Fadil et la journaliste Naïla Berrahal à six mois de prison ferme et 20 000 dinars (soit l’équivalent de 220 euros) d’amende suite à une plainte en diffamation déposée par le président libyen Mouammar Kadhafi. Le tribunal a également prononcé la suspension du journal pendant deux mois et l’a condamné à verser au chef d’Etat 500 000 dinars (5 500 euros) de dommages et intérêts. Dans une autre affaire, le tribunal de Jijel, à 360 km à l’est de la capitale, a condamné par défaut, le 25 décembre, Omar Belhouchet, directeur de publication du quotidien El Watan, et le chroniqueur Chawki Amari à trois mois de prison ferme pour "diffamation" après la publication d’un article, au mois de juin, dénonçant les malversations d’un haut fonctionnaire.
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Réactions (7 poste(s))
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Posté par abdelkader, 18 Aout, 2008 02:22:59la presse et un baromètre démocratique plus la presse et libre plus le niveau de liberté d'expression du citoyen et élevée et moins vous avez besoin de réprimée façon "tonton makout" mais pour comprendre sa il faut avoir de la maturités et avoir étudié ce qui n'est appariement pas le cas de tous ! "pour nous c'est fait ce que je dit mais pas ce que je fait" !!! bonjour la crédibilité politique national et international! messieurs les politiques il y a 1001 façon de dire une seule choses et sa c'est un juif qui me la dit ! a bonne entendeur !!!
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Posté par Belkacem, 29 Juillet, 2008 12:38:28En algérie il n'y a que le Matin qui a été muselé,pour son objectivité avérée,sinon les autres,tous,je dis bien tous,marchent au pas avec le pouvoir.Liberté,El watan,ont baissé l'echine ,alors que les plus intrépides ont disparu. Quant à ménard,il ferai mieux d'aller faire une incursion du coté de l'Elysée pour voir comment Sarko s'agite et se démène pour parrainer cette presse acquise à israel et ses valets.
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Posté par ch. t, 28 Juin, 2008 23:11:05j ai l impression que ce ONG ne voient que ce qui se passe en algerie.pour moi la carricature de DILEM vaut toute la liberte de la presse du monde.
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Posté par Rabah, 23 Mai, 2008 18:15:25RSF ferait mieux de dire par qui ils sont financés ONG de propagande. je ne dit pas que la liberté de la presse est absolument respecté en Algérie. une polémique nait en France sur la critique faite par Sarko à la presse française : et la réaction de RSF, on l'attend toujours.
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Posté par Ali, 25 Avril, 2008 23:00:13tout ça est de moins en moins crédible et la presse française est de plus en plus vérouillée d'ailleurs (la campagne de Sarkozy est une parfaite illustration : Le Figaro, TF1,...). En plus, il parait qu'il est financé par la CIA ce Ménard.
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Posté par ben, 14 Avril, 2008 12:58:31La pressse n'est libre nulle part. la loi Gaissot ou encore le CSA en France sont autant d'outils qui limitent la liberté de la presse et il serait naif de penser que cette dernière sera un jour totale. En Algérie ou ailleurs.
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Posté par Mouhdhouyarvi, 23 Novembre, 2007 23:17:05Et si M. Ménard, l'inquisiteur, s'occupait d'un peu plus près de la presse et de l'édition de son pays, totalement phagocytée par deux marchands de canons !!

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