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France-Télévision et le ministre de la défense au secours de l'OAS ? : un documentaire dédié à un officer putchiste sur une chaîne publique

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Dans trois jours, le samedi 10 mai en fin de soirée, la chaîne du service public "France 3" propose un film documentaire d'Alain de Sédouy intitulé "Le Destin d'un capitaine". Sa diffusion est prévue dans le cadre du magazine “Passé sous silence” :

Inspiré par Georges Oudinot, ce film est par ailleurs présenté comme suit :

"Après la bataille de Dien Bien Phu, le capitaine Georges Oudinot rejoint l'Algérie où il est nommé chef des SAS, les sections administratives spécialisées, à Beni Douala, en Kabylie. Il est alors loin de réaliser l'ampleur des velléités indépendantistes et les choix difficiles auxquels il va être confronté, entre discipline et sens de l'honneur. Cinquante ans plus tard, en compagnie de son épouse et de ses compagnons de l'époque, Georges Oudinot se souvient... À travers son histoire se dessine la genèse de la guerre d'Algérie."

… et également en ces termes :

"Lors de la guerre d'Algérie, l'armée française fut engagée dans une mission de maintien de la paix et de lutte contre le sous-développement, puis, après la radicalisation du FLN, dans une lutte antiterroriste. En faisant du peuple son arme principale, le FLN a conduit l'armée à recourir à des méthodes de combat contraires à ses traditions et à ses valeurs, en particulier l'usage de la torture dans la recherche du renseignement. La crise morale de l'institution militaire française, amorcée en Indochine, fut consommée dès cet instant, et connut son apogée lors du putsch des généraux, en 1960. Il s'ensuivit l'exode des Européens et le massacre des harkis, victimes expiatoires de la guerre."

Il convient de rappeler que le capitaine putschiste Georges Oudinot est l’auteur de "Un béret rouge en... képi bleu ! : Mission en Kabylie 1956-1961, Carnets d'un chef de SAS, Beni-Douala". Sur son site Internet (www.adimad-oas.com), l’association de factieux, nostalgiques de la France coloniale en Algérie, dénommée "Adimad" assure la promotion de ce livre dans les termes ci-après : « Septembre 1955. Le capitaine Oudinot revient d'Indochine, amer d'avoir dû quitter ses compagnons d'arme, les "paras vietnamiens". II a beaucoup réfléchi à cette guerre subversive perdue et comme la plupart des officiers d'Indochine, il est convaincu que lors des conflits latents, l'objectif de l'agresseur sera désormais la prise en main des populations pour les soumettre à une idéologie révolutionnaire.

"Homme de guerre, il se sent concerné par la situation alarmante de l'Algérie où une mouvance subversive indépendantiste minoritaire très active profite de la sous-administration endémique du bled pour instaurer, par le racket et l'assassinat, un climat insurrectionnel généralisé."

"La gravité de la situation contraint le gouvernement à faire appel à l'Armée et le gouverneur général Soustelle obtient, pour étoffer le maillage administratif, que soit mis sur pied un service des Affaires algériennes inspiré du service des Affaires indigènes du Maroc. Les officiers de ce nouveau service, qui portent le traditionnel képi bleu à croissant d'or de leurs "Anciens", prennent en charge de nouvelles circonscriptions : les Sections Administratives Spécialisées (SAS) créées par fractionnement des communes mixtes. Leur mission immédiate consiste à rétablir le contact avec la population, en liaison étroite avec l'Armée, et à réactiver l'Administration sous toutes ses formes. Aux yeux du capitaine Oudinot, " l'officier SAS " ainsi défini est le maillon qui manquait entre les domaines civil et militaire, confrontés à une situation de non-droit. Une fois de plus, il se porte "volontaire". En mai 1956, il est nommé chef de la SAS de Beni-Douala, en Grande Kabylie. ».

Les recherches, sur Internet, concernant le contexte dans lequel le film "Le Destin d'un capitaine" a été réalisé conduisent au très officiel site de la Garnison de Paris (http://www.garnison-paris.terre.defense.gouv.fr), éditrice d’un rapport bimensuel dont le n° 6 (16-30 avril 2008) comporte, en page 2, un encart consacré au documentaire en question (cf. pièce jointe). Il y apparaît que l’autorité militaire en a assuré la projection en avant-première, le jeudi 17 avril 2008, dans les locaux de l’École militaire à Paris.

Cette présentation a été organisée conjointement avec le "Secours de France", commanditaire du film. Composée d’anciens activistes et sympathisants de l’OAS, l’association "Secours de France", cousine germaine de l’Adimad, était représentée par deux de ses dirigeants lors d’un hommage au chef des commandos Delta de l’OAS, le lieutenant déserteur Roger Degueldre, sur le lieu de sa sépulture (cimetière des Gonards à Versailles), le 7 juillet dernier, à l’occasion du quarante-cinquième anniversaire de son exécution après condamnation à mort par la Cour militaire de justice le 28 juin 1962.

Ainsi cautionnée par le ministère de la défense, l’initiative de la promotion d’un documentaire dédié à un capitaine félon vient renforcer le sentiment à la fois d’une résurgence de l’OAS atteignant le cœur de la République et d’une contribution du Gouvernement à la réhabilitation de cette organisation séditieuse.

C’est ce sur quoi je souhaitais appeler tout particulièrement votre attention, au lendemain de la rencontre entre l’ancienne ministre de la défense avec le président Bouteflika et de ses déclarations à la presse algérienne : « À travers cette visite en Algérie, j'ai voulu manifester la volonté de la France de renforcer encore davantage les liens historiques et étroits qui existent entre nos deux pays dans un domaine de coopération particulier, celui de la protection de nos concitoyens contre les risques et les menaces du terrorisme » !

Jean-François Gavoury
Président de l’Association nationale
pour la protection de la mémoire
des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)

 Postez un commentaire Réactions (28 poste(s))

  • Posté par gokio, 16 Mai, 2008 11:45:56
    Vous me donnez la vilaine impression de voir l'histoire par le petit bout de la lorgnette. En 1962, l'ALN était à genoux. La partie était perdue et l'Algérie est devenue indépendante. La France est partie et puis le trou noir. Je comprends vos discours enflammés mais aujourd'hui, on peut être un fervent défenseur de son pays sans vouloir mettre les autres à genoux. Cette haine que vous diffusez est indigne vis à vis des combattants qui, eux, se sont battus pour l'indépendance. Il y a des pages qu'il faut savoir fermer. N'oubliez pas l'assassinat de Mr Khemisti (Ministre Algérien) en 1963 à Alger. Il avait une autre idée de l'Algérie. Il l'a payé de sa vie. Là ou il est, il doit encore verser des larmes de sang de voir tout ce gâchis. N'en rajoutez plus. Sa mort me hante encore aujourd'hui, car c'était un homme formidable mais ses assassins courent toujours. C'est le peuple algérien qui devrait demander à ses dirigeants pourquoi le pays en est là aujourd'hui. Commencez par là.
  • Posté par Malika, 15 Mai, 2008 20:40:31
    De Gaulle était obligé de lancer le référendum non pas qu'il était démocrate mais c'était un moyen de sortir de l'Algérie sur la pointe des pieds avec son sac sous le bras car il connaissait le résultat du vote, je vous signale Monsieur que ce que souhaite les Algériens c'est la repentance de l'Etat Français et le remboursement de ces biens volés a commencer par les dettes d'avant 1830, se mettre à genoux et reconnaitre ses crimes contre notre peuple, à ce moment là on pourra discuter de relations normale entre les deux pays, comme le disait mon compatriote Arezki, ce n'est qu'une question de temps et je rajouterai que se sera juste après le départ de vos complices que vous avez placé au commandes de l'Algérie avant votre départ, que vous faites chanter aujour'hui.
  • Posté par gokio, 15 Mai, 2008 17:51:16
    La réaction de M. Arezki est totalement déplacée. Il y a des éléments de l'Histoire récente que l'on ne peut négliger. C'est bien la décision du Gal De Gaulle de lancer un référendum populaire sur l'autonomie de l'Algérie qui a débouchée sur les accords du 19 mars 62 (dits "Accords d'Evian"). Ce discours tenu par cet internaute est une caricature de ce qu'il faut éviter lorsque l'on veut que la paix règne entre les peuples. D'autre part, si Google reste un formidable moyen d'information, il faut rester prudent et s'assurer que la même information est reprise par des médias d'origine différente afin d'être sûr de ne pas colporter des âneries. L'exemple de Wikipédia est exemplaire lorsque des internautes ont modifié une information sur le nucléaire lors du débat Royal/Sarkozy pour que les dires du candidat restent valables. Pour en revenir à nos moutons, je ne peux dire qu'à cet internaute que beaucoup de personnes sont désireuses d'enterrer la hache de guerre entre les deux pays pour peu que chacun y mette du sien. Comme cela, les extrémistes de tous bords n'auront plus qu'à trouver un autre terrain de jeu et Dieu sait s'il y en a !!!. Inch'Allah
  • Posté par Arezki, 14 Mai, 2008 00:01:32
    De Gaulle ne nous a pas donné l'indépendance, nous l'avons arraché par les armes et les larmes, quand à la repentance ce n'est qu'une question de temps car l'Algérie malgré tout ses problèmes est sur la chemin de la Gloire et la Puissance, nous n'oublierons JAMAIS nos martyrs. Vive l'Algérie et Gloire à nos martyrs !
  • Posté par Gokio, 13 Mai, 2008 18:16:18
    Je lis dans vos commentaires des choses bien et d'autres qui sont de la pure provacation. N'entrons pas dans le jeu de la provocation car c'est déja assez compliqué comme cela. Je suis pied-noir et je le dis à qui veut l'entendre : l'Algérie est un beau pays, dommage qu'elle n'ait pas les dirigeants qu'elle mérite. Petit point de l'histoire pour ceux qui n'auraient pas tout compris, il faut distinguer deux périodes pour ce qui concerne l'attitude des militaires vis à vis de la décision de De Gaulle de donner l'indépendance à l'Algérie. Il y a eu des militaires qui ont participé au putsch (dont le capitaine Oudinot) mais qui n'ont pas participé aux actions de l'OAS. Dans le premier cas, c'était une réaction par rapport à l'Indochine (abandon des populations favorables à la présence française) et dans le deuxième la réaction par rapport à un homme De Gaulle qu'ils considéraient comme un traître à la parole donnée. On ne peut comprendre ce qui s'est passé la bas qu'à la condition de voir tout le problème et non celui qui correspond à sa propre origine. Les français ont fait de belles choses en Algérie mais ils ont aussi, par manque de connaissance des us et coutumes, traditions, et religion, manqué à leur devoir de donner aux populations musulmanes l'équité nécessaire pour que tout se passe bien. Les SAS avaient cette mission. Ne mélangez pas l'action des SAS avec celle de l'OAS. Ce sont deux registres qui n'ont rien à voir. Les SAS n'ont jamais pratiqué la torture mais leurs militaires ont participé aux actions de maintien de l'ordre ce qui explique qu'ils entraient en conflit avec le FLN mais pas avec les populations locales non engagées dans le conflit. Rendons à César ce qui lui appartient. Il y a aujourd'hui des français qui entretiennent des relations avec des allemands. Et pourtant des membres de leur famille ont été victimes de la Gestapo. Ce n'est pas une affaire de repentance mais de peuples qui veulent passer outre l'histoire et qui veulent s'enrichir les uns des autres. C'est le mieux que l'on puisse espérer.
  • Posté par Arezki, 13 Mai, 2008 08:35:10
    Bonjour Amar, J'ai trouvé pas mal d'article sur Google sur cette école, voici un exemple: Dans Les Crimes de l'armée française, l'historien Pierre Vidal-Naquet reproduit un article publié le 18 décembre 1958 dans Témoignage chrétien, où le journaliste, Robert Barrat, rapporte le témoignage d'un officier, ancien stagiaire du centre: « Comment n'y aurait-pas complicité de l'ensemble de la hiérarchie quand, dans une école comme celle de Jeanne-d'Arc, on nous expliquait, pendant le cours sur le renseignement, qu'il y avait une torture humaine. (...) Le capitaine L. nous a donné cinq points que j'ai là, de façon précise, avec les objections et les réponses: 1) il faut que la torture soit propre; 2) qu'elle ne se fasse pas en présence de jeunes; 3) qu'elle ne se fasse pas en présence de sadiques; 4) qu'elle soit faite par un officier ou par quelqu'un de responsable; 5) surtout qu'elle soit "humaine", c'est-à-dire qu'elle cesse dès que le type a parlé et qu'elle ne laisse pas de trace. Moyennant quoi - conclusion - vous aviez droit à l'eau et à l'électricité.[7] » C'est d'ailleurs dans un brouillon établi par le capitaine Chabannes (maintenant général), qui travaillait au Centre sous les ordres de Bigeard, qu'apparaît le mot « torture », ainsi que celui de « génératrice »; mot qui, lorsque le programme d'enseignement est tapé à la machine, est remplacé par « L'action policière: nouvelles méthodes menées pendant les mois précédents » [8]. CIPCG d'Arzew [modifier] Le second centre était basé dans la ville portuaire d'Arzew, près de Mostaganem, district de l'Oranie. Dépendant du 5e bureau du SDECE (l'ancêtre de la DGSE), il était dirigé par un ancien prisonnier des camps d'Indochine, le lieutenant-colonel André Bruge, qui avait proposé dès l'été 1956 au ministre-résident et gouverneur général en Algérie du gouvernement Guy Mollet, Robert Lacoste, d'appliquer les méthodes de « lavage de cerveau » du Viêt-minh aux prisonniers algériens [9].
  • Posté par Amar de Skikda, 12 Mai, 2008 23:40:26
    Dans notre ville il y avait une Ecole où l'armée française formait des tortionnaires, elle s'appellait Ecole Jeanne d'Arc, toutes les "techniques" de tortures étaient enseignées.
  • Posté par Omar - Batna, 12 Mai, 2008 22:06:39
    Pour Lounis: Que Dieu ait l'âme de ton père et ses compagnons, le mien aussi est mort pendant la Révolution, il revenait des frontières de l'Est avec un important lot d'armes, après un violent accrchage avec l'armée française et avant de tombé au champs d'honneur il a descendu 34 parachutistes, tu peux considérer ton père et ses compagnons comme vengés.
  • Posté par SOUMAMER, 11 Mai, 2008 09:52:35
    Les Marocains doivent aussi demander qu'on reconnaissent le génocide du rif...Mr amghar semble être bloqué par le monarchisme de lyautey et LEUR trahison de ABDELKRIM KHATTABI.Peut on dire que les juifs ont des relations empoisonnés avec l'Allemagne ?quelle logique!la logique de l'humiliation!c'est vrai que les maghrébins comme amghar n'ont pas de mémoire.AMER
  • Posté par Etienne BARTOLLI, 11 Mai, 2008 09:35:54
    C'est bien triste de voir un article et des réactions aussi peu objectives et partisanes! Moi j'ai pas connu cette période mais ça suffit la repentance et la morale de 68 qui musèlent toute pensée non "ex marxiste ou léniniste". Ca suffit, ras le bol de cette dictature de fachos...couverts de sang par des millions de morts victimes du communisme et du "socialisme"; Moi je prefère vivre dans une démocratie...alors les conneries d'auto-détermination, de "masse populaire" et de pays socialiste en 2008, il faut arréter les mensonges,...Bon, ceux qui veulent rester pauvres et partager la non richesse qu'ils produisent sans bosser, c'est leur choix, mais je pense que l'Algérie est une grand pays, magnifique qui doit arréter de regarder le passé! Et l'avenir n'est surement pas en imitant Cuba ou les autres merveilleux derniers pays communistes! Alors bougez vous et virez les vieux caciques porteurs de valises qui vous étouffent! En France, la génération 68 est enfin au placard, affranchissez vous aussi, amis et jeunes d'Algérie et vivez fiers et dans la paix! Etienne- Paris 38 ans
  • Posté par Yves, 11 Mai, 2008 09:32:37
    Dommage de voir tout ce remue-ménage face à un conflit terminé... quand allons-nous positiver au sujet des relations franco-algériennes? Il y aura toujours des gens qui venteront ou mentiront au sujet d'un évènement... Il y a eu du mal, laissons se fermer les cicatrices. Soit nous voulons des relations fortes entre les deux pays, et le nombres d'Algériens vivant ou visitant la France en est une preuve, soit nos pays sont définitivement séparés, et que chacun reste chez lui... J'adore l'Algérie où je suis allé régulièrement entre 1971 et 1981. Je n'y suis plus retourné depuis, la gestion de la crise dite "islamiste" par ce pays m'ayant découragé... Il serait temps 46 ans après l'Indépendance que l'Algérie prouve que ses choix sont les bons.
  • Posté par amazigh, 10 Mai, 2008 07:35:16
    l'état algérien devrait couper toutes relations avec ce pays ennemi qui continue dans sa position à nier les génocides et la torture à outrance subi par nos valeureuxs martyrs dont faisait parti mon pére et mon grand pére .hélas ceux qui nous gouvernent actuellement sont des colons d'autrefois donc on n'est pas sorti de l'auberge que dieu soit avec tous les algériens et surtout les vrais.
  • Posté par Bertrand, 09 Mai, 2008 13:38:57
    Le cas-marade Gavoury oublie (ou ne sait pas?) que son papa a été envoyé casser de l'OAS. Mais son papa était flic, contrairement aux centaines de milliers des gosses de France qu'on a envoyé casser du bougnoule. Avoir 20 ans dans les Aurès avec un flingue à la main et tous les droits, il ne peut pas savoir ce que c'est.
  • Posté par amghar, 09 Mai, 2008 13:15:22
    les grandes nations sont celles qui rendent continuellement hommages à leurs enfants quelle que soit le bien ou le mal qu'ils ont fait,ils ont servi leur patrie pendant leur presence en algerie etje pense ils le meritent amplement,contrairemenr à la politique nationale et diplomatique algerienne ,un pays qui ne veut meme pas reconnaitre solennellement la bravoure et les sacrifices des ses enfants face à ce meme ennemi(y compris les mythes abanien et krimien),alors comment voulez vous que la france presente ces soit disant excuses face à des responsables clanistes revanchards et haineux vis à vis ces glorieux heros qui ont liberé l'Algerie,personnellement cela me fait ni chaud ni froid,pare ce que ce genre de discussion sterile n'a qu'à empoisonner davantage les relations deja pourries entre les 2 pays.
  • Posté par Ouchen, 09 Mai, 2008 13:13:09
    Par devoir pour la mémoire, notamment, du commissaire Gavoury lâchement assassiné par l'OAS. On est là dans un monde de petits rigolos ou de cinglés, qui oublient tout simplement que la guerre de libération de l'Algérie est terminée depuis maintenant 46 ans. N'en déplaise aux nostalgiques de l'Algérie française, qui ruminent aujourd'hui encore leurs ressentiments, leur haine, leur colère, le pays est désormais libre et indépendant. Il est certes peu reluisant, faute d'être bien dirigé, comme nombre d'autres Etats devenus indépendants... ; il n'empêche qu'il fait partie désormais des nations libres et maîtresses de leur destin, de leurs frontières. Ce que feignent surtout d'oublier tous ces illuminés, c'est que toute une mer sépare les deux rives française et algérienne. N'était-ce pas un juste retour des choses que la France, qui, abusant de la force (David contre Goliath), s'était égarée dans la colonisation, par les armes, le feu et le sang, de l'autre rive, la quitte par les mêmes moyens et lui demande même pardon pour tous les crimes, toutes les horreurs, toutes les injustices, toutes les spoliations qui y avaient été commis sous son nom ? Mais cela, bien sûr, c'est trop demander à des va-t-en guerre toujours aussi effrontés qui n'avaient pas même le courage d'affronter eux-mêmes les fellaghas d'une certaine époque, préférant laisser ce soin aux Pathos, leur propre vie valant plus chère à leurs yeux. Eux ne rêvent que de destruction, que de sang, que d'autodafés, que de revanche mal placée, comme l'ont suffisamment montré leurs exactions de dernière heure. Il fallait alors tuer et encore tuer, sournoisement et indistinctement, quantité de travailleurs (bombe du port avait sa centaine de victimes), de passants (abattus comme au tir au pigeon), de femmes (parfois de simples bonnes sortant de leur travail) et d'enfants (pris au piège d'un obus de bazooka), dans la rue, à l'école même (assassinat des inspecteurs des Centres sociaux à la Scala, etc.). Il fallait aussi mettre à sac les grandes villes, brûler les bibliothèques (fac centrale, notamment), les archives, etc. Ces faits ressemblaient tellement fort à ces mêmes criminels qui avaient abattu froidement dans son bureau, Me Popye (lardé à coups de couteau par le même sanguinaire Degueldre), ou le commissaire Gavoury (que révoltaient les horreurs de la criminelle OAS), etc., que l'on ne peut se méprendre, aujourd'hui, de la lâcheté qui avait accompagné chacun de leurs gestes. Restés, cependant, de glace, les Algériens ont fait au moins l'effort d'oublier, après avoir enterré dignement leurs victimes et pansé leurs plaies. Ils se disent même prêts à faire table rase de ce passé houleux pour mieux appréhender l'avenir au nom de la coexistence pacifique qui doit entourer des relations désormais assainies et redevenues égales entre les deux peuples riverains. Ils ouvrent également grands leurs bras aux Français par respect pour cette grande culture de Molière devenue forcément la leur, même si, de longues décennies durant, leurs maîtres d'hier avaient préféré la dispenser non à leur peuple mais plutôt en direction des dizaines de milliers d'intrus venus de tous côtés de l'Europe prétendument, ô ironie de l'histoire ! pour le "civiliser". A part le fait d'être vomis à la fois par les Algériens, qui ont subi 130 années durant leurs excès, et par les Français eux-mêmes, qui ont eu largement le temps de découvrir leur vanité et surtout leur cécité, les pieds noirs n'auront suscité finalement et ne susciteront encore que mépris autour d'eux. C'est le prix à payer pour l'apartheid qu'ils avaient essayé d'instaurer en Algérie, avant d'en être définitivement chassés.
  • Posté par websahib, 09 Mai, 2008 13:04:44
    Ce Gavoury apparait comme un traite au peuple français, il est sans doute maladroit de s'appuyer sur son avis ? non ? C'est un peu comme si le FLN demandait son avis à un Harki....
  • Posté par arabise, 09 Mai, 2008 13:04:44
    Erreur!Le père de Mr JFGavoury s'appelait Roger Gavoury et non Garaudy.Excuses aux parties concernées.
  • Posté par bibi, 09 Mai, 2008 11:44:31
    C'est une perte de temps et une cause perdue de demander à la france de reconnaitre ces crimes et pourtant elle le demande bien aux turcs de le reconnaitre contre les arméniens. Un jour ils le reconnaitront et à genoux car la vérité les rattrapera. La grande france que j'ai connue à l,école de part ces grands auteurs ne reflète point celle d'aujourd'hui. C'est une France qui manque de courage et de réalisme.
  • Posté par Lounis LARRAS, 09 Mai, 2008 11:33:44
    Bonjour, Je voudrais porter un modeste témoignage sur les exactions que notre famille a vécu dans sa chair et dans son sang, et dont ont été les auteurs ce sinistre capitaine Oudinot et ses acolytes, le 21 juillet 1957 au village de Taguemount oukerrouch ( à 5 km de Béni Douala). Ce jour là ont été exécutés notre père Larras Rezki et 8 de ses valeureux compagnons. Cette exécution sommaire a été perpétrée sur la place du village seulement quelques heures après leur arrestation suite à une dénonciation par leur camarade qui venait de subir certes une séance de torture comme seuls les "spécialistes" en la matière savaient les organiser. Cet épisode, malheureusement,n'a pas été le seule à l' actif de ces ennemis de Dieu et des Hommes justes.M.Oudinot "réignait" dans la région par la terreur et je crois qu'il a réalisé le plus grand nombre de villages martyrs et le plus grand nombre de morts MUTILES à la torture. Des noms? je pourrais en donner par dizaine, personnellement. Ils ont échappé à la justice des Hommes. Le seront t-ils à la justice de DIEU ?. "DIEU reconnaitra les siens".
  • Posté par tach, 08 Mai, 2008 22:02:57
    moi je pense que l etat algerien doit exiger officiellement de l etat français des excuses officielles et sans attendre plus longtemps pour les crimes commis en 1830.les massacres de setif guelma et kherrata 1945 et le genocide qui a ete commis par l'armee coloniale de 1954 a 1962 et si notre adversaire refuse de reconnaitre ses crimes on doit entretenir des relations d hypocrisie comme il aime monsieur nicolas sarkosy
  • Posté par arabise, 08 Mai, 2008 21:27:27
    Vous avez parfaitemnt raison,MrJF Gavoury,votre indignation est justifiée comme celle de millions d'Algériens,vous dont le père le commissaire-divisionnaire Roger Garaudy a été assassiné par l'OAS à Alger.Rien de la part d'une certaine France-pas toute la France-ne devrait nous étonner.
  • Posté par Mohand Mokher, 08 Mai, 2008 21:27:27
    L'OAS,c'est l'histoire de France.A quand la réhabilitation de la légion des volontaires français et de la division charlemagne.Sarko peut ainsi rendre hommage à sa cinquième colonne.
  • Posté par djaffar, 08 Mai, 2008 21:27:27
    ainsi va la france,du moins ses dirigeants,ils n'ont jamais su tirer les leçons de l'histoire ni digérer les défaites.ces gouvernants successifs qui ménent ce grand pays de déshonneur en déshonneur sont la honte supreme des patriotes français.
  • Posté par Belkacem, 08 Mai, 2008 15:10:55
    Sincèrement le ridicule ne tue pas !Sinon comment ne pas rire quand on voit avec quel tact mme l'ex-ministre de la défense souffle le chaud et le froid: d'un côté elle cautionne la réalisation d'un doc-film sur les bienfaits de la colonisation et sur les actes de la défunte oas,d'un autre,elle ose s'inviter en Algérie pour se refaire une santé en essayant de faire croire à une volonte de considation des liens entre les deux rives! F O U T A I S E S MME Alliot !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
  • Posté par AbuJehl, 08 Mai, 2008 15:09:49
    A chacun son histoire. D'abord défendons bec et ongles la vérité de l'occupation coloniale sans rien occulter. Léguons un héritage authentique aux futures générations. Apprenons à nos enfants qu'aucune leçon ne peut être donnée à l'ALgérie ; surtout pas celle des harkis car la France, avant d'utiliser ce moyen pour nous complexer, doit d'abord et surtout balayer devant sa porte. Il n'y a qu'à regarder son histoire récente lors de l'occupation allemande et au moment de la libération de ce pays : ses Forces Françaises de l'Intérieur ont commis les pires exactions à l'égard de tout ce qui ressemblait de prés ou de loin à un collaborateur. Même les filles de joies qui offraient "leurs services" contre de l'argent à l'occupant (à cause de la misére ambiante découlant de la guerre) n'ont pas été épargnées : rasées sur la place publique, et parfois même livrées au lynchage de la foule. Alors qu'on arrête de nous ressortir à chaque occasion les justificatifs de mise que l'histoire a déjà jugé et de cesser de faire du peuple algérien la victime expiatoire de la règle voulant imposer un état de faits sans aucun bénéfice de discussion.
  • Posté par Amine, 08 Mai, 2008 13:15:45
    Il faudrait que cette mascarrade de l'histoire cesse . Nous savons tous que le premier responsable de toutes ces manoeuvres c'est Sarkozy . Les Français d'origine Algérienne ( je ne parle pas des pieds noirs ) sont très nombreux en France, on dit qu'il y'a environ 3 millions, puisque l'ambassade Algérienne recense rien que sur les listes électorales 1 million d'électeurs majeurs ( qui avaient acceptés d'être inscrits), et donc nous ne sommes pas des fantomes, et nous ne laisserons jamais passer ces fausseurs d'histoire . La France doit prendre son courage une fois pour toute et reconnaitre tous les crimes qu'elle a commis du côté des Algériens autochtones ou des pieds noirs qui ont été entrainés par la France coloniale . C'est bien la France qui a colonisé l'Algérie et non l'inverse, donc cette hypocrisie doit cesser . Nous en avons vraiment marre de cette insistance coloniale qui ne fait qu'alimenter les haines entre les Français d'abord, puis entre les deux peuples Algérien et Français .La conscience Algérienne ne capitulera jamais, et notre vigilance restera intact ...Ces ignomnies vis à vis de l'histoire Algérienne, est une honte et un scandale !!!
  • Posté par Sos justice, 08 Mai, 2008 12:28:00
    Et dire que des francais soit disant compté parmi les victimes de l'OAS, pauvre france n'a pas de dignité même pour ces concitoyens. tout cela prouve que les officiels de la france sacrifiés leurs mère pour que l'Algerie reste francaise, un rêve de fou. ecoute madame la france, l'Algerie ce fou de votre diatribe et de vos fantasmes alors diffusez ce que vous voulez quand vous perdez la dignité pour vos enfants
  • Posté par ulysse, 08 Mai, 2008 10:37:50
    c'est bien de rappeler que c'est la ministre de la défense en visite en algerie,qui a cautionné cet hommage à l'ancien OAS....c'est dire le mensonge des officiels français qui dure depuis longtemps et qui ne presage rien de bon entre les deux peuples.quand on glorifie le colonialisme,cela démontre combien notre esprit est retrograde et capable de toutes les ignominies...les algeriens ont été trop conciliants avec la FRANCE à qui il faut exiger des réparations et des excuses officielles et tant que ces reparations et excuses officielles ne sont pas obtenues,il faut cesser toutes les relations avec ce pays qui continue à entretenir le mythe des droits de l'homme et faire exactement son contraire avec son comportement à double visage à travers le monde....
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