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Faillite de Bouteflika : le constat féroce du Quotidien d’Oran
le 16 Mars, 2008 09:01:00 | 6116 lecture(s) | Voir Réactions
Dans un article intitulé « Election présidentielle et révision constitutionnelle : embrouilles et cafouillages », le Quotidien d’Oran, réputé proche du clan de Bouteflika et du sérail, dresse, sous la Ghania Oukazi, un tableau accablant des « années Bouteflika ». Extraits.
Le président de la République vient de confirmer implicitement deux choses importantes, son rejet de l'ouverture politique et de celui de l'alternance au pouvoir.
En accordant mercredi dernier une interview à l'agence Reuters, le président de la République n'a à aucun moment fait allusion à la nécessité d'une ouverture politique ou à une alternance au pouvoir, deux fondamentaux d'un Etat de droit et de démocratie. Bien au contraire, il a estimé que les appels des partis et des associations à un mandat présidentiel sont une preuve de « maturité politique ». S'il dit vouloir avant toute chose voir si les objectifs qu'il s'est fixés pendant le deuxième mandat ont été ou non réalisés, c'est qu'il tient à mettre en avant des subterfuges qui lui serviront à tenir en haleine tous ceux n'attendent que le moment où il se prononcera pour ou contre un troisième mandat présidentiel.
C'est que le Président a toujours voulu être le centre du monde dans un pays qui n'arrive pas à émerger de la masse de problèmes qui l'enfoncent de plus en plus dans les contradictions et les aberrations d'un système politique décadent. Simple subterfuge est cette idée de vouloir d'abord voir les résultats qu'il s'est assignés durant ce quinquennat, parce que le Président sait en évidence qu'un grand nombre de projets lancés ne pourront jamais être achevés en une année seulement de temps.
Jamais le pays n'a enregistré autant de scandales financiers, par corruption et détournements interposés, que ces dernières années. Il doit aussi savoir que la hausse des prix du pétrole et les devises que le pays a engrangées développent les appétits les plus féroces et empêcheront toujours de laisser aboutir des projets de toute nature qu'ils soient. Ceci, bien sûr, quand le contrôle et la régulation font terriblement défaut. Mais cela semble lui importer peu. Il n'en parle à aucun moment. Mieux, il laisse entendre que les résultats qu'il veut d'abord voir palpables le sont déjà puisqu'il est convaincu que les appels de ses courtisans sont une preuve de « maturité politique ». Bouteflika aime le pouvoir dans toute la profondeur du terme. Il ne suggère pas, même pour la forme, la nécessité d'une alternance au pouvoir. Il ne se dit ni lassé, ni fatigué, encore moins déçu et blasé par les hommes qu'il a placés à des postes importants mais dont la gestion a pratiquement verrouillé les ultimes brèches de sortie d'une crise que personne ne peut pourtant ignorer.
Par sa reconnaissance à « la maturité politique » ambiante, il rend ainsi hommage aux Bounedjmaa, Tayeb El-Houari, Belkhadem et autres visages que ses différentes cours ont mis en avant pour le prier de se porter une troisième fois candidat. Et la seule chose qui semble l'énerver dans tout ce gâchis est que l'on se permette des commentaires et des supputations « fantaisistes » sur son état de santé. Etat qui, faut-il le souligner, est l'objet de discussions parce qu'il s'agit de celui du chef de l'Etat, donc un personnage dont la santé physique et morale doit intéresser toute la Nation, quand bien même il ordonnerait de ne plus en parler. Le Président fera par ailleurs l'impasse sur le drame des harraga et des kamikazes.
COMPROMIS ET COMPROMISSIONS
Pourtant, le pays profond souffre de malvie et de hogra. Ses jeunes sont prêts à affronter tous les genres de périls, pour peu qu'ils assurent une vie décente à leurs familles. Bouteflika sait au moins qu'une grande majorité des sinistrés du séisme de Boumerdès n'ont pas été relogés à ce jour, alors qu'il s'était engagé à le faire en peu de temps. De nombreux chantiers de construction de logements sont à l'arrêt ou alors achevés et non distribués. Que Mascara et Aïn Defla ne produisent plus la pomme de terre comme il se doit. Que ses ministres sont cités dans des affaires scabreuses sans que la justice ne s'en offusque. Ce sont là des signes qui montrent que la haute administration n'est pas saine. Signes qui ne l'obligeront pas pourtant à recomposer les équipes gestionnaires pour en corriger les dysfonctionnements.
Bien qu'on dise de lui qu'il n'aime pas les « pleurnichards », Bouteflika aime être entouré de gens de cours diverses. Il aime tenir les gens à sa merci. Au risque de faire étouffer toute velléité de contre-pouvoirs. La vie politique du pays, s'il la trouve évoluée, c'est parce qu'elle ne compte parmi ses intervenants que ceux qui le créditent d'une bonne gestion ou l'appellent à une « ouhda thalitha ».
Le président de la République vient de confirmer implicitement deux choses importantes, son rejet de l'ouverture politique et de celui de l'alternance au pouvoir.
En accordant mercredi dernier une interview à l'agence Reuters, le président de la République n'a à aucun moment fait allusion à la nécessité d'une ouverture politique ou à une alternance au pouvoir, deux fondamentaux d'un Etat de droit et de démocratie. Bien au contraire, il a estimé que les appels des partis et des associations à un mandat présidentiel sont une preuve de « maturité politique ». S'il dit vouloir avant toute chose voir si les objectifs qu'il s'est fixés pendant le deuxième mandat ont été ou non réalisés, c'est qu'il tient à mettre en avant des subterfuges qui lui serviront à tenir en haleine tous ceux n'attendent que le moment où il se prononcera pour ou contre un troisième mandat présidentiel.
C'est que le Président a toujours voulu être le centre du monde dans un pays qui n'arrive pas à émerger de la masse de problèmes qui l'enfoncent de plus en plus dans les contradictions et les aberrations d'un système politique décadent. Simple subterfuge est cette idée de vouloir d'abord voir les résultats qu'il s'est assignés durant ce quinquennat, parce que le Président sait en évidence qu'un grand nombre de projets lancés ne pourront jamais être achevés en une année seulement de temps.
Jamais le pays n'a enregistré autant de scandales financiers, par corruption et détournements interposés, que ces dernières années. Il doit aussi savoir que la hausse des prix du pétrole et les devises que le pays a engrangées développent les appétits les plus féroces et empêcheront toujours de laisser aboutir des projets de toute nature qu'ils soient. Ceci, bien sûr, quand le contrôle et la régulation font terriblement défaut. Mais cela semble lui importer peu. Il n'en parle à aucun moment. Mieux, il laisse entendre que les résultats qu'il veut d'abord voir palpables le sont déjà puisqu'il est convaincu que les appels de ses courtisans sont une preuve de « maturité politique ». Bouteflika aime le pouvoir dans toute la profondeur du terme. Il ne suggère pas, même pour la forme, la nécessité d'une alternance au pouvoir. Il ne se dit ni lassé, ni fatigué, encore moins déçu et blasé par les hommes qu'il a placés à des postes importants mais dont la gestion a pratiquement verrouillé les ultimes brèches de sortie d'une crise que personne ne peut pourtant ignorer.
Par sa reconnaissance à « la maturité politique » ambiante, il rend ainsi hommage aux Bounedjmaa, Tayeb El-Houari, Belkhadem et autres visages que ses différentes cours ont mis en avant pour le prier de se porter une troisième fois candidat. Et la seule chose qui semble l'énerver dans tout ce gâchis est que l'on se permette des commentaires et des supputations « fantaisistes » sur son état de santé. Etat qui, faut-il le souligner, est l'objet de discussions parce qu'il s'agit de celui du chef de l'Etat, donc un personnage dont la santé physique et morale doit intéresser toute la Nation, quand bien même il ordonnerait de ne plus en parler. Le Président fera par ailleurs l'impasse sur le drame des harraga et des kamikazes.
COMPROMIS ET COMPROMISSIONS
Pourtant, le pays profond souffre de malvie et de hogra. Ses jeunes sont prêts à affronter tous les genres de périls, pour peu qu'ils assurent une vie décente à leurs familles. Bouteflika sait au moins qu'une grande majorité des sinistrés du séisme de Boumerdès n'ont pas été relogés à ce jour, alors qu'il s'était engagé à le faire en peu de temps. De nombreux chantiers de construction de logements sont à l'arrêt ou alors achevés et non distribués. Que Mascara et Aïn Defla ne produisent plus la pomme de terre comme il se doit. Que ses ministres sont cités dans des affaires scabreuses sans que la justice ne s'en offusque. Ce sont là des signes qui montrent que la haute administration n'est pas saine. Signes qui ne l'obligeront pas pourtant à recomposer les équipes gestionnaires pour en corriger les dysfonctionnements.
Bien qu'on dise de lui qu'il n'aime pas les « pleurnichards », Bouteflika aime être entouré de gens de cours diverses. Il aime tenir les gens à sa merci. Au risque de faire étouffer toute velléité de contre-pouvoirs. La vie politique du pays, s'il la trouve évoluée, c'est parce qu'elle ne compte parmi ses intervenants que ceux qui le créditent d'une bonne gestion ou l'appellent à une « ouhda thalitha ».
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Réactions (7 poste(s))
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Posté par Saadi AZGUI, 17 Mars, 2008 11:24:10J'y suis, j'y reste et jamais deux sans trois dit le proverbe. Le pouvoir grise et pour la dignité faut repasser. Et qui va construire une mosquée de 30.000 000. 000. 000 milliards pour avoir son nom au même titre qu'Aménophis, Toutankhamon et autre, dans les pages de l'histoire Pour les laissés pour compte on verra plus tard, plus tard plus .... Napoléon, Hitler, Boutef même stature, même syndrome. Il ne faut surtout pas se leurrer l'ambition est monumentale. Il ne veut pas donner a l’Algérie sa véritable dimension, non il préfère se donner à lui une autre dimension.
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Posté par koceyla tarto, 17 Mars, 2008 08:12:23Bouteflika, lui même, comme un radeau soumis aux forces d'un vortex et cocaïnisé par le pouvoir, drogué à fond, ne sait plus sur quel pied danser. Aux étrangers il dit qu'il ne se préoccupe de rien d'autre que de l'achèvement de ses projets. (Finir de livrer mains liées l'Algérie à Orascom et les mercantilistes du Machreq". En Algérie il a, depuis longtemps, lancé ses Medahat dans les montagnes, les vaux et les dunes d'Algérie. Ce petit homme attend le quitus des faiseurs de présidents. Peut être qu’avec l’augmentation du prix de pétrole il doit leur montrer sa grande reconnaissance et générosité. Il y'a le flou aussi du coté des Manahat du prix Nobel non ? Maudits soient les gens sans honneur. Ceux qui ont voté pour 2 mandats et qui aujourd'hui reviennent sur leur vote.
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Posté par Viw Belajout, 17 Mars, 2008 08:08:38Pour le dictateur Boutefliqa, vous devineriez facilement que s'il a choisir entre l'Algerie et le Pouvoir, il ferait fi de l'Algerie qu'il ignorait depuis 1978. SOn choix serait le meme meme si la guerre civile se prolonge et emporte toute une autre géneration de Harragas. Boutefliqa! Ayez le courage d'un Slimane Amirat (que Dieu ait son ame), descendez de votre trone, Laissez l'Algerie en PAIX, cette Algerie mutilée et qui reclame tant sa jeunesse meurtie. Partez! Partez! Partez! Et votre équipe de mediocres aussi!
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Posté par jugurtha massinissa, 17 Mars, 2008 08:03:38Sincérement, son départ prématuré rendras aux algériens l'espoir de vivre. Ce que le pouvoir et boutef en tête, avec l'avénement de l'internet, il ne pourra jamais dupé le peuple algeriens le populisme a fait son époque, bravo Ghania Merci
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Posté par Hocine Lam, 16 Mars, 2008 22:49:12Rie n'indique clairement que le président allait briguer un troisième mandat. Sauf que dans ce climat de floue et de suspense, rien n'indique aussi que Bouteflika s'empecherait d'un troisieme sacre. Le silence du president n'est pas innocent...A-t-il l'onction des decideurs dans l'ombre ou agit-t-il comme un maitre d'orchestre pour ne pas donner du temps a ses adversaire le temps d'une réplique. Dans un cas comme danqs l'autre, c'est la constitution qui risque de prendre un serieux coup si le verrou de la limitation des mandats est visé par une revision constitutionnelle. Au lieu de penser a un troisieme mandat, Bouteflika gagnerait mieux à rattraper le retard des realisations et compléter les impaires de ses ministres. La constitution mérite application saine, non pas un charcutage ehonté au profit d'une personne ou d'une secte de rentiers.
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Posté par Yusf Aqaciwali, 16 Mars, 2008 20:53:19Et si tout se résumait à cela ? Il y a bien des relents dysnatiques dans toute cette histoire. En tout cas cet article est trés édifiant.
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Posté par Atika yenamare, 16 Mars, 2008 18:11:57Et comme un malheur n'arrive jamais seul, il se dit que le président essaye d'imposer son frangin Said au poste de vice président !!! Sans commentaire.

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