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Mehdi Bouslama : « les entreprises étrangères sont là pour ramasser de l’argent, pas pour bâtir notre économie nationale ! »

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C’est à un examen sans concession du programme de privatisation des entreprises publiques et la nouvelle stratégie  industrielle  du gouvernement auquel s’est livré le président de l’Association algérienne de la promotion de l’industrie, M. Mehdi Bouslama, au micro la chaîne de radio nationale.   Il ressort de son intervention  un certains nombres de divergences avec la politique actuelle du gouvernement et de propositions…

Sur les privatisations :
Le président de l’association de la promotion de l’industrie défend l’idée du  maintien de la présence de l’Etat dans les grandes entreprises publiques. «Une production et une économie nationale doivent s’appuyer sur l’Etat. Nous ne pouvons pas prétendre à un développement économique en cédant les entreprises nationales à des étrangers».

Il soutient le principe d’une ouverture limitée du capital des entreprises publiques aux étrangers (pas plus de 50 %). « Les étrangers sont ici pour ramasser de l’argent. Ce ne sont pas eux qui vont bâtir l’économie nationale», «Il ne faut pas compter sur les investissements directs étrangers, tant que les investisseurs nationaux rencontrent des entraves et des difficultés à concrétiser leurs projets » Il dénonce le marché de dupe des investissements étrangers enregistrés jusque-là, en citant l’exemple de la téléphonie mobiles, secteur à rendement immédiat profitant avant tout aux investisseurs qui transfèrent les bénéfices dans leur pays.

Il considère l’ouverture  du capital d’Algérie Télécom non indispensable au regard de la nature des services offerts basés sur des technologies accessibles à Algérie Télecom par la formation des ressources humaines. Et se dit favorable à l’ouverture du capital de l’entreprise Saidal qui a besoin de renforcer de son investissement pour élargir son marché local.
En conclusion, Mehdi Bouslama formule le vœu d’une démarche innovante qui propose de vrais investissements dans l’industrie structurante. Et un  code des investissements donnede meilleurs privilèges à ces investisseurs pour les attirer et les inciter à rester.

Sur la nouvelle stratégie industrielle :
Même intéressante, estime-t-il, la nouvelle stratégie industrielle mise en place par le ministère de l’Industrie reste insuffisante et incomplète, dès lors qu’elle laisse certains secteurs de production en dehors du développement souhaité. Celle-ci ne s’appuie pas sur la valorisation des ressources nationales. Le secteur de l’agroindustriel,  l’un des plus importants pour la relance de l’appareil productif national, par la création des chaînes de transformation des produits agricoles, fait les frais de cette orientation. La nouvelle stratégie qui ne lui accorde pas toute la place qu’il peut.
L’Etat doit donc approfondir la réflexion sur la stratégie industrielle et surtout réorienter les investissements vers les secteurs productifs. «Nous avons du phosphate pour produire de l’engrais, suffisamment d’acier pour couvrir le marché national, un foncier immense pour cultiver tous les agrumes…, enfin toutes les ressources pour une autosuffisance dans plusieurs produits dépendant aujourd’hui de l’importation.»

Source Le soir d’Algérie

 Postez un commentaire Réactions (8 poste(s))

  • Posté par bouqala, 13 Février, 2008 22:52:59
    Pas beaucoup le temps, j'ai donc un peu abusé du copir/coller. Donc.......Mehdi Bouslama, le président de l’association de la promotion de l’industrie : « les entreprises étrangères sont là pour ramasser de l’argent, pas pour bâtir notre économie nationale ! » Chiffres du FMI: Les investissements directs étrangers représentent 13% du PNB en Italie, 25% en Allemagne, 36% au Royaume Uni- mais 42% en France. Plus de 40% des actions des plus importants groupes français cotés à la bourse de Paris sont aux mains d’actionnaires étrangers, et un ouvrier français sur sept est employé d’une entreprise étrangère Ce n'est pas participer à bâtir une économie? Et on leur reprocherait de vouloir gagner de l'argent, alors que nos gouvernants ont dilapidé le notre en détruisant le pays? Il soutient le principe d’une ouverture limitée du capital des entreprises publiques aux étrangers (pas plus de 50 %). Rappel: 125e pour le climat des affaires, 131e pour l’attraction du marché, 157e pour la clarté et la simplicité fiscales, 140e place pour les performances portuaires, et la cerise sur le gâteau: 99e sur l’échelle de la corruption. Vous mettriez votre argent, vous ? Mais une autre question me turlupine. Qui sont les membres de cette association et du patronat algérien et quel est leur part dans ce beau tableau?
  • Posté par Mohand Mokher, 13 Février, 2008 22:48:56
    Il ne faut pas se faire d'illusions,le capital est apatride. L'époque de tous "unis derrière la bourgeoisie nationale est révolue". L'esssentiel est que le capital apporte du travail et se libére de ses charges sociales et fiscales.Pour mémoire la moitié des entreprises du cac40 sont sous contrôle étranger.9000 entreprises françaises ont été rachetées par des étrangers en 10 ans.Seul compte l'élévation du niveau de vie,le reste n'est que fioriture.
  • Posté par ali elmenfi, 13 Février, 2008 19:13:21
    Mehdi Bouslama n’a pas été épargné par une administration aigrie de voir réussir un patron privé. Est il en train de rêver, de nous faire rêver ou bien sait il quelque chose qui est en train de se préparer. Ce qu’il propose tombe sous le sens. Mais comment attirer « des investisseurs ( et des touristes) » quand des centaines de harragas tentent leur chance ailleurs. La confiance est l’élément essentiel pour faire tourner une économie. Est ce, au delà du potentiel de l’Algérie, l’objectif numéro 1 que s’est fixé le Pouvoir ? elMenfi
  • Posté par kamel boudira, 13 Février, 2008 13:30:08
    Posté par Viw Belajout, 13 Février, 2008 07:50:38 "On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs. Ce sera certainement une bonne chose dans la mesure ou on se debarasserait definitivement (je l'espere) du Socialisme et de ses tarres, et par la meme occasion apprendre l'art de travailler serieusement. Avec l'apres petrole qui s'annonce inevitablement, cette alternative serait salutaire pour entretenir l'esprit de competition, emboiter le pas a la mondialisation, aux normes et contraintes de la vie moderne. En tout, vaut mieux tard que jamais! Ou comme diait Mostapha Lacheraf, que Dieu ait son ame: Enlever a l'algerien la liberte d'etre un ane. (hachakoum)". Le "socialime" qui te permet de cracher aujourd'hui dans la soupe. Si les féodaux n'avaient pas été neutralisés, tu serais loin d'accéder et à la ville et au clavier.
  • Posté par Lyes M, 13 Février, 2008 13:28:40
    Il ne faut pas s'étonner. La logique des multinationales c'est l'exploitation et la spoliation des richesses nationales.L'Algérie ,comme tant d'autres pays qui sont en voie de développemnt, est obligée (on l'oblige) à adhérer à l'OMC. Ce qui veut dire on l'oblige de confronter la concurrence du marché étranger. Face a cette mondidalisation (subit) est-ce que l'Algerie peut-elle resister à l'envahissement de l'économie mondiale? La réponse c'est non! Sans le developpement du marché local, des entreprises locales L'Algérie n'aura aucune force pour faire face à l'economie de marché. On a des gens qui sont compétents; pour quoi on les ecoute pas!!!
  • Posté par a a, 13 Février, 2008 13:25:26
    Même moi, qui ne suis pas économiste , sait très bien que vos propos sont vrai Mr Mehdi Bouslama. Cela est une évidence, qu'il ne faut pas privatiser plus de 49% du capital d'une entreprise nationale. Le problème est que le gouvernement est connu pour être un médiocre gestionnaire. Personne n'acceptera d'investir dans une entreprise sachant qu'au final il n'aura pas de controle sur son efficacité et sa gestion. Car le dernier mot reviendra tjrs au gouvernement.
  • Posté par Mohand Mokher, 13 Février, 2008 13:22:59
    Une entreprise est programmée pour gagner de l'argent.Le comportement est groupes qui opérent en Algérie ou ailleurs est le même. C'est à nos losers qu'il faut s'en prendre.Les eaux troubles arrangent tout ce beau monde
  • Posté par Viw Belajout, 13 Février, 2008 07:50:38
    On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs. Ce sera certainement une bonne chose dans la mesure ou on se debarasserait definitivement (je l'espere) du Socialisme et de ses tarres, et par la meme occasion apprendre l'art de travailler serieusement. Avec l'apres petrole qui s'annonce inevitablement, cette alternative serait salutaire pour entretenir l'esprit de competition, emboiter le pas a la mondialisation, aux normes et contraintes de la vie moderne. En tout, vaut mieux tard que jamais! Ou comme diait Mostapha Lacheraf, que Dieu ait son ame: Enlever a l'algerien la liberte d'etre un ane (hachakoum).
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