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Maghreb : la France "réévalue" le risque

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La France est "en train de réévaluer" le risque que représente un déplacement en Mauritanie après le meurtre lundi de quatre touristes français près d’Aleg, dans le sud du pays, a annoncé mercredi le ministère des Affaires étrangères.

"Compte tenu de ce drame, nous sommes en train de réévaluer notre approche du risque que présente un déplacement en Mauritanie", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère, Pascale Andréani. Selon les autorités mauritaniennes, deux des trois Mauritaniens en fuite au Sénégal après avoir tué lundi les quatre touristes français près d’Aleg (250 km au sud-est de Nouakchott) avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, rebaptisé depuis Branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Baqmi). Le 28 septembre, le Quai d’Orsay avait estimé qu’"à la suite de la menace renouvelée le 19 septembre 2007 par Al-Qaïda à l’encontre des intérêts français au Maghreb, le risque d’attentat terroriste ne pouvait être écarté en Mauritanie". Mais le ministère n’avait de nouveau déconseillé que "le quart nord-est du pays : zone désertique peu contrôlée" frontalière notamment de l’Algérie, ainsi que "la piste traversant sur 10 km le no-man’s land séparant le Sahara occidental de la Mauritanie", au nord. Le centre-sud, où les quatre touristes français ont été tués lundi et un cinquième blessé, n’était pas particulièrement déconseillé. Le ministère précisait seulement que "pour toute sortie hors de la capitale, il était conseillé de se déplacer à deux véhicules". Ce drame intervient moins d’une dizaine de jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit cette année neuf étapes en territoire mauritanien. En 2007, des menaces du GSPC algérien avaient conduit les organisateurs du rallye à annuler les deux étapes prévues entre Nema et Tombouctou (Mali). Début juin 2005, le GSPC algérien avait mené une attaque contre une base militaire dans le nord-est mauritanien, faisant 15 soldats tués et 17 blessés.

AFP

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