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Les chefs intégristes reprennent de la voix et narguent le pouvoir

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Alors que les dispositions de la Charte sur la paix – grâce à laquelle ils furent libérés- leur interdisent toute déclaration publique et toute position politique, les chefs intégristes reprennent de la voix et narguent le pouvoir.
Ainsi Ali Benhadj a diffusé un communiqué public intitulé «avertissement au régime quant aux conséquences catastrophiques de la confiscation des droits légitimes des citoyens». Un comble ! Il y dénonce le refus des autorités de sa candidature aux prochaines élections locales dont la date a été fixée au 29 novembre prochain. Le numéro deux du Fis dissous postule pour la commune de Bachdjarah. Il est allé jusqu’à user carrément de la menace, annonçant, dans son communiqué que «le sentiment d’injustice (…) et d’exclusion pousse à la violence, l’extrémisme et la rébellion contre l’Etat injuste». Ce qui n’est rien d’autre qu’un encouragement au GSPC et un «justificatif» aux attentats terroristes perpetrés par cette organisation terroriste.
Abassi Madani, lui, appelle au boycott « au nom du FIS ! ». Désapprouvant la décision de Benhadj de participer aux élections, le chef intégriste, lors de son passage, mercredi dernier sur la chaîne de télévision El Arabia, affirme que «le Fis n’est pas favorable à sa participation à ces élections». «Au Fis, nous disons que nous ne sommes pas pour la participation sans la consécration des libertés», a-t-il asséné.
Enfin, Abdelhak Layada, fondateur du GIA – rien que ça !- reprend ses allures de barbouze. Il est poursuivi pour avoir traité de «taghout» un policier dépêché par l’APC de Baraki pour empêcher le fondateur du GIA d’ériger une clôture autour d’un lot de terrain à bâtir dont il aurait tenté de s’accaparer. Le policiers a déposé plainte à son encontre et une instruction judiciaire a été ouverte. Layada, comparaîtra, le 22 du mois en cours, devant le tribunal d’El Harrach, pour «injures à l’encontre d’un agent de l’Etat dans l’accomplissement de sa mission»
La suite est à venir...

Le Matin

 Postez un commentaire Réactions (1 poste(s))

  • Posté par Med Tahar HAMROUCHI, 15 Octobre, 2007 16:39:22
    Au moins ces deux énergumènes s'agitent et se font entendre. Il faut souligner qu'ils connaissent trés bien la smala au pouvoir, leurs points forts, mais aussi leurs points faibles et profitent de certaines situations pour les enfoncer encore davantage. Ce qui est déprimant c'est le blackout de l'opposition dite démocratique.
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