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L'année 2008 et le troisième mandat : le curieux pessimisme des proches de Bouteflika
le 02 Janvier, 2008 08:13:00 | 5052 lecture(s) | Voir Réactions
Ainsi l’éditorialiste du Quotidien d’Oran, un organe connu pour ses sympathies envers le président, se montre curieusement pessimiste : « Pour Bouteflika et son entourage, l'année 2008, envisagée comme un rendez-vous en apothéose avec le pays et son opinion., ne sera pas ce «fleuve tranquille» dont la fin de course conduirait à un plébiscite incontesté et incontestable. » Le journaliste s’appuie sur « l'aveu même de certains de ses partisans toujours acquis à son soutien »
L’analyste explique ce scepticisme par le bilan économique et social du chef de l’Etat : « En plus de s'avérer l'année des déconvenues en terme de bilan économique, l'année 2008 risque, malgré le coup de pouce social donné par l'exécutif avec ses augmentations de salaires, d'être celle de tensions sociales aiguës parce que les effets de celles-ci ont été déjà largement annihilés par ceux de l'inflation galopante. Des experts tout ce qu'il y a de sérieux présagent même que la spirale inflationniste, pour des raisons exogènes au pays, va encore s'amplifier durant cette année 2008. Ce qui, évidemment, rendra à coup sûr encore moins crédible et audible le discours officiel positivant le bilan de l'action gouvernementale en matière économique et sociale. »
La conclusion du Quotidien d’Oran tombe d’elle-même : « Il sera alors difficile dans ces conditions de convaincre qu'un troisième mandat pour Bouteflika serait la panacée aux problèmes que ses deux mandats accomplis n'auraient pu résoudre.
Cela d'autant que le mode de gouvernance personnalisé à l'extrême exercé par ce dernier fait que les citoyens lui en imputeront le bilan en tous ses résultats. »
L’éditorialiste du Jour d’Algérie, autre journal proche du chef de l’Etat, conforte cette analyse par un diagnostic des coulisses du FLN où explique-t-il, et contrairement à l’évidence, le rapport de forces n’aurait pas penché en faveur d’un troisième mandat. Selon lui, la session tant attendue de l’instance exécutive du FLN « s’est achevée autant dire en queue de poisson » et, ajoute-t-il, « le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a laissé en suspens le problème number one de cette fin d’année, qui est le troisième mandat pour le président en fonction. »
Très affirmatif, l’éditorialiste écrit que « les partisans d’un troisième mandat ont dû comprendre à cette occasion toute la difficulté de l’entreprise, qu’ils avaient tendance à sous-estimer les premiers temps. En tout cas, une chose est sûre, ils pensaient vraiment qu’il suffisait de donner le mouvement à la machine à fabriquer le consensus, et celle-ci donnerait naissance en un rien de temps comme une marée montante qui viendrait à bout de toutes les réticences. Ils avaient l’air de croire qu’à la vue des motions de soutien affluant des quatre coins du pays, toutes ces attitudes négatives se dissiperaient d’elles- mêmes(…)S’il y avait au FLN des gens pour croire à ce conte politique, ils ont dû sortir de la dernière rencontre beaucoup moins niais qu’au moment où ils y entraient. Sans doute feraient-ils montre de beaucoup moins de spontanéité à l’avenir. »
Bref, comme le dit l’éditorialiste d’El-Watan, dans un « pays (qui) tourne en rond, gaspille temps et argent, s’offre des idoles en carton, renoue avec les artifices de la confusion et s’installe dans le statu quo, l’essentiel pour le pays est-il réellement de réviser la Constitution pour revenir à la culture du parti unique ? L’important n’est-il pas de faire le bilan des réformes engagées ces dernières années ? »
M.K.
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Réactions (7 poste(s))
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Posté par karim hawat, 03 Janvier, 2008 14:21:34moi quand je vois les propos de temmar qui dit que les caisses de l'etat sont vides et celles du ministre de l'habitat affirmant avoir consacré 18 milliards de dollar!!???!! au secteur de l'habitat en 4ans!!??(2005-2009) je sent comme une fuite en avant une justification des comptes pour une passassion de pouvoir on est entrain de justifier l'evaporation de la coquette somme de 140 milliards de dollar(somme consacré au plan quinquenal) qui se termine faut t'il le rapeller en 2009 l'année de la fin du mandat du plus grand charlatan de l'histoire de l'algerie !si on y ajoute l'echec de la charte pour la paix et la reconciliation avec la recrudescence des actes terroristes je dirais que le clan des decideurs ne veut plus de cette pietre marionette qui en 9 ans a mené le pays vers la banqueroute le megalo-narcissique de bouteflika tient a tout prix a laisser son nom dans l'histoire il a meme revé du prix nobel mais l'histoire retiendra de son passage de l'homme qui avec plus d'argent a fait plus de pauvres
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Posté par bellouga, 03 Janvier, 2008 14:20:24http://nonauntroisiememandat.centerblog.net/
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Posté par Messaoud BADJOU, 02 Janvier, 2008 22:03:43J'espère que Boutef sachera faire un enfant ou peut être plus à notre chère constitution qu'il s'apprête à violer !!!!
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Posté par MAHOMED GRIGRI, 02 Janvier, 2008 22:01:08A part les pays du golfe, le clan de Oujda et El QAIDA...personne n'en veut au fond de Bouteflika.
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Posté par donald mickey, 02 Janvier, 2008 22:01:08ne focalisez pas trop sur les chaouis de Zeroual( le pauvre). Le pouvoir est ailleurs…..et ce n’est sûrement pas dans une pet…tition que l’on fait bêtement et naïvement circuler.
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Posté par Amine Benrabah, 02 Janvier, 2008 14:40:15Celui qui établit un bilan sans complaisance des deux mandats de Bouteflika depuis 1999, s'apercevra, que "les réalisations" du Zaïm représentent en réalité peu de choses. Le premier mandat a été essentiellement consacré aux déplacements à l'étranger pour assoeir la base diplomatique du clan et affaiblir ses "ennemis", en l'occurrence l'ANP et les Services de sécurité implicitement menacés d'être traînés devant le TPI pour crimes contre l'humanité commis, entre 1992 et 1998, durant leur lutte acharnée contre le terrorisme islamiste et le "qui tue qui" distillé par les proches de Bouteflika. Toutes les réformes promises à grand renfort de publicité : Etat, Justice, Education, Statut de la famille, Economie, Finances, Agriculture, Santé etc.. sont finalement restées dans les tirroirs de leur destinataire final, la Présidence de la République. La Concorde civile adoptée dès 1999 n'a pas permis de faire baisser le nombre des victimes du terrorisme islamiste évaluée de 1999 à 2004, à des milliers, entre morts et blessés. Les conditions de vie des algériens se sont gravement déteriorées et les catastrophes naturelles ne les ont pas non plus épargnés. Le premier mandat de Bouteflika, candidat contre lui même, aprés le retrait de ses six autres concurrents, à jamais terni par le sang des 136 victimes du "Printemps Noir" et l'assassinat du jeune Guermah Massinissa que Zerhouni, alias "Gaston la Gaffe" avait honteusement traité de voyou, allait se terminer par un viol flagrant de la Justice algérienne dans l'affaire du FLN et l'éviction manu militari de Boumaza de la Présidence du Conseil de la Nation. Le deuxième mandat était consacré à la consolidation du Clan d'Oujda, nommés, souvent en catimini, à coup de décrets non publiables aux postes de commandement, de toutes les institutions de la République et à l'exploitation massive et sauvage des ressources non renouvelables du pays pour procurer au clan les ressources financières nécessaires au maintien au pouvoir du clan.La cagnotte est utilisée sans vergogne pour acheter le silence de tous les contestataires nationaux et étrangers.Ouyahia est le temoin gênant au service de l'ennemi, il faut le liquider.Ce qui fut fait au profit d'un homme lige, aigri et revanchard, qui a été resuscité par Bouteflika après avoir été chassé de l'APN pour duplicité avec les islamistes. Si l'Etat s'enrichit grâce à la concession des ressources naturelles du pays, le peuple "sale et inculte" se vautre de plus en plus dans la paupérisation la plus abjecte. Il devient la proie de maladies moyenageuses et ses enfants dipômés ou non livrés à eux mêmes et aux vagues de la Méditerranée. Ce peuple, qui a préféré Chadli, "l'inculte" au "génie Bouteflika" a été humilié et insulté à maintes reprises par "l'enfant prodige du FLN", né et éduqué à la marocaine. C'est à dire, il sait s'écraser quand il est en position de faiblesse et écraser sans pitié quand il est en position de puissance.Ceux qui lui ont offert le pouvoir sur un plateau d'or ont été éliminés les premiers.Ils le méritent. Aujourd'hui le Clan s'agite de nouveau dans la perspective de la révision constitutionnelle. S'il arrive à la faire passer, il assurera sa pérenité au pouvoir et sa domination politique et sociale du pays.Au delà donc du troisième mandat c'est de l'avenir du pays qu'il s'agit. Ceux qui hésiteront le regretteront comme l'ont amérement regretté ceux qui avaient favorisé l'avénement de Bouteflika en 1999, dans le seul but de se venger des Chaouis qui ont gouverné le pays sous Zéroual. L'obstination du Clan d'Oujda à persister au pouvoir contre volonté de plus en plus partagée de la majorité des algériens ouvrira la voie à tous les excés, qui ne feront qu'affaiblir davantage le pays qui porte encore les stigmates de 15 ans de guerre civile. Ensemble disons non aux voleurs et aux violeurs de la Constitution. Amine Benrabah
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Posté par Amar Ath Tsouathi, 02 Janvier, 2008 10:18:33Enfin, on a compris même en intra murros que Boutef et l'ensemble de l'areopage n'a rien à voir avec la gestion d'un pays qui aspire au respect et au développement. Pour les autres, ils savent que le clan de Oujda ne fait qu'enfoncer davantage le pays, malgré les énormes rentes pétrolières. A quand donc comprendra t-on qu'il est plus que jamais l'heure de mettre fin aux méfaits du clan et à ses mafieuses gérances. Ils nous ont séquestré en amont et veulent assurer en aval. Pour l'instant, c'est tout ce qui se profil à l'horizon. Prions pour un sursaut d'orgueil de nos compatriotes, même s'ils sont drogués par les promesses et les méfaits arabo-islamistes.

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