Newsletter
inscrivez-vous pour recevoir le newsletter
Evaluer l'article ?
(32 votes)
Forum Le Matin : Ferhat Mehenni répond à vos questions
le 24 Octobre, 2007 18:57:00 | 12505 lecture(s) | Voir Réactions
« Pourquoi je veux l'autonomie de la Kabylie »
Ouiza : Bonjour. Au lieu de vivre dans l’utopie, ne vaut il pas mieux se rassembler pour sauver notre patrie car elle est en danger ? Actuellement, et je dirais même comme d’habitude, l’opposition, si opposition il y a, ne brille que par son absence. Aux prochaines élections, elle nous ressortira le couplet “élections corrompues donc nous nous retirons”. Vous qui faites partie de l’opposition ne pensez vous pas qu’un parti unique d’opposition serait plus à même de rassembler le plus de monde dans la mesure bien sur que les dirigeants font abstraction de leurs intérêts ?
Ferhat : Je pense que, dans la situation qui est celle de la classe politique algérienne d’aujourd’hui, c’est plutôt le fait de vouloir un parti unique d’opposition qui est du domaine de l’utopie. N’oublions pas que la démocratie est pluralité d’opinions, de projets et d’organisations. Les processus de maturation à travers lesquels elle arrive à faire converger les idées, les hommes et les structures sont longs et laborieux. Pour le moment, nous sommes très loin de cette éventualité. Entre temps, le danger menace la Kabylie et la démocratie, probablement parce qu’elles sont intimement liées. J’ai bien peur que nous soyons dans la phase où beaucoup d’Algériennes et d’Algériens nous fustigent pour la simple raison qu’ils confondent le régime et la patrie. Nous aimons l’Algérie mais pas son régime. La priorité pour le moment est de sauver la Kabylie. Le jour où nous y parviendrons nous pourrons peut-être mieux contribuer à redonner sens au combat algérien.
Hadid : D’abord je dois dire que je soutiens le projet d’autonomie de la Kabylie ! Ma question : quelle est la raison politique de votre démission du RCD ? Ça peut toujours nous aider a comprendre mieux cette mouvance démocratique !
Ferhat : Merci pour votre soutien. Mon départ du RCD est motivé par des considérations politiques. Je ne me retrouvais plus dans la ligne du parti. Je sais que certains me reprochent de ne pas cultiver la fidélité au sigle, j’aime mieux cultiver la fidélité aux principes et particulièrement à ceux de probité et de rectitude morale.
Louiza : Bonjour messieurs Mehenni et Benchicou. Seriez-vous prêt à entamer des discussions avec le RCD et le FFS afin de former une alliance qui donnerait de la force à notre revendication pour l’Autonomie ?? Il me semble que cette dernière est indispensable,
Merci pour votre réponse. Vous avez tous deux tout mon respect et toute mon admiration. Vive la Kabylie libre et autonome !!!
Ferhat : Le MAK est un mouvement kabyle qui en a conscience et qui le revendique. Le FFS et le RCD sont des partis à ancrage certes kabyle mais qui revendiquent une dimension nationale. Il serait préférable de leur poser la question à eux de savoir si le fait de s’asseoir à la même table que nous ne les incommoderait pas. Pour réaliser l’autonomie de la Kabylie, le MAK est tenu de discuter dans la région avec tous les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui le souhaitent.
Zahir : Bonsoir, monsieur Ferhat Mehenni : N’est il pas mieux “d’adhérer à une mouvance ou un parti politique qui dans son projet milite pour le projet de régionalisation ou tout simplement de fédéralisme comme quelque leaders politique l’ont fait entendre dans leurs discours, cela a fin d’eviter que seule une région, en l’occurrence la Kabylie, soit une encore une fois la seule à devoir payer le prix de cette revendication… Autrement dit faire associer d’autres acteurs ou même d’autres partis autour de ce projet et d’essayer de sensibiliser tous les Algériens autour de cette cause?
Merci….
Ferhat : Le MAK n’est pas un obstacle à une « mouvance démocratique » qui militerait pour la « régionalisation » ou le « fédéralisme ». Au contraire, il la favorise en étant pour elle un argument de poids pour entraîner plus d’Algériens derrière elle ou pour obtenir satisfaction de sa revendication auprès des « décideurs ». Il est donc utile que le MAK en ait une existence parallèle. Il serait même souhaitable pour elle que, dans notre sillage, d’autres mouvements autonomistes voient le jour dans toutes les régions du pays.
Quant au fait de brandir le danger que la Kabylie soit « encore une fois, la seule région à devoir payer le prix de cette revendication » me parait ne pas tenir compte ni de l’état d’isolement dans lequel elle se trouve depuis 80 ans, ni de ses aspirations identitaires et religieuses qui sont, dans certains cas, à l’opposé de celles de l’écrasante majorité des autres Algériens. Que ce soit en 1963 lors de l’insurrection du FFS, au Printemps berbère de 1980 avec le MCB ou, enfin, au Printemps Noir de 2001 avec le mouvement des Archs, la Kabylie n’a pu ni entraîner derrière elle d’autres régions ou d’autres Algériens, ni bénéficier d’une solidarité à même de l’alléger d’une partie de la facture que l’Histoire lui a présentée. Croyez-moi, ni Ferhat Mehenni ni le MAK ne s’opposent à ce que cette « mouvance démocratique », qui est pour le moment difficilement visible, aille coopter ou faire « associer » d’autres acteurs et d’autres régions à son projet et à sa démarche. Il suffirait de nous prouver son enracinement en dehors de la Kabylie pour que nous soyons prêts à prendre langue avec elle. Si, par contre, cette « mouvance », une fois de plus, n’est animée que par des Kabyles qui se cachent derrière leur petit doigt et qui pensent qu’ils vont ruser avec les Algériens devant lesquels ils se feraient pour un mouvement « national », ils se trompent lourdement. 44 ans d’existence du FFS et bientôt 20 ans du RCD ne leur auront pas suffi à en tirer toutes les conséquences.
Belaitouche Lounis : Azul à l’Ancien. Pour la question la voici: Cher Ferhat comment comptes tu t’y prendre avec tes potes et tous les adeptes par rapport à ce cher projets avec toute cette nuée de “kabyles de service”? Aussi n’a-t-on pas dit chez nous Thikhsi its yanghan dhi dhamnis? Thanmirth à l’ancien
Ferhat : Le MAK ne désespère d’aucun Kabyle et n’insultera ni l’avenir ni personne. Il reste néanmoins vigilant quant à la duplicité des individus. Il n’est pas exclu que parmi ceux que vous appelez les « Kabyles de service » il y en ait d’authentiques autonomistes.
Djamel Istrouf : Monsieur Ferhat Mehenni, permettez-moi de vous poser 4 petites questions:
1- Pensez-vous qu’une Kabylie autonome soit un projet crédible sur le plan économique ?
2- Quelles sont les grandes lignes de votre programme sur ce volet ?
3- Votre projet n’est-il pas porteur d’un risque réel de guerre civile ?
4- Dans l’hypothèse où votre projet aboutirait, songeriez-vous à demander l’adhésion de la Kabylie à l’Union européenne ?
Ferhat : 1) Le MAK ne demande pas l’indépendance de la Kabylie mais son autonomie régionale qui lui permettra demain de prendre en main son développement économique alors que jusqu’ici celui-ci dépend du pouvoir dont la volonté est, plutôt, de le saboter. Une autonomie régionale suppose la mise sur pied d’un Etat régional kabyle qui sera le meilleur avocat pour défendre les intérêts économiques de la Kabylie auprès du pouvoir central algérien.
2) Le MAK n’est pas un parti politique pour présenter un programme économique. Ce sera la tâche des formations politiques qui ambitionneront de gouverner la Kabylie autonome, une fois celle-ci advenue.
3) Ce n’est pas notre projet qui est porteur de risque de guerre civile mais l’absence de perspective qui satisfasse les revendications politiques et culturelles kabyles. Le Printemps Noir a démontré la faillite de toutes les démarches éprouvées jusqu’ici autant par le pouvoir algérien que son opposition dans la région.
1. Demander l’adhésion de la Kabylie autonome à l’UE n’est pas au programme ou alors, vous et nous ne donnons pas le même sens au concept d’autonomie régionale.
Batni Trolard : M.Mehenni, pensez-vous inscrire votre démarche dans un processus d’extension (en termes d’influence et de source d’inspiration) aux autres régions d’Algérie ou bien la limiterez-vous à la seule région de Kabylie ? L’idée d’autonomie suggère t-elle pour vous l’indépendance totale, à terme, de la Kabylie ou bien restera t-elle intimement liée à l’Algérie, au plan géostratégique ?
Ferhat :Le MAK limite sa revendication à la Kabylie. Il souhaiterait voir d’autres régions du pays revendiquer leur autonomie et donner naissance chacune à sa propre organisation autonomiste. Nous n’avons pas pour vocation de porter le combat de toutes les régions, quand bien même nous le voudrions que nous ne le pourrions pas. Il ne serait pas légitime de notre part de confisquer aux autres régions leurs rêves et leurs espoirs qui ne sont pas identiques aux nôtres. Par ailleurs, aujourd’hui la Kabylie a davantage besoin du soutien des autres régions qu’elle ne peut leur en apporter. Et puisque votre pseudonyme est Batni, (originaire de Batna) je suppose que vous êtes déjà au courant de la création en France du MAC (Mouvement pour l’Autonomie Chaouie) qui est venu nous soutenir lors de notre rassemblement sur la Place de la Bastille à Paris, le 28 avril 2007, et que je salue.
Brahami : Monsieur Ferhat M’Henni j’ai beaucoup d’admiration pour vous et ceci depuis toujours. J’ai une petite question à vous poser. Vous n’êtes sans doute pas loin de la soixantaine. Sincèrement, est-ce que vous pensez que l’autonomie que vous revendiquez se fera de votre vivant ? J’avoue que c’est une question qui me taraude l’esprit. Je vous souhaite longue vie et beaucoup de courage.
Ferhat : J’ai 56 ans. J’ai vécu la guerre d’indépendance (1954-1962), puis celle menée sous la bannière du FFS en Kabylie de 1963 à 1965 ; j’ai été arrêté 12 fois entre 1976 et 1985, torturé au commissariat central le 17 avril 1980, traduit devant la Cour de Sûreté de l’Etat en décembre 1985 avec la peine de mort comme possible condamnation ; j’ai été pris en otage dans l’airbus d’Air France (24-26 décembre 1994), j’ai échappé à plusieurs traquenards visant à m’assassiner depuis 1992 dont le dernier en date remonte à fin février 2002 à Azazga. Vous voyez, toute ma vie, j’ai tutoyé ma mort et je n’ai jamais pensé avoir la chance de vivre autant. Tandis que mon père, maquisard de la guerre d’indépendance, lui, est tombé les armes à la main à l’âge de 37 ans, en 1961, en Kabylie. Dans une certaine mesure, la jeunesse n’a jamais garanti à qui que ce soit de récolter, de son vivant, les fruits de ce qu’il a semé. Regardez le cas de mon fils Ameziane, promis à un bel avenir et assassiné à l’âge de 30 ans, alors que j’étais sûr que, lui, il verrait se lever le jour de l’autonomie de la Kabylie. Quand on se bat pour une cause, on ne regarde pas aux sacrifices qu’on y consent. Un militant est celui qui cumule conviction et générosité. Il est don de soi. J’essaie en toute modestie d’en être un.
Abdelhadi Nouicer : vous étiez parmi les passagers de l’avion détourné par le GIA en décembre 1994 et vous avez été épargné. Pourquoi ? On dit que derrière cet événement il y avait les services de sécurité algérienne et française et les victimes ont été soigneusement choisies. Merci
Ferhat : J’espère que vos propos dépassent votre pensée. Devrais-je comprendre à travers votre question que vous me prêteriez des complicités soit avec les terroristes, soit avec la sécurité algérienne ou française ? C’est pour moi une preuve que vous ne me connaissez pas assez.
Mais pour vous donner un avant goût de ce que j’ai vécu dans cet avion, j’ai failli être tué le 25 vers 11H 30, mais mon argument, selon lequel s’ils le faisaient c’était un service qu’ils rendaient d’abord aux Généraux, les en aurait dissuadés sur le moment. C’était un simple sursis puisqu’ils avaient décidé de me liquider une fois que nous serions à Marseille. Ils avaient dit à une passagère qu’ils allaient m’exploser la cervelle ! C’est l’intervention du GIGN à l’aéroport de Marignane qui m’en avait sauvé.
Une commission d’enquête algérienne était diligentée pour faire la lumière sur cette affaire mais elle n’a jamais voulu de mon témoignage malgré mon désir d’être entendu exprimé dans une interview accordée à Djamel Bennabi et parue dans El-Watan, moins d’un mois après ce tragique événement.
Pour que cet épisode ne me hante plus, j’ai décidé de le raconter par écrit. Je ne peux pour autant vous dire ni quand ni par qui il sera publié.
R. Ferhat : salut frère Ferhat . Je te salue pour ton combat sans répit depuis que j’étais âgé de 19 ans , j’ai appris à travers tes textes beaucoup de choses. Passons au Mak : N’y a t il pas risque de “étrangler” toute la revendication berbère qui a mûri dans toute tamezgha (Algérie-Lybie-Maroc-iles canaries) dans la seule région berbérophone d’un seul pays qui est la Kabylie ? Nne seriez pas entrain de donner une très bon argument au pouvoir mafieux pour vous montrer du doigt et cette fois il pourra faire dans la récupération à l’aise ? La notion du peuple kabyle que vous développer dans votre littérature, la trouviez vous acceptable ? les citoyens kabyles ne feront ils plus partie du “peuple algérien” où “du peuple de tamazgha”? Vous avez parler au début de l’émergence de l’idée de l’autonomie en 2001 et vous avez affirmé que “l’autonomie est une contrainte”, pour lever cette contrainte n’y a t il pas une autre voie à l’exemple du fédéralisme (revoir le système administratif) . Je vous remercie .
Ferhat : La revendication berbère n’était en fait qu’une phase de notre long combat. Avec les résultats arrachés de haute lutte en la matière, (HCA en Algérie, IRCAM au Maroc) nous nous sommes rendus compte, entre autres, de deux choses : 1) Tant qu’une langue n’a pas un Etat (ne serait-ce que régional) à son service, elle subit celui de ses adversaires. 2) La langue berbère est plurielle, autrement dit, elle a donné naissance à plusieurs langues distinctes. Ainsi, le kabyle, le tamacheq, le chaoui, le rifain, le chleuh ou le tamazight du Moyen Atlas, et il y en a tant d’autres encore, sont à la langue amazighe ce que le français, l’italien, le portugais, l’espagnol, le catalan, l’occitan ou le corse sont au latin : ses filles. Par conséquent, nous accédons à un nouveau palier qualitatif de notre combat pour l’affirmation par chacun de nos peuples de son droit à l’existence et à un Etat à souveraineté limitée qui lui soit propre. Toute autre démarche me parait irréaliste. C’est la maturité du combat amazigh qui nous a amenés à la revendication autonomiste. Nous sommes dans son prolongement naturel et non dans sa négation ou son reniement.
Quant à la crainte de récupération de notre revendication actuelle par le pouvoir, nous n’y croyons pas trop. Par contre, le combat amazigh est, lui, définitivement récupéré puisque l’amazighité et la langue amazighe nous sont confisquées par le pouvoir qui a mis sur pied des institutions qui lui appartiennent et à travers lesquelles il les assimile à de simples variantes de la langue et de la culture arabes. Pour vous en convaincre, prenez le cas de l’opération « Alger 2007, capitale arabe de la culture » dont le lancement a été fait le jour de l’an berbère.
Vous me posez la question de savoir s’il y a vraiment un peuple kabyle et si les Kabyles ne feraient donc plus partie du peuple algérien ou du peuple amazigh. La réponse est claire : Oui ! Les Kabyles sont un peuple. Tout le monde le sait à l’exception des…Kabyles eux-mêmes. Leur reconnaître le statut de peuple ne les détache nullement du reste des Algériens ou des Amazighs. Un peuple est une communauté humaine ayant une langue, un territoire, une histoire, une culture et un rêve communs, distincts de ceux de leur environnement immédiat. On peut ne pas l’admettre et se lancer dans des démonstrations auxquelles l’espace de ce forum ne suffira pas, mais cela ne changera rien pour autant à la réalité de notre existence. Je vous invite à ce propos à lire mon livre : « Algérie : la question kabyle ». Pour moi, chaque langue vivante a au moins un peuple sur terre qui la parle. S’il y a une langue kabyle c’est forcément parce qu’il y a un peuple kabyle qui lui donne vie en la parlant. Le peuple kabyle est de citoyenneté algérienne. Il n’y a pas qu’un seul peuple algérien mais plusieurs. Nos différences sont des richesses et non des dangers. C’est leur respect qui fera la cohésion du pays et non leur négation ou leur répression.
Enfin, en effet, nous le disons encore une fois, l’option pour l’autonomie de la Kabylie est, pour nous, davantage une contrainte qu’un choix, en ce sens que nous n’y sommes venus que contraints et forcés. Tant que nous avions de la marge, le choix entre plusieurs voies (progressiste, anti-colonialiste, nationalistes, badissistes, socialistes…) nous avions préféré ne pas regarder dans la direction de l’autonomie régionale. C’est le drame du printemps noir qui nous a ouvert les yeux et qui nous a forcés à opter pour cette solution, ne serait-ce que par rapport à la sécurité de nos enfants.
Croyez-moi, nous ne le faisons pas de gaieté de cœur. Ne pensez surtout pas que, pour nous, la vie serait un podium de bodybuilding où le Kabyle joue à montrer ses triceps. Non ! C’est une lutte sans merci qu’il mène pour sa survie. Une fois cette celle-ci assurée, nous aurons le temps et les moyens d’aider non seulement les Algériens et les Amazighs, mais tous les peuples opprimés du monde.
Enfin, pourquoi toutes celles et tous ceux qui ne partagent pas nos choix et qui estiment qu’il y a lieu d’aller dans une autre direction que la nôtre, ne décident-ils pas de se mettre en mouvement pour la réalisation de leurs idées au lieu d’essayer de nous persuader de renoncer aux nôtres?
Zayen et Kaci Akli
zayen : je suis un autonomiste convaincu. ma question est la suivante : après que le tenue du congres du MAK, quelle seront les prochaines actions, et quels sont les moyens a utiliser ? et quand se tiendra le fameux referendum?
Kaci Akli : Je voulais demander à M. Ferhat…de nous montrer quelles sont à présent les étapes à suivre pour commencer à façonner notre autonomie.
En quelque sorte le mode d’emploi, le pouvoir va bientôt s’effondrer, Boutef, va bientôt passer l’arme à gauche, que devra faire la Kabylie.
Nous devons absolument dire aux algériens que l’autonomie n’est pas une si vilaine chose…regardons le Canada, (abstraction faite de ses richesses), il y a des provinces qui n’ont rien, mais qui vivent en parfaite harmonie. Je sais d’ailleurs que vous connaissez Monsieur Duceppe, qui peut vous en dire long sur cette question. Merci et au revoir.
Ferhat : Les étapes à suivre sont très simples et obéissent à des règles dont celle de ne pas limiter sa projection à une conjoncture. La stratégie consiste à établir son programme en fonction de ses objectifs et de s’y tenir quelles que soient les conjonctures. Ces dernières créent souvent des leurres qui peuvent induire en erreur et ainsi causer des préjudices à l’objectif que l’on se fixe. Aussi, lorsque vous dites que le régime va s’effondrer, je préfère rester sceptique. L’alliance du pouvoir avec l’islamisme lui assure pour le moment une longévité insoupçonnée. Par ailleurs, il a une incroyable capacité d’adaptation et d’anticipation qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau. On l’a vu lors du passage du parti unique au multipartisme en 1988-89. Cet opportunisme qui lui a permis, hier, d’être « démocrate » sans les démocrates lui permet, aujourd’hui, de se mouler chaque jour un peu plus dans l’idéologie intégriste pour que l’Etat algérien devienne islamiste sans les islamistes. La personne à sa tête, ne compte pas réellement et les présidentielles pour importantes qu’elles soient ne doivent pas influer sur nos choix stratégiques.
La première étape est le renforcement de la conscience nationale kabyle. Une fois cela acquis, ce sont les urnes qui détermineront l’option autonomiste soit par voie référendaire ou électorale. Ceci passe par un usage plus renforcé du kabyle comme langue de communication et la préservation de notre patrimoine culturel et civilisationnel ancestral. Les élites kabyles dont les intellectuels, les artistes et la gente féminine, ont le devoir de produire les idées et les concepts nécessaires pour populariser cet objectif. Le développement économique est aussi à encourager par tous les moyens sains.
J’ai rencontré M. Duceppe à deux reprises, en décembre 2003 et en octobre 2006. C’est à la fois un homme d’écoute et de conseil, un grand leader québécois. J’ai respect et admiration pour lui.
Yuba : À chaque fois qu’il est question d’accorder un minimum d’autonomie aux régions, le pouvoir en Algérie crie au complot. Y a t-il, selon vous, au sein de ce même pouvoir des forces ou des clans plus hostiles à cette idée d’autonomie et qu’on peut identifier de manière précise ?
Ferhat : Le pouvoir n’est hanté que par un seul souci : sa survie. L’autonomie de la Kabylie est vécue par lui comme le début de sa fin. Quant au complot, il en voit un derrière toute initiative qui n’est pas la sienne. Pour le moment, il y a unanimité en son sein pour s’opposer aux revendications du MAK
Benhadid Abdelhak: Monsieur Ferhat Mehenni étonne par sa revendication d’autonomie, libre à lui de rêver. Ce qui me parait inconvenable, c’est cette esprit égoïste et régionaliste, qui veut faire d’un problème national une question personnelle pour accaparer les voies des gens de plus en plus mécontents de la situation économique et sociale. L’histoire de l’Algérie ne sera pas falsifiée parce que des individus X qui ont décidé un jour de confisquer le pouvoir par des méthodes antidémocratiques. MR MEHENNI on n’abandonne pas l’équipage parce que le bateau Algérie est avarié. En plus l’autonomie ne peut être revendiquée que lorsque une majorité de citoyen la réclame, à mes connaissance tous les citoyens aspirent à une meilleure gouvernance et une espace de vie plus démocratique.
Ferhat : Ou vous ne me connaissez pas ou vous me faites là un mauvais procès. Si je voulais m’accaparer les voix des électeurs mécontents du régime, je me serais présenté aux élections législatives. Mieux ! il y a longtemps que j’aurais déjà rejoint le pouvoir.
La Kabylie pose une question nationale qui a besoin d’une solution politique à la hauteur des défis qu’elle soulève. Continuer de l’occulter ne fera qu’encourager des solutions de violence préjudiciables à tous. L’égoïsme est dans le déni identitaire kabyle et non dans son antidote, l’autonomie régionale. Se battre pour celle-ci n’est nullement une manière d’abandonner l’équipage du bateau Algérie, bien au contraire. C’est, pour nous, une manière de travailler à la réparation de ses avaries. Mais il n’y a pas qu’un problème politique à la base de celui que pose la Kabylie, il y a également un problème de société, de relations tendues entre identités différentes, que seule l’autonomie régionale pourra résoudre.
Enfin, il ne me semble pas qu’en démocratie il faille attendre qu’une proposition politique soit d’abord majoritaire dans la société pour avoir le droit de la revendiquer. Nos parents n’avaient pas attendu qu’une majorité d’Algériens exprime son aspiration à l’indépendance pour en proposer la solution. Avaient-ils tort ?
Meziane : Monsieur Ferhat Mhenni, vous étiez invité de Ghislain Allon sur TFJ (Télévision Française Juive) il y a de cela trois années. Vous avez dit que vous étiez personnellement favorable à accueillir une ambassade d’Israël en Kabylie, et que “La Kabylie le souhaite” aussi. J’ai deux questions à vous poser : sur quel critère avez-vous estimé que l’ensemble de la Kabylie souhaitait voir s’implanter sur ses terres une ambassade d’Israël, et qu’elles sont aujourd’hui vos rapport avec Israël. J’espère que mes questions seront publiées parce que plusieurs personnes se posent les mêmes questions. Salutations
Ferhat : Un homme politique est fondé à s’exprimer au nom de ceux qu’il estime représenter. Là, également, s’il doit attendre d’avoir l’unanimité derrière lui pour dire quoi que ce soit vous le condamnez pour de bon au silence, au mutisme. Symboliquement vous déniez le droit à la parole à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans son discours. Vous êtes libre de ne pas vous reconnaître, vous, dans le sien mais vous ne pouvez pas, sur le plan du principe, dénier aux autres le droit d’avoir une opinion contraire à la vôtre. C’est, une fois de plus, un problème de culture démocratique. Je n’ai aucun rapport avec Israël mais je souhaite que mon pays dédramatise ses relations avec cet Etat situé à 3000km du nôtre. L’Algérie a des relations diplomatiques des plus normales avec des pays au comportement plus scandaleux que celui d’Israël sur le plan des droits de l’homme et cela ne semble choquer personne chez nous. Il était temps qu’une voix s’élève pour secouer l’idéologie dominante en Algérie et faire en sorte qu’à la place de la haine envers certains peuples on développe sinon de l’amour du moins des attitudes rationnelles, apaisées. Il est temps que nous sachions, nous aussi, qu’au plan international, nous n’avons ni ami, ni ennemi, que des intérêts.
Amazight : Croyez vous vraiment au MAK comme solution politique ? Quel est votre choix pour que les “Hommes libres” réussissent un jour : Union ou Division ? Êtes-vous vraîment une (la)solution politique ?
Ferhat : Le MAK est une solution de raison pour la Kabylie. L’autonomie est une option fédérative des énergies amazighes puisque d’autres peuples que le Kabyle la revendiquent aujourd’hui. PS : On dit Amazigh et non Amazight.
AMARA : Est ce que des statistiques ont été réalisés au niveau de la population Kabyle de la Kabylie ou d'ailleurs pour savoir si les Kabyles sont pour ou contre le MAK et dans les deux cas, pour quelles raisons ?? Est ce que vous avez fixé une feuille de route, pour avancer d'une et pour voir les objectifs les plus importants que le MAK mettra en actin si le mouvement est accepté. Quels sont les obstacles du MAK ? Si on va mettre notre langue comme langue officiel, est ce que la traduction des documents administratifs est réalisée ou pas ? Merci pour le blog de Mr BENCHICOU, ce forum apportera beaucoup de chose pour nos citoyens. Merci pour votre travail démocratique. Ferhat : 1) Nous sommes dans un pays où les sondages sont rares et les enquêtes difficiles. Le seul critère que nous ayons pour apprécier la bonne audience du MAK en Kabylie est l’accueil qu’on nous y réserve à chacun de nos déplacements. Les très nombreux internautes qui défendent l’autonomie de la Kabylie dans les forums ouverts sur des sujets variés nous renseignent aussi sur la perception que chacun a de nous. Un autre signe en est la nature des questions qui nous sont posées lors des débats. Elle a glissé de « qu’allons-nous manger ? » en 2001-2002 à, comme vous le remarquez sur ce site : « quelles sont les étapes à suivre pour réaliser notre autonomie ? ».2) On ne navigue pas à vue. Voir réponses ci-dessus
3) Les obstacles du MAK sont de trois ordres : a) ceux liés à la nature de l’Etat algérien qui n’entend pas renégocier le contrat national sur la base des droits des peuples algériens, b) ceux liés à l’idéologie ambiante que nous avons nous-mêmes enracinée auprès des nôtres sur l’amazighité et enfin, moins graves c) d’ordre matériel.3) Le kabyle comme langue officielle de la Kabylie entraînera, logiquement, la traduction des documents de l’Etat algérien en kabyle.
Racha : Bonjour M. MEHENNI. En militant pour l'autonomie de la Kabylie au lieu de parler, par exemple, d'état fédéral (pourquoi pas, l'idée est à creuser), ne faites vous pas le jeu de ceux qui veulent à tout prix marginaliser la kabylie et la montrer du doigt comme étant secessionniste et anti nationale. Je ne suis pas kabyle mais je respecte beaucoup cette région de l'Algérie à la pointe de tous les combats démocratiques mais je trouve que se singulariser uniquement à travers “un parler” (je suis chaoui) est réducteur d'un combat pour les libertés qui concerne TOUS LES ALGERIENS.
Ferhat : Il est vrai qu’il est difficile de se mettre à la place des autres. Il faut être kabyle pour réellement connaître notre souffrance qui, même exprimée par les feux de pneus et les barricades, laisse trop d’indifférents. Nous ne comprenons pas comment il se fait que la mort de nos enfants lors du printemps noir ait soulevé moins d’indignation que notre actuelle revendication autonomiste. Vous ne réalisez pas que notre souffrance est indicible. Je remarque au passage que vous y ajoutez au moins deux couches : 1) En dénonçant l’aspiration à l’autonomie régionale kabyle vous enlevez d’une main ce que vous donnez d’une autre : le respect. Ne vous méprenez pas sur sa réalité. Aujourd’hui, la revendication d’une autonomie régionale est l’expression de sa manière à elle d’être toujours « à la pointe du combat démocratique ». 2) En préférant au kabyle, le statut de « parler » à celui de langue vous faites preuve d’un manque de considération pour nous et notre combat. C’est, entre autres détails, ce genre de réflexes qui nous amènent à conclure que l’Algérie n’est pas encore une nation. Si nous voulons construire un pays sur des bases solides commençons d’abord par cultiver entre nous le respect de nos différences et de nos droits respectifs. Racha, je ne sais pas si, comme vous le dites, vous êtes chaoui(e), mais les Aurès commencent eux aussi à frapper à la porte de l’autonomie régionale. La Kabylie cesse ainsi d’être singulière au moins sur ce plan, en n’étant plus la seule région du pays à revendiquer son droit légitime à un Etat régional. Aidez-nous dans notre combat pour l’autonomie et l’Algérie s’en portera mieux.
KOUATHI: Je souhaite voir un jour ton projet d'autonomie de la kabylie se realiser. Merci d'avoir cassé un tabout longue vie a ferhat et tous ceux qui travaillent pour le projetBOUMENDJIL : je n'ai rien à dire votre projet tsafat, votre projet tsidets (lumiere et vérité). Je souhaite langue vie à M. Ferhat Mhenni.
Ferhat : Tanemmirt. (Merci !)
ANALPHA-BETE : Ne pensez vous pas trahir les valeurs de jugurtha en oeuvrant à une scission de ce qui reste de notre numidie ? ! Ne trouvez vous pas votre réthorique identique à celles des mouvements extémistes :
- haine ethnique
- invasion musulmane
- anéantissement du peuple kabyle
tous les amalgames faits : maghrébin, kabyle, berbère, arabe, musulman …
ne sommes nous pas tous , nous maghrebins des berberes qui avons rencontré d autres cultures dans notre histoire turque , arabe , romain …
va- t- on vers : plus algérien que moi tu meurs ! ?
Ferhat : Libre à vous de prendre l’autonomie régionale pour de la scission. L’Espagne basée sur des régions autonomes n’existe-t-elle pas ? Notre rhétorique est humaniste. Elle est basée sur des valeurs. Ce sont les erreurs du passé qui ont généré tant de réflexes négatifs imprégnant les rapports entre Algériens, que nous voulons éviter pour que l’expression d’une revendication légitime comme celle d’une autonomie régionale ne soit plus stipendiée. En quoi, le fait de défendre politiquement les droits du peuple kabyle, serait de l’extrémisme ? N’est-ce pas plutôt leur négation qui est déjà une violence extrême ? Vous avez le droit de faire la lecture qui vous convient de notre passé. Un passé commun n’empêche pas un présent de divergences, d’aspirations différentes. Quant un contrat d’unité nationale est inéquitable, il est tôt ou tard remis en cause. C’est ce que nous faisons. Nous sommes lésés dans nos droits collectifs en tant que Kabyles depuis l’indépendance de l’Algérie et nous entendons que cela cesse au plus vite. Nous avons vécu des épreuves que nous voulons épargner à nos enfants. Est-ce illégitime ?
AMAN65 : N'est il pas plus noble de lutter pour l'amazighite de l'Algérie toute entière.
ACHOUI : Quelle est la place de l'islam au sein de votre mouvement ? et la célebration des fêtes religieuses?
Ferhat : Il est toujours noble de se battre pour des idées saines. Savez-vous que je me suis battu pour l’amazighité de toute l’Algérie durant trois décennies? Ce sont ces 30 ans de militantisme qui m’ont fait prendre conscience de la nécessité de me battre aujourd’hui pour la Kabylie. Vous pouvez, vous, continuer à vous battre pour cette identité amazighe de l’ensemble du pays. Je n’y vois de mon côté aucun inconvénient.
CHAMI : Bonjour. Je crains que votre desir de sauver ce qui vous est le plus cher (la kabylie) ne vous devie de la lutte pour la democratie et la modernité qui est la seule et unique cause juste de notre peuple.
Ferhat : Vous croyez que le fait de se battre pour la Kabylie n’est pas une manière de militer pour la démocratie et la modernité ?
BENHADIS ABDELHAK : Monsieur Mehenni, votre démarche n'est -elle pas égoïste et régionaliste ? Ne trouvez vous pas plus salutaire pour l'Algérie d'unir vos efforts à ceux qui luttent pour le franchissement du cap de la transition démocratique, au lieu de caresser un rêve solitaire et sectaire ?
Ferhat : La revendication autonomiste est un tremplin pour la transition démocratique qui n’arrive pas à trouver sa voie. Désormais, pour faire de l’Algérie un pays démocratique, l’autonomie régionale lui fraye un chemin. Aujourd’hui nous nous occupons de celle de la Kabylie, demain tout le monde s’occupera de celle des autres régions.
(Fin de la 1ère partie )
Ouiza : Bonjour. Au lieu de vivre dans l’utopie, ne vaut il pas mieux se rassembler pour sauver notre patrie car elle est en danger ? Actuellement, et je dirais même comme d’habitude, l’opposition, si opposition il y a, ne brille que par son absence. Aux prochaines élections, elle nous ressortira le couplet “élections corrompues donc nous nous retirons”. Vous qui faites partie de l’opposition ne pensez vous pas qu’un parti unique d’opposition serait plus à même de rassembler le plus de monde dans la mesure bien sur que les dirigeants font abstraction de leurs intérêts ?
Ferhat : Je pense que, dans la situation qui est celle de la classe politique algérienne d’aujourd’hui, c’est plutôt le fait de vouloir un parti unique d’opposition qui est du domaine de l’utopie. N’oublions pas que la démocratie est pluralité d’opinions, de projets et d’organisations. Les processus de maturation à travers lesquels elle arrive à faire converger les idées, les hommes et les structures sont longs et laborieux. Pour le moment, nous sommes très loin de cette éventualité. Entre temps, le danger menace la Kabylie et la démocratie, probablement parce qu’elles sont intimement liées. J’ai bien peur que nous soyons dans la phase où beaucoup d’Algériennes et d’Algériens nous fustigent pour la simple raison qu’ils confondent le régime et la patrie. Nous aimons l’Algérie mais pas son régime. La priorité pour le moment est de sauver la Kabylie. Le jour où nous y parviendrons nous pourrons peut-être mieux contribuer à redonner sens au combat algérien.
Hadid : D’abord je dois dire que je soutiens le projet d’autonomie de la Kabylie ! Ma question : quelle est la raison politique de votre démission du RCD ? Ça peut toujours nous aider a comprendre mieux cette mouvance démocratique !
Ferhat : Merci pour votre soutien. Mon départ du RCD est motivé par des considérations politiques. Je ne me retrouvais plus dans la ligne du parti. Je sais que certains me reprochent de ne pas cultiver la fidélité au sigle, j’aime mieux cultiver la fidélité aux principes et particulièrement à ceux de probité et de rectitude morale.
Louiza : Bonjour messieurs Mehenni et Benchicou. Seriez-vous prêt à entamer des discussions avec le RCD et le FFS afin de former une alliance qui donnerait de la force à notre revendication pour l’Autonomie ?? Il me semble que cette dernière est indispensable,
Merci pour votre réponse. Vous avez tous deux tout mon respect et toute mon admiration. Vive la Kabylie libre et autonome !!!
Ferhat : Le MAK est un mouvement kabyle qui en a conscience et qui le revendique. Le FFS et le RCD sont des partis à ancrage certes kabyle mais qui revendiquent une dimension nationale. Il serait préférable de leur poser la question à eux de savoir si le fait de s’asseoir à la même table que nous ne les incommoderait pas. Pour réaliser l’autonomie de la Kabylie, le MAK est tenu de discuter dans la région avec tous les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels qui le souhaitent.
Zahir : Bonsoir, monsieur Ferhat Mehenni : N’est il pas mieux “d’adhérer à une mouvance ou un parti politique qui dans son projet milite pour le projet de régionalisation ou tout simplement de fédéralisme comme quelque leaders politique l’ont fait entendre dans leurs discours, cela a fin d’eviter que seule une région, en l’occurrence la Kabylie, soit une encore une fois la seule à devoir payer le prix de cette revendication… Autrement dit faire associer d’autres acteurs ou même d’autres partis autour de ce projet et d’essayer de sensibiliser tous les Algériens autour de cette cause?
Merci….
Ferhat : Le MAK n’est pas un obstacle à une « mouvance démocratique » qui militerait pour la « régionalisation » ou le « fédéralisme ». Au contraire, il la favorise en étant pour elle un argument de poids pour entraîner plus d’Algériens derrière elle ou pour obtenir satisfaction de sa revendication auprès des « décideurs ». Il est donc utile que le MAK en ait une existence parallèle. Il serait même souhaitable pour elle que, dans notre sillage, d’autres mouvements autonomistes voient le jour dans toutes les régions du pays.
Quant au fait de brandir le danger que la Kabylie soit « encore une fois, la seule région à devoir payer le prix de cette revendication » me parait ne pas tenir compte ni de l’état d’isolement dans lequel elle se trouve depuis 80 ans, ni de ses aspirations identitaires et religieuses qui sont, dans certains cas, à l’opposé de celles de l’écrasante majorité des autres Algériens. Que ce soit en 1963 lors de l’insurrection du FFS, au Printemps berbère de 1980 avec le MCB ou, enfin, au Printemps Noir de 2001 avec le mouvement des Archs, la Kabylie n’a pu ni entraîner derrière elle d’autres régions ou d’autres Algériens, ni bénéficier d’une solidarité à même de l’alléger d’une partie de la facture que l’Histoire lui a présentée. Croyez-moi, ni Ferhat Mehenni ni le MAK ne s’opposent à ce que cette « mouvance démocratique », qui est pour le moment difficilement visible, aille coopter ou faire « associer » d’autres acteurs et d’autres régions à son projet et à sa démarche. Il suffirait de nous prouver son enracinement en dehors de la Kabylie pour que nous soyons prêts à prendre langue avec elle. Si, par contre, cette « mouvance », une fois de plus, n’est animée que par des Kabyles qui se cachent derrière leur petit doigt et qui pensent qu’ils vont ruser avec les Algériens devant lesquels ils se feraient pour un mouvement « national », ils se trompent lourdement. 44 ans d’existence du FFS et bientôt 20 ans du RCD ne leur auront pas suffi à en tirer toutes les conséquences.
Belaitouche Lounis : Azul à l’Ancien. Pour la question la voici: Cher Ferhat comment comptes tu t’y prendre avec tes potes et tous les adeptes par rapport à ce cher projets avec toute cette nuée de “kabyles de service”? Aussi n’a-t-on pas dit chez nous Thikhsi its yanghan dhi dhamnis? Thanmirth à l’ancien
Ferhat : Le MAK ne désespère d’aucun Kabyle et n’insultera ni l’avenir ni personne. Il reste néanmoins vigilant quant à la duplicité des individus. Il n’est pas exclu que parmi ceux que vous appelez les « Kabyles de service » il y en ait d’authentiques autonomistes.
Djamel Istrouf : Monsieur Ferhat Mehenni, permettez-moi de vous poser 4 petites questions:
1- Pensez-vous qu’une Kabylie autonome soit un projet crédible sur le plan économique ?
2- Quelles sont les grandes lignes de votre programme sur ce volet ?
3- Votre projet n’est-il pas porteur d’un risque réel de guerre civile ?
4- Dans l’hypothèse où votre projet aboutirait, songeriez-vous à demander l’adhésion de la Kabylie à l’Union européenne ?
Ferhat : 1) Le MAK ne demande pas l’indépendance de la Kabylie mais son autonomie régionale qui lui permettra demain de prendre en main son développement économique alors que jusqu’ici celui-ci dépend du pouvoir dont la volonté est, plutôt, de le saboter. Une autonomie régionale suppose la mise sur pied d’un Etat régional kabyle qui sera le meilleur avocat pour défendre les intérêts économiques de la Kabylie auprès du pouvoir central algérien.
2) Le MAK n’est pas un parti politique pour présenter un programme économique. Ce sera la tâche des formations politiques qui ambitionneront de gouverner la Kabylie autonome, une fois celle-ci advenue.
3) Ce n’est pas notre projet qui est porteur de risque de guerre civile mais l’absence de perspective qui satisfasse les revendications politiques et culturelles kabyles. Le Printemps Noir a démontré la faillite de toutes les démarches éprouvées jusqu’ici autant par le pouvoir algérien que son opposition dans la région.
1. Demander l’adhésion de la Kabylie autonome à l’UE n’est pas au programme ou alors, vous et nous ne donnons pas le même sens au concept d’autonomie régionale.
Batni Trolard : M.Mehenni, pensez-vous inscrire votre démarche dans un processus d’extension (en termes d’influence et de source d’inspiration) aux autres régions d’Algérie ou bien la limiterez-vous à la seule région de Kabylie ? L’idée d’autonomie suggère t-elle pour vous l’indépendance totale, à terme, de la Kabylie ou bien restera t-elle intimement liée à l’Algérie, au plan géostratégique ?
Ferhat :Le MAK limite sa revendication à la Kabylie. Il souhaiterait voir d’autres régions du pays revendiquer leur autonomie et donner naissance chacune à sa propre organisation autonomiste. Nous n’avons pas pour vocation de porter le combat de toutes les régions, quand bien même nous le voudrions que nous ne le pourrions pas. Il ne serait pas légitime de notre part de confisquer aux autres régions leurs rêves et leurs espoirs qui ne sont pas identiques aux nôtres. Par ailleurs, aujourd’hui la Kabylie a davantage besoin du soutien des autres régions qu’elle ne peut leur en apporter. Et puisque votre pseudonyme est Batni, (originaire de Batna) je suppose que vous êtes déjà au courant de la création en France du MAC (Mouvement pour l’Autonomie Chaouie) qui est venu nous soutenir lors de notre rassemblement sur la Place de la Bastille à Paris, le 28 avril 2007, et que je salue.
Brahami : Monsieur Ferhat M’Henni j’ai beaucoup d’admiration pour vous et ceci depuis toujours. J’ai une petite question à vous poser. Vous n’êtes sans doute pas loin de la soixantaine. Sincèrement, est-ce que vous pensez que l’autonomie que vous revendiquez se fera de votre vivant ? J’avoue que c’est une question qui me taraude l’esprit. Je vous souhaite longue vie et beaucoup de courage.
Ferhat : J’ai 56 ans. J’ai vécu la guerre d’indépendance (1954-1962), puis celle menée sous la bannière du FFS en Kabylie de 1963 à 1965 ; j’ai été arrêté 12 fois entre 1976 et 1985, torturé au commissariat central le 17 avril 1980, traduit devant la Cour de Sûreté de l’Etat en décembre 1985 avec la peine de mort comme possible condamnation ; j’ai été pris en otage dans l’airbus d’Air France (24-26 décembre 1994), j’ai échappé à plusieurs traquenards visant à m’assassiner depuis 1992 dont le dernier en date remonte à fin février 2002 à Azazga. Vous voyez, toute ma vie, j’ai tutoyé ma mort et je n’ai jamais pensé avoir la chance de vivre autant. Tandis que mon père, maquisard de la guerre d’indépendance, lui, est tombé les armes à la main à l’âge de 37 ans, en 1961, en Kabylie. Dans une certaine mesure, la jeunesse n’a jamais garanti à qui que ce soit de récolter, de son vivant, les fruits de ce qu’il a semé. Regardez le cas de mon fils Ameziane, promis à un bel avenir et assassiné à l’âge de 30 ans, alors que j’étais sûr que, lui, il verrait se lever le jour de l’autonomie de la Kabylie. Quand on se bat pour une cause, on ne regarde pas aux sacrifices qu’on y consent. Un militant est celui qui cumule conviction et générosité. Il est don de soi. J’essaie en toute modestie d’en être un.
Abdelhadi Nouicer : vous étiez parmi les passagers de l’avion détourné par le GIA en décembre 1994 et vous avez été épargné. Pourquoi ? On dit que derrière cet événement il y avait les services de sécurité algérienne et française et les victimes ont été soigneusement choisies. Merci
Ferhat : J’espère que vos propos dépassent votre pensée. Devrais-je comprendre à travers votre question que vous me prêteriez des complicités soit avec les terroristes, soit avec la sécurité algérienne ou française ? C’est pour moi une preuve que vous ne me connaissez pas assez.
Mais pour vous donner un avant goût de ce que j’ai vécu dans cet avion, j’ai failli être tué le 25 vers 11H 30, mais mon argument, selon lequel s’ils le faisaient c’était un service qu’ils rendaient d’abord aux Généraux, les en aurait dissuadés sur le moment. C’était un simple sursis puisqu’ils avaient décidé de me liquider une fois que nous serions à Marseille. Ils avaient dit à une passagère qu’ils allaient m’exploser la cervelle ! C’est l’intervention du GIGN à l’aéroport de Marignane qui m’en avait sauvé.
Une commission d’enquête algérienne était diligentée pour faire la lumière sur cette affaire mais elle n’a jamais voulu de mon témoignage malgré mon désir d’être entendu exprimé dans une interview accordée à Djamel Bennabi et parue dans El-Watan, moins d’un mois après ce tragique événement.
Pour que cet épisode ne me hante plus, j’ai décidé de le raconter par écrit. Je ne peux pour autant vous dire ni quand ni par qui il sera publié.
R. Ferhat : salut frère Ferhat . Je te salue pour ton combat sans répit depuis que j’étais âgé de 19 ans , j’ai appris à travers tes textes beaucoup de choses. Passons au Mak : N’y a t il pas risque de “étrangler” toute la revendication berbère qui a mûri dans toute tamezgha (Algérie-Lybie-Maroc-iles canaries) dans la seule région berbérophone d’un seul pays qui est la Kabylie ? Nne seriez pas entrain de donner une très bon argument au pouvoir mafieux pour vous montrer du doigt et cette fois il pourra faire dans la récupération à l’aise ? La notion du peuple kabyle que vous développer dans votre littérature, la trouviez vous acceptable ? les citoyens kabyles ne feront ils plus partie du “peuple algérien” où “du peuple de tamazgha”? Vous avez parler au début de l’émergence de l’idée de l’autonomie en 2001 et vous avez affirmé que “l’autonomie est une contrainte”, pour lever cette contrainte n’y a t il pas une autre voie à l’exemple du fédéralisme (revoir le système administratif) . Je vous remercie .
Ferhat : La revendication berbère n’était en fait qu’une phase de notre long combat. Avec les résultats arrachés de haute lutte en la matière, (HCA en Algérie, IRCAM au Maroc) nous nous sommes rendus compte, entre autres, de deux choses : 1) Tant qu’une langue n’a pas un Etat (ne serait-ce que régional) à son service, elle subit celui de ses adversaires. 2) La langue berbère est plurielle, autrement dit, elle a donné naissance à plusieurs langues distinctes. Ainsi, le kabyle, le tamacheq, le chaoui, le rifain, le chleuh ou le tamazight du Moyen Atlas, et il y en a tant d’autres encore, sont à la langue amazighe ce que le français, l’italien, le portugais, l’espagnol, le catalan, l’occitan ou le corse sont au latin : ses filles. Par conséquent, nous accédons à un nouveau palier qualitatif de notre combat pour l’affirmation par chacun de nos peuples de son droit à l’existence et à un Etat à souveraineté limitée qui lui soit propre. Toute autre démarche me parait irréaliste. C’est la maturité du combat amazigh qui nous a amenés à la revendication autonomiste. Nous sommes dans son prolongement naturel et non dans sa négation ou son reniement.
Quant à la crainte de récupération de notre revendication actuelle par le pouvoir, nous n’y croyons pas trop. Par contre, le combat amazigh est, lui, définitivement récupéré puisque l’amazighité et la langue amazighe nous sont confisquées par le pouvoir qui a mis sur pied des institutions qui lui appartiennent et à travers lesquelles il les assimile à de simples variantes de la langue et de la culture arabes. Pour vous en convaincre, prenez le cas de l’opération « Alger 2007, capitale arabe de la culture » dont le lancement a été fait le jour de l’an berbère.
Vous me posez la question de savoir s’il y a vraiment un peuple kabyle et si les Kabyles ne feraient donc plus partie du peuple algérien ou du peuple amazigh. La réponse est claire : Oui ! Les Kabyles sont un peuple. Tout le monde le sait à l’exception des…Kabyles eux-mêmes. Leur reconnaître le statut de peuple ne les détache nullement du reste des Algériens ou des Amazighs. Un peuple est une communauté humaine ayant une langue, un territoire, une histoire, une culture et un rêve communs, distincts de ceux de leur environnement immédiat. On peut ne pas l’admettre et se lancer dans des démonstrations auxquelles l’espace de ce forum ne suffira pas, mais cela ne changera rien pour autant à la réalité de notre existence. Je vous invite à ce propos à lire mon livre : « Algérie : la question kabyle ». Pour moi, chaque langue vivante a au moins un peuple sur terre qui la parle. S’il y a une langue kabyle c’est forcément parce qu’il y a un peuple kabyle qui lui donne vie en la parlant. Le peuple kabyle est de citoyenneté algérienne. Il n’y a pas qu’un seul peuple algérien mais plusieurs. Nos différences sont des richesses et non des dangers. C’est leur respect qui fera la cohésion du pays et non leur négation ou leur répression.
Enfin, en effet, nous le disons encore une fois, l’option pour l’autonomie de la Kabylie est, pour nous, davantage une contrainte qu’un choix, en ce sens que nous n’y sommes venus que contraints et forcés. Tant que nous avions de la marge, le choix entre plusieurs voies (progressiste, anti-colonialiste, nationalistes, badissistes, socialistes…) nous avions préféré ne pas regarder dans la direction de l’autonomie régionale. C’est le drame du printemps noir qui nous a ouvert les yeux et qui nous a forcés à opter pour cette solution, ne serait-ce que par rapport à la sécurité de nos enfants.
Croyez-moi, nous ne le faisons pas de gaieté de cœur. Ne pensez surtout pas que, pour nous, la vie serait un podium de bodybuilding où le Kabyle joue à montrer ses triceps. Non ! C’est une lutte sans merci qu’il mène pour sa survie. Une fois cette celle-ci assurée, nous aurons le temps et les moyens d’aider non seulement les Algériens et les Amazighs, mais tous les peuples opprimés du monde.
Enfin, pourquoi toutes celles et tous ceux qui ne partagent pas nos choix et qui estiment qu’il y a lieu d’aller dans une autre direction que la nôtre, ne décident-ils pas de se mettre en mouvement pour la réalisation de leurs idées au lieu d’essayer de nous persuader de renoncer aux nôtres?
Zayen et Kaci Akli
zayen : je suis un autonomiste convaincu. ma question est la suivante : après que le tenue du congres du MAK, quelle seront les prochaines actions, et quels sont les moyens a utiliser ? et quand se tiendra le fameux referendum?
Kaci Akli : Je voulais demander à M. Ferhat…de nous montrer quelles sont à présent les étapes à suivre pour commencer à façonner notre autonomie.
En quelque sorte le mode d’emploi, le pouvoir va bientôt s’effondrer, Boutef, va bientôt passer l’arme à gauche, que devra faire la Kabylie.
Nous devons absolument dire aux algériens que l’autonomie n’est pas une si vilaine chose…regardons le Canada, (abstraction faite de ses richesses), il y a des provinces qui n’ont rien, mais qui vivent en parfaite harmonie. Je sais d’ailleurs que vous connaissez Monsieur Duceppe, qui peut vous en dire long sur cette question. Merci et au revoir.
Ferhat : Les étapes à suivre sont très simples et obéissent à des règles dont celle de ne pas limiter sa projection à une conjoncture. La stratégie consiste à établir son programme en fonction de ses objectifs et de s’y tenir quelles que soient les conjonctures. Ces dernières créent souvent des leurres qui peuvent induire en erreur et ainsi causer des préjudices à l’objectif que l’on se fixe. Aussi, lorsque vous dites que le régime va s’effondrer, je préfère rester sceptique. L’alliance du pouvoir avec l’islamisme lui assure pour le moment une longévité insoupçonnée. Par ailleurs, il a une incroyable capacité d’adaptation et d’anticipation qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau. On l’a vu lors du passage du parti unique au multipartisme en 1988-89. Cet opportunisme qui lui a permis, hier, d’être « démocrate » sans les démocrates lui permet, aujourd’hui, de se mouler chaque jour un peu plus dans l’idéologie intégriste pour que l’Etat algérien devienne islamiste sans les islamistes. La personne à sa tête, ne compte pas réellement et les présidentielles pour importantes qu’elles soient ne doivent pas influer sur nos choix stratégiques.
La première étape est le renforcement de la conscience nationale kabyle. Une fois cela acquis, ce sont les urnes qui détermineront l’option autonomiste soit par voie référendaire ou électorale. Ceci passe par un usage plus renforcé du kabyle comme langue de communication et la préservation de notre patrimoine culturel et civilisationnel ancestral. Les élites kabyles dont les intellectuels, les artistes et la gente féminine, ont le devoir de produire les idées et les concepts nécessaires pour populariser cet objectif. Le développement économique est aussi à encourager par tous les moyens sains.
J’ai rencontré M. Duceppe à deux reprises, en décembre 2003 et en octobre 2006. C’est à la fois un homme d’écoute et de conseil, un grand leader québécois. J’ai respect et admiration pour lui.
Yuba : À chaque fois qu’il est question d’accorder un minimum d’autonomie aux régions, le pouvoir en Algérie crie au complot. Y a t-il, selon vous, au sein de ce même pouvoir des forces ou des clans plus hostiles à cette idée d’autonomie et qu’on peut identifier de manière précise ?
Ferhat : Le pouvoir n’est hanté que par un seul souci : sa survie. L’autonomie de la Kabylie est vécue par lui comme le début de sa fin. Quant au complot, il en voit un derrière toute initiative qui n’est pas la sienne. Pour le moment, il y a unanimité en son sein pour s’opposer aux revendications du MAK
Benhadid Abdelhak: Monsieur Ferhat Mehenni étonne par sa revendication d’autonomie, libre à lui de rêver. Ce qui me parait inconvenable, c’est cette esprit égoïste et régionaliste, qui veut faire d’un problème national une question personnelle pour accaparer les voies des gens de plus en plus mécontents de la situation économique et sociale. L’histoire de l’Algérie ne sera pas falsifiée parce que des individus X qui ont décidé un jour de confisquer le pouvoir par des méthodes antidémocratiques. MR MEHENNI on n’abandonne pas l’équipage parce que le bateau Algérie est avarié. En plus l’autonomie ne peut être revendiquée que lorsque une majorité de citoyen la réclame, à mes connaissance tous les citoyens aspirent à une meilleure gouvernance et une espace de vie plus démocratique.
Ferhat : Ou vous ne me connaissez pas ou vous me faites là un mauvais procès. Si je voulais m’accaparer les voix des électeurs mécontents du régime, je me serais présenté aux élections législatives. Mieux ! il y a longtemps que j’aurais déjà rejoint le pouvoir.
La Kabylie pose une question nationale qui a besoin d’une solution politique à la hauteur des défis qu’elle soulève. Continuer de l’occulter ne fera qu’encourager des solutions de violence préjudiciables à tous. L’égoïsme est dans le déni identitaire kabyle et non dans son antidote, l’autonomie régionale. Se battre pour celle-ci n’est nullement une manière d’abandonner l’équipage du bateau Algérie, bien au contraire. C’est, pour nous, une manière de travailler à la réparation de ses avaries. Mais il n’y a pas qu’un problème politique à la base de celui que pose la Kabylie, il y a également un problème de société, de relations tendues entre identités différentes, que seule l’autonomie régionale pourra résoudre.
Enfin, il ne me semble pas qu’en démocratie il faille attendre qu’une proposition politique soit d’abord majoritaire dans la société pour avoir le droit de la revendiquer. Nos parents n’avaient pas attendu qu’une majorité d’Algériens exprime son aspiration à l’indépendance pour en proposer la solution. Avaient-ils tort ?
Meziane : Monsieur Ferhat Mhenni, vous étiez invité de Ghislain Allon sur TFJ (Télévision Française Juive) il y a de cela trois années. Vous avez dit que vous étiez personnellement favorable à accueillir une ambassade d’Israël en Kabylie, et que “La Kabylie le souhaite” aussi. J’ai deux questions à vous poser : sur quel critère avez-vous estimé que l’ensemble de la Kabylie souhaitait voir s’implanter sur ses terres une ambassade d’Israël, et qu’elles sont aujourd’hui vos rapport avec Israël. J’espère que mes questions seront publiées parce que plusieurs personnes se posent les mêmes questions. Salutations
Ferhat : Un homme politique est fondé à s’exprimer au nom de ceux qu’il estime représenter. Là, également, s’il doit attendre d’avoir l’unanimité derrière lui pour dire quoi que ce soit vous le condamnez pour de bon au silence, au mutisme. Symboliquement vous déniez le droit à la parole à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans son discours. Vous êtes libre de ne pas vous reconnaître, vous, dans le sien mais vous ne pouvez pas, sur le plan du principe, dénier aux autres le droit d’avoir une opinion contraire à la vôtre. C’est, une fois de plus, un problème de culture démocratique. Je n’ai aucun rapport avec Israël mais je souhaite que mon pays dédramatise ses relations avec cet Etat situé à 3000km du nôtre. L’Algérie a des relations diplomatiques des plus normales avec des pays au comportement plus scandaleux que celui d’Israël sur le plan des droits de l’homme et cela ne semble choquer personne chez nous. Il était temps qu’une voix s’élève pour secouer l’idéologie dominante en Algérie et faire en sorte qu’à la place de la haine envers certains peuples on développe sinon de l’amour du moins des attitudes rationnelles, apaisées. Il est temps que nous sachions, nous aussi, qu’au plan international, nous n’avons ni ami, ni ennemi, que des intérêts.
Amazight : Croyez vous vraiment au MAK comme solution politique ? Quel est votre choix pour que les “Hommes libres” réussissent un jour : Union ou Division ? Êtes-vous vraîment une (la)solution politique ?
Ferhat : Le MAK est une solution de raison pour la Kabylie. L’autonomie est une option fédérative des énergies amazighes puisque d’autres peuples que le Kabyle la revendiquent aujourd’hui. PS : On dit Amazigh et non Amazight.
AMARA : Est ce que des statistiques ont été réalisés au niveau de la population Kabyle de la Kabylie ou d'ailleurs pour savoir si les Kabyles sont pour ou contre le MAK et dans les deux cas, pour quelles raisons ?? Est ce que vous avez fixé une feuille de route, pour avancer d'une et pour voir les objectifs les plus importants que le MAK mettra en actin si le mouvement est accepté. Quels sont les obstacles du MAK ? Si on va mettre notre langue comme langue officiel, est ce que la traduction des documents administratifs est réalisée ou pas ? Merci pour le blog de Mr BENCHICOU, ce forum apportera beaucoup de chose pour nos citoyens. Merci pour votre travail démocratique. Ferhat : 1) Nous sommes dans un pays où les sondages sont rares et les enquêtes difficiles. Le seul critère que nous ayons pour apprécier la bonne audience du MAK en Kabylie est l’accueil qu’on nous y réserve à chacun de nos déplacements. Les très nombreux internautes qui défendent l’autonomie de la Kabylie dans les forums ouverts sur des sujets variés nous renseignent aussi sur la perception que chacun a de nous. Un autre signe en est la nature des questions qui nous sont posées lors des débats. Elle a glissé de « qu’allons-nous manger ? » en 2001-2002 à, comme vous le remarquez sur ce site : « quelles sont les étapes à suivre pour réaliser notre autonomie ? ».2) On ne navigue pas à vue. Voir réponses ci-dessus
3) Les obstacles du MAK sont de trois ordres : a) ceux liés à la nature de l’Etat algérien qui n’entend pas renégocier le contrat national sur la base des droits des peuples algériens, b) ceux liés à l’idéologie ambiante que nous avons nous-mêmes enracinée auprès des nôtres sur l’amazighité et enfin, moins graves c) d’ordre matériel.3) Le kabyle comme langue officielle de la Kabylie entraînera, logiquement, la traduction des documents de l’Etat algérien en kabyle.
Racha : Bonjour M. MEHENNI. En militant pour l'autonomie de la Kabylie au lieu de parler, par exemple, d'état fédéral (pourquoi pas, l'idée est à creuser), ne faites vous pas le jeu de ceux qui veulent à tout prix marginaliser la kabylie et la montrer du doigt comme étant secessionniste et anti nationale. Je ne suis pas kabyle mais je respecte beaucoup cette région de l'Algérie à la pointe de tous les combats démocratiques mais je trouve que se singulariser uniquement à travers “un parler” (je suis chaoui) est réducteur d'un combat pour les libertés qui concerne TOUS LES ALGERIENS.
Ferhat : Il est vrai qu’il est difficile de se mettre à la place des autres. Il faut être kabyle pour réellement connaître notre souffrance qui, même exprimée par les feux de pneus et les barricades, laisse trop d’indifférents. Nous ne comprenons pas comment il se fait que la mort de nos enfants lors du printemps noir ait soulevé moins d’indignation que notre actuelle revendication autonomiste. Vous ne réalisez pas que notre souffrance est indicible. Je remarque au passage que vous y ajoutez au moins deux couches : 1) En dénonçant l’aspiration à l’autonomie régionale kabyle vous enlevez d’une main ce que vous donnez d’une autre : le respect. Ne vous méprenez pas sur sa réalité. Aujourd’hui, la revendication d’une autonomie régionale est l’expression de sa manière à elle d’être toujours « à la pointe du combat démocratique ». 2) En préférant au kabyle, le statut de « parler » à celui de langue vous faites preuve d’un manque de considération pour nous et notre combat. C’est, entre autres détails, ce genre de réflexes qui nous amènent à conclure que l’Algérie n’est pas encore une nation. Si nous voulons construire un pays sur des bases solides commençons d’abord par cultiver entre nous le respect de nos différences et de nos droits respectifs. Racha, je ne sais pas si, comme vous le dites, vous êtes chaoui(e), mais les Aurès commencent eux aussi à frapper à la porte de l’autonomie régionale. La Kabylie cesse ainsi d’être singulière au moins sur ce plan, en n’étant plus la seule région du pays à revendiquer son droit légitime à un Etat régional. Aidez-nous dans notre combat pour l’autonomie et l’Algérie s’en portera mieux.
KOUATHI: Je souhaite voir un jour ton projet d'autonomie de la kabylie se realiser. Merci d'avoir cassé un tabout longue vie a ferhat et tous ceux qui travaillent pour le projetBOUMENDJIL : je n'ai rien à dire votre projet tsafat, votre projet tsidets (lumiere et vérité). Je souhaite langue vie à M. Ferhat Mhenni.
Ferhat : Tanemmirt. (Merci !)
ANALPHA-BETE : Ne pensez vous pas trahir les valeurs de jugurtha en oeuvrant à une scission de ce qui reste de notre numidie ? ! Ne trouvez vous pas votre réthorique identique à celles des mouvements extémistes :
- haine ethnique
- invasion musulmane
- anéantissement du peuple kabyle
tous les amalgames faits : maghrébin, kabyle, berbère, arabe, musulman …
ne sommes nous pas tous , nous maghrebins des berberes qui avons rencontré d autres cultures dans notre histoire turque , arabe , romain …
va- t- on vers : plus algérien que moi tu meurs ! ?
Ferhat : Libre à vous de prendre l’autonomie régionale pour de la scission. L’Espagne basée sur des régions autonomes n’existe-t-elle pas ? Notre rhétorique est humaniste. Elle est basée sur des valeurs. Ce sont les erreurs du passé qui ont généré tant de réflexes négatifs imprégnant les rapports entre Algériens, que nous voulons éviter pour que l’expression d’une revendication légitime comme celle d’une autonomie régionale ne soit plus stipendiée. En quoi, le fait de défendre politiquement les droits du peuple kabyle, serait de l’extrémisme ? N’est-ce pas plutôt leur négation qui est déjà une violence extrême ? Vous avez le droit de faire la lecture qui vous convient de notre passé. Un passé commun n’empêche pas un présent de divergences, d’aspirations différentes. Quant un contrat d’unité nationale est inéquitable, il est tôt ou tard remis en cause. C’est ce que nous faisons. Nous sommes lésés dans nos droits collectifs en tant que Kabyles depuis l’indépendance de l’Algérie et nous entendons que cela cesse au plus vite. Nous avons vécu des épreuves que nous voulons épargner à nos enfants. Est-ce illégitime ?
AMAN65 : N'est il pas plus noble de lutter pour l'amazighite de l'Algérie toute entière.
ACHOUI : Quelle est la place de l'islam au sein de votre mouvement ? et la célebration des fêtes religieuses?
Ferhat : Il est toujours noble de se battre pour des idées saines. Savez-vous que je me suis battu pour l’amazighité de toute l’Algérie durant trois décennies? Ce sont ces 30 ans de militantisme qui m’ont fait prendre conscience de la nécessité de me battre aujourd’hui pour la Kabylie. Vous pouvez, vous, continuer à vous battre pour cette identité amazighe de l’ensemble du pays. Je n’y vois de mon côté aucun inconvénient.
CHAMI : Bonjour. Je crains que votre desir de sauver ce qui vous est le plus cher (la kabylie) ne vous devie de la lutte pour la democratie et la modernité qui est la seule et unique cause juste de notre peuple.
Ferhat : Vous croyez que le fait de se battre pour la Kabylie n’est pas une manière de militer pour la démocratie et la modernité ?
BENHADIS ABDELHAK : Monsieur Mehenni, votre démarche n'est -elle pas égoïste et régionaliste ? Ne trouvez vous pas plus salutaire pour l'Algérie d'unir vos efforts à ceux qui luttent pour le franchissement du cap de la transition démocratique, au lieu de caresser un rêve solitaire et sectaire ?
Ferhat : La revendication autonomiste est un tremplin pour la transition démocratique qui n’arrive pas à trouver sa voie. Désormais, pour faire de l’Algérie un pays démocratique, l’autonomie régionale lui fraye un chemin. Aujourd’hui nous nous occupons de celle de la Kabylie, demain tout le monde s’occupera de celle des autres régions.
(Fin de la 1ère partie )
Postez un commentaire
Réactions (84 poste(s))
-
Posté par Musa de Boston, 06 Mai, 2008 18:05:11A l'Algérienne, Bonjour Madame, Sachez que l'autonomie ne veut pas dire scinder l'Algérie mais ça vous dire plus de pouvoir au peuple. Vous-même dites que ça ne vous arrange pas d'apprendre le Kabyle mais sachez madame que mon rêve était d'étudier le kabyle a l'école car c'est ma langue maternelle. Pour l'Arabe ou le français est une langue étrangère. De plus pour certaines régions d'Algérie, la laicite es Kofr, pour moi c'est un des fondements de la liberté. Le droit des femmes chez les musulmans est limite et ça arrange pas mal de musulmanes mais moi j’ai milite pour les droits des femmes des l’age de 12 ans quand je me suis mis en face de papa pour lui dire si jamais tu touches maman tu auras a faire a moi. L’autonomie permettra aux algériens de choisir leur destin de manière démocratique et l’autonomie ne veut pas dire isolement d’une région ou quoi que ce soi. On est à l’ère de la globalisation, il n’y a plus de frontières madame au niveau économique. Tu me parles des langues, Vous savez que les Japonais, chinois, coréens etc. apprennent l’Anglais pour étudier le business et prendre avantage d’autre system mais chez eux ils pratiquent leurs langues et appliquent ces methods pour advancer. Madame, j’ai autant que toi l’Algérie mais je demeure kabyle et démocrate. Vive l’autonomie mais pas sous la houlette de Monsieur Ferhat Meheni. Musa De Boston
-
Posté par omar, 05 Mai, 2008 23:34:11monsieur, je pense sincerement que vous etes un oiseau de tres mauvaise augure. question ... qu,est ce qui manque au kabyle dans cette grande algerie (toute berbere). reponse des gens qui veulent monter sur un trone sur les cadavres de quelques naifs . qui veulent bien ecouter le chant des CORBEAUX>
-
Posté par nacer alali, 03 Mai, 2008 21:19:16Les réactions insultantes de certains, sur ce site, me révoltent ! On peut tout reprocher à Ferhat (notamment son exil qui, pour moi, est une sortie du terrain de jeu), mais on ne peut lui dénier son patriotisme, son passé de défenseur de classes populaires et de droits de l’homme. Comme l’écrasante majorité de Kabyles, il aimait l’Algérie pour laquelle son père s’était sacrifié. Mais, malheureusement, ce sont les gouvernements successifs qui n’aimaient pas et n’aiment toujours pas la Kabylie. C’est ce qui l’a poussé lui et qui pousse de plus en plus de Kabyles à revendiquer, aujourd’hui, l’autonomie. Et ils l’auront !
-
Posté par soymoh, 28 Avril, 2008 17:10:12je trouve que cet homme politique est en decalage avec la realité algerienne. Le grand defi est le devellopement economique.Une fois que cet objectif atteint nous aurons inchallah une population et des gouvernants en situation de faire face aux reformes qui touchent la gestion de l'etat des regions
-
Posté par Savoune Guemsilen, 11 Avril, 2008 22:44:05Notre survie civilisationnelle et notre survie en tant que peuple dépondra de notre volonté de quitter collectivement Dar El Islam - prison coloniale, oppressive et antihumaine - pour rejoindre le monde libre. Aucun salut nous n'est à espèrer tant que nous demeurons à l’intérieur de celle-ci.
-
Posté par algerien en algerie, 11 Avril, 2008 22:39:35Laissez moi rire.ferhat existe encore!? viens vivre en kabylie ya si ferhat.Viens vivre avec ce peuple et dis nous comment on peut s'en sortir entre nous . Ce ghachi pourra t-il vivre en autonomie.C'est débile.Mais quand on respire l'air parisien ,c'est facile de l'ouvrir.Alors idiot continue de chanter et laisse la politique aux autres. Et puis si tu as le pouvoir de décider et surtout les capacités intellectuelles ,tu aurais du commencer par bien elever ton fils qui s'est fait tuer comme un malfra. et depuis tu n'arretes pas d'accuser les services algeriens.Povre ferhat...
-
Posté par kooki, 08 Avril, 2008 10:36:33BSR,j ai 1 seule questions mais je vous demende juste de ne pas faire d'amalgamme entre pouvoir et le reste du peuple algerien ,moi je suis pas kabyle je suis algerien je parle l'arabe et plusieurs d'autres langues je suis pas contre la reconnaissance de votre statut ni contre votre culture . -vous voulez l'autonomie par but ideologique pour avoir le pouvoir ou c 'est vraiment votre guerre? monsieur permetter moi de vous rappeller ce qu'a dit un certain adam smith "deviser pour mieu régnier" la solution je pense c l'union du peuple! on s'enfou d'ou on vien ,et de ce qu'ont aprend a l'ecole le plus important c'est le changement. regarder ce que font les gens civilisé ils s'unnissent UE, USA,COMENWELTH.malgré leurs diverses cultures et leur passer plein d'horreur de guerre ,croyer moi eux se sont pas des cons c 'est l union qui fait la force , votre autonomie n'arrangera rien pour moi vous fuier la vrai cause vous laisser tomber les bras en negoçiant votre region. c'est mon avi . sincers salutations.
-
Posté par izemdem, 06 Avril, 2008 09:03:28monsieur Ferhat , vous pouvez dormir sur les deux oreilles, la kabylie ne sera jamais autonome ni independante de l`algerie, elle restera a l`avant garde de l`algerie ( multiculturelle et musulmane) et ce n`est pas quelqu`uns de vos egares ( cheretients ) qui vont l`empecher. venez a draa el mizan , on vous appredra la vraie tolerance , la vraie democratie .... et surtout thirukza( erradjla). vous savez sans doute que nous les citoyens de Draa El Mizan , nous sommes contre ce pouvoir mais en aucun cas nous sombrerons dans le christianisme ou autre( servir l`interet des francais...etc. vive la region des 7 colones , abat le sionisme .
-
Posté par bouchaoui zaarour, 01 Avril, 2008 09:08:24je viens de parcourir rapidement plusieurs commentaires et j'ai songé aux nababs qui gouvernent l'Algérie. Ils doivent rire sous leur barbe, en se chuchotant: "pauvres diables que ces pseudo intellectuels. Juste des overdoses de verbiages, voila de quoi ils sont capables."
-
Posté par Hugo Chavez, 01 Mars, 2008 07:25:35Mohammed hanachi: Dyhia parle d'un probleme de justice, ce qui est une base de tout pays developpé. bien sur qu'il faut aussi se battre contre tous les fleaux sociaux en kabylie notament le chomage. la question identitaire n'est pas banale ni un faux probleme a moins qu'on est des tubes digestifs. le developpement commence par rendre justice au peuple et supprimer les inégalités. ce sont d'ailleurs les inégalités qui sont en train de troubler notre pays. penser-vous que ces jeunes qui se font sauter en kamikazes le feraient s'ils ne subissaient pas des inégalités?
-
Posté par mohamed hannachi, 24 Février, 2008 12:37:25Ya Dyhia COMBAT D’UN PÈRE DE FAMILLE pour un prenom de Masstyasse c´est quoi ca? et c´est quoi la famille royale de Jugurtha qu´a fait cette famille royale? on dirait que l´histoire du nord africain commence ou se limite qu´a l´ere berbere! Bien restons couvé dans ces banales faux problemes pendant que la region de la kabylie est rangée par le chomage et l´indifference
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 14 Février, 2008 08:37:12COMBAT D’UN PÈRE DE FAMILLE - L’état civil refuse le prénom de Masstyasse - Par :Rubrique Radar -Liberté du 14/02/08. Depuis deux mois, un père de famille du village Tifilkout, dans la commune d’Illiltène, se voit refuser par le service de l’état civil de l’APC de Tizi Ouzou d’y inscrire son bébé sous le prénom de Masstyasse qu’il lui a choisi avant sa naissance dans une clinique au chef-lieu de wilaya. Selon ce père, ledit prénom est berbère et fut porté dans la préhistoire par un prince de la famille royale de Jugurtha. “Il ne figure pas sur la liste” des prénoms de la nomenclature de l’état civil, lui a-t-on rétorqué pour justifier le refus de l’administration. Les services de l’état civil de l’APC lui suggérèrent de voir avec le procureur de la République pour régler ce problème. Pendant ce temps, notre bébé candidat au port dudit prénom attend “indifféremment”, malgré son âge de deux mois déjà, de se prénommer... “Masstyasse”.
-
Posté par sen, 30 Janvier, 2008 20:32:46Je trouve cela dommageable que le peuple algien se dechire pour le pouvoir comme le fait actuellement l'hyde islamiste dans ce beau pays. A vous lire j'ai remarqué que vos actions sont hébergées en France comme si cette dernière n'avait pas utilisé cette division pendant la guerre d'Algérie. En effet vos arguments pour une autonomie régionale voire fédérale saura vous satisfaire je ne le pense pas! Monsieur Ferhat Mhenni, vous étiez invité de Ghislain Allon sur TFJ (Télévision Française Juive) il y a de cela trois années. Vous avez dit que vous étiez personnellement favorable à accueillir une ambassade d’Israël en Kabylie, et que “La Kabylie le souhaite” aussi. A une question :votre démarche n'est -elle pas égoïste et régionaliste ? De plus:Ne trouvez vous pas votre rhétorique identique à celles des mouvements extémistes : "ne sommes nous pas tous , nous maghrebins des berberes qui avons rencontré d autres cultures dans notre histoire turque , arabe , romain … va- t- on vers : plus algérien que moi tu meurs" ? Certes l'Espagne éxiste ,mais pour vous ,la France citée comme réference du moment que votre siège du MAK et ses acolytes comment ce fait-il que les bretons ,les Corses,les auvergnats ainsi que basques n'ont-ils pas obtenus leurs autonomie? Arrêtez votre char mon cher et rester sur terre ,car votre manipulateur a soif de vengeance pour destabiliser l'Algerie car vous lui fournissez d'innembrable critiques aussi acerbes sur un plateau. Vous n'êtes qu'un pion dans l'échiquier de l'espionnage Franco-Israelien. A plus!
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 27 Janvier, 2008 10:56:08Kabyle mort ou vivant ? Il est triste de dire que les Kabyles ont, dans leur triste destin, à faire à deux enterrements. Un enterrement colonial arabo-islamiste et un enterrement terrestre. Vivants l’arabo-islamisme nous enterre, morts la terre nous absorbe. La seule alternative à cela, et c’est l’unique ayitmaten, QUITTER L’ISLAM MASSIVEMENT. Tant que nous hésitons à le faire, nous avançons tels des zombis droit vers notre extinction.
-
Posté par Tahar Icar, 26 Janvier, 2008 20:50:44No comment!
-
Posté par mohamed hannachi, 22 Janvier, 2008 00:12:52Dyhia Tadzayrit,il ya trop de contadiction dans vos propos. vous dites l’Occident s’est construit avec les Berbère et doit donc être avec eux ;ensuite "Les Berbères sont, culturellement, historiquement et géographiquement, un peuple d'Occident"; pourquoi, lorsqu´on construit une chose normalement elle doit nous appertenir mais non le contraire cela veut dire que l´occident est,culturellement, historiquement et géographiquement, un peuple Berbere. Encore vous dites cet Occident a tourné le dos par ingratitude, par ignorance, par lâcheté ou par jalousie. Ma chere compatriote soyez sur nul ne voudra de nous c´est une question d´interet et de profit; s´ils (occidentaux)disent ou veulent faire qlq chose pour nous ils le font par malice (voir ce qu´ils font avec nous les kabyles; nous monter contre le reste de l´Algerie). "ne sachant pas qu'en nous ignorant, ils ignorent totalement l'histoire de l'Europe, l'histoire de leur Chrétienté et l'histoire tout court". Ma chere s´ils nous ignorent(ca ete fait);ils ont ignorés leur Islamité pas leur Chrétienté (voir l´histoire de l´Espagne)parceque maintenant ils nous ignorent mais ils sont toujours Chrétients et ils n´ont pas besoin de nous.Parcontre on a besoin de vous ainsi que de tout autre vraie Algerien (MACHI WLID FRANCA) pour construire cette Algerie et de combattre les residus des Francais ainsi que les dictateurs. Tanemmirt.
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 21 Janvier, 2008 15:34:05Abrutir pour s'enrichir ou le profit de l'ignorance : Pourrons-nous échapper à ce piège ? L’Occident doit faire un geste envers les Berbères. L’Occident s’est construit avec les Berbère et doit donc être avec eux. De Charlemagne à Napoléon et de De Gaulle à Chirac, la politique française a été non seulement la même mais génocidaire pour les Kabyles et les Berbères en général. Les Berbères sont, culturellement, historiquement et géographiquement, un peuple d'Occident à qui cet Occident a tourné le dos par ingratitude, par ignorance, par lâcheté ou par jalousie. Aujourd'hui, la majorité des intellectuels et universitaires français ignorent parfois jusqu'à notre existence, ne sachant pas qu'en nous ignorant, ils ignorent totalement l'histoire de l'Europe, l'histoire de leur Chrétienté et l'histoire tout court. Dans leurs têtes, l’Algérien est un Arabe et l’Afrique du Nord (Tamazgha) est un Maghreb Arabe. Ca donne envie de vomir. Par ailleurs, les programmes télé et l'information en général, à part ce qui concerne la partie visible de l'iceberg politique, participent activement à l'abrutissement des gens. Cela est du au fait que la politique culturel mondiale aujourd'hui a pour but d'abrutir les peuples pour permettre aux barons de l'économie locaux et mondiaux de s'enrichir davantage. Le libéralisme, une stratégie autoritaire mondiale, nous a violemment engouffrés dans une logique consumériste où l’homme et sa culture n’ont plus de place. Hélas, comme dit Noam Chomsky, c’est la logique du «profit avant l’homme.»
-
Posté par mohamed hannachi, 18 Janvier, 2008 08:20:29Monsieur Tafrara la democratie est un leurre on a pas besoin dedivser l´Algerie en regions pour faire regner une democratie notre religion nous a donner la vraie democratie "ECCHOURA" mais puisque nous sommes deroutes par le vent occidental de notre religion les Baathistes profitent et forment des terro et des kamikazes. Ca suffit d´essayer de reprendre notre religion et de la bien comprendre et vous verrez le resultat.A moins que les idees occidentales ont deja faits leurs effets sur nous. Tanemmirt.
-
Posté par mohamed hannachi, 18 Janvier, 2008 08:20:29Monsieur TAFRARA pour pouvoir preserver notre culture et notree langue Amazighe il faut d´abord proteger notre religion"ISLAM" ensuite tout sera facile. Tanemmirt.
-
Posté par aicha ammarice, 17 Janvier, 2008 19:16:30pour L'Algérienne, il y'a une grande différence entre toi et la maman kabyle d'un kabyle. La maman kabyle dit à son enfant d'aller affronter la dictature au prix de perdre son enfant, mais les autres régions ne sont que des lests pour nous, voyez-vous algérienne? Quand un chemin ou un obstacle est impossible, il faut le contourner mais garder le même objectif et dans ce cas c'est la liberté et la démocratie. Tu paux rien à apprendre à L'ancien
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 09 Janvier, 2008 10:47:52Un livre très intéressant- "Le monde arabe existe-t-il?"- est paru pour apporter pas mal d'éclairages sur le problème identitaire des Algériens. Le lire c'est découvrir ce que nous sommes et c'est aussi découvrir le gouffre dans lequel notre civilisation Amazighe a été jeté la colonisateurs arabo-islamistes. "Le monde arabe existe-t-il? Pourquoi éclipse-t-on la civilisation berbère au profit des arabes? L’histoire des peuples berbères, Kabyles, Libyens, Maures, Numides, Gétules, Massyles, Chleuhs, Touareg... a débuté bien avant l’annexion romaine. Le règne de Massinissa et de Massyle n’a rien à envier aux dynasties islamisées maures almoravide et almohade. Du temps du christianisme, avant la colonisation arabo-musulmane, l’Afrique du Nord était prospère, voilà ce que Lucien Oulahbib nous apprend lorsqu’il évoque les papes Victor Ier, Gelasius Ier, Apulée, ou Fronton maître de Marc-Aurèle, Cyprien, Tertullien, Augustin et tant d’autres. L’auteur nous éclaire sur le vrai passé de l’Afrique du Nord ...(...). Docteur en sociologie, essayiste et romancier, Lucien Oulahbib est chargé de cours en sciences politiques à Paris X et à Lyon III." Source: http://www.amazighworld.org/news/flash/index_show.php?article=1132
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 26 Décembre, 2007 16:43:59Et voilà, les troupes terroristes islamistes sur ordre de l'Emir assassin repenti qui se l'ouvre dans la presse ces derniers temps s'expriment sur l'abenir.
-
Posté par nacer alali, 26 Décembre, 2007 15:36:57Pauvre Algérie ! Pauvre Kabylie ! Pauvre Algérie prise en otage, violée et défigurée par des truands sans foi ni loi ! Aujourd'hui, affaiblie et malade, elle hésite entre la caserne et la caverne ! Pauvre Kabylie jalousée, haie, isolée et agréssée par les memes truands.Aujourd'hui, abandonnée par ses élites, elle hésite entre se soumettre ou se rebeller encore et encore. Pauvre Kabylie. Vidée de sa matière grise , partie au Canada, et de ses "lumiéres" installées en France, elle est, maintenant, livrée pieds et poings liés toujours aux memes truands. A tous les cadres et artistes Algériens et Kabyles installés à l'etranger , je leur dis ceci:L'Algérie et la Kabylie appartiennent à ceux qui y vivent! Jouissez du confort de l'occident mais arretez de nous donner des leçons! Vous vous etes mis sur la touche, désormais, la partie se joue sans vous!
-
Posté par salem salem, 25 Décembre, 2007 16:35:02je crois que ce monsieur mehinni est un illumine et je crois meme qu il croit encore au pere noel...sachez chere monsieur que la kabylie vivra bien et mieux sans vous et vos accolytes des traites de la culture kabyle qui est le partage l amour de la terre de l hospitalite car je veux rappeler a ces gens du MAK ou tout autre parti autonomiste que moi algerien kabyle je n autoriserai jamais un scisions de la terre de mes ancetres meme s il y des divergences mais tous les algeriens sont mes freres tout le maghreb meme...et une derniere chose je n autoriserai jamais l implantation d une ambassade israelienne en kabylie...alors svp monsieur mehenni reprenez votre guitare et aller chanter ds le metro ou aller faire un duo avec boricco macias...
-
Posté par ministre boutefliha, 17 Décembre, 2007 09:44:08Je sais dans le monde il y a ceux qui abolissent les frontières il y a ceux qui construisent même des murs. Imaginez l?Algérie une famille et entre les frères des murs, parce que le dialogue ne règle pas les conflits. Mais franchement il y a ceux qui baissent les bras face à cette mafia politico financières et les barbus quel génie font preuves ses gens en divisant l?Algérie. Mr Mehenni je suis un kabyle qui s?opposera farouchement à cette insulte que vous collez aux kabyles je resterai fidèle à l?Algérie et à mes racines.
-
Posté par Lounes Tafrara, 08 Décembre, 2007 01:36:47Monsieur Chater, il n'y a de torpille ici que vous. L'Algérie sera plus unie et plus démocratique avec l'autonomie de ses régions et l'autodétermination de ses cinq nations, Touareg,Kabyle, Chaouie, M'zab et Chenouie. Ce n'est pas en pérennisant le colonialisme arabo-islamiste qui veut anéantir tous ces peuples d'Algérie que vous allez être unie et démocratique monsieur Chater. Les forces saines de notre pays sont celles qui refusent l'anéantissement du peuple Amazigh d'Algérie. Quant à vous, vous avez l'air d'être pour l'ethnocide ou le génocide culturel qui se pratique par la secte arabo-islamiste au pouvoir depuis longtemps. Nous les Amazighs, nous n'allons pas accepter de disparaitre monsieur Chater. Nous refusons de disparaitre. Nous n'accepterons jamais de devenir des Arabes. L'Algérie reste un pays Amazigh peuplé par différents envahisseurs. Seriez-vous un envahisseur du 21eme siècle monsieur Chater???
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 07 Décembre, 2007 13:58:22Madame Issad, je voulais juste vous dire que l'arabo-islamisme est comme la lèpre, cette maladie infectieuse due au bacille islamique, celui qui en est atteint c'est fini pour lui. La société infectée par ce bacille rentre définitivement en dégénérescence sans aucun salut possible. Même s'il est impossible, je vous souhaite quand même un prompt rétablissement.
-
Posté par djamila issad, 06 Décembre, 2007 23:32:25pauvre dyhia, elle doit se retourner dans sa tombe vu que n'importe qui peut prendre son nom et avec le raisonnement que vous avez, vous n'irez pas plus loin que la pomme qui tombe de l'arbre. votre fin est toute trouvée "etouffée par la supériorité des autres". Ou est l'humanité en vous, je vous plains, vous vivez dans votre bulle au siécle passé avec des animosités dépassées. Il faut vous reveiller ce n'est qu'un cauchemard ma petite et les croisades entre berberes et arabes sont dépassées. il faut s'élever au rang de maître et non d'esclaves que vous trainez apés vous. Le vrai berbere dépasse les frontieres qu'on veut lui tracer et ceci par sa culture et non sa rage d'une gerre perdue dignement naguére par la reine-mére qui a conseillé à son fils de partir avec les arabes avec une culture en plus. A l'indépendance nous avons considére la langue française comme butin de guerre pourquoi pas le même raisonnement avec l'arabe si ce n'est que cette haine que l'on traine. Je suis fiére d'être berbere et revendique les différentes cultures de notre glorieux passé qu'il faut assumer et non subir. La pluriculture ça c'est la richesse et l'arme de tout berebere en terre de numidie. the khemini ikimin ar zdhefir.
-
Posté par hassan chater, 06 Décembre, 2007 23:32:25le MAK, les Arouchs...sont des torpilles dont le seul but d'affaiblir les forces saines de notre pays : réveillez-vous : c'est l'Algérie unie et démocratique qui compte.
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 06 Décembre, 2007 12:48:28Madame Issad, si vous sentez que le Kabyle vous fait de l'ombre par son élévation, vous n'avez qu'à vous élevez. Je n'ai fait que lire ce livre, ce n'est pas moi qui l'ai écrit. Si le Kabyle se suicide et en a assez d'être Kabyle c'est à cause de l'occupation arabo-islamique qui perdure depuis 15 siècles et qui l'a dépouillé de toutes ses richesses et même de son âme. Je ne vois rien de mal à dénoncer un mal en faisant un cours d?histoire. PS. Si c?était une histoire racontant les massacres d?un arabo-islamiste qui s?appellerait, BEN ABI OTHMAN ELMA3ARI BEN HOURAYRA BENI EL HIDJAZI EL SAOUDI, vous aurez surement adoré sa lecture. FAQO AYARAVEN INGURA MEDEN.
-
Posté par djamila issad, 05 Décembre, 2007 20:49:26cette introduction du kabyle vue par un colon est déjà une mauvaise introduction chére dyhia en ce troisieme millénaire et raz le bol du sectarisme. Le kabyle n'est pas un animal domestique comme vous voulez bien le faire passer. Avec ce type de raisonnement vous n'etes pas différente des totalitaires, conservateurs et extrémistes. Je suis révoltée en tant que kabyle de lire cette glorification que vous faites des kabyles et surtout apres les résultats des elections. Le kabyle n'en peut plus d'être kabyle, il se suicide, ne travaille plus, il laisse tomber ses terres et attend l'assistanat de l'etat. Le kabyle actuel n'a pas le même livre de chevet que vous, il essaie de se tenir debout comme tout Algerien d'ailleurs alors assez de démagogie et un peu de modestie pour nous tous s'il vous plait.
-
Posté par Dyhia Tadzayrit, 03 Décembre, 2007 21:14:22La Kabylie vue par un colon, 1846 -- Livre de chevet que doit compulser tout Kabyle afin que ce dernier retrouve toute son assurance et confiance en lui-même, en ses concitoyens, en la Kabylie... lesquels sentiments furent systématiquement réduits à néant par les différents envahisseurs, ceci pour mieux dominer le peuple kabyle et conquérir la Kabylie. On ne connaît pas grand chose de la Kabylie d?avant 1830 et cette étude très détaillée menée par un colon anonyme établi à Bougie dès 1836, à savoir du temps où la Kabylie était encore politiquement, économiquement et militairement indépendante nous renseigne sur beaucoup de choses. Extraits : ... Le peuple kabyle, au milieu des populations d?origines diverses qui vivent sur le sol de l?Algérie, forme une société à part, et parfaitement distincte des autres races... ... Le Kabyle n?aime pas la vie errante, il est sincèrement attaché à sa famille, et il possède, jusqu?au fanatisme, l?amour de la patrie... ... il est l?homme d?Afrique le mieux disposé par ses qualités à se rapprocher de nous. Il vivra en parfaite harmonie avec la population européenne, quand il se trouvera en contact permanent avec elle. ... Le Kabyle est très laborieux : il est bon cultivateur, et il cultive avec le plus grand soin les terrains dont il est propriétaire. ... Doué d?une rare intelligence, il exerce avec beaucoup d?adresse toutes les professions industrielles nécessaires à son existence fixe en famille et à ses diverses exploitations agricoles. Ainsi il fabrique lui-même les toiles et les étoffes de laine qui lui servent à confectionner ses vêtements. On trouve chez les Kabyles des moulins à farine, des moulins à huile, des fabriques d?armes à feu et d?armes blanches ; ils fabriquent eux-mêmes leurs munitions de guerre ; ils ont des forges dans toutes les tirbus, et ils fabriquent leurs instruments aratoires. Ils construisent en bonne maçonnerie leurs maisons et leurs établissements industriels. ... Les Kabyles ont une forte passion pour la possession du numéraire ; et il y a dans toutes leurs tribus un grand mouvement d?agiotage. Les plus riches d?entre eux prêtent à ceux qui ont des besoins pour leurs entreprises agricoles et industrielles, et ces prêts sont faits ordinairement à un taux d?intérêt très élevé. ... Les Kabyles ont aussi un penchant très prononcé pour le commerce, tant par goût que par nécessité. Recu... lant bien des produits au-delà de leurs besoins, ils sont portés à chercher au dehors de leur localité l?écoulement de ce qui est superflu. Ils se mettront facilement en relation de commerce avec nous, d?abord pour amasser de l?argent dont ils sont très avides, et ensuite pour se procurer les objets qui leur manquent... ... il est rare de voir les Kabyles mariés à plusieurs femmes, ils tiennent à en avoir qu?une à laquelle ils s?attachent sincèrement. Ils ont aussi beaucoup d?attachement pour leurs enfants, et l?union la plus parfaite règne dans leurs familles. ... Les femmes kabyles sont très libres dans leurs tribus. Elles travaillent dans les champs avec leurs maris. Elles suivent les hommes au combat, et, peu éloignées du lieu de l?action, elles les excitent par leurs cris, et elles pansent elles-mêmes les blessés. ... Les m?urs kabyles n?abaissent pas la femme au rang d?infériorité humiliante dans lequel elle est presque toujours tenue par les m?urs arabes. Elle jouit, au contraire de beaucoup de considération? ... Tout Kabyle se croit l?égal de son chef de tribu. Lorsqu?il arrive à ce dernier de s?écarter des principes de l?égalité, sacrée chez les Kabyles, le dernier des hommes de la tribu l?arrête par ces paroles : "Keçç d ccix, Nek d ccix" [tu es chef, je suis chef comme toi]... ... Le vol est puni par la restitution de l?objet volé et par le paiement d?une amende... ... Tout dommage causé sur la propriété d?autrui est compensé par une amende au profit du propriétaire qui a souffert du dommage... ... La moindre insulte faite à une femme est punie très sévèrement chez les Kabyles, et le coupable est ordinairement condamné à une très forte amende... ... La bastonnade, ou toute autre punition dégradante pour l?homme, est interdite par les usages kabyles... ... Une insulte faire à un Kabyle en public peut faire la guerre entre deux tribus... ... Toutes les tribus kabyles ont des moulins à grains établis sur les eaux de la rivière qui baigne leur territoire. Celles qui sont riches en oliviers ont toutes plusieurs moulins à huile... Les tribus qui récoltent beaucoup de figues et de raisins, en font sécher de grandes quantités, comme on le fait dans le midi de l?Europe ; et c?est l?objet d?un grand commerce... ... L?opinion publique en France s?est soulevée à l?idée d?une expédition militaire dans la Kabylie. Pourquoi, a-t-on dit et écrit, aller porter la guerre en milieu de populations paisbles ? Pourquoi aller irriter contre nous un peuple qui reste neutre dans nos démêlés avec les Arabes ? N?est-il pas d?ailleurs de la plus grande imprudence d?engager un corps d?armée dans un pays couvert de montagnes inaccessibles et défendu par des hommes qu?il nous faudra exterminer tous pour y rester maîtres ?... ... Avant notre établissement en Afrique, les Kabyles vivent, comme aujourd?hui, indépendants et livrés à l?agriculture et à diverses industries. Leurs produits agricoles et industriels s?élevant bien au-dessus de leurs besoins, ils en expédiaient une grande partie sur Constantine et sur les ports de Tunis et d?Alger... ... Un seul intérêt liait alors toutes les tribus entre elles. Leur aversion pour toute domination les unissait dans la pensée commune de repousser toute atteinte à leur fière indépendance... ... Le dey d?Alger et le bey de Constantine n?avaient aucune autorité sur la contrée kabyle. Les peuples qui l?habitent n?ont obéi à leur vois que le jour où ils ont été appelés à fournir leur contingent de forces pour repousser leur ennemi commun, au moment de notre arrivée sur le sol africain... ... Mais avant d?entreprendre cette guerre, nous devons ne pas oublier que nous aurons affaire à un peuple plus rapproché de la civilisation qu?aucun autre de l?Algérie, et qu?il ne doit pas être traité en peuple barbare et ennemi. Pendant nos quinze années de lutte avec les Arabes, il est toujours resté neutre ; et il n?a pris les armes contre nous que lorsque nous nous sommes présentés sur quelque partie de son territoire... ... jamais les Kabyles ne se soumettront d?eux-mêmes ; si nous voulons les dominer et les soumettre à notre gouvernement, nous ne pourrons y parvenir que par la conquête du pays. Les Kabyles sont animés jusqu?au fanatisme, de l?amour de l?indépendance. Ils préfèreront souffrir tous les sacrifices, s?imposer toutes les privations, que de venir, de leur propre mouvement, déposer leurs armes à nos pieds et nous offrir leur soumission. Après avoir imposé notre domination par la force des armes à toutes les tribus arabes, pouvons-nous espérer que le peuple kabyle, qui n?a jamais connu de maîtres, se soumettra à nous sur le seul bruit de nos victoires ? Nous ne le pensons pas...Source: http://www.makabylie.info/?article1743
-
Posté par Lounes Tafrara, 02 Décembre, 2007 17:42:51LA KABYLIE A TOUT FAIT ET ÇA NE DATE PAS D?HIER - - Pendant l?hiver si désastreux de 1867-1868 lorsque la famine décimait les populations indigènes de l?Algérie, les Kabyles de la subdivision de Dellys ont donné une preuve éclatante de l?esprit de charité qui les anime. Depuis le mois d?octobre 1867 jusqu?au mois de mai 1868, ils ont eu à nourrir des mendiants étrangers, venus de tous les coins de l?Algérie et même du Maroc, dont le nombre, à certain moment n?a pas été moindre de 12.000. Le cercle de Fort-Napoléon, qui compte 65.000 habitants, en a reçu la moitié. Quelques-uns de ces malheureux déjà épuisés avant leur arrivée par de longues privations, ont succombé ; pas un n?est mort de faim sur le sol kabyle. Les villages, les particuliers venaient à leur aide, sans s?inquiéter de leur origine, avec une sollicitude touchante et d?autant plus méritoire que leurs aumônes étaient bien réellement enlevées aux besoins de familles dont beaucoup ne connaissaient pas le superflu. Jamais les populations sur qui pesait une si lourde charge n?ont fait entendre la plus légère plainte ; jamais elles n?ont réclamé l?assistance de l?autorité française. Elles ont, jusqu?à la fin, accompli ces actes de charité simplement, sans bruit, sans ostentation et comme un devoir naturel. Chose très remarquable, et qui fait honneur aux institutions kabyles, la présence prolongée dans le pays d?un aussi grand nombre d?étrangers, si complètement démunis, n?a occasionné aucun désordre, nécessité l?adoption d?aucune mesure extraordinaire ; les amin, les djemâa ont parfaitement suffi à leurs tâches et sauvegardé efficacement les personnes et les propriétés. - - A. HANOTEAU & A. LETOURNEUX La Kabylie et les coutumes kabyles AUGUSTIN CHALLAMEL, Éditeur - 1893
-
Posté par tayeb belkhatir, 30 Novembre, 2007 17:57:25salut ferhat...on se connait je dirais meme plus on etait amis (je dis etait car cela fait longtemps et je ne peut plus mesurer cette amitié) cela etant dit ..je dirais que ce que tu dis est assez confus ... et cela le berberisme a plein ..et je voudrais bien ( toi qui te place parmis les democrates ..ce que tu pense de ce terme
-
Posté par ali bouali, 30 Novembre, 2007 17:57:25bon courage farhet MEHENNI
-
Posté par mohamed ferhat, 29 Novembre, 2007 21:06:10Monsieur Ferhat Bonjour ! Aucun lien de parenté ne nous relie ! ce pseudo est le nom de JF de ma mere completement arabe ! mon non-probleme est le suivant: mes parents sont arabes, je ne parle ni ne comprend le kabyle. Ma femme; elle; est de Ain el hammam, une kabyle pure et dure. nous avons deux filles magnifiques qui se sentent pleinement chez elles dans leur tiaret natal et leur montagnes kabyles ! elles se sentent algeriennes; pleinement algeriennes. Mon cas n'est pas unique -heureusement !- je trouve donc que votre solution n'a pas de sens du fait qu'elle repond à un probléme qui n'en n'est pas un ! Par contre, notre probléme en tant génération d'apres guerre est de combattre les excités de toute part ! notre probléme à tous est le regime actuel qui nous gouverne! notre probleme est l'absence de démocratie ! notre probléme est ce sous develloppement que l'on traine malgrés nos milliards de dollars ! notre probléme c'est cet islamisme qui nous tue ! notre probleme c'est aussi malheureusement les faux problemes posés et les fausses solutions apportées ! je ne suis pas kabyle mais j'ai eu honte quand des jeunes de tizi ouzou ont etes bastonnés le 14 juin à alger, ce sont pour moi des algériens, des compatriotes,à qui on refuse des droits ! pas d'etre kabyle mais d'etre pleinement algerien ! mes filles attendent votre reponse ? doivent elles rejoindre le MAK et s'auto determiner (?) ou doivent-elles plutot rejoindre la force public et bastonner du kabyle ? vous voyez que c'est idiot ? FERHAT-DZ
-
Posté par nacer alali, 26 Novembre, 2007 15:50:09Mr TAFRARA,vous devez comprendre que l'identite d'un pays n'est pas figée.L'Algérie etait Bèrbère ;elle ne l'est plus! Si vous ne me croyez pas faites un tour dans les autres régions du pays et demandez aux gens ce qu'ils en pensent.Le temps des AMAZIGHS est révolu!Aujourd'hui,malheureusement saufs les Kabyles prétendre en etre les descendants. Quant aux autres...
-
Posté par Prolet grandcru, 23 Novembre, 2007 15:40:28SVP, ne réagissez pas aux contributions de Lounès, c´est un agent provocateur et nous Kabyles ou autres sont loin de penser comme ceux qui veulent diviser le peuple algérien amazigh berberophone ou algérophone. Vive l`Algérie démocratique unie contre la corruption, le népotisme, l´obscurantisme et la hogra
-
Posté par Algerienne, 21 Novembre, 2007 23:30:47Mr Lounes encore une fois,vos propos sont dangereux,vous poussez des Algeriens à se faire la guerre sous pretexte qu'ils ne parlent pas la même langue "de nombreuses familles non kabyles viennent s'installer en kabylie".Mr Lounes,vous etes en voie d'Hitlerisation,reveillez vous donc mon ami,il y a une grande difference entre une vague ideologique contre laquelle il faut lutter et des familles Algeriennes qui selon vous doivent etre indesirables sous pretexte qu'elles ne parlent pas kabyle.Sincerement? vous me faites peur et j'espère que personne n'adherera à vos propos d'illuminé,on a assez de problèmes comme ça!.Bonne soirée !
-
Posté par Lounes Tafrara, 21 Novembre, 2007 20:48:45Puisque les élections municipales approchent, il serait utile de mettre à jour cet article tiré du site du MAK pour sensibiliser les Algériens quant l?inutilité de ces élections et des menaces qu?elle font peser sur l?avenir du peuple Amazigh en général et Kabyle en particulier. A travers l?exemple de la Kabylie, nous pouvons conclure que la gestion centralisée de notre pays par un clan arabo-islamiste cache un mécanisme génocidaire qui ne dit pas son nom. Non à la Dépersonnalisation de la Kabylie ! A l?instar de ce que subit l?Algérie depuis belle lurette, une politique de dépersonnalisation de la Kabylie est menée sous les yeux des Kabyles depuis 1962. Les maires Kabyles de Kabylie ont toujours assisté impuissants à la dépersonnalisation de leurs localités touchées par la politique urbaine arabisante et islamisante prônée par le pouvoir anti-Amazigh. Mais que peuvent faire les maires Kabyles pour ne pas laisser s?implanter des centaines de familles arabo-islamisantes au c?ur de leurs villes et de leurs villages ? C?est aux citoyens Kabyles d?agir. Les villes comme Bouira, Boumerdes, Jijel, et quelque localités de Tizi Ouzou à l?instar de Draa el Mizane, Draa ben Khedda, Sidi Naamane, Tadmait ont toutes été touchées par l?arabo-islamisation suite au transfert continu de populations arabo-islamisées vers la Kabylie. A Bouira ville, par exemple, l?Etat arabo-islamiste Algérien a toujours construit, depuis les années 1970s, des milliers de logements dans des villes et villages Kabyles pour les livrer par la suite à des populations arabo-islamisées ramenées d?ailleurs. C?est pour ça que Bouira souffre aujourd?hui de l?arabisation et de l?islamisation de ses localités. Un véritable danger de dépersonnalisation que vit toute la Kabylie. Au train où vont les choses, chacun comprendrait qu?il suffit au pouvoir d?avoir des maires arabo-islamistes dans chacune de nos communes, puis construire des logements sociaux qu?on distribuerait aux nombreuses familles arabo-islamistes qu?on aura transféré des régions les plus fanatiques du pays pour réussir à tuer l?âme de la Kabylie, à faire fuir les Kabyles qui ne supporteraient de vivre en minorité chez eux, et à faire disparaitre toute trace de culture Kabyle en Kabylie. Tant que le pouvoir reste arabo-islamiste, il faut résister avec toutes nos forces à cette politique urbaine de dépersonnalisation qui accompagne la cruelle tache d?arabo-islamisation de la Kabylie mené par l?école algérienne. Sachant que les partis politiques arabo-islamistes algériens (FLN, MSP, PT, RND etc.) sont les sponsors politiques de la dépersonnalisation de la Kabylie, il est conseillé aux Kabyles, toujours jaloux de leur identité, de bien réfléchir avant de mettre leur bulletin dans l?urne lors des élections futures. Le pouvoir et ses partis arabo-islamistes, qui, après avoir arabo-islamisé l?Algérie, ciblent aujourd?hui la Kabylie. Vous comprendrez qu?un Kabyle qui vote pour tout parti arabo-islamiste vote pour sa propre disparition et l?extinction globale de la Kabylie. Vive la Kabylie unie et autonome.
-
Posté par Lounes Tafrara, 21 Novembre, 2007 06:03:58Monsieur Alali, il faut plutôt nous dire comment nous débarrasser une bonne fois pour toutes de ces colons arabo-islamistes au pouvoir dans notre pays Amazigh. J?ai envie de mettre en lumière une grave tragédie avec un peu de Benkhaldounisme. Voilà, contrairement aux Juifs qui avaient appris notre langue Amazigh et adopté notre culture quand ils vivaient en harmonie avec nous, les arabes en racistes envahisseurs n'ont jamais cherché à s'intégrer dans notre société ou à apprendre notre langue. Même quand il y a une seul personne arabe dans un grand village Kabyle, jamais il ne ferait l?effort d?apprendre notre langue parce que les arabes en envahisseurs éternels sont programmé pour une mission islamique depuis la naissance jusqu?à la mort- arabiser et islamiser par tous les moyens. Normalement, la logique veut qu'un arabe qui vient vivre indéfiniment en Algérie doit être obligé de changer de nationalité/d?identité pour devenir Amazigh. Chez-nous nous assistons au contraire, c?est l?étranger arabe qui vient s?établir chez nous qui nous oblige de prendre son identité pour devenir des étrangers chez-nous. Toute l?Afrique du Nord est colonisée par une minorité d?arabo-islamistes. Nous, les Amazighs, les Kabyles, on s?est trop laissé faire. Mais le temps est venu pour mettre les points sur les i à ces colons mahométans...Tanmirt & Artufat...
-
Posté par nacer alali, 20 Novembre, 2007 14:38:46Je suis pérsuadé que Boutef et sa clique font tout pour pousser la kabylie à demander son autonomie car, pour eux, c'est une épine dans le pied.Mais ils veulent d'abord la punir et l'affaiblir pour qu'elle ne sérve pas d'exemple positif à d'autres régions.Donc aujourdhui il s'agit ,pour nous ,de trouver le meilleur chemin qui nous méneras à bon port sans payer un trés grand prix.
-
Posté par Lounes Tafrara, 20 Novembre, 2007 12:17:10Monsieur Sahara, il est normal de ne pas bien saisir ce que j?écris car l?histoire de notre pays telle qu?elle est enseignée est amputée de beaucoup de vérités dans le seul but de favoriser le génocide culturel anti-Amazigh. Donc, si on ne se comprend pas entre Algériens aujourd?hui, la faute ne revient pas à nous en tant que citoyens ordinaires mais au pouvoir arabo-islamiste qui a choisi de sacrifier la vérité, de promouvoir le mensonge et de priver le peuple de sa vraie identité et de sa véritable civilisation en vue d?assurer la dominance arabo-islamiste dans ce pays Amazigh. Pourquoi la constitution ne dit-elle pas que l?Algérie est un pays Amazigh ? Dire que l?Algérie est un pays arabe est un mensonge constitutionnel. Donc, vous conviendrez que le pouvoir a bâti sur du faux. La base officielle de notre société, de notre existence, de notre identité algérienne est un mensonge. Comment ne pas s?en révolter. Cela est voulu par les colonisateurs arabo-islamistes. Ces colonisateurs ne sont pas les citoyens algériens d?origine arabe qui sont complètement innocents mais ceux qui sont au pouvoir. Parmi ceux qui collaborent avec le colonialisme arabo-islamistes, il y a des Touaregs, des Chaouis, des M?zabs, des Chenouis et des Kabyles aussi. Donc, monsieur Sahara, le seul fossé que je mets en évidence existe déjà tout seul. Je ne l?ai pas inventé. C?est la raison et la logique historique de notre cher pays qui l?a creusé, il s?agit du fossé qui sépare la vérité du mensonge. D?un pays qui a une civilisation Amazigh plusieurs fois millénaire, une bande arabo-islamiste en a fait un pays arabe en utilisant la constitution et toutes les institutions, l?école et la mosquée etc. Enfin, voyez-vous monsieur Sahara, moi je ne suis pas un creuseur mais simplement un porte parole de la vérité. Avec mes respects les plus sincères monsieur Sahara.
-
Posté par Lounes Tafrara, 20 Novembre, 2007 12:17:10Mais voyons, Monsieur Mani, c?est immoral ce que vous racontez. Y a-t-il quelqu'un qui parle gaulois aujourd?hui en France ou ailleurs? Y a-t-il des Gaulois qui se révoltent depuis plus de quatre décennies en France pour exiger la reconnaissance de leur identité et de leurs droits humains ? Il ne faut quand même pas prendre les gens pour des cons. Y a-t-il eu ne serait-ce qu?une fois dans l?histoire de la France plus de 2 million de Gaulois qui ont manifesté dans le rues de Paris pour demander la reconnaissance de leur identité et l?officialisation de leur langue comme les Kabyles l?ont fait le 14 juin 2001 et n?ont de cesse à le faire depuis que le pouvoir arabo-islamiste colonial a confisquée l?indépendance du pays? La langue gauloise dont vous parlez est une langue morte à l?instar du latin et de la langue dace parlée par les Daces, ancêtres des Roumains. Le dace s'est complètement dissout dans le latin au point où la langue Roumaine d'aujourd'hui est à 60% pareille que l'italien. Faut-il signaler aussi que les langues régionales en France souffre le martyr car marginalisées par le pouvoir jacobite français. Il y a des Bretons, des Normands, des Alsaciens, des Occitans, des Corses et des Basques qui demandent tous leurs autonomies régionales pour pouvoir enseigner leurs langues et promouvoir leurs propres cultures. Et puis, d?ailleurs, Monsieur Mani, le français est certes une langue latine mais aucun Français d?aujourd?hui ne comprend le latin mort qui n?est pas greffé de force à leur quotidien. Oui, contrairement aux arabo-zombis-frankensteiniens qui prennent une langue morte ?l?arabe classique- pour une langue vivante, les Européens ont choisi de mettre le latin mort au musée pour enseigner leur véritables langues vivantes- Français, Espagnol, Italien? Par ailleurs, le latin n?a pas réussi à engloutir toute les langues Européennes grâce au courage des hommes qui avaient opté pour la traduction de la Bible et pour l?enseignement de leurs propres langues et la promotion de leurs propres cultures. Nous avons les Allemands, les Anglais, les Ecossais, les Irlandais, les Hongrois, les Polonais, les Slovaques, les Tchèques, les Russes et la liste reste longue sachant que dans chaque pays européens il y a des langues régionales vivantes?qui sont loin d?être des langues latines. Comparer les Amazighs d?Algérie qui sont là, vivant, pleins de rage, de courage et rebelles contre un système colonial qui veut les anéantir est une aberration mentale. Comparer la langue gauloise et latine mortes depuis longtemps à la langue Kabyle (Amazigh) qui est toujours parlée et écrite par plus de 40 millions de personnes en Afrique du Nord, c?est tout simplement promoteur du fascisme arabo-islamiste... Merci.
-
Posté par Lounes Tafrara, 20 Novembre, 2007 11:38:51Mais voyons, Monsieur Mani, c?est immoral ce que vous racontez. Y a-t-il quelqu'un qui parle gaulois aujourd?hui en France ou ailleurs? Y a-t-il des Gaulois qui se révoltent depuis plus de quatre décennies en France pour exiger la reconnaissance de leur identité et de leurs droits humains ? Il ne faut quand même pas prendre les gens pour des cons. Y a-t-il eu ne serait-ce qu?une fois dans l?histoire de la France plus de 2 million de Gaulois qui ont manifesté dans le rues de Paris pour demander la reconnaissance de leur identité et l?officialisation de leur langue comme les Kabyles l?ont fait le 14 juin 2001 et n?ont de cesse à le faire depuis que le pouvoir arabo-islamiste colonial a confisquée l?indépendance du pays? La langue gauloise dont vous parlez est une langue morte à l?instar du latin et de la langue dace parlée par les Daces, ancêtres des Roumains. Le dace s'est complètement dissout dans le latin au point où la langue Roumaine d'aujourd'hui est à 60% pareille que l'italien. Faut-il signaler aussi que les langues régionales en France souffre le martyr car marginalisées par le pouvoir jacobite français. Il y a des Bretons, des Normands, des Alsaciens, des Occitans, des Corses et des Basques qui demandent tous leurs autonomies régionales pour pouvoir enseigner leurs langues et promouvoir leurs propres cultures. Et puis, d?ailleurs, Monsieur Mani, le français est certes une langue latine mais aucun Français d?aujourd?hui ne comprend le latin mort qui n?est pas greffé de force à leur quotidien. Oui, contrairement aux arabo-zombis-frankensteiniens qui prennent une langue morte ?l?arabe classique- pour une langue vivante, les Européens ont choisi de mettre le latin mort au musée pour enseigner leur véritables langues vivantes- Français, Espagnol, Italien? Par ailleurs, le latin n?a pas réussi à engloutir toute les langues Européennes grâce au courage des hommes qui avaient opté pour la traduction de la Bible et pour l?enseignement de leurs propres langues et la promotion de leurs propres cultures. Nous avons les Allemands, les Anglais, les Ecossais, les Irlandais, les Hongrois, les Polonais, les Slovaques, les Tchèques, les Russes et la liste reste longue sachant que dans chaque pays européens il y a des langues régionales vivantes?qui sont loin d?être des langues latines. Comparer les Amazighs d?Algérie qui sont là, vivant, pleins de rage, de courage et rebelles contre un système colonial qui veut les anéantir est une aberration mentale. Comparer la langue gauloise et latine mortes depuis longtemps à la langue Kabyle (Amazigh) qui est toujours parlée et écrite par plus de 40 millions de personnes en Afrique du Nord, c?est tout simplement être promoteur du fascisme arabo-islamiste...Tanmirt, Artufat.
-
Posté par Lakhdar Mani, 19 Novembre, 2007 13:19:16Mr Lounès, pour ne prendre que la France comme exemple, celle-ci se considère comme un pays de civilisation latino-chrétienne. Bien que la France ait été colonisé par les Romains (ce que nous étions pas par les Arabes, puisque c´est nous-mêmes qui avions adopté et développé la civilisation arabo-musulmane), il ne viendrait à personne en France l´idée de revendiquer le rejet du Francais/(christianisme) une langue latine pour apprendre ce que leurs ancêtres, les Gaulois parlaient avant l´arrivée des Romains. Il n´est non plus stipulé dans la constitution francaise que la France est un pays gaulois. Je serais par contre pour l´introduction de la langue amazigh à l´école dans toutes régions d´Algérie, pour la simple raison qu´une grande partie de la population est berbèrophone. Soyons tous pour une Algérie apaisée, pour une Algérie fraternelle et éternelle!
-
Posté par Lounes Tafrara, 19 Novembre, 2007 08:49:15Merci de publier cette réponse. Celui qui a peur de la vérité devient l?esclave de celui qui prescrit le mensonge. Ni Dieu, ni maître, ni peur. Il n?y aura que des hommes. Monsieur Sahara, il est normal de ne pas bien saisir ce que j?écris car l?histoire de notre pays telle qu?elle est enseignée est amputée de beaucoup de vérités dans le seul but de favoriser le génocide culturel anti-Amazigh. Donc, si on ne se comprend pas entre Algériens aujourd?hui, la faute ne revient pas à nous en tant que citoyens ordinaires mais au pouvoir arabo-islamiste qui a choisi de sacrifier la vérité, de promouvoir le mensonge et de priver le peuple de sa vraie identité et de sa véritable civilisation en vue d?assurer la dominance arabo-islamiste dans ce pays Amazigh. Pourquoi la constitution ne dit-elle pas que l?Algérie est un pays Amazigh ? Dire que l?Algérie est un pays arabe est un mensonge constitutionnel. Donc, vous conviendrez que le pouvoir a bâti sur du faux. La base officielle de notre société, de notre existence, de notre identité algérienne est un mensonge. Comment ne pas s?en révolter. Cela est voulu par les colonisateurs arabo-islamistes. Quand je parle de colonisateurs, je ne fait aucunement référence à une catégorie quelconque de citoyens algériens sachant que parmi ceux qui collaborent avec le pouvoir anti-Amazigh, il y a même des Kabyles. Donc, monsieur Sahara, le seul fossé que je mets en évidence existe déjà tout seul. Je ne l?ai pas inventé. Il s?agit du fossé qui sépare la vérité du mensonge. A vous de choisir votre camp. D?un pays qui a une civilisation Amazigh plusieurs fois millénaire, une bande arabo-islamiste en a fait un pays arabe en utilisant la constitution et toutes les institutions, l?école et la mosquée pour assimiler les Amazighs. Enfin, voyez-vous monsieur Sahara, moi je ne suis pas un creuseur mais simplement un porte parole de la vérité.
-
Posté par Ahmed Sahara, 16 Novembre, 2007 19:35:10Lounes, vous rendez vous compte de la haine qui se dégage de vos écrits et cela partout dans le site, vous cracher votre venin sur l'Islam et les Arabes, vous détestez tout le monde a part ce qui est français. Vous êtes vous jamais demandé qui des deux a été le plus sanguinaire vous-même ou les algériens arabes. Vous êtes vous posé la question si vous êtes vraiment accepté par les français et que vous n'êtes pas manipulé comme le furent beaucoup de tes semblables qui ont vendu leur ame au diable. Le massacre dont vous parler, vous seul en êtes l'instigateur et le responsable. Vous voulez creuser le fossé entre vous et les autres (Arabes) êtes vous conscient de votre attitude, savez vous ou cela vous conduira. Ne crachez pas sur le pain que vous mangez, c'est une attitude totalement mesquine et irresponsable. Libre a vous de changer de religion mais arrêter votre débâcle et vos attaques envers l'Islam, votre mère ne vous le pardonnera Jamais..
-
Posté par Lounes Tafrara, 15 Novembre, 2007 07:06:28Monsieur Lakhdar Mani, désolé de vous dire qu'il n'y a ni haine ni instrumentalisation de quoi que ce soit et qu'il n'y a pas plus noble que la vérité. Si la vérité historique vous dérange monsieur Lakhdar, je ne suis pas navré pour vous. Oui, l'Afrique du Nord a été envahie par des terroristes islamistes sanguinaires et ce sont leurs descendants qui font saigner les hommes libres dans ce pays à ce jour pour que perdure la tromperie islamiste. Je ne déteste personne Monsieur Mani, j'aime seulement la vérité sachant la noblesse n'est pas l'hypocrisie et que le Smig culturel ne sera jamais l?histoire amputée enseignée par les barbares arabo-islamistes au pouvoir. Tant que les bourreaux mahométans continuent d?appeler au meurtre et aux massacres, nous ne baisserons pas les bras monsieur Mani car notre mémoire est ensanglantée reste vivace. Point de respect pour les barbares canibalo-islamistes monsieur Mani et point de considération pour le pouvoir qui les a toujours sponsorisés et les citoyens qui soutiennent ouvertement ou secrètement leurs actions criminelles. 17 ans de massacres au nom de la barbarie arabo-islamo-fasciste ça suffit monsieur Mani. 45 ans de génocide culturel anti-Amazigh et de colonisation arabo-islamiste c?est trop monsieur Mani. Tant que l?islam domine la société, l?Algérien ne connaitra jamais la paix, la sérénité et la liberté monsieur Mani... Merci de faire l'effort de comprendre et d?admettre la vérité en privilégiant l?humanisme et les droits de l?Homme monsieur Mani...
-
Posté par Lounes Tafrara, 15 Novembre

Accueil

