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FMI : les pays du Sud font pression pour étendre leurs pouvoirs au sein de l'institution

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Les ministres des Finances des pays membres du FMI ont pressé samedi à Washington l'institution financière internationale d'accélérer sa réforme. Ils ont donné aussi quelques garanties aux pays du Sud sur le futur rééquilibrage des pouvoirs.
"En avril, une conclusion doit être trouvée" à la révision de la formule des quotes-parts, a affirmé samedi le président du Comité monétaire et financier international (CMFI) Tommaso Padoa-Schioppa, lors d'une conférence de presse.
La répartition des quotes-parts, qui règle l'équilibre des forces entre les 185 membres du FMI, est régi par un ensemble de formules mathématiques complexes dont la modernisation fait l'objet d'âpres négociations, les pays industrialisés refusant de céder davantage de pouvoir aux pays émergents.Cette lutte se superpose à la controverse toujours vivace sur l'action du Fonds, accusé d'être une institution partiale au service des pays riches.

Jusqu'alors le FMI tablait sur un accord définitif "au plus tard" à l'automne 2008.
Interrogé sur cette question, M. Padoa-Schioppa a jugé qu'"il n'y avait pas de changement de calendrier". Selon lui, il a toujours été entendu que pour qu'un accord soit formalisé à l'automne, il fallait qu'il soit conclu au printemps.
Cette indication, inscrite formellement dans le communiqué, constitue toutefois "un fort coup de pression", a confirmé une source proche des négociations.
Le CFMI a par ailleurs tenté de donner quelques garanties aux nations émergentes et aux pays les plus pauvres en s'engageant sur une augmentation "de l'ordre de 10 %" des quotes-parts du FMI, avec un doublement du nombre de votes revenant forfaitairement à chaque pays, selon un communiqué publié à Washington à l'issue de sa réunion.
Une telle réforme permettrait "de renforcer la représentation des économies dynamiques, dont nombre sont des économies émergentes, dont le poids et le rôle dans l'économie mondiale ont augmenté", a relevé le CMFI.
Le doublement du nombre de vote "de base" - qui est accordé indépendement du montant du capital payé par un pays - permettrait de son côté de renforcer un peu la voix des pays les plus pauvres au sein de l'institution.
Au fil des augmentations successives du nombre des quotes-parts, le poids des votes "de base" est tombé de 11% du total des votes à la création du FMI à 2%, contribuant à rendre inaudible la voix des petits pays en développement au sein du fonds.
Pour déterminer le poids que devront avoir les pays émergents au sein des structures de direction du FMI, le CMFI soutient la proposition de prendre en compte le Produit intérieur brut comme "la variable la plus importante".
Mais le PIB recalculé en fonction des parités de pouvoirs d'achats devrait "aussi jouer un rôle", a précisé le communiqué.
Au cours de son histoire, le FMI a eu recours à cinq formules mathématiques distinctes pour calculer la représentation de ses 185 états membres.
Pour M. Padoa-Schioppa, la proposition d'augmenter les quotes-parts de 10% constitue "une énorme augmentation" par rapport aux 2% envisagés jusqu'ici.
Les dépenses de fonctionnement du FMI, qui compte 2.691 employés, sont proches d'un milliard de dollars par an.

 Postez un commentaire Réactions (1 poste(s))

  • Posté par analpha-bete analpha-bete, 21 Octobre, 2007 16:15:47
    non mais je reve ! le seul qui a réglé le problème aujourd hui reste chavez . les pays ont besoin de travailler pour se développer . mais surtout pas du fmi ou de la banque mondiale
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