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Exclusif : Comment l'Algérie se défend face au comité des droits de l'homme de l'ONU(1ère partie)
le 28 Octobre, 2007 12:13:00 | 3573 lecture(s) | Voir Réactions
C’est un test important : depuis le 24 octobre 2007, l e Comité des droits de l'homme de l’ONU entend les représentants de l’Algérie sur la situation des droits de l’homme dans notre pays. En fait, il s’agit pour notre pays de s’expliquer, dans un rapport, sur la mise en œuvre par ce pays des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques que l’Algérie a ratifié. Le Comité adoptera alors, dans le cadre d'une séance privée, des observations finales concernant l'Algérie, qui seront rendues publiques à la fin de la présente session, en même temps que les observations finales sur l'ensemble des rapports examinés au cours de la présente session.
Pour cette audience, l’Algérie s’est bien préparé : la délégation est fort nombreuse et les arguments très détaillés dans le rapport, le troisième présenté par l'Algérie sur la mise en œuvre par ce pays des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La délégation algérienne
En plus du représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Idriss Jazaïry, l'importante délégation algérienne était également composée de M. Mokhtar Lakhdari, Directeur au Ministère de la justice; de M. Hamed Abdelwahab, Conseiller au cabinet du Ministre de la justice; de M. Chabani Said, Conseiller au Cabinet du Ministre de la communication; de Mme Wahida Boureghda, Conseillère au cabinet de la Ministre déléguée auprès de la Ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, chargée de la famille et de la condition féminine; de M. Abdelnour Tilmatine, Directeur au Ministère de la solidarité nationale; de M. Lazhar Soualem, Directeur au Ministère des affaires étrangères; de M. Mohammed Bessedik, Représentant permanent adjoint de la Mission de l'Algérie auprès des Nations Unies à Genève; de M. Ahmed Saadi, Sous-directeur au Ministère des affaires étrangères; de M. Abdellah Akir, Chef de Bureau au Ministère de l'intérieur et des collectivités locales; de M. Abdelali Lakhdari, Commandement de la Gendarmerie nationale; de M. Salah Eddine Toudert, Direction générale de la Sûreté nationale; de M. Mohamed Chabane, Conseiller à la Mission de l'Algérie auprès des Nations Unies à Genève; et de Mme Selma Malika Hendel, Secrétaire diplomatique à la Mission de l'Algérie auprès des Nations Unies à Genève.
Les arguments des Algériens
Présentant le rapport, le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, M. Idriss Jazaïry, a axé sa plaidoirie sur deux points capitaux : d’une part que l'Algérie est consciente que la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales incombent au premier chef aux États ; d’autre part que les engagements internationaux de l'Algérie ont la primauté sur la loi nationale.
Les deux professions de foi sont fondamentales.
Mais comment l’Algérie compte s’y plier ? «Nous nous attelons à la tâche, animés à la fois d'ambition et d'humilité. Nous sommes déterminés à nous y engager», a déclaré M. Jazaïry. Le troisième rapport périodique de l'Algérie (CCPR/C/DZA/3) affirme que d'importants progrès ont été réalisés dans le pays en matière de libertés démocratiques. L'Algérie s’y dit attachée à conférer une part prépondérante à la composante des libertés fondamentales dans son entreprise d'édification d'un État moderne fondé sur le droit et s'inscrivant dans une vision humaniste de l'organisation de la société. Outre la Constitution, plusieurs textes législatifs favorisent la démocratisation de l'activité publique en Algérie, telles que la loi sur les partis politiques, la loi sur les associations ou la loi relative à l'information. Le Gouvernement algérien veille à la mise en œuvre d'un plan national destiné à consolider le respect des droits de l'homme constitutionnellement garantis. Ce plan national réaffirme la détermination de l'État algérien à consolider les libertés et devoirs individuels et collectifs des citoyens, la promotion de la liberté d'expression en général et des acquis en matière de liberté de la presse en particulier. Il entend, également, s'atteler à la concrétisation graduelle des projets de réforme des missions et de l'organisation de l'État, le parachèvement de la réforme de la justice et celle de l'éducation nationale. la réconciliation nationale et les réformes. Il a rappelé la volonté de son pays de continuer à œuvrer à la promotion et à la protection de l'ensemble des droits de l'homme, paramètres indispensables à l'organisation de toute société démocratique et qui concourent à l'édification de l'État de droit. Cette dynamique a été matérialisée notamment par l'incorporation de l'ensemble des traités internationaux dans la législation nationale.
L.M.
A suivre : la seconde partie

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