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Elles n’ont pas trouvé preneur : Les entreprises publiques sous administration des ministères

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Retour à la case départ : pour régler les problèmes qui se posent à lui dans la mise en œuvre de son programme de privatisation, le gouvernement, qui apparemment ne sait plus sur quel pied danser, retire la gestion des EPE aux Sociétés de gestion des participations de l’Etat et la restitue à leur ancienne tutelle : les ministères. En court-circuitant ces sociétés de gestion, le pouvoir estime lever ainsi un obstacle à la vente du patrimoine économique public. La décision, entérinée par le dernier conseil du gouvernement, est fortement critiquée par certains opérateurs nationaux qui la considèrent, à juste titre, comme un retour à l’économie administrée. Pour beaucoup d’observateurs, cette mesure signe l’échec de la politique de privatisation telle que menée par Temmar, et de sa mission d’intermédiaire entre le conseil des participations au gouvernement et les sociétés de participations. Dans tous les cas de figure, cela est bien fâcheux lorsque dans le même temps, le pouvoir scande tout azimut ses convictions économiques libérales.

Les présidents des directoires des 27 sociétés de gestion, sont donc invités à réfléchir durant deux jours avec les nouvelles tutelles, au sort des sociétés de participation après cette décision mais aussi et surtout au devenir des 1200 entreprises publiques dans les différents secteurs dont 50 % étaient promises à la privatisation. Le constat est incontournable : les entreprises publiques proposées à la privatisation ne trouvent pas preneurs. Il faut donc dépasser ce problème et relancer l’opération sous l’égide du seul gouvernement. Officiellement, le transfert des entreprises aux ministères auxquels elles dépendaient auparavant vise à permettre aux différents ministères de superviser, à nouveau, les membres des associations générales des sociétés de gestion des participations, avec en plus la prérogative de diriger les conseils d’administration. Dans les faits, en donnant à une administration ministérielle, représentant une instance politique (le gouvernement), les pleins pouvoirs de décision sur une entité économique publique, la mesure de transfert ne signifie rien d’autre qu’une mainmise de ce secteur économique par des politiques. Sonatrach était déjà passée entre les mains exclusives de Chakib Khelil, voilà un millier d’autres entreprises qui tombent dans l’escarcelle d’administrations bureaucratisées aussi inefficaces qu’incapable, en particulier dans la gestion des ressources nationales.

M. Benmehedi (source El Khabar)

 Postez un commentaire Réactions (3 poste(s))

  • Posté par mahamed djouadi, 17 Février, 2008 12:30:10
    la quincaillerie ne peut pas se vendre, ceux qui ont les capacités de gérer les entreprises ne sont plus là. On les forme et on les jette ailleurs. la parole est de M. Temmar, "les chinois sont venus avec les meilleurs ingégneurs au monde", la réponse est d'un ouvrier chinois "à vrai dire les algériens sont nuls". La forteresse n'a qu'une seule entrée, elle s'appele politique appartenir au clan n'est finalement pas si mauvais que ça. Leur réussite ne dépend pas de leurs compétences, ils l'a doivent à ce qu'ils appelent la légitimité révolutionnaire. Les discours et les plans éffacent tous les autres, plus le discours et le mensonge durent, plus le machine est huilée, c'est ainsi que l'honneur est sauve et c'est aussi ainsi que le train du déclin a fini par emporter tout le monde. A la question mon cher compatriote que fera Temmar? A mon avis pas grand chose.
  • Posté par Mohand Mokher, 16 Février, 2008 22:41:01
    Mr Temar n'a pas pu vendre 600 entreprises en 10 ans. Combien a coûté son ministére depuis sa création?
  • Posté par spring 1980, 16 Février, 2008 22:39:46
    Cela est tout simplement synonyme de l'échec de l'action du super-ministre TEMMAR ! Il a tellement berné avec ses parlotes sans aucune suite et sans aucune suite sur le terrain que ça aboutit à ce stade : Retour à la case DEPART! Regardez la situation dans laquelle se débattent nos zones industrielles et zone d'activités économiques qui sont sensés ammortir le choc des structurations et de la libération de main-d'oeuvre en procédant a la reprise de cette main d'oeuvre libérée par le secteur d'état pour la reprendre par le secteur privé! Mais tout cela n'est que théorie de ministre déconnecté de la réalité de son pays. Et maintenant rebelote : Reprise, injection de milliars dans les caisses, promesses de redémarrage et dans quelques années on reviendra pour faire le même constat. Mais si le secteur privé algérien a été sérieusement encouragé on en sera pas là aujourd'hui ! Que va faire TEMMAR? Rester toujours en poste?
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