Newsletter
inscrivez-vous pour recevoir le newsletter
Evaluer l'article ?
(2 votes)
Chômage et inflation : les chiffres frelatés de l’ONS
le 11 Février, 2008 21:59:00 | 3900 lecture(s) | Voir Réactions
Qui faut-il croire ? Le cabinet d’intelligence économique londonien « Oxford Business Group », spécialisé dans le suivi des développements économiques qui donnait, il y quelques jours, le chiffre de 30% de chômage en Algérie, ou la statistique publiée hier par l'Office national des statistiques (ONS) qui l’estime à 13, 8 % en 2007 contre 12,3 % en 2006 ? Idem pour le taux d’inflation : lequel retenir, celui de 3,5% en 2007 annoncé par l’ONS, ou celui de 10% en 2007 avancé par d’autres sources ? Confrontés à la réalité social et économique du pays, les chiffres fournis par l’ONS paraissent peu crédibles, et de plus en plus d’économistes et d'experts les considèrent comme très peu fiables. Les éléments statistiques concernant le chômage et l’inflation sont souvent minorés, revus délibérément à la baisse, comme pour minimiser la catastrophe sociale du terrain. La manipulation des chiffres est devenues tellement flagrante que même les institutions les plus complaisantes manifestent leurs doutes Récemment, c’est le Fond Monétaire international qui a contesté le chiffre de l’inflation avancé par le gouvernement. Selon ses propres calculs, le FMI a évalué ce taux d’inflation à 4,5 % pour l’année 2007, alors que l’office national faisait état de 3,5 %.
Postez un commentaire
Réactions (3 poste(s))
-
Posté par youssef at hamu, 11 Juillet, 2008 11:12:29Votre papier semble suggérer que les données de l'ons ne sont pas crédible car ne correspondant pas à ceux de oxford business group pour le chomage et du fmi pour le taux d'inflation. C'est quant même curieux que ce cabinet puissse évaluer le taux de chômage sans enqu^te sur l'emploi. Ce que fait l'ons même si ses chiffres sont discutables. De toutes les façons même les chiffres des institutions internationales(BIT, FMI, banque mondiale) sont discutables car obeissant à des définitions et règles de calcul qui ne sont pas nécéssairement les mêmes. Ceci étant, il est ceratin que les institutions économiques de types ONS doivent être confortées car essentielles au développement économique du pays.C'est probablement ce que l'on n'a pas encore compris.
-
Posté par kamel boudira, 14 Février, 2008 07:38:43Les chiffres de Sarko ou de Bush ne valent pas mieux. Le système libéral vit de l'anarchie économique. Pour cela, les modes de calcul des indices obéissent à des centaines de méthodes, toutes concoctées dans les institutions du Capital (OCDE, FMI, BIRD, BIT...). Ceci dit, on se pose la question de savoir les sources de l'Oxford Business Group ou de connaître ses moyens d'enquête. Il faut aussi savoir que les Institutions financières qui régentent le monde ont de tout temps cherché à noircir le tableau des pays dominés pour leur imposer leur tutelle. Nous gagnerions à exiger des constructions transparentes des données et autres indicateurs pour au moins asseoir des bilans objectifs.
-
Posté par Arbi Elhadj, 12 Février, 2008 11:49:30Le chiffre du chomage réel en Algérie dépasse en réalité 95% au vue de la production hors hydro-carbure et de la contribution à l'humanité qui est quasi nulle. De plus il ne faut pas compter les secteurs morts qui sont comptabilisés comme actifs: policiers, gendarmes, militaires, DRS, Députés , anciens-nouveaux moudjahids, fils de moudjahidine, fils de chouhada, Présidents d'APC, coordinateurs de KAsma, mouhafedhs, plantons, gardiens de parking, voleurs à la tire, voleurs en col blanc, receveurs des impôts, employées de l'ENTV, Chanteurs de Rai... En réalité il n'y a que quelques petits FeLLAhs qui travaillent dans cette algérie.

Accueil





