PRD : des élections législatives sur fond d’exclusion !

Daho Ould Kablia est accusé d'avoir marginalisé le PRD.
Daho Ould Kablia est accusé d'avoir marginalisé le PRD.

Le Parti du renouveau et le développement (PRD) dénonce la politique d'exclusion dont il est victime de la part du pouvoir. Lire le communiqué.

A l’heure des grands défis que notre pays s’apprête à relever, l’espace politique, censé apporter des propositions et des solutions à des citoyens avides de changement, est en décalage avec le véritable pouvoir, qui n’est autre que le peuple.

Malgré toutes les réformes politiques promises par le Président de la République, l’échiquier politique demeure le même. Les citoyens refusent cette mascarade, ils ne veulent plus être représentés par les formations politiques traditionnelles encore moins par les nouveaux anciens acteurs ou par les partis politiques dont les présidents doivent répondre de leurs actes devant la justice. Quel crédit sera donné à cette nouvelle assemblée sachant que les nouveaux visages tant recherchés par le peuple sont évacués.

Notre parti, comme probablement d’autres, est marginalisé par ceux qui décident de l’existence ou non d’une représentation populaire. Nous sommes parmi les premiers à avoir déposé notre demande de création de parti politique conformément à la Constitution et à la loi organique sur les partis politiques, hélas ! A ce jour aucune autorisation pour tenir notre congrès constitutif ne nous a été notifiée par le Ministre de l’Intérieur et des collectivités locales.

Que cache cette lenteur ? Pourquoi Monsieur le ministre de l’Intérieur refuse-t-il à un ensemble de citoyens de participer à la vie politique nationale et à l’exercice démocratique si une réelle volonté de changement existait ? Faut-il être un acolyte du système pour espérer faire partie du paysage politique ? Est-ce cela la démocratie promise ? Mieux encore. Serait-ce le changement qualifié par le Président de la République d’étape similaire au 1er novembre 1954 ?

Il est clair que le changement réel passe par le changement des mentalités et des pratiques existantes qui se caractérisent par le clientélisme, le régionalisme et le népotisme.

Une confiance retrouvée du peuple ne peut être obtenu ni par les SMS incitant au vote ni par les discours enjolivés. Il faut aller vers une alternative nouvelle de démocratie responsable. A ce titre, et au nom de tous les militants du Parti du renouveau et du développement, j’interpelle le premier magistrat du pays, Monsieur le Président de la république, pour nous rendre justice et veiller au strict respect de la loi.

Le coordinateur du parti, Dr Assyr Taïbi

Plus d'articles de : Communiqués

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
Guel Dring

Votre prénom est prémonitoire Mr Taibi. Assyr ! Vous êtes bien prisonnier d'un système du 2 poids / 2 mesures. Et la mesure sera accordée en fonction de la jauge du poids. Vous n'auriez pas saupoudré votre dossier de quelques ferments qui affichent votre volonté indéniable de vraiment changer les choses, par hasard ? La franchise chez "nous" ne "mange" pas. Il faut user de la stratégie des loups, hurler pour ameuter les quelques éléments volontaires, connaitre les paliers, les personnes et les mots de passe, puis se lancer dans l'opération. Il faut être "gentil", ne plus critiquer la tactique ni la technique. "Nous" jouons sur notre terrain, avec notre ballon à huis clos et l'arbitre est un arbitre local : c'est le président du club qui l'a ramené. Il faudra patienter dans ce cas au prochain tour. Espérons seulement que c'est la finale, sinon vous allez encore vous fatiguer par les différentes phases des éliminatoires de la prochaine coupe parce que pour la présente, tous les billets sont déjà vendus.