Mebtoul : "Les élus de Sardaigne s'opposent au tracé actuel du Galsi"

Le tracé du gazoduc doit être revu, selon les élus de Sardaigne.
Le tracé du gazoduc doit être revu, selon les élus de Sardaigne.

Suite à l’information du mensuel italien Energia 24, selon laquelle le gazoduc Galsi a obtenu le feu vert dans ces dernières semaines, de la Conférence des Services convoquée à Rome par le ministère du Développement économique.

Je vous informe que les élus locaux de la Sardaigne, qui ont historiquement une autonomie relative dans la gestion de leurs collectivités, s’opposent au projet initial du tracé de Galsi. Je cite le maire de la Sardaigne qui a affirmé que "le gazoduc Galsi venant d’Algérie, dans son tracé initial, ne passera pas en Sardaigne". Les raisons de cette oppositions sont écologiques et patrimoniales. Sachant que ces élus tiennent énormément à leur patrimoine historique et naturel.

Le pouvoir central italien doit tenir compte des exigences des élus locaux de la Sardaigne. La balle n’est donc pas dans le camp algérien mais dans celui du gouvernement italien qui doit convaincre d’abord ses propres élus. Ceux-ci ne s’opposent pas officiellement au projet mais demandent un autre tracé. Cela nécessitera d’autres études techniques pour contourner les sites historiques, donc un retard important et des frais additionnels au-dessus du coût initial évalué à 3 milliards d’euros.

Aussi, l’information de ce mensuel, reprise par l’Agence presse service doit être prise avec une extrême précaution. Le projet n’est pas annulé certes mais accusera, inévitablement, si les contraintes sont levées, un important retard. Tout en sachant que pendant tout ce temps, le gazoduc russe Southstream, d’une capacité de 65 milliards de mètres cubes gazeux, pour un coût de 15 milliards d'euros, pourrait entrer en service en 2015. Le southstream, rappelons-le est le concurrent direct de Galsi dont la capacité est de seulement de 8 milliards de mètres cubes.

Abderrahmane Mebtoul

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Commentaires (2) | Réagir ?

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akli ath laarat

Chez Alger on s'étonne que des autorités régionales puissent arrêter un projet de cette espèce.

De ce côté la, on a l'habitude de tracer sur une carte avec un crayon et tout le monde exécute comme au temps de pharaons.

Les sardes ont bien raison de protéger leur pays de cette laideur.

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Bey Mustapha BEBBOUCHE

Bonjour à tous,

Merci Mr. Mebtoul pour cette information.

Avec tous les robinets du Hammam européen ouverts, et particulièrement en période de fermeture du nucléaire, le débit gazier russe du southstream ne suffira pas à alimenter certains robinets du sud de l'Europe. Le Galsi algérien sera là et sera certainement maillé au réseau du nord pour faire face à tout déficit imprévu. Ce Galsi sera une grande réussite dans la mesure où l'Europe du Sud en sera le premier bénéficiaire; de plus, l'Europe ne voudra jamais être tributaire d'un seul fournisseur.