42e jour de grève de la faim pour des détenus du Hirak du Rif

Des détenus du Hirak en grève de la faim.
Des détenus du Hirak en grève de la faim.

Un black-out assourdissant des médias entoure la grève de la faim menée depuis plusieurs semaines par des détenus du mouvement populaire du Rif.

Ils s'appellent Nabil Ahamjik, Redouan Afassi, Rabie El Ablak, Mohamed Jelloul, Badr Eddine Boulahjel, Wassim El Boustati, Mohamed Mekkouh et Khaled El Baraka. Des noms pour certains inconnus du grand public parce que les médias les ignorent. Pourtant, ils mènent avec détermination dans plusieurs prisons du Maroc une grève de la faim des plus éprouvantes.

La lutte du mouvement populaire Hirak s'est finalement déplacée en prison au grand désespoir du Makhzen qui croyait tuer la protestation du Rif en arrêtant massivement plus de 400 Rifains.

Ainsi, Rabie El Ablak et Mohamed Jelloul, détenus au quartier 4 de la sinistre prison Okacha de Casablanca, sont jeudi à leur 42ème jour de la grève de la faim, annonce rifonline. Ils sont considérés comme les précurseurs. Nabil Ahamjik, lui, est en grève de la faim depuis 39 jours.

Dans le quartier 8 de la même prison, Badr Eddine Boulahjel, Wassim El Boustati, Mohamed Mekkouh et Khaled El Baraka poursuivent leur grève de la faim depuis 36 jours. Sur la trentaine qui avait commencé ce mouvement de grève, une grande partie a renoncé à la suite des incitations familiales.

Le site d'information du Rif ajoute que Redouan Afassi, incarcéré à la prison de Taourirt, est à ses 38 jours de grève de la faim. Son état de santé particulièrement "critique" a nécessité une évacuation dans un hôpital local.

Sofiane Ayache

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Commentaires (2) | Réagir ?

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elvez Elbaz

Quand trop de sécheresse brûle les cœurs,

Quand la faim tord trop d'entrailles,

Quand on rentre trop de larmes,

Quand on bâillonne trop de rêves,

C'est comme quand on ajoute bois dur bois sur le bûcher,

À la fin, il suffit du bout de bois d'un esclave,

Pour faire,

Dans le ciel de dieu,

Et dans le coeurs des homme

Le plus énorme incendie

Mameri

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elvez Elbaz

Un proverbe rifain dit:

Quand il pleut en kabylie, on récolte au rif.

Peuples amazighs autochtones de tamazgha, que le panarabisme colonial orientaliste ne s y trompe pas, car ces peuples dominés par cette doctrine ont une histoire qui est toujours allée dans le sens de leur libération de toute colonisation ET elle semble, désormais aller ENCORE vers ce but, qu elle atteindra tôt ou tard!

Le panarabisme colonial est un géant illégitime aux pieds d argile. Il ne tient que parceque son cheval de troie, le dogme cultuel arabe, son pendant, qui l'aide à pénétrer, à affaiblir, à cause de tout ce qu il charrie d ignorance, d état de déliquescence et de défaitisme civilisationnel afin d 'étaler sa domination sur les peuples amazighs les dépossédant de leurs terres africaines du nord de tamazgha pour les transformer en terres du monde dit "arabe".

Une fois dépossédés de leurs territoires amazighs, ces peuples autochtones s ils osent se révolter et réclamer leur liberté, le panarabisme colonial utilisera pour justifier son bail colonial que ces terres amazighs sont devenus arabes du faite que les IMAZIGHENES se sont arabiser par le dogme cultuel arabe qu ils pratiquent !!!

Une supercherie qui est ne convaint plus personne et qui au contraire provoque une réaction salutaire face à ce deni identitaire de la hogra panarabiste

Les indonésiens, les malésiens, les 80 millions de chinois musulmans, les turcs, les iraniens, les pakistanais, les hindous musulmans, les kurdes et d autres peuples qui pratiquent le culte musulman ne sont pas devenus DES ARABES ;Et comment donc seuls les peuples imazighenes sont devenus ARABES par l'islam???Comme si un dogme cultuel arabe ou autre changeait L'ADN des peuples AMAZIGHS... !