La diplomatie algérienne n’est pas en difficulté, elle est en train de disparaître

Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères.
Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères.

"La diplomatie algérienne en difficulté à l’Onu" mis en ligne le Vendredi 6 octobre 2017 et le deuxième article intitulé "Nobel de la paix 2017 : que vaut la dissuasion nucléaire quand plus personne n’y croit?" mis en ligne le mardi 10 octobre 2017. sont intéressants. Cependant, nous ne partageons pas totalement l’analyse et ce pour plusieurs raisons.

Au sujet du premier article, nous estimons qu'il n'y a rien de nouveau dans le rapport mais la disposition des recommandations en tant que synthèse est nouvelle. La diplomatie algérienne a passé en revue les faux progrès accomplis dans le domaine des droits de l’homme. Elle a tenté de dissimuler à la communauté internationale la gravité du problème et aucune décision souveraine n'a été prise dans l'intérêt du peuple et du pays.

Ce n’est pas la première fois que le régime politique algérien foule au pied les recommandations qui lui ont été présentées par les Etats membres de l’Onu, pour améliorer la situation des droits de l’homme et remplir ses obligations en la matière. Le précédent examen périodique universel, qui s’est tenu en 2012 a épinglé le régime algérien sur le même registre : plusieurs Etats ont regretté que plusieurs conventions internationaux n’aient pas été ratifiées. Cette même demande a été formulée lors du dernier examen périodique universel.

Il est utile de souligner que le rapport du groupe de travail sur l’Examen périodique universel est composé de deux parties importantes : les recommandations et les félicitations pour les "progrès" accomplis en matière des droits de l’homme. De plus, il est important de rappeler que l’Algérie a été membre du conseil des droits de l’homme de l’Onu du 1 er janvier au 31 décembre 2016.

À la lumière des évolutions intervenues depuis 2012 en Algérie, des déclarations ont été faites par 77 délégations, après la présentation du fallacieux exposé par le régime algérien sur la situation des droits de l’homme. En effet, pour ne prendre qu’un seul exemple : la république "islamique" d’Iran a appelé le régime politique algérien à redoubler d’efforts pour combattre la corruption et consolider l’Etat de droit, mais elle a également constaté avec satisfaction l’adoption de dispositions juridiques incriminant notamment la mendicité. On peut se contenter de reproduire ce genre d’argument diplomatique (félicitation, puis préoccupation) qui évoque l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide, selon que l'on soit partisan ou opposant au régime algérien. En relations internationales, il n’y a pas d’amis permanents ni d’ennemis permanents mais des intérêts permanents.

Concernant le deuxième article intitulé "Nobel de la paix 2017 : que vaut la dissuasion nucléaire quand plus personne n’y croit?".

Il est mentionné dans cet article que "les États du monde entier continuent à ne faire aucune action qui pourra réellement empêcher la Corée du Nord d’avoir l’arme nucléaire. Une situation assez proche de ce qui se passe actuellement puisque les sanctions contre la Corée du Nord n’ont jamais empêché ce pays de continuer ses recherches." et que "le caractère dissuasif de l'armement nucléaire qui était un facteur de paix et de stabilité internationale, dans les décennies qui ont suivi 1945, n’existe plus en 2017."

Je ne partage pas ces idées car le Conseil de sécurité de l’Onu a tenu sa première séance le 17 janvier 1946. Entre le 17 janvier 1946 et le 29 août 1949, les Etats-Unis ont été le seul Etat du Conseil de sécurité à tester la bombe nucléaire : la stratégie de dissuasion nucléaire n’est pas apparue, et il aura fallu attendre le 29 août 1949, pour que l’Union soviétique teste sa première bombe nucléaire. Cet essai a marqué le départ de la course aux armes nucléaires de la Guerre Froide entre les deux superpuissances. La prolifération nucléaire horizontale et verticale va-t-elle amener le monde à une guerre ? Nul ne sait où, quand et sous quelle forme se déroulera la guerre de demain, si tenté qu’elle ait lieu.

Selon le Quai d’Orsay, l’accord conclu le 14 juillet 2015 sur le dossier nucléaire iranien permet un encadrement des activités nucléaires iraniennes en contrepartie d’une levée progressive du régime de sanctions qui visent l’Iran. Ce compromis met un terme à douze années de négociations, de controverses et de débats sur cette question.

Toutefois, quel type d’accord nucléaire peut-il être adapté à la Corée du nord, alors que le préambule de la constitution nord coréenne mentionne notamment que le dirigeant Kim Jong Il a "transformé notre patrie en puissance politique et idéologique invincible, ainsi qu’en pays nucléaire et puissance militaire sans rivale, et ouvert une voie radieuse vers l’édification d’une puissance socialiste."

L’obsession sécuritaire a envahi le régime dictatorial nord-coréen au point de constitutionnaliser la nucléarisation de sa défense.

Benteboula Mohamed-Salah, géographe







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Commentaires (3) | Réagir ?

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Jafnouhou

Il ne s’agit pas de faire disparaitre l’Algérie en tant qu’Etat, en tant que régime politique qui ne convient pas aux prédateurs en constant état d’alerte. Il s’agit d’effacer la Nation en tant que telle et d’enterrer définitivement son Histoire partie essentielle de son âme, ses légendes, ses héros, ses réalisations, ses origines, sa fierté, ses gloires, les moments de luminescence…Il faut l’anéantir, effacer jusqu’à son souvenir. Lors des guerres récentes contre l’Irak et la Syrie, les Occidentaux ont non seulement voulu détruire, leurs peuples, mais aussi leurs Etats et leurs structures administratives et politiques, mais aussi et surtout leur Histoire : ils ont pour cela mené la guerre grâce à aux complices et aux traitres jusque dans les musées pour faire disparaitre en les pulvérisant, des documents, des pièces, des statues, des œuvres, preuves de l’existence des civilisations antiques, des Royaumes de Sumer, de Babylone, de l’Assyrie, de Chaldée. L’historien américain Samuel Kramer a déclaré en début de cette année 2017 « L’Histoire (de l’Humanité) commence à Sumer », pays où furent inventés l’Ecriture (cunéiforme), le chèque (oui, oui sur tablette d’argile) la transmission de courrier par lettre sur tablette de terre glaise. A ce moment là, Sumer, ville située au sud de l’actuel Irak, fondée en 3300 AV. J-C, c. à. d. il y a près de 5500 ans. D’autres civilisations antiques ont existé à cette époque : l’Assyrie, la Chaldée, et des villes impossibles à oublier : Ur, Babylone (Babel), la Porte divine. Les rois immortels de Hammourabi, Nabuchodonosor, Assourbanipal ont régné sur ces contrées. Les occidentaux ont tout fait pour réduire à néant les peuples orientaux et accréditer la thèse des Hébreux, "unique civilisation" du Moyen-Orient antique. Toute cette région a été le berceau de l’Humanité. A cette période, les Occidentaux en étaient encore à avoir peur que le Ciel ne leur tombe sur la tête, comme les Gaulois, et attendaient que les Romains viennent les civiliser. Il fallait faire évaporer ces civilisations et leurs preuves matérielles. Rendre orphelins de leur Histoire et de leur passé ces mêmes peuples. Afin qu’ils ne soient plus fiers, et leur laisse leurs richesses, dont le pétrole, in perpetuum. Leurs entreprises dans ce sens ne s’arrêtent pas. Ce qui va se passer en Algérie.

Grâce aux complicités qui leur préparent le chemin, dans peu de temps, elle n’existera plus et aura disparu tout comme se sont éteintes ces civilisations étrusque, babylonienne, sumérienne, assyrienne, égyptienne, numide, inca. Toutes proportions gardées quant au niveau de développement économique et culturel auxquels sont parvenues ces peuples antiques. Notre seule civilisation aura été la tragique dépendance mortifère du pétrole et la voracité de ceux qui ont été mis là –ou se sont mis là- pour le téter jusqu’au sang. Diplomatie ou pas, les jeux sont faits. Lamamra ou Messahel, ne sont que les derniers pions mesquins qui restent pour terminer la partie et faire croire que l’on joue encore …

L’Algérie est donc à l’image même de son Président, le Chef de l’Etat, celui qui veille à la faire réellement exister parmi les Nations; elle ne survit que de manière artificielle, pour ne pas dire qu’elle agonise, que grâce au sérum administré, et au peu d’oxygène qui reste dans la bouteille –j’allais dire dans le schiste. Les assurances sur la bonne santé de l’un et de l’autre, ne sont que des mensonges de faux-médecins enrôlés pour la cause : ils sont presque déjà partis ailleurs, laissant les cadavres se décomposer, car eux-mêmes ne croient plus au miracle et encore moins à leurs prédictions, leurs prévisions, et leurs prophéties sur le bonheur tout proche.

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moh arwal

Quelle gueule ce messahel!!! horrible, a l'image du gouvernement qu il represente. je zape.

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