Les étals des fruits et légumes en surchauffe sur les marchés de Tiaret

Les étals des fruits et légumes en surchauffe sur les marchés de Tiaret

A Tiaret, les prix donnent le tournis aux petites bourses.

C'est le constat partagé. Les prix ont pris l'ascenseur dans les marchés des fruits et légumes, au grand dam de la ménagère. En effet, au marché couvert de la ville de Tiaret, véritable baromètre des prix, les légumes, indispensables pour la popote de la ménagère ont flambé à l'image la pomme de terre, ce fruit du pauvre, qui ne fléchit pas, elle est toujours cédée à pas moins de 65 DA le kilo, la tomate s'écoule à 200 DA, les carottes et le navet à 100 DA, la courgette 120 DA, l'oignon 40 DA, les haricots verts à 150 DA.

Au rayon des fruits, le prix de la banane donne le vertige, à 300 DA le kilo, quant à la pomme, elle tutoie les 280 DA.

Les prix des viandes ne connaissent pas de répit eux aussi, le poulet s'envole pour dépasser la barre des 300 DA le kilo, la dinde à 420, la viande bovine à 1300 DA et l'ovin donne le tournis à plus de 1380 DA ou encore la sardine à 500 le kilo.

D'après Naceur, un vendeur de légumes rencontrer au marché couvert, c’est l'extension de la sphère informelle qui contrôle les marchés des fruits et légumes et la viande, qui est la principale source de la flambée des prix.

"C'est notre pouvoir d'achat futur, et notre niveau de vie à venir, que l'État hypothèque, en choisissant le recours à la planche à billets", estime un citoyen rencontrer dans la marché.

Dans ce marché couvert de Tiaret, les étals ne font plus sourire.

L'euro connaît aussi une courbe ascendante

À quelques mètres du marché couvert, à l'ex-rue Combon, communément appelé El-Blassa, véritable bourse du change, un euro s’échangeait à 220 dinars aujourd'hui mardi sur ce marché noir de la devise, d’ailleurs un nouveau record a été enregistré cette semaine.

Sur place, on aperçoit un jeune homme, à la recherche de change, lança : "A combien l'euro ?", "220 dinars pour 1 euros", répond un cambiste en manipulant les billets dans sa main.

C’est un niveau jamais atteint face au dinar algérien par la monnaie unique européenne depuis sa création. C’est une chute importante de la valeur du dinar qui n’est pas sans répercussions négatives sur le pouvoir d’achat des Algériens.

"Une seule explication peut justifier cette envolée des cours, les fuites de capitaux et le manque de confiance dans le dinar surtout après les dernières révélations d'Ahmed Ouyahia au parlement", tente d'analyser un vieillard que nous avons rencontré sur la place Rouge.

Khaled Ouragh

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