Zones industrielles : Ali Haddad réclame l'implication du patronat

Ali Haddad, patron du FCE.
Ali Haddad, patron du FCE.

Dans le cadre du nouveau "modèle" de croissance économique adopté par l'ancien gouvernement d'Abdelmalek Sellal, en juin 2016, avec l'aval de la tripartite des partenaires sociaux (UGTA et patronat, associés au gouvernement), le foncier industriel a constitué une grande convoitise de la part des patrons algériens, faisant que le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Ali Haddad, franchit le pas en demandant à ce que la réalisation et la gestion des zones industrielles reviennent directement aux patrons privés. Cette option faisait partie des "tabous" qu'il a avait tenu à faire sauter, le deuxième étant la revendication de l'ouverture du capital des banques publiques aux entrepreneurs privés.

Le programme de Sellal valant ce qu'il valait, le cafouillage s'installera rapidement, envoyant une fumée opaque sur l'ensemble des choix économiques et sociaux du gouvernement, jusqu'à l'arrivée d'Abdelmadjid Tebboune, dont le règne n'avait pas atteint trois mois. Pendant tout ce temps, le statut du foncier industriel continuait à souffrir des mêmes réflexes bureaucratiques et des mêmes aléas qui rendaient incertaine la destination des assiettes attribuées.

La revendication d'Ali Haddad vient d'être renouvelée à travers l'appel lancée par le président du FCE sur sa page facebook, tendant à faire lever ce qu'il appelle une "lourde contrainte", à savoir celle de l'accès au foncier industriel. Ce dernier constitue, selon Haddad, "l’un des déterminants de l’expansion rapide de notre économie", en ajoutant : "C’est un fait reconnu que l’entreprise algérienne souffre de difficultés énormes en la matière. De nombreux projets productifs créateurs d’emplois n’ont pas été réalisés à cause de telles entraves".

C'est pourquoi, il appelle les pouvoirs publics à "accorder au secteur privé la possibilité de créer, d’aménager et de gérer, dans le cadre du système de concession, des parcs industriels le long de l’autoroute Est-Ouest". Il propose la contribution du secteur privé à "la résorption de la pénurie en foncier industriel par le lancement d’un premier programme pilote portant sur dix parcs industriels, de 3000 ha minimum, soit au total 30 000 ha, à aménager et à gérer selon un cahier des charges préalablement établi en concertation entre les services gouvernementaux et les représentations patronales". Ali Haddad explique que le FCE "est disposé à engager sa responsabilité pour la création de sociétés privées en vue de la réalisation d’un tel projet".

Allant au-delà des revendications de 2016, le FCE exprime son ambition ultime, celle de voir la concession obtenue évoluer en cession, en prenant le soin de préciser que cette procédure ne pourra être opérée qu'"après la réalisation et la mise en exploitation du projet".

Amar Naït Messaoud

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

les zones industrielles doivent être gérées par le ministère de l'environnement,

le long de l'autoroute est-ouest c'est les terres agricoles,

le sud sera délaisser,

il pense déjà à la cession, alors qu'il n' y a encore même d'études pour ces prétendues parc industrielles,

ce ne sont que de pauvres assistés habitués aux tétons de la vache à lait,

ils vivent des subventions de l'état et sont tous endettés,

chiche qu'ils annoncent leurs prétendus projets et les études technique qui vont avec, ils n'ont du blabla,

l'état doit laisser jouer le marché, la concurrence et les banques, en stoppant les dispositifs angem, ansej, cnac, andi, fnda, ou toute autre forme d'aide gratuite, car s'il y a relance économique l'état doit en tirer des dividendes par les taxes et les impôts, et aussi les banques,

fini la crèche,