Festival international du film amazigh de Montréal

Festival international du film amazigh de Montréal

Le Festival international du film amazigh de Montréal (Fifam) aura lieu le 30 septembre à la cinémathèque québécoise (335 bd de Maisonneuve Est- Montréal.

Le programme

De 13H00 à 16H00 : Films et débats avec les réalisateurs sur le cinéma amazigh et "les Kabyles palestinien". "123 minutes d'images amazighes"

13H 00 : Ouverture des portes – 13H15 : Projections – 15H15 : Débat 15H50 : Libération de la salle.

LE PARRAIN

La première édition du FIFAM est parrainée par le célèbre comédien algérien Faouzi SAICHI qui est né le 9 avril 1951 à Aïn Sefra, en Algérie. Il vit à Alger depuis l’âge de 6 ans. Il a fait ses premières expériences dans le monde du cinéma en 1974 avec le film Leila et les autres. Plusieurs distinctions jalonneront sa longue carrière, notamment le Prix de l’interprétation masculine, obtenu en 1982 au Festival de Carthage, en Tunisie, pour le film Un toit, une famille de Rabah Laradj. Sa filmographie montre qu’il a été un comédien incontournable du cinéma algérien, très sollicité également par les cinéastes étrangers.

MOT DU PARRAIN – FAOUZI SAICHI Kabyle des Babors et élevé entre le Sahara et Alger, j’ai eu la chance de côtoyer les grands artistes kabyles. J’étais sensibilisé à notre identité authentique depuis mon jeune âge. J’ai également participé à plusieurs reprises aux festivals amazighs aussi bien au Maroc qu’en Algérie. J’ai y rencontré plusieurs jeunes talents qui réalisent des films dans la marge et sans soutiens. D’où l’importance de festivals comme le FIFAM qui devient un espace de promotion et d’encouragement. Ainsi mon parrainage de la première édition du festival du film amazigh de Montréal tombe sous le sens et s’inscrit dans le sillage d’une conviction et d’une volonté d’aider le jeune cinéma amazigh à s’affirmer dans les capitales du monde. Bon festival à toutes et à tous. Longue vie au cinéma et au FIFAM !

MOT DU DIRECTEUR ARTISTIQUE – TAHAR HOUCHI DÉDIÉ AUX VICTIMES DU TERRORISME, LE 1ER FIFAM CÉLÈBRE LA FEMME ET L’EXIL À TRAVERS UN CINÉMA ORIGINAL Pendant très longtemps la préservation de l’identité amazighe a été l’apanage de l’oralité et de la mémoire. Ainsi l’Histoire des Imazighen a été écrite par l’Autre. Conscient de l’urgence de se représenter soi-même, des intellectuels, comme Said Boulifa et Mouloud Mammeri, ont très vite passé à l’écrit. Aujourd’hui, à l’ère de l’image, légion sont les réalisateurs amazighs qui se lancent dans l’entreprise de l’auto-représentation, souvent sans aides et sans espaces de promotion qui restent soumis aux idéologies officielles. A la lumière de cela, on mesure aussi bien l’importance d’un festival du film amazigh indépendant à Montréal que le courage de l’équipe qui se lance dans ce combat, sans soutiens. Aux doutes de certains, je réponds: doit-on attendre éternellement Godot ? Naturellement non. Ainsi le Festival du film amazigh voit le jour dans une ville qui promeut la diversité et les particularismes identitaires. Il s’adresse à un public transnational. Ouvert au monde, il offre des images fraiches et authentiques s’inscrivant aux antipodes des terribles violences et des amalgames dominants qu’il rejette et condamne sans réserves. Cette première édition, dédiée aux victimes du terrorisme dans le monde, célèbre la femme et l’exil, oppose la beauté à la barbarie et le dialogue au chaos. Nous souhaitons que cela puisse provoquer un débat fructueux, éclairer les esprits, libérer des émotions et adoucir les nostalgies. Je vous souhaite à toutes et à tous un bon festival !

SALAH, UN KABYLE DE PALESTINE, Tahar Houchi - Suisse - Liban - Algérie, Doc, 26 min, VO amazighe – arabe / ST FR, 2017. Portait émouvant de Salah, descendant de Kabyles algériens réfugié en Palestine après avoir fui les exactions françaises au 19e siècle. Contraint de quitter son village de Palestine en 1948, Salah vit depuis dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban. Malgré ses souffrances, il garde l’espoir de voir un jour la terre de ses aïeux.

YIDIR, Tahar Houchi, Suisse - Algérie - Maroc, Fiction, 15 min, VO amazighe, / ST FR, 2012. Quelque part dans le monde. Jugurtha, militant incarcéré, interdit à Yidir, son fils âgé de 11 ans, de fréquenter l’école du dominant. La grand-mère, non sans hésitation, décide de passer outre cette interdiction.

CARTE POSTALE, Mahassine El Hachadi, Maroc, Fiction, 23 min, VO Rifaine ST FR, 2013. Amina une jeune fille de 12 ans vit dans un petit village du HautAtlas marocain. Ici, il est de tradition de marier les jeunes filles dès leurs premières règles.

REGARDS, Noureddine Kebaili, Algérie, Fiction, 26 min / VO tamazight ST FR / 2014. Dès 12 ans Marie-Louise, d’origine algérienne, vit en France avec sa mère et décide de se recueillir sur la tombe de son père en Algérie. Là-bas, elle rencontre Lounes et dé- couvre des histoires infâmes de son géniteur.

ROSE HALLAL, Ali Reggane, Fiction, 20 min, VO amazighe, ST FR, 2017. Adepte des plaisirs de la vie et de la chair, il sombre dans la religion suite à la fréquentation d’islamistes. Reniant ses amours, il exige une sainte nitouche pour son mariage.

DWAGI ID ASIREM, Rida Amrani, Algérie / Fiction / 14 min / VO amazighe, ST FR, 2016. Malgré la répression et la négation, la culture et la langue kabyle ont traversé le temps et l’espace. Le rôle de la femme est capital. Le film est un hommage justement au rôle que la femme kabyle a joué dans le processus de sauvegarde et l’identité amazighe.

Prix : ADULTES 15$ – JEUNES 10$ – Enfants 5$ Cafétéria Mon Petit village : 4294 rue Jean Talon, Montréal Pâtisserie orientale et française : 1002 rue Jean Talon, Montréal

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