Le président Nicolas Maduro repart sans rencontrer Bouteflika

Nicolas Maduro repart seul.
Nicolas Maduro repart seul.

Comme il fallait s'y attendre, le président vénézuélien Nicolas Maduro qui était en visite à Alger depuis samedi est reparti sans avoir rencontré le président Bouteflika.

Nicolas Maduro est reparti comme il est arrivé. Accompagné par des seconds couteaux de l'Etat. Le président Bouteflika a brillé par son absence. Il n'a pas reçu le président Maduro comme l'exige le protocole. En vrai cette visite a commencé par une série de bourdes dans la communication officielle comme nous l'avons soulevé auparavant. D'"escale technique", elle est devenue "une visite officielle", mais se termine sans que le premier responsable de l'Etat ne reçoive son illustre hôte. C'est dire le malaise et le cafouillage qui règnent dans les bureaux capitonnés du pouvoir.

En haut lieu, on ne peut arguer que le président vénézuélien n'est pas ami de l'Algérie pour mériter une audience officielle ! Ce précédent est unique. Un président qui visite un pays sans rencontrer son homologue ! Il est manifeste de plus en plus que le président Bouteflika est malheureusement incapable de recevoir des responsables étrangers. Depuis la visite en mars dernier de Denis Sasso Nguesso, président-potentat du Congo, le chef de l'Etat n'a plus reçu de personnalité étrangère. Un mois auparavant c'est la chancelière allemande qui a dû annuler sa visite à la dernière minute après un appel d'Alger. D'autres hauts responsables étrangers sont venus à Alger sans rencontrer le président Boutelfika.

Les faits sont têtus. Ce ne sont pas les 30 secondes d'images du président lors du dernier conseil des ministres qui vont les démentir. Que va inventer cette fois le Premier ministre pour justifier encore cet état de fait ?

Le président Bouteflika est très diminué depuis son AVC de 2013. Les mensonges d'Ould Abbès et les grimaces d'Ahmed Ouyahia ne sont pas les bonnes réponses à un vrai problème. Il y va du bon fonctionnement des institutions de l'Etat. De la réputation d'un grand pays. L'Algérie ne peut pas se permettre de rester sans un chef d'Etat à même d'affronter la crise majeure dans laquelle elle est plongée. La responsabilité de ceux qui ferment les yeux aujourd'hui sur la situation gravissime du pays est engagée.

Yacine K.

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Commentaires (14) | Réagir ?

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abdelkader heni

la non réception du président Maduro confirme l'extrême gravité de la maladie de Mr Bouteflika qui devrait dans l'intérêt suprême de l'Algérie se retirer pour pouvoir organiser de nouvelles élections présidentielles car notre pays court à la ruine.

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deradji nair

j'espère de tout coeur que les chefs militaires se réveillent et prennent en charge le pays avant le déluge car si cela va continuer dans cette direction une autre décennie plus noire et plus désatreuse nous attend.

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