Edward Albee : la réalité et l’illusion

Edward Albee
Edward Albee

"Une œuvre honnête est toujours un hurlement personnel et privé, l’expression du plaisir ou de la souffrance d’un individu." Edward Albee

Peu d’écrivains américains contemporains ont fait couler autant d’encre qu’Edward Albee aux USA et peu d’écrivains de cette ampleur peuvent se targuer d’être si peu connus de ce côté-ci de l’Atlantique. Peu de critiques ou de lecteurs peuvent parler objectivement de son œuvre. Elle éveille, en effet, d’immédiates controverses.

Première bagarre : ses écrits ne sont-ils pas essentiellement des histoires à peine déguisées sur l’homosexualité ? Certains, aux Etats-Unis et ailleurs, estiment que toute l’œuvre peut et doit être interprétée dans cet éclairage. Zoo Story serait une rencontre entre hommes. Qui a peur de Virginia Woolf ? est une querelle de deux drôles de couples masculins. Tiny Alice est la description d’un fantasme homosexuel. D’ailleurs, les critiques ont persiflé qu’Edward Albee n’a jamais aimé les femmes. Son œuvre entière n’est-elle pas colorée par cette phobie ? Ou bien, estiment les tenants d’une autre école, s’agit-il simplement de la guerre entre les sexes et la dénonciation des vertus étouffantes de la femme américaine ?

Deuxième objet du litige : l’écriture d’Edward Albee est-elle un essai de psychologie appliquée ? Ou bien doit-on la considérer comme une œuvre de tendances existentialistes qui, comme celle de Jean-Paul Sartre, se bornerait à dénoncer "la mauvaise foi" ?

Troisièmement : quelle est l’originalité d’Albee face aux autres écrivains américains ? Est-il l’Américain le plus Européen qui lit Ionesco, Beckett, Pinter, Strinberg, ou fabrique-t-il, comme le pense William Goyen, une écriture spécifiquement américaine ? Son "message" est-il universel ou n’a-t-il qu’une portée américaine ? Certaines de ces questions resteront sans doute insolubles mais on peut essayer, en lisant l’œuvre, de dégager certains traits qui aideront à mieux comprendre ce qu’a voulu faire et ce qu’a réalisé ce dramaturge.

Les premières pièces d’Albee montrent d’évidentes influences européennes. L’auteur lui-même a reconnu ses affinités avec l’écriture de "l’absurde" qu’il définit ainsi : "celui qui absorbe et transforme en œuvre d’art certains concepts existentialistes concernant les efforts de l’homme pour donner un sens à la situation illogique qui est la sienne." Albee a d’ailleurs reconnu sa dette, sinon envers Ionesco, du moins envers Beckett, un des rares hommes de théâtre pour lesquels il ait une admiration sans borne.

Zoo story a pu apparaître aux yeux de plus d’un lecteur comme une comédie de l’absurde. Jerry, un vagabond qui est aussi un jeune intellectuel anarchisant rencontre Peter à Central Park. Peter est un bourgeois conformiste et Jerry se rapproche de Peter, le questionne, le taquine et lui fait le récit de sa vie. Impossible de communiquer avec un arriviste. Jerry pousse Peter, le fait tomber de son banc, l’insulte, l’oblige à réagir et Peter se saisit d’un couteau à cran d’arrêt contre lequel se jette Jerry, s’offrant en sacrifice, remerciant son meurtrier à qui il conseille de fuir pendant qu’il est encore temps et d’éviter la police. Voilà l’absurde : il suffit que Jerry lègue à cet inconnu sa mauvaise conscience en héritage.

La mort de Bessie Smith raconte les circonstances qui entourèrent la mort d’une chanteuse de blues. La scène se passe à la veille de la seconde guerre mondiale. Une chanteuse noire a été sérieusement blessée dans un accident de voitures. Jack, un noir, accompagne le corps dans un hôpital pour blancs dans une ville du sud des Etats-Unis. On refusera, évidemment, de s’occuper d’une négresse dans une telle institution. L’infirmière l’avait pourtant entendu chanter ses "blues", elle avait même acheté ses disques, mais le préjugé social est totalement ancré dans les mœurs. Les personnages blancs du récit, à commencer par celui du maire de la ville jusqu’à celui du médecin, sont tous, plus ou moins, teintés de racisme.

Le tas de sable, c’est ce monceau de sable sur lequel on jette la grand-mère dont on ne sait plus quoi faire. Le texte est un des plus durs d’Edward Albee, un de ceux qu’il préfère, paraît-il. Il m’a paru cependant, un peu ténu, lorsque je l’ai lu.

Mommy, l’héroïne de Le rêve de l’Amérique, est une femme égoïste et stupide, qui a jadis adopté des jumeaux. Le premier était indomptable. Mommy l’aurait châtré et même tué sans doute s’il n’était pas mort, faute de soins. Le jumeau passif, par contre, a survécu, choyé par Mommy. A vingt ans, le jeune homme réalise "le rêve américain" : il a de beaux muscles qui se voient, soigneusement cultivés et entretenus dans une salle de gym, il possède "un beau profil, un nez droit, des yeux honnêtes, un merveilleux sourire" hollywoodien. Il est très beau mais il est incapable d’aimer et, d’une façon générale, totalement dépourvu d’émotions et d’humanité. Mommy l’aurait pourtant volontiers pris comme amant mais les deux égoïsmes s’annulent.

Le rêve de l’Amérique est défini par Albee comme une "remise en question de la société américaine, une attaque contre la substitution, dans cette société, de valeurs superficielles aux véritables valeurs, une condamnation de la complaisance à l’égard de soi-même, de la cruauté, de l’émasculation et de la vacuité. C’est une affirmation contre l’illusion que tout, sur cette glissante terre qui est la nôtre, est doux comme une peau de pêche."

"Une œuvre honnête est toujours un hurlement personnel et privé", déclarait Edward Albee dans la préface du Rêve de l’Amérique. Salué immédiatement par des critiques et des lecteurs enthousiastes, Qui a peur de Virginia Woolf ? est certainement un hurlement contre certains aspects de la société américaine que l’auteur a pris en révulsion.

Qui ne connaît le sujet de ce texte, le plus célèbre d’Albee, le plus traduit, le plus percutant dans son adaptation française de Jean Cau, le secrétaire de Jean-Paul Sartre ? Martha et George sont un couple d’âge mûr. Martha est la fille d’un président de collège de la Nouvelle-Angleterre. George, son mari, est professeur d’histoire. Revenant un soir, d’une soirée académique, les deux époux se livrent à des petits jeux et à une bataille verbale féroce dans lesquels l’un et l’autre déchirent à qui mieux-mieux les illusions et la dignité du partenaire.

Arrivent Nick et Honey, un autre couple plus jeune. Martha emmène Nick à moitié ivre dans sa chambre sans d’ailleurs obtenir de lui de bien grandes satisfactions sensuelles. George laisse faire. Il prend un livre et rentre en lui-même et dans son imagination. Mais il tuera la plus précieuse illusion du couple, celle de savoir qu’ils ont un enfant.

Cet enfant mythique est bien évidemment un symbole et non pas, comme l’explique l’auteur, répondant à certaines critiques, "la manifestation chronique d’un cas pathologique. Une autre illusion aurait pu remplacer celle de l’enfant imaginé…"

Tiny Alice est sans doute le texte le plus mal compris par les critiques et le livre le plus boudé par les lecteurs. Le sujet est difficile à résumer en quelques lignes. Edward Albee a cependant tenté de le faire : "C’est, nous dit-il, l’histoire d’un religieux laid (Julian) que son supérieur (le Cardinal) envoie pour régler une affaire d’argent entre l’Eglise et une femme riche (Alice). Miss Alice est d’abord un vieux laideron puis, lorsqu’elle arrache son masque, une belle femme, encore jeune. Cette excentrique qui jouit d’énormes moyens financiers a envoyé son avocat au Cardinal qui, à son tour, a chargé Julian d’arranger les termes du legs à l’Eglise. Lorsque Julian arrive au château où habite Miss Alice, il devient évident qu’une conspiration entre les forces du Mal (Alice, l’avocat, le valet de chambre) se met en place pour éloigner Julian de l’Eglise. Le jeune avocat se laisse séduire au jeu. Un mariage est célébré par le Cardinal. Après quoi, les "méchants" s’en vont, non sans avoir tué Julian, lorsque celui-ci a refusé d’accepter leur version de la réalité. Julian meurt en s’accrochant à une reproduction en miniature du château de sa femme.

Les premiers chapitres sont extrêmement bien venus, compréhensibles et satisfaisants pour le lecteur moyen : les portraits du Cardinal et celui de l’avocat, intermédiaire entre Miss Alice et l’Eglise, sont tracés avec la férocité d’un satiriste implacable : les deux anciens camarades de classe sont ce qu’ils étaient à l’école – un « cochon », fils d’un profiteur et d’une prostituée et une "hyène", hypocrite et cynique, deux êtres qui n’ont jamais connu de véritables valeurs morales. La figure de Butler, valet de chambre et ancien amant d’Alice, est également fort réussie. Une fois le décor planté, on se rend compte un peu tard que toutes les scènes se jouent dans la conscience de Julian. Ce dernier est un être déchiré qui a passé six longues années dans un hôpital psychiatrique. Il est resté profondément troublé parce qu’il n’a jamais accepté "l’usage que les hommes font de Dieu" et il a toujours refusé de voir un Dieu à l’image de l’homme.

Julian se trouve impliqué dans un milieu qui contient tous les éléments qui l’ont troublé au cours de sa vie : le lien entre l’hystérie sexuelle et l’extase religieuse, le conflit entre l’abnégation et la splendeur du martyre. Finalement, il est amené à accepter ce qu’il avait tant désiré : "l’union avec l’abstraction plutôt qu’avec l’image que l’homme en a fabriqué." Il reste seul avec l’abstraction pure, quel que soit son nom, "Dieu ou Alice, et en fin de compte, selon votre croyance, l’une ou l’autre chose arrive : ou bien l’abstraction est personnifiée et concrétisée, ou bien l’homme qui est en train de mourir invente, dans un dernier effort d’illusion, ce qu’il sait ne pas exister." Il meurt donc désespéré.

Plus ambitieuse que Qui a peur de Virginia Woolf ?, peut-être plus riche en prétentions métaphysiques, Tiny Alice reste, pour Philip Roth, une "rêverie poétique sur la sexualité", et il faut bien le dire, un texte très intéressant à lire.

Délicate balance est un texte beaucoup moins féroce que « Qui a peur de Virginia Woolf ? », beaucoup moins allégorique que Tiny Alice. L’atmosphère est relativement feutrée, le dialogue moins violent que dans les premières pièces d’Edward Albee. On pense à Harold Pinter. La scène se passe dans la confortable demeure suburbaine d’un couple aisé de sexagénaires. Agnès et son mari Tobias vivent en bonne intelligence, simplement un peu las de leur bonheur après une quarantaine d’années de vie conjugale. Trois éléments viennent troubler la monotonie de l’existence du ménage. La sœur d’Agnès, Claire, boit, raisonne, crie. Julia, la fille bientôt quadragénaire, a manqué son quatrième mariage et revient chez ses parents. Deux voisins, enfin, Maud et Henry, les deux meilleurs amis du couple, s’invitent chez lui, fuyant l’angoisse qui les a saisis dans leur propre foyer, et menacent de rester là, avec l’accord résigné du mari, pris entre son égoïsme, sa générosité et l’appel du bon sens.

Les six personnages se disent, au cours d’une soirée paisible, des vérités désagréables, sordides ou obscènes. Mais Délicate balance n’est pas La danse de la mort de Strinberg. La maîtresse de maison, qui a le sens du possible, rétablira l’ordre et l’équilibre entre la raison et la déraison, entre l’amour et la folie.

Sous les titres de La boite et Citations du président Mao Tsé Toung, ces deux textes ont été présentés comme des œuvres expérimentales et les critiques les ont comparés à des "sonates verbales", s’imbriquant l’une dans l’autre, selon des procédés inspirés des techniques musicales. La boite est un cube immense qui constitue l’unique décor. Que représente-t-elle ? Un cercueil ? Une matrice ? Les bornes de la vie ? Peut-être tout cela. Le personnage unique, qui reste invisible, est une femme qui n’arrête pas de parler. Cette femme nous livre un monologue intérieur à travers lequel l’auteur déplore la corruption, l’injustice sociale, le manque d’idéal, la perte de la lumière, de la grâce, de l’art…

Citations du président Mao Tsé Toung se joue sur le pont d’un transatlantique à l’intérieur même de la boite. Une vieille femme, un pasteur, le président chinois Mao et, de nouveau, la voix du personnage invisible, forment un étrange contrepoint. Les deux femmes expriment à leur façon le tourment de l’Occident. La première, symbole d’une société riche et cultivée mais profondément égoïste, raconte au pasteur comment elle est tombée à l’eau à partir d’un paquebot transatlantique quelques années plus tôt. Le ministre du culte écoute d’une oreille distraite, sourit, s’endort à moitié, ne dit rien. La vieille dame récite plusieurs strophes banales d’un poème. Quant à Mao, symbole d’un monde futur, apparemment plus juste que le monde américain, mais encore plus plat et plus ennuyeux, il arpente le texte et débite, avec autorité, des citations du fameux Livre rouge. A la fin, il rentrera dans la boite et se dissoudra parmi les litanies de la première voix désincarnée. Aucun des quatre personnages ne communique avec les autres. Bouquet de propos désespérants, « Citations du président Mao Tsé Toung » est très pessimiste. Les critiques, tout en étant sensibles à la qualité poétique de l’œuvre, ont estimé, dans l’ensemble, qu’elle n’avait ni l’intérêt dramatique ni la force des meilleurs textes d’Edward Albee.

Il existe une cohésion dans l’écriture d’Edward Albee : sa technique, qui ne varie guère, consiste, en général, à prendre un conflit privé et à montrer, à l’occasion de ce conflit, les dilemmes, les illusions et les valeurs de la société américaine. Les personnages de la plupart des livres sont des symboles et des illustrations de l’Amérique d’hier et de celle d’aujourd’hui et nous laissent entrevoir — sous des couleurs assez sombres — celle de demain.

Ceux qui représentent la génération des premiers blancs américains, que l’on appelle les pionniers, savent ce qu’ils sont et où ils vont. Ils sont généralement rudes, vigoureux, énergiques et le plus souvent amoraux. Le père de Matha (personnage invisible mais très important de Qui a peur de Virginia Woolf ?) rentre dans cette catégorie. Président d’un collège, c’est un homme d’action et d’autorité plus qu’un universitaire. Il est habile à trouver de l’argent. C’est un bâtisseur qui méprise les rêveurs et les faibles. C’est un despote qui ne tolère pas l’opposition. Il croit en certaines valeurs telles que le patriotisme qui est pour lui la défense de la propriété en même temps que celle de son pays. Un autre représentant de la vieille génération est le maire de Memphis dans « La mort de Bessie Smith », tyranneau capricieux mais compétent et dynamique. Tous les hommes de cette génération sont des "mâles" et des meneurs d’hommes, des entrepreneurs et des accumulateurs de richesses, ayant instinctivement ces qualités de leadership qui ont fait la grandeur de l’Amérique aux temps héroïques.

Cette génération d’ancêtres n’est pas dénuée de générosité comme le prouve le personnage de la grand-mère dans Le tas de sable. A la génération suivante, les hommes sont en général émasculés et les femmes viriles, intéressées par les problèmes pratiques, mais incompétentes et hystériques. Chez Edward Albee, les femmes sont affreuses. Si Honey, dans Qui a peur de Virginia Woolf ? est simplement une bécasse infantile et irresponsable, Martha est la "garce" américaine typique. Elle a hérité de l’agressivité de son père mais non de sa compétence et de ses valeurs morales. De même, l’infirmière dans La mort de Bessie Smith est bigote, névrosée, sadique, pas intellectuelle pour un sou, et fasciste virtuelle. Ainsi que Mommy dans Le rêve de l’Amérique, elle aussi agressive, insincère, pratique et hystérique. Et Miss Alice dans « Tiny Alice » est capricieuse, dure et cruelle.

Les hommes sont faibles chez Edward Albee. Daddy a abdiqué devant Mammy. Nick, dans Qui a peur de Virginia Woolf ? est peut-être un savant, expert dans la routine d’une science impersonnelle, mais c’est surtout un conformiste, un bon robot de l’âge des technocrates. Les meilleurs personnages masculins d’Albee sont ceux qui se réfugient dans l’imagination et dans l’esthétisme : le médecin dans « La mort de Bessie Smith » recourt à des fantasmes érotiques. George, dans « Qui a peur de Virginia Woolf ? » est incapable d’agir sur le plan pratique, voué à une totale impuissance, mais il est lucide et inventif : il est capable d’imaginer des mots et des jeux qui sont, jusqu’à un certain point, des dérivatifs contre le désespoir. Julian, dans « Tiny Alice », est lui aussi un imaginatif : il devine sa mission et entrevoit son martyre.

Si l’on transfère le drame privé sur le plan national, on voit où Albee veut en venir : l’Amérique, à ses yeux, a perdu sa virilité (Norman Mailer ne dit pas autre chose). Les américains ont peur de la réalité et vivent de valeurs illusoires : fausses valeurs académiques ou sentimentales ou sensuelles ou racistes ou métaphysiques. Incapables de faire face à la réalité, ils cherchent à s’évader dans la névrose ou dans la religion ou dans l’hystérie. L’écriture d’Edward Albee est marquée essentiellement par ce thème de la Réalité et de l’Illusion, de la tension entre la réalité et l’illusion. Il semble estimer qu’il vaut mieux sans doute que l’homme puisse essayer de vivre dans la réalité.

Dans tous ses écrits, Edward Albee prend un groupe d’humains (couples, familles, quatuors…) et y comprime les valeurs ou pseudo-valeurs de la société. Du drame privé jaillit le drame de la société ou de la civilisation. L’écrivain connait les ficelles de son métier et sait s’en servir. Ainsi, il est passé maître dans l’art de la répétition de la même scène sous différents regards qui, tout en donnant l’impression du déjà lu, apporte du nouveau. Un exemple : dans Qui a peur de Virginia Woolf ?, nous voyons George raconter à Nick l’histoire d’un camarade de collège qui a tué ses parents, sans doute involontairement, a lancé sa voiture contre un arbre et a terminé sa vie dans un asile d’aliénés. Le récit est repris par Nick qui semble bien être cette fois le héros de cette histoire. Puis le fait divers devient l’intrigue du roman que George a écrit et qui a été supprimé par le terrible père de Martha. Finalement, George déclare que son fils imaginaire est mort après un accident semblable à celui du jeune homme qui a tué ses parents.

La structure des écrits d’Edward Albee — construction, dialogues, imagerie — est faite d’une habile succession de récompenses et de punitions pour le lecteur. C’est un défi, un cruel défi à l’imagination que propose l’écrivain et qui explique l’admiration et la répulsion que ses écrits provoquent auprès d’un public qui, dans sa majorité, préférerait sans doute lire des récits plus réconfortants.

Kamel Bencheikh

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