Le baril de pétrole clôture à 45,96 dollars à New York

Le baril de pétrole clôture à 45,96 dollars à New York

Le pétrole coté à New York a terminé en baisse mercredi, la fermeture de raffineries le long des côtes du Golfe du Mexique après le passage de la tempête Harvey faisant chuter la demande en brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre, la référence américaine, a perdu 48 cents par rapport à la clôture de la veille pour clôturer à 45,96 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à la même échéance a terminé à 50,86 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,14 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Les conséquences du passage de l'ouragan Harvey, qui a atteint le Texas vendredi, a été rétrogradé en tempête tropicale samedi, et est arrivé mercredi en Louisiane, continuent à dominer le marché.

Selon un relevé du département américain de l'Energie (DoE) effectué mercredi matin, les six raffineries de la ville de Corpus Christi, sept raffineries de la zone Houston/Galveston et deux raffineries autour de Beaumont/Port Arthur étaient fermées ou en cours de fermeture. Elles peuvent au total raffiner 3,87 millions de barils par jour, ce qui correspond à 20,9% des capacités totales de raffinage aux Etats-Unis. Par ailleurs, cinq raffineries de la région opéraient partiellement.

"La montée continue du niveau des eaux crée de grandes incertitudes sur l'ampleur des dégâts causés aux raffineries, sur le rythme auquel les activités suspendues pourront reprendre et sur l'ampleur des capacités qui resteront affectées pendant plusieurs mois", ont commenté les analystes de Goldman Sachs.

L'immobilisation des raffineries limite la production d'essence et de produits distillés, et fait en conséquence chuter la demande de brut alors même que son extraction est moins perturbée.

Les puits affectés par la tempête, en mer ou sur terre, ont déjà commencé à reprendre la production, qui est perturbée à hauteur d'un peu moins de un million de barils par jour selon les estimations de Goldman Sachs.

Le prix de l'essence bondit

La moindre production d'essence fait aussi grimper le prix du carburant: le cours du gallon (3,8 litres) pour livraison en septembre échangé sur le Nymex s'affichait en hausse mercredi de 5,32% à 1,8782 dollar. Il a pris près de 13% depuis vendredi dernier.

La publication en cours de séance du rapport hebdomadaire sur les niveaux des stocks de produits pétroliers aux Etats-Unis au 25 août n'a dans ce contexte pas beaucoup fait bouger les prix.

Lors de la semaine achevée le 25 août, les réserves commerciales de brut ont reculé de 5,4 millions de barils, celles d'essence sont restés stables et celles de produits distillés ont progressé de 700.000 barils. Mais ce document ne reflète que très partiellement les conséquences du passage de l'ouragan Harvey.

"Ce sont surtout les chiffres de la semaine prochaine qui seront importants, ils apporteront une première indication détaillée de l'impact d'Harvey sur le secteur énergétique", a estimé James Williams de WTRG. "La question principale est de savoir à quel point les raffineries ont été endommagées", a-t-il indiqué en soulignant que ces entreprises avaient beaucoup travaillé après l'ouragan Katrina à une meilleure préparation aux intempéries majeures.

AFP

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Commentaires (1) | Réagir ?

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khelaf hellal

Des compagnies pétrolières qui vendent leurs actifs au Sahara, c'est vous dire la gravité de la situation. En dessous d'un certain prix du baril de pétrole sur le marché mondial, des experts vous diront que l'exploitation des champs pétroliers n'est plus rentable.