Séisme au sommet de la souveraineté !

Bouteflika fait un quatrième mandat chaotique pour l'Algérie
Bouteflika fait un quatrième mandat chaotique pour l'Algérie

Qu’est ce qui se passe au-dessus de nos têtes ?

Tout indique que l’Algérie est menacée par une secousse politique dont le détonateur est sûrement cette course vorace vers des paradis mercantiles. Les répliques ont d’ailleurs atteint le centre cardinal de la société.

L’esprit patriotique se voit dévorer par cette dangereuse rapacité sans limites manifestée d’une façon, à la fois, ostensible et provocatrice en défi contre un peuple désorienté, éparpillé, morcelé et qui, paradoxalement, assiste au naufrage de son pays sans qu’il puisse manifester une minime réaction. Un climat d’anarchie massif émaille la scène nationale, les manœuvres politicardes deviennent quotidiennes, la souveraineté nationale est en passe d’être un jeu entre les mains d’un gang dont la motivation est de s’emparer de l’argent public. Une atmosphère mélangée de peur et surtout de stupeur suite à l’apparition de ces étincelantes brigues émanant des sérails.

Le citoyen est frappé d’une forme d’engourdissement imposant. La classe politique algérienne, malgré le nombre incommensurable des partis, suit impatiemment le délabrement de l’Etat. Ni les intellectuels, ni les politiques, ni les cadres de la nation n’ont pris part au secours de ce pays victime d’une gérance des plus tordues ! La société, en mal de leaders, est livrée à elle-même.

Tous les signaux indiquent que nous traversons une période cruciale et imprévisible, les choses vont de pire en pis, le citoyen assume le statut d’un spectateur exhaustivement passif, résultat d’un dégout collectif qui a ciblé l’instinct rebelle des algériens, sinon comment expliquer cette forme de laisser-aller, d’indifférence voire d’insensibilité à l’égard d’une situation nationale des plus périlleuses ? La légèreté comme système de gestion des affaires officielles de l’Etat, affiche la volonté de ces usurpateurs du pouvoir de s’emparer, par le moyen de la ruse, des recettes publiques en hypothéquant l’avenir des générations algériennes.

Le duel Tebboune-patronat s’est achevé, selon les uns avec le triomphe éclatant du clan dit de l’argent, le peuple reste le grand perdant dans toutes ces manouvres selon les autres ! Ceux-là, c’est-à-dire ce clan gagnant par les moyens évidemment véreux de la corruption ont affiché leur vorace volonté d'avaler toutes les richesses de ce pays tant que ce peuple continue à essuyer cette ignominie qui le hante depuis des années; au train Au train où vont les événements, nous n'avons qu'à leur souhaiter bon appétit et au peuple bon sommeil! Un pas vers l’instauration d’une oligarchie monarchique est déjà franchi, la récente nomination d’Ouyahia dans un contexte national aussi délicat dénote que la mafia politico-financière a pris le dessus sur le patriotisme de tout un peuple.

Les choses sont maintenant claires, l’espoir d’une Algérie républicaine s’étouffe devant la réalité d’une monarchie en marche ; n’en déplaise au peuple qui gémit encore sous les flagellations d’un quotidien morose !

Rachid Chekri

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Commentaires (7) | Réagir ?

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khelaf hellal

La souveraineté est réduite à la feuille de vigne dans cette mise à nu du système politique. Un système autiste, suffisant et arrogant, un système qui n'écoute personne et qui n'en fait qu'à sa tête. Il frimait et jouait au flambeur sur la scène internationale. Aujourd'hui, il ne lui reste plus que la répression pour défendre son honneur.

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moh arwal

Les Algériens ne sont, ni bètes, ni cons, ni fatigués, ils sont (il faut le dire clairement) sommés de marcher tête baissée sous peine d' étre abattus comme des chiens enragés pour conspiration contre le royaume de Boutef.

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