Ouyahia, premier ministre : "Ce changement est des plus étranges", s'inquiète le PT

Louisa Hanoune.
Louisa Hanoune.

Dans le communiqué, ci-après, le Parti des travailleurs prend acte du changement de Premier ministre.

Sans interférer dans les prérogatives du Président de la république, le PT partage l’émoi, les inquiétudes et les interrogations légitimes des citoyens que soulève ce changement.

Parti indépendant, pour qui seuls comptent les intérêts de la nation, le PT a toujours soutenu et soutiendra toute action allant dans le sens des intérêts de la nation dont les mesures et orientations de salubrité publique et de patriotisme économique de monsieur Tebboune. Tout comme il a combattu et combattra toute politique antisociale et antinationale.

Le PT rappelle que l’immense majorité du peuple a exprimé sa volonté de rupture avec le système le 4 mai dernier par l’abstention massive et sans précédent, par les bulletins blancs et nuls ; et en l’absence de toute communication officielle, s’interroge :

Quelles conséquences aura ce changement sur les décisions salvatrices du gouvernement Tebboune de séparation de l’argent de la politique, d’assainissement de l’économie nationale, de lutte contre l’hémorragie des devises via l’import-import, et les transferts illicites d’apaisement social, de lutte contre la gabegie et la rapine, d’un minimum de justice en matière d’impôts, de recouvrement des biens et des fonds de la collectivité nationale pour faire face à la crise, de maintien de la règle de 51/49, de l’annulation du gel des projets et de recrutement dans la fonction publique, de la préservations des entreprises publiques, de renforcement des services publics… ?

Des décisions qui ont ressuscité l’espoir chez les larges couches victimes de l’austérité qui voyaient à travers elles l’avènement d’un possible changement positif dans la sérénité. Force est donc de constater que ce changement des plus étranges à la tête de l’exécutif établit une fois de plus, que le système finissant est incapable de se réformer, voire incapable même de se donner un peu de temps.

En effet, quelle est donc la logique de ce système qui sanctionne une démarche qui pouvait réhabiliter les institutions de l’Etat, souillées et fragilisées par les affaires et la corruption ?

En tout état de cause et par delà les personnes, ces questions qui concernent le présent et l’avenir du pays sont posées plus que jamais avec la plus grande acuité.

Une chose est sûre, tout retour sous quelque prétexte que ce soit à la politique de siphonage des fonds publics, de pillage du foncier et des biens publics de maintien et d’aggravation de l’austérité serait très lourd de conséquences, considérant la grande précarité sociale.

Pour sa part, le PT réaffirme : l’oligarchie est le produit direct du mélange entre les affaires et les institutions. Elle constitue un danger pour la pérennité de l’Etat, en témoignent le coup d’Etat perpétré par l’oligarchie au Brésil l’année dernière et la tentative de putsch oligarchique en cours au Venezuela, sous la direction de la CIA pour faire tomber des présidents légitimes.

Le Secrétariat du Bureau Politique

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

gagner de l'argent sans un travail réel c'est le propre des patrons, de l'oligarchie, des affairistes,

pour séparer l'argent de la politique faudra que les politiques donnent l'exemple,

évidement un chameau ne voit jamais sa propre bosse,

si tous ces politiques oisives déclaraient d'abord de quoi il vivent et quelles sont leurs ressources, le peuple ne sera que plus éclairé sur la réalité de la politique du pays,

c'est étrange d'avoir de l'argent et de vivre mieux que les autres sans être salarié ni patron,

le patron on sait plus au moins d'où vient son ragent mais les politiques qui font des communiqués et des articles ironiques sur les autres on ne sait pas d'où vient leur argent, c'est ça qui est étrange,

et donc boutef serait un dictateur dont les opposants () ne manquent de rien,