Quand Akbou croule sous les montagnes d'ordures !

Quand Akbou croule sous les montagnes d'ordures !

Nous sommes en l’année 2017, exactement au mois d’août, des odeurs insupportables émanent des amas d’ordures qui jonchent les rues d’Akbou.

Il n y a pas un coin qui est épargné par cette putride exhalaison. En parallèle, on sent vraiment le mutisme et la complicité de toute une population qui assiste à sa propre morbidité. On remarque cette lâche connivence des soi-disant sages, lettrés avec les forces du mal qui hantent cette belle ville.

Ni les différentes critiques, ni les multiples menaces émanant de toute la collectivité n’ont pu secouer les responsables locaux de la ville d’Akbou. La situation va de mal en pis, la ville ressemble bien à une cité que tous les qualificatifs de la saleté ne peuvent décrire tant le désordre et la nonchalance ont généré une conjoncture des plus graves avec le retour imprévu des ordures qui donnent à cette belle ville l’aspect d’une décharge hideuse. Cet état de dégradation montre à la fois l’incompétence et l’indifférence des élus municipaux. La population assiste à cette forme d’anarchie qui émaille son quotidien en retenant son courroux comme si le silence est la seule recette qui va résoudre tous les problématiques sociales de cette ville, une ville géographiquement considérée bien située, dotée d’atouts financiers qu’envie plus d’une localité à l’échelle nationale. Malgré tous ces avantages, Akbou demeure otage de manœuvres machiavéliques, victime d’une gestion anarchique et chaotique c’est le moins que l’on puisse dire. La situation, malgré sa gravité, n’inquiète personne. Pas plus d’ailleurs le risque certain de propagation d’épidémies à fortiori durant cette période de grandes chaleurs d’une part ainsi que cette grave atteinte à la renommée d’Akbou comme étant faisant partie des dairas les plus riches d’autre part.

Les responsables locaux se montrent lamentablement incapables pour arrêter cette exposition dangereuse de toute la société aux périls des maladies.

N’est-il pas temps que les Akbouciens se prennent en charge ?Lla situation est plus que préoccupante. Les citoyens doivent s’impliquer dans tout ce qui concerne leur quotidien et le devenir de leur ville. Ils doivent absolument exiger un changement urgent avant que les choses ne se transforment en un pourrissement inextricable. Un appel est lancé aux autorités suprêmes de la wilaya afin de trouver une issue rapide à cette problématique de la décharge fermée par les citoyens de Biziou.

Cessons de se référer aux seuls moyens de la violence, la loi doit prévaloir sur toutes autres considérations. Faisons preuve de civisme en s’organisant pour revendiquer une solution radicale aux problèmes récurrents de la ville d’Akbou. L’impossible n’est pas Akboucien quand l’union citoyenne primera sur les intérêts individuels. Quand la bêtise se banalise le monde devient alors une aire pour toute gabegie.

Akbou, une ville otage d’une escouade municipale, Akbou souffre depuis plusieurs mandats d’apathie voire de dégradation sous toutes ses formes. La situation est menacée par la précarité des institutions communales censées être au service de cette population devenue par la force des choses une spectatrice passive.

Le retard dans la réalisation de nombreux projets, le manque flagrant de prise en charge des problèmes des citoyens par la collectivité, pour preuve les ordures ménagères constituent à ce jour le nœud le plus tordu après que les habitants de Biziou eurent fermé la décharge publique. Leur reproche ? Le non-respect par les élus de leur engagement de protéger la population de la pollution dégagée par la fumée des déchets brûlés.

En définitive, la fermeture de cette décharge a créé une situation des plus graves. Depuis, la ville d’Akbou étouffe sous les masses d’ordures qui s’empilent çà et là sans que cela n’inquiète messieurs les dirigeants.

L’entassement des sacs remplis d’immondices a d’ailleurs causé un grand incendie suite à l’incinération de ces déchets, acte qui a ravagé un immeuble nouvellement réceptionné sis au centre-ville d’Akbou. Le bâtiment en question est un siège administratif d’une superficie de plus de 1415 m2, totalement parti en fumée par la bêtise et l’incompétence des élus Akbouciens.

La situation, malgré sa dangerosité, semble plaire aux responsables locaux qui continuent d’occuper le siège de l’APC sans aucun scrupule. En parallèle la population feint de proférer des critiques en vain tandis qu’une autre tranche affiche une complicité criminelle, chose qui a contribué à perpétuer honteusement la problématique des ordures. Vu l’impossibilité d’une solution humaine, Akbou implore les cieux pour son salut et prie pour une solution divine.

Rachid Chekri

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

vendez vos ordures

les ordures rapporte de l'argent,

ça fera au moins de l'argent de poche pour les gamins des ménages,