France : l'Algérien qui a foncé sur une patrouille de militaires neutralisé

France : l'Algérien qui a foncé sur une patrouille de militaires neutralisé

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi l'interpellation du suspect de l'attaque à la voiture contre six militaires mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), au terme d'une chasse à l'homme menée tambour battant.

Après plusieurs heures de cavale, l'homme a été arrêté sur l'A16 lors d'une interpellation "musclée" : il a été blessé par des tirs de policiers alors qu'il tentait de fuir. Un policier "a été blessé par balle à la jambe lors de l'intervention", a indiqué une source policière à l'AFP. L'homme, qui n'était pas armé, a été blessé par cinq balles alors qu'il tentait de se soustraire à son arrestation.

Un policier a été blessé lors de l'arrestation par une balle perdue et un journaliste de Reuters a vu la BMW utilisée par l'assaillant criblée de balles sur l'autoroute A16.

Selon la presse, l'homme recherché et neutralisé s'appelle Hamou B., un Algérien âgé de 37 ans non fiché S et inconnu des services de renseignement. Et son domicile, ainsi que ceux de son entourage, dans les Yvelines, ont été perquisitionnés. Le parquet a refusé de confirmer des informations qui seraient "susceptibles de mettre en péril des investigations en cours".

La ministre des Armées, Florence Parly, a précisé, après avoir rendu visite à trois soldats "très légèrement blessés" à l'hôpital militaire de Bégin (Val-de-Marne), que les nouvelles des trois autres, envoyés à l'hôpital de Percy à Clamart (Hauts-de-Seine), étaient "rassurantes".

"Je veux dire (...) que leur état de santé n'inspire plus aucune inquiétude et que les blessures qu'ils ont subies sont fort heureusement relativement légères", a dit Edouard Philippe.

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs de "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle", indique-t-on de source judiciaire.

Un acte délibéré

"Nous savons que c'est un acte délibéré, ce n'est pas un acte accidentel", a dit le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb après avoir vu les militaires hospitalisés à Bégin.

Cette attaque montre que le projet de loi de renforcement de la lutte contre le terrorisme, vivement contesté par les associations de défense des droits de l'homme et les magistrats, est "pleinement justifié", a-t-il ajouté.

Patrick Balkany, le maire de la petite ville cossue située à l'ouest de Paris, a estimé que l'acte contre les militaires du 35e régiment d’infanterie de Belfort qui sortaient de leur casernement était "sans aucun doute" le fait "d'un terroriste".

"Il faut vraiment bien connaître le coin et l'avoir repéré", a-t-il déclaré au bout de l'allée où la voiture de l'assaillant a fauché les militaires autour de 8h00 du matin.

Le maire de Levallois, siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui lutte notamment contre le terrorisme en France, avait précisé que les services de police avaient visionné les caméras de surveillance qui ont "vu parfaitement l'impact du véhicule sur les militaires", ce qui a permis de suivre la trace du fuyard.

Les quelque 7.000 militaires de l'opération Sentinelle lancée au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris ont souvent été pris pour cibles par des djihadistes.

La rédaction avec Reuters/AFP

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