Sidi Saïd, le syndicaliste au cœur à gauche et au portefeuille à droite !

Abdelmadjid Sidi Said, l'inamovible chef de l'UGTA.
Abdelmadjid Sidi Said, l'inamovible chef de l'UGTA.

En bon syndicaliste de service, Sidi Said, le quidam au cœur à gauche et le portefeuille à droite se découvre soudain bon samaritain en volant au secours d’un oligarque, ex-vendeur de pastèque de son état, ramené, muni d’une pelle, d’une pioche et d’une brouette d’Azzefoun, converti l’espace d’un temps et d’un agenda, en un entrepreneur de travaux publics, finissant par être intronisé roi de la puissante association de maquignons au col blanc

L'homme d'affaire est décidément dans les bonnes grâces de Said Bouteflika, l’homme qui fait et défait les carrières, agite les centres de décisions et de destinées politique du pays. Il semblerait que c’était la fin de récréation de cette énergumène aux 8 mises en demeure lancées à son encontre, ont cru les naïfs. Pas trop vite !! C’était sans compter sur le coup de main de l’UGTA et des confédérations syndicales signataires d’un communiqué de désaveu public de l’initiative ministérielle. Des syndicalistes de pacotille défendant le patronat, de quoi donner sa langue au chat !!!

Signes des temps et de la collusion, l’UGTA historique de Aissat Idir s’est mué en un syndicat jaune, au lendemain de l’assassinat du rouge vif Benhamouda, et de sa succession par l’actuel secrétaire général Sidi Said, l’homme qui se la joue, casquette aidant, en Lech Valesa des chantiers navals de Gdansk, le communiste, et dont il n’a ni le charisme, ni la droiture, ni encore moins l’intelligence. Et grandes furent ouvertes, depuis, les portes à toutes les dérives, trafics d’influence, chantages, délits d’initiés par copains, coquins, gros-bras et larbins interposés pour casser toute velléité d’alternance ou de changement au poste de Secrétaire général de l’UGTA. Son refus de se plier aux statuts de l’UGTA, en foulant au pied le principe de remettre son poste en jeu à échéances régulières est légendaire.

La droite "prolétarienne" à la tête d’une centrale syndicale tout juste gestionnaire pour ses militants de base, et très revendicative pour ses cadres dirigeants aux salaires mirobolants , devenus riches comme Crésus sur le dos des misères des travailleurs qu’ils représentent. Forcément, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ses prises de position caméléon sur le fameux 87 Bis du code de travail avant et après son abrogation, la caution apportée en catimini au bradage des entreprises étatiques et surtout l’acharnement à coups de grèves et manifestations pour saper l’autorité des directeurs d’entreprises ne cautionnant pas la main-basse syndicale reteront dans les annales du syndicalisme de service.

C’est tellement vrai que les comptes et les écritures comptables de l’UGTA échappent aux contrôles de l’Inspection générale des finances (IGF), l’épisode de sa responsabilité dans l’affaire de la banque de son ami Abdelmoumen Khalifa, dont les travailleurs ont été dépouillés de leurs fonds et de leurs versements rémunérés n’est que la partie visible de l’iceberg UGTA. Les œuvres sociales, terrain de prédilection, des prédateurs n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Dieu, seul sait qu’est-ce qu’il en sera, si demain la justice s’en mêle.

Il y a aussi ses démêlés avec la confédération syndicale des postes et télécommunications et la ministre Houda Feraoun qui ont, semble-t-il, claqué la porte de son union pour incompatibilité d’humeurs et d’intérêts.

Abdelmadjid Tebboune serait un novice des moeurs politique ? En s’attaquant de front à l’oligarchie, le premier ministre Tebboune,dans son immense ingénuité était loin de se douter de la félonie et de la collusion de la centrale syndicale dans son bras de fer l’opposant aux puissants du moment. Aurait-il été piégé par ceux-là même qui l’ont porté aux nues ? Il semblerait que ses jours seraient comptés. Copains comme cochons, les deux Said, un nom bien équivoque étaient visiblement très heureux, accompagné d’Ali Haddad ,lors de l’enterrement de Redha Malek. Les images les montrant faisant la nique au grand peuple d'Algérie,en gai lurons ont fait le buzz de la toile et des réseaux sociaux. Tour à tour, les philippiques de Nacer Boudiaf et Noureddine Boukrouh dénonçant l’ineptie et la maladresse du « politiquement correct » ont été suivis par de milliers de lecture. C’est tout dire !

Les frasques du secrétaire général de l’UGTA, l’ostentation criarde de ses richesses, le trafic d’influence pour placer sa famille à Air Algérie et bien d’autres forfaitures semblent avoir interpellé sa base qui n’entend pas servir une énième fois de dindon de la farce. Déjà, une initiative, en secret, nous a-t-on susurré, est lancée pour le destituer et le faire tomber de son piédestal. Dur ! Dur, sera la chute.

Brahim Ferhat

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Commentaires (3) | Réagir ?

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siosanal lansois

c est un excellent serviteur de l état. DEPUIS SON INTRONISATION aucun mouvement social d ampleur n a vu le jour depuis qu'il est a la centrale. il fut le garant c de la paix sociale tant souhaitée durant les 4 mandats successifs. c est un bon gardien de l ordre établi. Il ne fut pas traitre a la cause qui lui ai devolue. il a choisi et il aura a assumer seulement le choix d'une cause injuste et détestable. Une cause aux antipodes des intérêts du travailleur algérien

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moh arwal

tu l'as bien encadré thanemirth

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Atala Atlale

Dire que ces parvenus, roturiers et autres prédateurs, croient qu'il suffirait demain d'aller à la Mecque pour se faire pardonner leurs méfaits sur terre !

Dieu est observateur de la misère des gens victimes de leurs actes !