Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) : combien de divisions ?

Ali Haddad ne lève pas la main.
Ali Haddad ne lève pas la main.

Le Forum des chefs d’entreprises dans plusieurs placards publicitaires en date du 01er août 2017 vient de mentionner, sans préciser la date de ses données statistiques qu’il représentent 2000 chefs d’entreprises, qu’il emploie 300.000 travailleurs et qu’il réalise un chiffre d’affaires de 40 milliards de dollars.

J’ai toujours insisté sur le couple indissociable efficacité économique, répartition juste du revenu national par une profonde justice sociale qui n’est pas l’antinomie de l’efficacité. Donc, je n’ai de leçons à ne recevoir de personne vis à vis de la défense du secteur privé créateur de richesses qui a besoin d’être développé et soutenu en symbiose avec le secteur d’Etat, en levant les contraintes du milieu des affaires loin des rentes : bureaucratie, système financier, système socio-éducatif et le foncier .

1.- 2000 chefs d’entreprises

a- Que représente-t–il par rapport au total des entrepreneurs privés en Algérie tant au niveau de la sphère réelle (environ 400.000 selon l'ANDI) qu’informelle ?

b- Quelle est la structuration par secteur d’activité des 2000 entreprises distinguant le chiffre d’affaires relevant de la production locale, de la sphère commerciale interne et des activités liées à l'importation

c- Quelle est la nature juridique des sociétés : SARL, sociétés par actions ou autres ?

2.- 300.000 travailleurs

- Quelle est la part de l’emploi créé par rapport à la population active d’environ 12 millions et en activité d’environ 11 millions ?

- Quelle est la masse salariale octroyée octroyés et sa ventilation par qualification

- Etant à l’aube de la quatrième révolution économique, le capital argent n’étant qu’un moyen, combien de ses adhérents ont des laboratoires de recherche et quel est le montant du chiffre d'affaires qu'ils consacrent à la recherche ?

3.- 4000 milliards de dinars de chiffre d’affaires

Sur les 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour tester la contribution au développement national par secteur est exactement datée : 2006/2016.

a- Sa part dans le chiffre global du pays secteur d’Etat/secteur privé

b- Sa part par rapport au chiffre d’affaires de Sonatrach

c- Sa part de ce chiffre d’affaires par rapport à la sphère informelle ?

d- La part de l’investissement productif du FCE dans le total investissement public/privé entre 2006/2016 en mettant en relief le pourcentage de leurs fonds propres?

4.- Mais les indicateurs les plus pertinents sont

a- La création de valeur ajoutée du FCE

b- Le profit net de toutes les entreprises du FCE , déduction des charges

c- Le paiement des impôts à l’Etat des membres du FCE

d-la participation du FCE aux exportations hors hydrocarbures par produits

e- le montant des crédits bancaires et le montant des exonérations fiscales reçus par cette organisation

f-combien sur ces 2000 entreprises ont-elles une comptabilité analytique pour cerner leurs couts et combien sont-elles initiées au management stratégique afin d’être concurrentielles ?

g- quelle a été le montant du FCE

En résumé, nous avons des données assez précises à ces questions mais voudrions les confronter avec celles du FCE. Notre objectif, loin des querelles stériles, en ces moments de tensions budgétaires et de grands bouleversements géostratégiques dans la région, est de privilégier les intérêts supérieurs de l’Algérie avant tout, sans distinguer le secteur d’Etat et el secteur privé, devant contribuer tous ensemble au développement national par un large débat productif.

Dr Abderrahmane Mebtoul

Professeur des Universités expert international ancien président ADEM(1992/2014)

N.B.: Selon le président de l’Agence nationale de développement et de l’investissement (Andi), lors d’une conférence en mai 2017 (repris par l’APS), il existerait actuellement en Algérie 320.000 entreprises dont beaucoup sont des PME, alors qu’on devait être une population de 800 000 à 1000 000 d’entreprises. Par ailleurs, avec 97/98% de recettes en devises provenant des hydrocarbures et des dérivées, selon l’ONS, le produit intérieur brut (PIB) en dinars courant a été en 2016 de 17.179.922 milliers de dinars dont l'agriculture de 2.034.533, les hydrocarbures de 2.677.295, l'industrie 972.521, BTPH de 2.071.300, services marchands de 5.060.603, et services non marchands de 2.997.656 (en milliers de dinars courants) montrant la tertiairisation de l’économie. Quel est l’apport du FCE à la dynamisation du secteur productif ?

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oziris dzeus

pour sauver l'économie nationale d'un probable effondrement, il faudra privatiser le secteur privé, en imposant des lois ant-trust et anti-cartel, puis de limiter le maximum d'actions détenus par un particulier dans une entreprise à 60 % de façon à avoir plusieurs actionnaires pour une entreprise du secteur privé, et de réserver 10 à 15% aux fonds d'investissement étatiques -puisque le secteur privé dépende des ressources de l'état-, ce qui impliquera une convergence d’intérêts entre tous les protagonistes,

sinon les groupes industriels algériennes sont des affaires de familles qui risque de disparaitre avec la disparition de leurs fondateurs,