Le cours du pétrole finit sur une pente raide

Le cours du pétrole finit sur une pente raide

Les cours du pétrole ont terminé en forte baisse vendredi, les signes de résistance de la production américaine aux faibles prix faisant craindre que l'excès d'offre ne se prolonge.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a reculé de 1,29 dollar à 44,23 dollars sur le contrat pour livraison en août sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Sur la semaine le baril new-yorkais a perdu 1,81 dollar, soit 3,93%.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a terminé à 46,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,40 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

"Je pense que ce sont toujours les éléments concrets du marché, le problème de l'excès d'offre", qui expliquent cette baisse, a avancé James Williams de WTRG. "Le décompte des puits aux Etats-Unis a augmenté après un accès de faiblesse la semaine précédente ce qui va dans le sens d'une production américaine plus élevée", a-t-il continué.

Le décompte publié chaque vendredi par la société privée Baker Hughes fait figure d'indicateur avancé de la production et avait très légèrement baissé la semaine précédente. Les analystes avaient hésité à attribuer cela à un accident de parcours ou au début d'une inversion de tendance.

Le nombre de puits est orienté à la hausse depuis un an, ce qui a été suivi d'un regain de la production aux Etats-Unis à partir de l'automne.

Production américaine en hausse

Cette dernière fait l'objet de toutes les spéculations au moment où le baril évolue à proximité du seuil de rentabilité des forages de pétrole de schiste. Selon les chiffres du département de l'Energie (DoE), la production américaine a rebondi la semaine dernière après une baisse attribuée à des phénomènes, notamment météorologiques, ponctuels.

L'annonce jeudi d'une baisse hebdomadaire des stocks de brut, d'essence et de produits distillés (fioul de chauffage, gazole) "n'a pas suffi à compenser l'humeur à la baisse du marché", a ajouté James Williams.

"La faiblesse des prix dépend plus du sentiment du marché, comme mis en évidence par la révision à la baisse des prévisions de cours par les plus optimistes, plutôt que par une détérioration des éléments concrets", a indiqué Tim Evans de Citi dans une note.

"Les investisseurs se rendent vite compte que même si les stocks des Etats-Unis reculent, le surplus de l'offre mondial reste présent", a continué David Madden, analyste chez CMC Markets.

La hausse de la production américaine met à mal les efforts de limitation des extractions engagés par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs, au premier rang desquels la Russie. "La tendance des prix va probablement rester à la baisse sauf si l'Opep procède à un changement" de cap, a pronostiqué James Williams.

En plus d'une production américaine en hausse, l'Opep doit affronter en son sein le regain de production de la Libye et du Nigeria, tous deux exemptés de quotas.

AFP

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Commentaires (3) | Réagir ?

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moh arwal

J 'APPROUVE.

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rabah Benali

Bonjour à tous. Ah si ce maudit baril du diable pouvait enfin s'échanger à moins d'un (01) dollar durant le 15 - 20 années à venir. Ce serait enfin le début de la fin de la "moudjahidinisation" dans le pays. Les premières années seront d'une terrible violence. Il n'y aura plus rien à se partager. Les tubes digestifs s'affoleront et finiront par contre, par s'appaiser. Les esprits seront enfin fouettés et comprendront que "Qui veut richesse doit la créer. Rabah Benali

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